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de la XIIe législature

Dossiers d'actualité
de la commission des finances,
de l'économie générale et
du contrôle budgétaire

La politique immobilière de l'État
 

La gestion du patrimoine immobilier de l’État est symptomatique de la volonté et de la capacité de celui-ci à se moderniser.

En ce qui concerne la commission des Finances, le sujet est emblématique et consensuel. La politique en la matière a été profondément réformée à la suite du rapport de M. Georges Tron, au nom de la Mission d’évaluation et de contrôle (MEC) (rapport n° 2457, 6 juillet 2005 : Immobilier de l’État : sortir de l’immobilisme).

En mars 2006, devant la commission des Finances (compte-rendu n° 53, 7 mars 2006), M. Georges Tron, devenu entre-temps président du Conseil de l’immobilier de l’État, dressait un premier bilan en demi-teinte des suites données à ce rapport (rapport n° 2926, 7 mars 2006 : Suivi de la MEC sur l’immobilier de l’État).


L’année suivante, le rapport spécial de M. Yves Deniaud sur la gestion du patrimoine immobilier de l’État dans le projet de loi de finances pour 2008 a montré que la réforme de la gestion immobilière restait inachevée. Il s’appuyait notamment sur les constatations faites au cours de deux contrôles réalisés en septembre 2007 (rapport spécial n° 276, annexe 48, projet de loi de finances pour 2008).

Au cours de son audition en commission élargie par la commission des Finances, le 8 novembre 2007, M. Eric Woerth, ministre du Budget, pressé de questions, notamment par MM. Yves Deniaud et Georges Tron, constatait qu’il convenait de prolonger ses échanges avec la commission.

Afin de donner suite à cette proposition, le ministre a été entendu le 15 janvier 2008 par la commission (compte rendu n° 46).


La Mission d’évaluation et de contrôle a pris la suite de cette première audition.

Jeudi 24 janvier 2008, elle a organisé deux tables rondes :

– la première, réunissant des représentants de l’État, a permis de faire le point sur les ombres et les lumières dans la réalisation progressive de la réforme de 2006. Elle a notamment permis d’observer que certains ministères restent attachés à leur situation ancienne de « quasi-propriétaires » d’un patrimoine immobilier [compte rendu de l'audition] ;

– au cours de la seconde, des représentants de professionnels de l’immobilier, confrontant leurs expériences, ont pu exposer en quoi ils pouvaient contribuer à une évolution de la gestion immobilière de l’État [compte rendu de l'audition].

Jeudi 31 janvier, la MEC a entendu successivement des représentants du ministère de l'Écologie, du développement et de l'aménagement durables [compte rendu de l'audition], puis du ministère de la Défense [compte rendu de l'audition].

Jeudi 7 février 2008, elle a procédé à l’audition de représentants des ministères de l’Immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement [compte rendu de l'audition], puis de la Culture  [compte rendu de l'audition].

A la suite de cette séance, le président Georges Tron a diffusé un communiqué de presse.

Jeudi 3 avril 2008, la MEC a entendu des représentants des ministères sociaux (ministère de la Santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative et ministère du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité), notamment sur l'opération de rénovation du site Ségur-Fontenoy [compte rendu de l'audition].

Le 8 avril, le président Georges Tron a tenu à faire part au Premier ministre de sa préoccupation quant à la mise en œuvre de la politique immobilière de l'État [communiqué de presse].

La MEC a procédé à l’audition de M. Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européennes, le mercredi 16 avril 2008 [Compte rendu de l'audition]
[Vidéo de l'audition] .

La Mission d'évaluation et de contrôle ayant adopté son rapport le 3 juin 2008, la commission des Finances en a autorisé la publication et approuvé les conclusions mercredi 4 juin 2008. A l'occasion de sa présentation à la presse, un communiqué explicatif a été publié.
 


À l’automne 2008, le rapport spécial de M. Yves Deniaud sur la gestion du patrimoine immobilier de l’État dans le projet de loi de finances pour 2009 (Rapport spécial n° 1198, annexe 26, projet de loi de finances pour 2009) évaluait à 1,4 milliard d’euros les recettes de cessions immobilières portées sur le compte d’affectation spéciale Gestion du patrimoine immobilier de l’État. Si 15% devaient être consacrés au désendettement, 65% étaient rétrocédés au ministère cessionnaire et 20% mutualisés entre les ministères. Le rapporteur spécial estimait alors que ce « droit de retour » devait être supprimé car il maintenait les ministères en situation de quasi-propriétaires.

La création du programme Entretien des bâtiments de l’État était annoncée pour 2009. La dotation de ce programme (77 millions d’euros), prélevée sur les crédits des ministères, était jugée insuffisante pour assurer la remise en état du parc immobilier et sa mise aux normes du Grenelle de l’environnement. Le rapporteur spécial regrettait que dans leurs schémas pluriannuels de stratégie immobilière actualisés, la plupart des ministères n’avaient pas tiré pleinement les conséquences immobilières de la révision générale des politiques publiques. Enfin, le rapport spécial rendait compte de trois contrôles effectués au ministère de la Justice.  


Lors de l’examen du projet de loi de finances pour 2010, le rapport spécial de M. Yves Deniaud (Rapport spécial n° 1967, annexe 26, projet de loi de finances pour 2010) a montré que le compte d’affectation spéciale Gestion du patrimoine immobilier de l’État prévoit 900 millions d’euros de recettes de cessions immobilières cette année. En application des règles du CAS, 30 millions d’euros seront consacrés au désendettement de l’État.

Créé en 2009, le programme Entretien des bâtiments de l’État de la mission Gestion des finances publiques voit ses crédits portés à 169 millions d’euros en autorisations d’engagement et crédits de paiement. Ces crédits, prélevés sur les missions et programmes du budget général, représentent, pour 2010, 16 % des loyers budgétaires acquittés. Il faut par ailleurs ajouter 120 millions de crédits de paiement issus du plan de relance de l’économie. Le Rapporteur spécial préconise une gestion mutualisée de ces crédits au niveau territorial, sans « fléchage » depuis les administrations centrales. Enfin, le rapport spécial rend compte de plusieurs contrôles effectués sur des opérateurs et des services de l’État.  


Sur la proposition de la commission des Finances, la conférence des Présidents, le 4 mai 2010, a décidé, dans le cadre de la semaine de contrôle, la tenue d’un débat sur l’évolution de la politique immobilière de l’État le mercredi 19 mai 2010.

Ce débat s'est déroulé à l’issue des questions au Gouvernement et d’un débat sur la politique de la ville. Après les interventions de M. Jérôme Cahuzac, Président de la commission des Finances, et de M. Yves Deniaud, Rapporteur spécial sur la politique immobilière de l'État et la gestion du patrimoine immobilier de l'État, une heure de discussion était prévue, le temps de parole ayant été réparti entre les groupes selon l’article 132 du règlement de l’Assemblée nationale :

– 20’ pour l’UMP et le groupe Socialiste, radical, citoyen et divers gauche ;

– 10’ pour les groupes Gauche démocrate et républicaine et Nouveau centre. 

Compte rendu intégral du débat.

[Vidéo du débat] .


Le 23 novembre 2010, la commission des finances a, pour la première fois depuis l’adoption de la loi organique relative aux lois de finances dans le cadre d’un décret d’avance, donné un avis défavorable à une ouverture de crédits relatifs à la politique immobilière de l’État (compte rendu de la réunion de la commission).

Au regard notamment des informations transmises par l’intermédiaire des députés de la commission des finances membres du Conseil de l’immobilier de l’État, l’urgence de l’ouverture de 232 millions d’euros d’autorisations d’engagement en vue de souscrire un bail immobilier pour l’administration centrale du ministère de la Justice n’a pas semblé pleinement justifiée.

À la suite de cet évènement illustrant de manière emblématique les résistances de certains ministères aux principes mis en œuvre dans le cadre de la nouvelle politique immobilière de l’État (NPIE), M. Yves Deniaud, Président du Conseil de l’immobilier de l’État et Rapporteur spécial des crédits relatifs au patrimoine immobilier de l’État (rapport spécial n° 2857, annexe 26, projet de loi de finances pour 2011) a pu, lors d’une communication en commission des finances le 15 décembre 2010 (compte rendu de la communication), faire  le point sur l’activité du conseil et la mise en œuvre de la  NPIE.

Le président du Conseil de l’immobilier de l’État, M. Yves Deniaud a par la suite diffusé un communiqué de presse.

 

Dossier mis à jour le 16 décembre 2010.

 

 

 

 

MEC : Dossier d’actualité

Les moyens des universités


 

Dès mai 2000, un an après sa création, la Mission d’évaluation et de contrôle (MEC) a choisi de consacrer un rapport à la modernisation de la gestion des universités (rapport n° 2357, 3 mai 2000 : Modernisation de la gestion des universités).

En 2005, faisant usage du pouvoir que lui reconnaît le 2° de l’article 58 de la loi organique du 1er août 2001 relative aux lois de finances (LOLF), la commission des Finances a demandé à la Cour des comptes une enquête relative à la gestion des établissements d’enseignement supérieur.

Sur la base de ce rapport d’enquête, le bureau de la Commission a décidé de demander à la MEC de présenter des propositions sur un aspect particulier mais important : la gouvernance des universités dans le cadre de la LOLF. Le rapport a été confié conjointement à M. Michel Bouvard (groupe UMP), Rapporteur spécial de la commission des Finances sur les crédits de l’Enseignement supérieur, et à M. Alain Claeys (groupe socialiste), le rapporteur de la MEC en 2000.

Au terme de nombreuses auditions, ayant conjuré le risque de désaccords politiques faisant obstacle à l’émergence d’un consensus, les rapporteurs présentaient en juin 2006 un rapport contenant 23 propositions, approuvées par l’ensemble des groupes composant la commission des Finances.

Leur rapport publie en annexe le rapport d’enquête précité de la Cour des comptes (rapport n° 3160, 14 juin 2006 : Gouvernance des universités dans le contexte de la LOLF).

La loi n° 2007-1199 du 10 août 2007 relative aux libertés et aux responsabilités des universités, dite « loi LRU » met en œuvre nombre de dispositions préconisées par la MEC, ainsi que l’a souligné M. Benoist Apparu, dans son rapport (n° 80) au nom de la commission des Affaires culturelles, familiales et sociales.

Certaines des préconisations de la MEC de 2006 n’avaient pas vocation à être traitées dans la « loi LRU ». Tel est le cas de sa proposition n° 17 tendant à « remettre à plat le système de calcul de la dotation globale de fonctionnement, en prenant compte les contraintes et les coûts réels supportés ».

Son actualité demeure en 2008. De façon générale, le dispositif public d’allocation des moyens des établissements d’enseignement supérieur doit être refondé pour en garantir l’équité, la transparence et l’efficacité.

Le système analytique de répartition des moyens entre les établissements, « San Remo », est à bout de souffle. Créé en 1994, maintes fois modifé, il a été rendu complexe sans parvenir à prendre en compte la réforme LMD (licence, master, doctorat).

Pour proposer des voies de réforme à la ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, le Sénat a constitué un groupe de travail commun à ses commissions des Affaires culturelle et des Finances. Il a adopté son rapport ( 382) le 10 juin 2008.

La commission des Finances de l’Assemblée nationale, pour sa part, a décidé que la MEC préparerait un rapport sur ce thème. Les rapporteurs sont MM. Alain Claeys et Laurent Hénart, Rapporteur spécial. La commission des Affaires culturelles, familiales et sociales a désigné MM. Benoist Apparu et Régis Juanico pour être associés aux travaux de la MEC.

Au cours de sa réunion du 25 juin 2008 à 9 heures 30, la commission des Finances a approuvé la publication de ce rapport (n° 996), qui comporte 15 propositions.

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 Dossier mis à jour le 26 juin 2008.


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