PROJET DE LOI

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N° 1329

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ASSEMBLÉE  NATIONALE

CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958

QUATORZIÈME LÉGISLATURE

Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 26 juillet 2013.

TEXTE DE LA COMMISSION
DES AFFAIRES ÉCONOMIQUES

ANNEXE AU RAPPORT

PROJET  DE  LOI

pour l’accès au logement et un urbanisme rénové.

(Première lecture)

 

 

Voir les numéros :

Assemblée nationale : 1179 et 1286.

 


TITRE IER

FAVORISER L’ACCÈS DE TOUS
À UN LOGEMENT DIGNE ET ABORDABLE

Chapitre Ier

Améliorer les rapports entre propriétaires
et locataires dans le parc privé

Article 1er

(1) I.  Le chapitre Ier du titre Ier de la loi n° 89462 du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs et portant modification de la loi n° 861290 du 23 décembre 1986 est ainsi modifié :

(2)  Après le mot : « logement », la fin du troisième alinéa de l’article 1er est ainsi rédigée : « pour un motif discriminatoire tel que défini à l’article 225-1 du code pénal. » ;

(3)  L’article 2 est ainsi rédigé :

(4) « Art. 2.  Les dispositions du présent titre sont d’ordre public.

(5) « Les dispositions du présent titre s’appliquent aux locations de locaux à usage d’habitation ou à usage mixte professionnel et d’habitation, et qui constituent la résidence principale du preneur ainsi qu’aux garages, aires et places de stationnement, jardins et autres locaux, loués accessoirement au local principal par le même bailleur. La résidence principale est entendue comme le logement occupé au moins huit mois par an sauf obligation professionnelle, raison de santé ou cas de force majeure, soit par le bénéficiaire ou son conjoint, soit par une personne à charge au sens du code de la construction et de l’habitation.

(6) « Toutefois, ces dispositions ne s’appliquent pas :

(7) «  Aux locations meublées touristiques définies comme des logements meublés offerts en location à une clientèle de passage qui n’y élit pas domicile, à l’exception des dispositions du 2° de l’article 33 ;

(8) «  Aux logements foyers, à l’exception des dispositions du premier alinéa de l’article 6 et de l’article 201 ;

(9) «  Aux logements meublés, régis par le titre Ier bis ;

(10) «  Aux logements attribués ou loués en raison de l’exercice d’une fonction ou de l’occupation d’un emploi et aux locations consenties aux travailleurs saisonniers, à l’exception des dispositions de l’article 33, des deux premiers alinéas de l’article 6 et de l’article 201. » ;

(11)  L’article 3 est ainsi rédigé :

(12) « Art. 3.  Le contrat de location est établi par écrit et respecte un contrat type défini par décret en Conseil d’État, pris après avis de la Commission nationale de concertation.

(13) « Le contrat de location précise :

(14) «  Le nom ou la dénomination du bailleur et son domicile ou son siège social, ainsi que, le cas échéant, ceux de son mandataire ;

(15) «  Le nom ou la dénomination du locataire ;

(16) «  La date de prise d’effet et la durée ;

(17) «  La consistance, la destination ainsi que la surface habitable de la chose louée, telle que définie dans le code de la construction et de l’habitation ;

(18) «  La désignation des locaux et équipements d’usage privatif dont le locataire a la jouissance exclusive et, le cas échéant, l’énumération des parties, équipements et accessoires de l’immeuble qui font l’objet d’un usage commun, ainsi que des équipements d’accès aux technologies de l’information et de la communication ;

(19) «  Le montant du loyer, ses modalités de paiement ainsi que ses règles de révision éventuelle ;

(20) «  Le loyer médian de référence et le loyer médian de référence majoré, correspondant au type de logement et définis par le représentant de l’État dans le département sur les territoires mentionnés à l’article 17 ;

(21) «  Le montant du dernier loyer acquitté par le précédent locataire, dès lors que ce dernier a quitté le logement moins de dix-huit mois avant la signature du bail ;

(22) «  La nature et le montant des travaux effectués dans le logement depuis la fin du dernier contrat de location ou depuis le dernier renouvellement du bail ;

(23) « 10° Le montant du dépôt de garantie, si celui-ci est prévu.

(24) « Une notice dinformations relative aux droits et obligations des locataires et des bailleurs ainsi qu’aux voies de conciliation et de recours qui leurs sont ouvertes pour régler leurs litiges est annexée au contrat de location. Un arrêté du ministre chargé du logement, pris après avis de la Commission nationale de concertation, détermine le contenu de cette notice.

(25) « Lorsque l’immeuble est soumis au statut de la copropriété, le copropriétaire bailleur est tenu de communiquer au locataire les extraits du règlement de copropriété concernant la destination de l’immeuble, la jouissance et l’usage des parties privatives et communes, et précisant la quote-part afférente au lot loué dans chacune des catégories de charges.

(26) « Le bailleur ne peut pas se prévaloir de la violation du présent article.

(27) « Chaque partie peut exiger de l’autre partie, à tout moment, l’établissement d’un contrat type conforme au présent article. En cas de mutation à titre gratuit ou onéreux du logement, le nouveau bailleur est tenu de notifier au locataire son nom ou sa dénomination et son domicile ou son siège social, ainsi que, le cas échéant, ceux de son mandataire.

(28) « En cas d’absence dans le contrat de location d’une des informations relatives à la surface habitable, au loyer de référence et au dernier loyer acquitté par le locataire, le locataire peut, dans un délai d’un mois à compter de la prise d’effet du contrat de location, mettre en demeure le bailleur de porter ces informations au bail. À défaut de réponse du bailleur dans le délai d’un mois ou en cas de refus de ce dernier, le locataire peut saisir, dans le délai de trois mois à compter de la mise en demeure, la juridiction compétente afin d’obtenir, le cas échéant, la diminution du loyer. » ;

(29)  L’article 31 est ainsi rédigé :

(30) « Art. 31.  Lorsque la surface habitable de la chose louée est inférieure de plus d’un vingtième à celle exprimée dans le contrat de location, le bailleur supporte, à la demande du locataire, une diminution du loyer proportionnelle à l’écart constaté. À défaut d’accord entre les parties ou à défaut de réponse du propriétaire dans un délai de deux mois à compter de la demande en diminution de loyer, le juge peut être saisi, dans le délai de quatre mois à compter de cette même demande, afin de déterminer, le cas échéant, la diminution de loyer à appliquer. La diminution de loyer acceptée par le bailleur ou prononcée par le juge prend effet à la date de signature du bail. Si la demande en diminution du loyer par le locataire intervient plus de six mois à compter de la prise d’effet du bail, la diminution de loyer acceptée par le bailleur ou prononcée par le juge prend effet à la date de la demande. » ;

(31)  L’article 32 est ainsi rédigé :

(32) « Art. 32.  Un état des lieux est établi conformément au modèle type et aux modalités définis par décret en Conseil d’État, pris après avis de la Commission nationale de concertation, dans les mêmes formes et en autant d’exemplaires que de parties lors de la remise et de la restitution des clés. Il est établi contradictoirement et amiablement. Il doit être signé par les parties ou par un tiers mandaté par elles et joint au contrat de location.

(33) « Si l’état des lieux ne peut être établi dans les conditions prévues au premier alinéa, il est établi par un huissier de justice, sur l'initiative de la partie la plus diligente, à frais partagés par moitié entre le bailleur et le locataire et à un coût fixé par décret en Conseil d’État. Dans ce cas, les parties en sont avisées par lui au moins sept jours à l’avance, par lettre recommandée avec demande d’avis de réception.

(34) « À défaut d’état des lieux, la présomption établie par l’article 1731 du code civil ne peut être invoquée par celle des parties qui a fait obstacle à l’établissement de l’acte.

(35) « Le locataire peut demander au bailleur ou à son représentant à compléter l’état des lieux dans un délai de dix jours à compter de son établissement. Si cette demande est refusée, le locataire peut saisir la commission départementale de concertation territorialement compétente.

(36) « Pendant le premier mois de la période de chauffe, le locataire peut demander que l’état des lieux soit complété par l’état des éléments de chauffage. » ;

(37)  Après l’article 32, il est inséré un article 33 ainsi rédigé :

(38) « Art. 33.  Un dossier de diagnostic technique, fourni par le bailleur, est annexé au contrat de location lors de sa signature ou de son renouvellement et comprend :

(39) «  Le diagnostic de performance énergétique prévu à l’article L. 1341 du code de la construction et de l’habitation ;

(40) «  Le constat de risque d’exposition au plomb prévu aux articles L. 13345 et L. 13347 du code de la santé publique ;

(41) «  (nouveau) Une copie de l’état mentionné à l’article L. 1334-13 du code de la santé publique ;

(42) «  (nouveau) Un état de l’installation intérieure d’électricité, défini par un décret en Conseil d’État, dont l’objet est d’évaluer les risques pouvant porter atteinte à la sécurité des personnes.

(43) « Dans les zones mentionnées au I de l’article L. 1255 du code de l’environnement et à compter de la date fixée par le décret en Conseil d’État prévu au VI du même article, le dossier de diagnostic technique est complété à chaque changement de locataire par l’état des risques naturels et technologiques.

(44) « Le locataire ne peut se prévaloir à l’encontre du bailleur des informations contenues dans le diagnostic de performance énergétique qui n’a qu’une valeur informative.

(45) « Le propriétaire bailleur tient le diagnostic de performance énergétique à la disposition de tout candidat locataire. » ;

(46)  Au i de l’article 4, après le mot : « amendes », sont insérés les mots : « ou des pénalités » ;

(47)  L’article 5 est ainsi rédigé :

(48) « Art. 5.  I.  La rémunération des personnes mandatées pour se livrer ou prêter leur concours à l’entremise ou à la négociation d’une mise en location d’un logement, tel que défini aux articles 2 et 2521, est à la charge exclusive du bailleur, à l’exception des honoraires liés à la réalisation de l’état des lieux et à la rédaction du bail, qui sont partagés entre le bailleur et le preneur. Le montant imputé au locataire ne peut en aucun cas excéder celui imputé au bailleur et est inférieur ou égal à un plafond fixé par décret en Conseil d’État.

(49) « Aucune autre rémunération ne peut être mise à la charge du preneur, sauf si le mandataire intervient exclusivement au nom et pour le compte de celui-ci.

(50) « Les termes des deux premiers alinéas du présent I sont reproduits, à peine de nullité, dans chaque mandat relatif aux opérations de location d’un logement.

(51) « II (nouveau).  Les professionnels qui interviennent, à quelque titre que ce soit, lors de la conclusion du contrat de bail d’un logement entre le propriétaire et le locataire, lors de la location ou pour en assurer la gestion locative, communiquent à l’observatoire local des loyers compétent, tel que défini à l’article 16, des informations relatives au logement et au contrat de location.

(52) « La nature de ces informations et les conditions dans lesquelles elles sont transmises à l’observatoire local des loyers sont définies par décret.

(53) « Toute personne intéressée peut communiquer à l’observatoire local des loyers les informations mentionnées aux deux premiers alinéas du présent II. »

(54)  Au deuxième alinéa de l’article 6, les mots : « d’habitation » sont remplacés par les mots : « de résidence », le mot : « premier » est remplacé par le mot : « deuxième » et le mot : « deuxième » est remplacé par le mot : « troisième » ;

(55) 10° L’article 7 est ainsi modifié :

(56) a) Le a est complété par une phrase ainsi rédigée :

(57) « Le paiement partiel du loyer par le locataire réalisé en application des articles L. 5422 et L. 8313 du code de la sécurité sociale ne peut être considéré comme un défaut de paiement du locataire ; »

(58) b) Le d est complété par deux phrases ainsi rédigées :

(59) « Les modalités de prise en compte de la vétusté de la chose louée sont déterminées par décret en Conseil d’État, après avis de la Commission nationale de concertation. Lorsque les organismes bailleurs mentionnés à l’article L. 411-2 du code de la construction et de l’habitation ont conclu avec les représentants de leurs locataires des accords locaux portant sur les modalités de prise en compte de la vétusté et établissant des grilles de vétusté applicables lors de l’état des lieux, le locataire peut demander à ce que les dispositions prévues par lesdits accords soient appliquées ; »

(60) c) Le e est ainsi rédigé :

(61) « e) De permettre l’accès aux lieux loués pour la préparation et l’exécution de travaux d’amélioration des parties communes ou des parties privatives du même immeuble, de travaux nécessaires au maintien en état, à l’entretien normal des locaux loués, ainsi que de travaux d’amélioration de la performance énergétique à réaliser dans ces locaux. Les deux derniers alinéas de l’article 1724 du code civil sont applicables à ces travaux. Toutefois, si les travaux entrepris dans un local d’habitation occupé, ou leurs conditions de réalisation, présentent un caractère abusif ou vexatoire ou si leur exécution a pour effet de rendre l’utilisation du local impossible ou dangereuse, le juge peut prescrire, sur demande du locataire, l’interdiction ou l’interruption des travaux entrepris. Avant le début des travaux, le locataire est dûment informé par le bailleur de leur nature et des modalités de leur exécution ; »

(62) d) Le g est ainsi rédigé :

(63) « g) De s’assurer contre les risques dont il doit répondre en sa qualité de locataire et d’en justifier lors de la remise des clés puis, chaque année, à la demande du bailleur. La justification de cette assurance résulte de la remise au bailleur d’une attestation de l’assureur ou de son représentant.

(64) « À défaut de la remise de cette attestation d’assurance et après un délai d’un mois à compter d’une mise en demeure non suivie d’effet, le bailleur peut souscrire une assurance pour compte du locataire, récupérable auprès de celui-ci.

(65) « Cette mise en demeure doit informer le locataire de la volonté du bailleur de souscrire une assurance pour compte du locataire.

(66) « Cette assurance constitue une assurance pour compte au sens de l’article L. 1121 du code des assurances. Elle est limitée à la couverture de la responsabilité locative mentionnée au premier alinéa du présent g. Le montant total de la prime d’assurance annuelle, éventuellement majoré dans la limite d'un forfait maximal fixé par décret en Conseil d'État, est récupérable par le bailleur par douzième à chaque paiement du loyer. Il est inscrit sur l’avis d’échéance et porté sur la quittance remise au locataire.

(67) « Une copie du contrat d’assurance est transmise au locataire lors de la souscription et à chaque renouvellement du contrat.

(68) « Lorsque le locataire remet au bailleur une attestation d’assurance ou en cas de départ du locataire avant le terme du contrat d’assurance, le bailleur résilie le contrat souscrit pour le compte du locataire dans le délai le plus bref permis par la législation en vigueur. La prime ou la fraction de prime exigible dans ce délai au titre de la garantie souscrite par le bailleur demeure récupérable auprès du locataire. » ;

(69) 11° Après l’article 7, il est inséré un article 71 ainsi rédigé :

(70) « Art. 71.  Toutes actions dérivant d’un contrat de bail sont prescrites par trois ans à compter du jour où le titulaire d’un droit a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant d’exercer ce droit.

(71) « Toutefois, l’action en révision du loyer par le bailleur est prescrite un an après la date convenue par les parties dans le contrat de bail pour réviser ledit loyer. » ;

(72) 12° Le premier alinéa de l’article 8 est complété par une phrase ainsi rédigée :

(73) « Le locataire transmet au sous-locataire l’autorisation écrite du bailleur et la copie du bail en cours. »

(74) II (nouveau). – La même loi est ainsi modifiée :

(75)  À la fin du k de l’article 4, la référence : « 3 » est remplacée par la référence : « 3-2 » ;

(76)  Au second alinéa de l’article 24-1, la référence : « au deuxième alinéa » est remplacée par les références : « aux 1° à 4° » ;

(77)  Le 1° de l’article 25-1 est abrogé ;

(78)  Le 1° de l’article 43 est ainsi rédigé :

(79) «  Les 1° et 2° et le dernier alinéa de l’article 3-3 sont applicables à compter du 1er janvier 2015 ; »

(80)  L’article 44 est ainsi modifié :

(81) a) Les références : « des douzième et treizième alinéas de l’article 3 » sont remplacées par la référence : « du dernier alinéa de l’article 3-2 » ;

(82) b) La référence : « 3-1 » est remplacée par la référence : « 3-3 » ;

(83) c) La référence : « 19 » est remplacée par la référence : « 18 » ;

(84) d) Les références : « cinquième alinéa et de la deuxième phrase du sixième » sont remplacées par les références : « 5° et de la seconde phrase du huitième » ;

(85) e) Les références : « des quatrième et septième alinéas de l’article 222, » sont supprimées ;

(86)  Les 1° à 4° de l’article 45 sont ainsi rédigés :

(87) «  L’article 2 est ainsi modifié :

(88) « a) Au 1°, les mots : “, à l’exception du 2° de l’article 3-3” sont supprimés ;

(89) « b) Au 4°, la référence : “de l’article 3-3,” est supprimée ;

(90) «  Au premier alinéa des articles 3 et 3-2 et à l’article 22-2, les mots : “décret en Conseil d’État, pris après avis de la Commission nationale de concertation” sont remplacés par les mots : “la réglementation en vigueur en Nouvelle-Calédonie” ;

(91) «  Au deuxième alinéa des articles 3-2 et 6, les mots : “décret en Conseil d’État” sont remplacés par les mots : “la réglementation en vigueur en Nouvelle-Calédonie” ;

(92) «  À la seconde phrase du deuxième alinéa de l’article 3-2, le mot : “sept” est remplacé par le mot : “quinze” ; ».

(93) III (nouveau).  Au premier alinéa du II de l’article L. 125-5 du code de l’environnement, la référence : « 3-1 » est remplacée par la référence : « 33 ».

Article 2

(1) Le chapitre II du titre Ier de la loi n° 89462 du 6 juillet 1989 précitée est ainsi modifié :

(2)  À la première phrase du premier alinéa de l’article 111, le mot : « dix » est remplacé par le mot : « cinq » ;

(3)  bis (nouveau) À l’article 12, la référence : « au deuxième alinéa du paragraphe I de » est remplacée par le mot : « à » ;

(4)  Après le cinquième alinéa de l’article 14, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

(5) « L’abandon du domicile est le départ brusque, imprévisible et définitif du locataire. » ;

(6)  Au troisième alinéa de l’article 141, les mots : « comme il est dit aux premier et deuxième alinéas de l’article 21 de la loi n° 91650 du 9 juillet 1991 portant réforme des procédures civiles d’exécution pour constater » sont remplacés par les mots : « , dans les conditions prévues aux articles L. 1421 et L. 1422 du code des procédures civiles d’exécution, à la constatation de » ;

(7)  L’article 15 est ainsi modifié :

(8) a) Le premier alinéa du I est complété par deux phrases ainsi rédigées :

(9) « Le délai de préavis applicable au congé est de six mois lorsqu’il émane du bailleur. En cas d’acquisition d’un bien occupé, tout congé pour vente ou pour reprise n’est autorisé qu’au terme du premier renouvellement du bail en cours. » ;

(10) b) Après le premier alinéa du I, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

(11) « Une notice d’informations relative aux obligations du bailleur et aux voies de recours et d’indemnisation du locataire est jointe au congé délivré par le bailleur en raison de sa décision de reprendre ou de vendre le logement. Un arrêté du ministre chargé du logement, pris après avis de la Commission nationale de concertation, détermine le contenu de cette notice. » ;

(12) c) Le deuxième alinéa du même I est remplacé par huit alinéas ainsi rédigés :

(13) « Lorsqu’il émane du locataire, le délai de préavis applicable au congé est de trois mois.

(14) « Le délai de préavis est également d’un mois :

(15) «  A (nouveau) Sur les territoires mentionnés au premier alinéa du I de l’article 17 ;

(16) «  En cas d’obtention d’un premier emploi, de mutation, de perte d’emploi ou de nouvel emploi consécutif à une perte d’emploi ;

(17) «  bis (nouveau) Pour le locataire dont l’état de santé, constaté par un certificat médical, justifie un changement de domicile ;

(18) «  Pour les bénéficiaires de l’allocation de base du revenu de solidarité active ;

(19) «  (nouveau) Pour le locataire qui s’est vu attribuer un logement défini à l’article L. 351-2 du code de la construction et de l’habitation et dont les ressources sont inférieures à celles qui permettent l’attribution des logements locatifs très sociaux. Un décret précise les conditions d’application du présent 3°.

(20) « Le locataire souhaitant bénéficier des délais réduits de préavis mentionnés aux alinéas précédents doit préciser le motif invoqué et le justifier au moment de l’envoi de la lettre de congé. À défaut, le délai de préavis applicable à ce congé est de trois mois. » ;

(21) c bis) (nouveau) Au septième alinéa du II, le mot : « quatrième » est remplacé par le mot : « troisième » ;

(22) d) Au premier alinéa du III, les mots : « plus de soixante-dix ans et dont les ressources annuelles sont inférieures à une fois et demie le montant annuel du salaire minimum de croissance » sont remplacés par les mots : « soixante-cinq ans et dont les ressources annuelles sont inférieures à un plafond de ressources en vigueur pour l’attribution des logements locatifs conventionnés fixé par arrêté du ministre chargé du logement » ;

(23) e) Au deuxième alinéa du même III, le mot : « soixante » est remplacé par le mot : « soixante-cinq ».

Article 3

(1) I.  Le chapitre III du même titre Ier est ainsi modifié :

(2)  L’article 16 est ainsi rédigé :

(3) « Art. 16.  Des observatoires locaux des loyers peuvent être créés à l’initiative des collectivités territoriales, des établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre et compétents en matière d’habitat ou de l’État. Ces observatoires ont notamment pour mission de recueillir les données relatives aux loyers sur une zone géographique déterminée et de mettre à la disposition du public des résultats statistiques représentatifs sur ces données.

(4) « Ces observatoires locaux des loyers sont agréés à cette fin par le ministre chargé du logement, dans des conditions fixées par décret, après avis du comité régional de l’habitat ou du conseil départemental de l’habitat mentionnés à l’article L. 3641 du code de la construction et de l’habitation et d’une instance scientifique indépendante chargée de conseiller le ministre chargé du logement dans des conditions définies par décret. L’agrément n’est accordé qu’aux observatoires dont les statuts assurent la représentation équilibrée des bailleurs, des locataires, des gestionnaires ainsi que de personnalités qualifiées au sein de leurs organes dirigeants. L’État et les établissements publics de coopération intercommunale dotés d’un programme local de l’habitat exécutoire sont représentés au sein des organes dirigeants des observatoires. Les observatoires locaux des loyers sont intégrés dans le dispositif d'observation de l’habitat sur son territoire tel que défini à l’article L. 302-1 du même code.

(5) « Les observatoires locaux des loyers peuvent prendre la forme d’association ou de groupement d’intérêt public.

(6) « Ils transmettent l’ensemble de leurs données à l’organisme mentionné au troisième alinéa de l’article L. 3661 du code de la construction et de l’habitation. Un décret fixe les conditions dans lesquelles ces données sont transmises et peuvent être communiquées à des tiers. » ;

(7)  L’article 17 est ainsi rédigé :

(8) « Art. 17.  I.  Les zones d’urbanisation continue de plus de 50 000 habitants où existe un déséquilibre marqué entre l’offre et la demande de logements, entraînant des difficultés sérieuses d’accès au logement sur l’ensemble du parc résidentiel existant, qui se caractérisent notamment par le niveau élevé des loyers, le niveau élevé des prix d’acquisition des logements anciens ou le nombre élevé de demandes de logement par rapport au nombre d’emménagements annuels dans le parc locatif social, définies à l’article 232 du code général des impôts, sont dotées d’un observatoire local des loyers tel que prévu à l’article 16 de la présente loi. Ce même article 16 et l’article 172 leur sont applicables.

(9) « Le représentant de l’État dans le département fixe chaque année, par arrêté, un loyer médian de référence, un loyer médian de référence majoré et un loyer médian de référence minoré, définis par référence à un prix au mètre carré de surface habitable, par type de logement et par secteur géographique. Les montants de ces loyers médians de référence, loyers médians de référence majorés et loyers médians de référence minorés sont déterminés, en fonction de la structuration du marché locatif, sur proposition de l’observatoire local des loyers.

(10) « Le loyer médian de référence majoré ne peut être fixé à un montant supérieur de 20 % au loyer médian de référence.

(11) « Le loyer médian de référence minoré ne peut être fixé à un montant supérieur au loyer médian de référence diminué de 30 %.

(12) « II.  A.  Sur les territoires soumis au I, le loyer de base des logements mis en location est fixé librement entre les parties lors de la conclusion du contrat de bail, dans la limite du loyer médian de référence majoré.

(13) « Le montant du loyer médian de référence majoré pris en compte correspond à celui qui est en vigueur à la date de signature du contrat.

(14) « B.  Un complément de loyer exceptionnel peut être appliqué au loyer de base tel que fixé au A pour des logements présentant des caractéristiques, notamment de localisation ou de confort, qui, par leur nature et leur ampleur, le justifient.

(15) « Le montant du complément de loyer exceptionnel et les caractéristiques du logement le justifiant sont mentionnés au contrat de bail.

(16) « Lorsqu’un complément de loyer exceptionnel est appliqué, le loyer s’entend comme la somme du loyer de base et de ce complément.

(17) « Le locataire qui souhaite contester le complément de loyer exceptionnel dispose d’un délai de trois mois à compter de la signature du bail pour saisir la commission départementale de conciliation.

(18) « En cas de conciliation, le montant du loyer, tenant compte de l’éventuel complément de loyer exceptionnel, est celui fixé par le document de conciliation délivré par la commission départementale de conciliation.

(19) « En l’absence de conciliation, le locataire dispose d’un délai de trois mois à compter de la réception de l’avis remis ou adressé par la commission départementale de conciliation pour saisir le juge d’une demande en annulation ou en diminution du complément de loyer exceptionnel. La fin de non-recevoir tirée de l’absence de saisine préalable de la commission départementale de conciliation, prévue à l’article 20 de la présente loi, peut être soulevée d’office par le juge.

(20) « Dans les deux cas, le loyer résultant du document de conciliation ou de la décision de justice s’applique à compter de la prise d’effet du bail.

(21) « III.  En dehors des territoires mentionnés au I, la fixation du loyer des logements mis en location est libre.

(22) « IV (nouveau).  Un décret en Conseil d’État fixe les modalités d’application du présent article. » ;

(23)  Après l’article 17, sont insérés des articles 171 et 172 ainsi rédigés :

(24) « Art. 171.  I.  Lorsque le contrat prévoit la révision du loyer, celleci intervient chaque année à la date convenue entre les parties ou, à défaut, au terme de chaque année du contrat.

(25) « La variation qui en résulte ne peut excéder, à la hausse, la variation d’un indice de référence des loyers publié par l’Institut national de la statistique et des études économiques chaque trimestre et qui correspond à la moyenne, sur les douze derniers mois, de l’évolution des prix à la consommation hors tabac et hors loyers. À défaut de clause contractuelle fixant la date de référence, cette date est celle du dernier indice publié à la date de signature du contrat de location.

(26) « À défaut de manifester sa volonté d’appliquer la révision du loyer dans un délai d’un an suivant sa date de prise d’effet, le bailleur est réputé avoir renoncé au bénéfice de cette clause pour l’année écoulée.

(27) « Si le bailleur manifeste sa volonté de réviser le loyer dans le délai d’un an, cette révision de loyer prend effet à compter de sa demande.

(28) « II.  Lorsque les parties sont convenues, par une clause expresse, de travaux d’amélioration du logement que le bailleur fera exécuter, le contrat de location ou un avenant à ce contrat peut fixer la majoration du loyer consécutive à la réalisation de ces travaux. Cette majoration ne peut faire l’objet d’une action en diminution de loyer.

(29) « Art. 172.  Lors du renouvellement du contrat, et sur les territoires mentionnés au premier alinéa du I de l’article 17, une action en diminution de loyer peut être engagée si le loyer est supérieur au loyer médian de référence majoré.

(30) « Sur ces mêmes territoires, lors du renouvellement du contrat, une action en réévaluation de loyer peut être engagée dès lors que le loyer est inférieur au loyer médian de référence minoré.

(31) « Dans ces deux cas, lune ou lautre des parties peut proposer un nouveau loyer à son cocontractant, au moins six mois avant le terme du contrat pour le bailleur et au moins cinq mois avant le terme du contrat pour le locataire, dans les conditions de forme prévues à l’article 15. Le montant du loyer médian de référence majoré ou minoré pris en compte correspond à celui qui est en vigueur à la date de la proposition émise par lune des parties.

(32) « Le nouveau loyer proposé dans le cadre d’une action en réévaluation de loyer est inférieur ou égal au loyer médian de référence minoré. Le locataire peut, par référence aux loyers habituellement constatés dans le voisinage pour des logements comparables, contester l’action en réévaluation de loyer selon la procédure prévue au présent article.

(33) « Les loyers servant de références doivent être représentatifs de l’ensemble des loyers habituellement constatés dans le voisinage pour des logements comparables, situés soit dans le même groupe d’immeubles, soit dans tout autre groupe d’immeubles comportant des caractéristiques similaires et situés dans la même zone géographique. Un décret en Conseil d’État définit les éléments constitutifs de ces références.

(34) « Le nombre minimal de références à fournir est de trois. Toutefois, il est de six dans les communes, dont la liste est fixée par décret, faisant partie d’une agglomération de plus d’un million d’habitants.

(35) « Lorsque le bailleur fait application du présent article, il ne peut donner congé au locataire pour la même échéance du contrat.

(36) « La notification d’une proposition d’un nouveau loyer reproduit intégralement, à peine de nullité, les dispositions du présent article et mentionne le montant du loyer ainsi que le loyer médian de référence majoré ou le loyer médian de référence minoré ayant servi à le déterminer.

(37) « En cas de désaccord ou à défaut de réponse du cocontractant saisi quatre mois avant le terme du contrat, l’une ou l’autre des parties peut saisir la commission départementale de conciliation mentionnée à l’article 20.

(38) « À défaut daccord constaté par la commission départementale, le juge peut être saisi, avant le terme du contrat. À défaut de saisine du juge, le contrat est reconduit de plein droit aux conditions antérieures du loyer, éventuellement révisé en application de larticle 171. Le contrat dont le loyer est fixé judiciairement est réputé renouvelé pour la durée définie à larticle 10, à compter de la date dexpiration du contrat. La décision du juge est exécutoire par provision.

(39) « Lorsque les parties s’accordent sur une hausse du loyer, ou lorsque cette hausse est fixée judiciairement, celle-ci s’applique par tiers ou par sixième selon la durée du contrat.

(40) « Toutefois, cette hausse sapplique par sixième annuel au contrat renouvelé, puis lors du renouvellement ultérieur, dès lors quelle est supérieure à 10 % si le premier renouvellement avait une durée inférieure à six ans.

(41) « La révision éventuelle résultant de l’article 171 s’applique à chaque valeur ainsi définie. » ;

(42)  L’article 18 est ainsi modifié :

(43) a) Au premier alinéa, les mots : « la zone géographique où le niveau et l’évolution des loyers comparés à ceux constatés sur l’ensemble du territoire révèlent une situation anormale du marché locatif » sont remplacés par les mots : « les zones d’urbanisation continue de plus de 50 000 habitants où existe un déséquilibre marqué entre l’offre et la demande de logements, entraînant des difficultés sérieuses d’accès au logement sur l’ensemble du parc résidentiel existant, qui se caractérisent notamment par le niveau élevé des loyers, le niveau élevé des prix d’acquisition des logements anciens ou le nombre élevé de demandes de logement par rapport au nombre d’emménagements annuels dans le parc locatif social, telles que définies à l’article 232 du code général des impôts » ;

(44) a bis) (nouveau) Au même alinéa, les mots : « peut fixer » sont remplacés par les mots : « fixe annuellement » ;

(45) b) Au même alinéa, les mots : « définis au b de l’article 17 » et les mots : « définis au c du même article » sont supprimés ;

(46) c) Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

(47) « En cas de litige entre les parties résultant de l’application de ce décret, la commission départementale de conciliation est compétente et sa saisine constitue un préalable obligatoire à la saisine du juge par l’une ou l’autre des parties. » ;

(48)  L’article 19 est abrogé ;

(49)  L’article 20 est ainsi rédigé :

(50) « Art. 20.  Il est créé, auprès du représentant de l’État dans chaque département, une commission départementale de conciliation composée de représentants d’organisations de bailleurs et d’organisations de locataires, en nombre égal.

(51) « La compétence de la commission porte sur :

(52) «  Les litiges résultant de l’application des articles 17, 171, 172 et 18 de la présente loi et des articles 30 et 31 de la loi n° 861290 du 23 décembre 1986 précitée ;

(53) «  Les litiges relatifs aux caractéristiques du logement mentionnées aux deux premiers alinéas de l’article 6 de la présente loi ;

(54) «  Les litiges relatifs à l’état des lieux, au dépôt de garantie, aux charges locatives et aux réparations ;

(55) «  Les litiges relatifs aux congés délivrés en application de l’article 15 ;

(56) «  Les difficultés résultant de l’application des accords collectifs nationaux ou locaux prévus aux articles 41 ter et 42 de la loi n° 861290 du 23 décembre 1986 précitée ou de l’application du plan de concertation locative prévu à l’article 44 bis de la même loi et les difficultés résultant des modalités de fonctionnement de l’immeuble ou du groupe d’immeubles.

(57) « Pour le règlement des litiges mentionnés aux 1° à 4° du présent article, la commission départementale de conciliation peut être saisie par le bailleur ou le locataire. Pour le règlement des difficultés mentionnées au 5°, elle peut être saisie par le bailleur, plusieurs locataires ou une association représentative de locataires.

(58) « La commission établit un document de conciliation ou de non-conciliation entre les parties dans un délai de deux mois à compter de sa saisine.

(59) « Le secrétariat de la commission départementale de conciliation est assuré par les services compétents de l’État.

(60) « La composition de la commission départementale de conciliation, le mode de désignation de ses membres, son organisation et ses règles de saisine et de fonctionnement sont fixés par décret. » ;

(61)  L’article 201 est ainsi modifié :

(62) aa) (nouveau) Le premier alinéa est ainsi modifié :

(63)  à la deuxième phrase, les mots : « rendre un avis » sont remplacés par les mots : « délivre un document de conciliation ou de nonconciliation » ;

(64)  à la dernière phrase, les mots : « remise de son avis » sont remplacés par les mots : « délivrance du document de conciliation ou de non-conciliation » ;

(65) a) Après le premier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

(66) « L’information du bailleur par l’organisme payeur de son obligation de mise en conformité du logement, telle que prévue aux articles L. 5422 et L. 8313 du code de la sécurité sociale, tient lieu de demande de mise en conformité par le locataire. » ;

(67) b) (Suppprimé)

(68)  L’article 21 est ainsi modifié :

(69) a) Le premier alinéa est ainsi modifié :

(70)  à la première phrase, après le mot : « bailleur », sont insérés les mots : « ou son mandataire » ;

(71)  à la seconde phrase, les mots : « , le droit de bail » sont supprimés ;

(72) b) Après le premier alinéa, sont insérés deux alinéas ainsi rédigés :

(73) « Aucun frais lié à la gestion de l’avis d’échéance ou de la quittance ne peut être facturé au locataire.

(74) « Avec l’accord exprès du locataire, le bailleur peut procéder à la transmission dématérialisée de la quittance. » ;

(75)  L’article 22 est ainsi modifié :

(76) a) Le troisième alinéa est ainsi modifié :

(77)  les mots : « restitution des clés par le locataire » sont remplacés par les mots : « remise en main propre, ou par lettre recommandée avec demande d'avis de réception, des clés au bailleur ou à son mandataire » ;

(78)  il est ajoutée une phrase ainsi rédigée :

(79) « À cette fin, le locataire indique au bailleur ou à son mandataire, lors de la remise des clés, l’adresse de son nouveau domicile. » ;

(80) b) Après le troisième alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

(81) « Lorsque les locaux loués se situent dans un immeuble collectif, le bailleur procède à un arrêté des comptes provisoire et peut, lorsquelle est dûment justifiée, conserver une provision ne pouvant excéder 20 % du montant du dépôt de garantie jusquà larrêté annuel des comptes de limmeuble. La régularisation définitive et la restitution du solde, déduction faite le cas échéant des sommes restant dues au bailleur et des sommes dont celui-ci pourrait être tenu aux lieu et place du locataire, sont effectuées dans le mois qui suit lapprobation définitive des comptes de limmeuble. » ;

(82) c) L’avant-dernier alinéa est ainsi rédigé :

(83) « À défaut de restitution dans les délais prévus, le dépôt de garantie restant dû au locataire est majoré d’une somme égale à 10 % du loyer mensuel en principal par mois de retard. » ;

(84) 10° L’article 221 est ainsi modifié :

(85) a) Le premier alinéa est ainsi modifié :

(86)  après le mot : « demandé », sont insérés les mots : « , à peine de nullité, » ;

(87)  après les mots : « souscrit une assurance, », sont insérés les mots : « ou toute autre forme de garantie, » ;

(88) b) Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

(89) « Lorsqu’un contrat de location est conclu avec plusieurs locataires pour un même logement, la solidarité d’un des preneurs et celle de la personne qui s’est portée caution pour lui, résultant d’une clause expresse insérée dans le contrat, prend fin à la date d’effet du congé régulièrement délivré, sous réserve que le bailleur ait donné son accord exprès à l’entrée dans les lieux du nouveau colocataire. À défaut d’accord du bailleur, la solidarité du locataire sortant s’éteint au plus tard à l’expiration d’un délai d’un an après la date d’effet du congé. » ;

(90) 11° L’article 222 est ainsi rédigé :

(91) « Art. 222.  La liste des pièces justificatives pouvant être exigées du candidat à la location par le bailleur préalablement à l’établissement du contrat de location est définie par décret en Conseil d’État, pris après avis de la Commission nationale de concertation. » ;

(92) 12° L’article 23 est ainsi modifié :

(93) a) À la première phrase du sixième alinéa, les mots : « au moins » sont supprimés ;

(94) b) Avant le dernier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

(95) « Lorsque la régularisation des charges n’a pas été effectuée avant le terme de l’année civile suivant l’année de leur exigibilité, le paiement par le locataire est effectué par douzième, s’il en fait la demande. » ;

(96) 13° L'article 24-1 est ainsi modifié :

(97) a) À la première phrase du premier alinéa, les mots : « et agréée à cette fin » sont supprimés ;

(98) b) (nouveau) Le même alinéa est complété par une phrase ainsi rédigée :

(99) « La collectivité territorialement compétente en matière d’habitat ainsi que la caisse d’allocation familiale territorialement compétente peuvent être destinataires du mandat à agir mentionné au présent alinéa. » ;

(100) c) (nouveau) Au second alinéa, la référence : « au deuxième alinéa » est remplacée par les références : « aux 1° à 4° » ;

(101) 14° L’article 25 est ainsi rédigé :

(102) « Les décrets pris en application des articles 7 et 18 abrogés et de l’article 29 modifié de la loi n° 861290 du 23 décembre 1986 restent en vigueur pour l’application de la présente loi, jusqu’à l’intervention des décrets correspondants pris en application de la présente loi. » ;

(103) 15° L’article 252 est abrogé.

(104) II (nouveau).  La même loi est ainsi modifiée :

(105)  À la fin de la dernière phrase du quatrième alinéa de l’article 10, la référence : « au c de l’article 17 » est remplacée par la référence : « à l’article 17-2 » ;

(106)  À la fin du dernier alinéa de l’article 11, la référence : « au deuxième alinéa du d de l'article 17 » est remplacée par la référence : « à l’article 17-1 » ;

(107) 3°Au premier alinéa de l'article 25-1, la référence : « et de l’article 25 » est supprimée ;

(108)  Au dernier alinéa du III de l’article 40, les références : « des articles 18 et 19 » sont remplacées par la référence : « de l’article 18 » ;

(109)  À l’article 44, la référence : « 25 » est remplacée par la référence : « 26 ».

(110) III (nouveau).  Le code de la construction et de l’habitation est ainsi modifié :

(111)  À la dernière phrase du septième alinéa de l’article L. 351-3, la référence : « 17 » est remplacée par la référence : « 17-1 » ;

(112)  À la première phrase du premier alinéa de l’article L. 353-9-2, la référence: « d de l’article 17 » est remplacée par la référence : « I de l’article 17-1 » ;

(113)  À l’avant-dernière phrase de l’article L. 411-5, la référence : « des dispositions du b de l’article 17 » est remplacée par la référence : « de l’article 17 » ;

(114)  Au dernier alinéa de l’article L. 441-1, la référence : « 17 » est remplacée par la référence : « 17-1 » ;

(115)  À la seconde phrase du quatrième alinéa de l'article L. 445-4, la référence : « du d de l’article 17 » est remplacée par la référence : « de l’article 17-1 ».

(116) IV (nouveau).  Le code de la sécurité sociale est ainsi modifié :

(117)  À la seconde phrase du deuxième alinéa de l’article L. 542-5, la référence : « 17 » est remplacée par la référence : « 17-1 » ;

(118)  À la seconde phrase du troisième alinéa de l’article L. 831-4, la référence : « 17 » est remplacée par la référence : « 17-1 ».

Article 4

(1) Après le titre Ier de la même loi, il est inséré un titre Ier bis ainsi rédigé :

(2) « TITRE IER BIS

(3) « DES RAPPORTS ENTRE BAILLEURS ET LOCATAIRES
DANS LES LOGEMENTS MEUBLÉS RÉSIDENCE PRINCIPALE

(4) « Art. 2521.  Les dispositions du présent titre sont d’ordre public et s’appliquent aux contrats de location de logements meublés dès lors qu’ils constituent la résidence principale du locataire.

(5) « Les articles 1er, 32, 33, 4, à l’exception du l, 5, 6, 7, 71, 201, 22, 222 et 24 sont applicables aux logements meublés tels que définis à l’article 25-2-2.

(6) « Le présent titre ne s’applique ni aux logementsfoyers, ni aux logements faisant l’objet d’une convention avec l’État portant sur leurs conditions d’occupation et leurs modalités d’attribution.

(7) « Art. 2522.  Un logement meublé est un logement décent équipé dun mobilier en nombre et en qualité suffisants pour permettre au locataire dy dormir, manger et vivre convenablement au regard des exigences de la vie courante.

(8) « Ce mobilier doit nécessairement comporter un lit, une table et des chaises, une cuisine équipée auxquels s’ajoutent des éléments de confort supplémentaires.

(9) « Art. 2523.  Un inventaire et un état détaillé du mobilier sont établis dans les mêmes formes et en autant d’exemplaires que de parties lors de la remise et de la restitution des clés. Ces documents, établis contradictoirement et amiablement, sont signés par les parties ou par un tiers mandaté par elles et joints au contrat de bail. Ces documents ne peuvent donner lieu à aucune autre facturation que celle liée à l’établissement de l’état des lieux.

(10) « Art. 2524.  Par dérogation à l’article 22, le montant du dépôt de garantie exigible par le bailleur est limité à deux mois de loyer en principal.

(11) « Art. 2525.  Le contrat de location est établi par écrit et respecte un contrat type défini par décret en Conseil d’État, pris après avis de la Commission nationale de concertation.

(12) « Il est conclu pour une durée d’au moins un an.

(13) « Si les parties au contrat ne donnent pas congé dans les conditions prévues à l’article 2526, le contrat de location parvenu à son terme est reconduit tacitement pour une durée d’un an.

(14) « Lorsque la location est consentie à un étudiant, la durée du bail peut être réduite à neuf mois. Dans ce cas, la reconduction tacite prévue au troisième alinéa du présent article est inapplicable.

(15) « Art. 2526.  Le locataire peut résilier le contrat à tout moment, sous réserve du respect d’un préavis d’un mois y compris lorsque la durée du bail est réduite à neuf mois.

(16) « Le bailleur qui souhaite, à lexpiration du contrat, en modifier les conditions doit informer le locataire avec un préavis de trois mois. Si le locataire accepte les nouvelles conditions, le contrat est renouvelé pour un an.

(17) « Le bailleur qui ne souhaite pas renouveler le contrat doit informer le locataire avec un préavis de trois mois et motiver son refus de renouvellement du bail soit par sa décision de reprendre ou de vendre le logement, soit par un motif légitime et sérieux, notamment l’inexécution par le locataire de l’une des obligations lui incombant.

(18) « À peine de nullité, le congé donné par le bailleur doit indiquer le motif allégué et, en cas de reprise, les nom et adresse du bénéficiaire de la reprise qui ne peut être que le bailleur, son conjoint, le partenaire auquel il est lié par un pacte civil de solidarité enregistré à la date du congé, son concubin notoire depuis au moins un an à la date du congé, ses ascendants, ses descendants ou ceux de son conjoint, de son partenaire ou de son concubin notoire.

(19) « Le congé doit être notifié par lettre recommandée avec demande d’avis de réception ou signifié par acte d’huissier. Ce délai court à compter du jour de la réception de la lettre recommandée ou de la signification de l’acte d’huissier.

(20) « Pendant le délai de préavis, le locataire n’est redevable du loyer et des charges que pour le temps où il a occupé réellement les lieux si le congé a été notifié par le bailleur. Il est redevable du loyer et des charges relatifs à l'intégralité de la période couverte par le préavis si c’est lui qui a notifié le congé, sauf si le logement se trouve occupé avant la fin du préavis par un autre locataire en accord avec le bailleur.

(21) « À l’expiration du délai de préavis, le locataire est déchu de tout titre d’occupation du logement loué.

(22) « Art. 2527.  I.  Le représentant de l’État dans le département fixe chaque année, par arrêté, dans les zones d’urbanisation continue de plus de 50 000 habitants telles que définies à l’article 232 du code général des impôts, un loyer médian de référence, un loyer médian de référence majoré et un loyer médian de référence minoré par type de logement et par secteur géographique. Le loyer médian de référence, le loyer médian de référence majoré et le loyer médian de référence minoré peuvent être déterminés à partir d’une majoration unitaire par mètre carré en référence aux loyers médians de référence définis au I de l’article 17 de la présente loi, en fonction de la structuration du marché locatif et sur proposition de l’observatoire local des loyers.

(23) « Les loyers de référence s’appliquant aux locations meublées de logements faisant partie d’une résidence-service dédiée en priorité à l’accueil et à l’hébergement d’étudiants ou de personnes âgées, gérée selon un mode d’organisation adapté aux nécessités des résidents par un mandataire unique qui propose au moins trois des prestations définies au b de l’article 261 D du code général des impôts, peuvent faire l’objet d’une majoration spécifique selon des modalités définies par décret en Conseil d’État.

(24) « Le II de l’article 17 et l’article 172 de la présente loi sont applicables aux logements meublés, en tenant compte des loyers de référence définis au premier alinéa du présent I. Pour l’application de ces articles, le complément de loyer exceptionnel tient compte des équipements et services associés aux logements meublés.

(25) « II.  L’article 18 est applicable aux logements meublés.

(26) « III.  Pour la révision du loyer, le I de l’article 17-1 est applicable aux logements meublés.

(27) « Lorsque les parties sont convenues, par une clause expresse, de travaux d’amélioration du logement que le bailleur fera exécuter ou d’acquisition d’équipements par le bailleur en sus de l’équipement initial, le contrat de location ou un avenant à ce contrat peut fixer une majoration de loyer consécutives à ces opérations.

(28) « Art. 2528.  Les charges locatives accessoires au loyer principal sont récupérées par le bailleur au choix des parties et tel que prévu par le contrat de bail :

(29) «  Soit dans les conditions prévues à l’article 23, lorsqu’il s’agit de provision pour charges ;

(30) «  Soit sous la forme d’un forfait versé simultanément au loyer, dont le montant et la périodicité de versement sont définies dans le contrat et qui ne peut donner lieu à complément ou à régularisation ultérieure. Le montant du forfait de charges est fixé en fonction des montants exigibles par le bailleur en application de l’article 23. Ce montant ne doit pas être manifestement disproportionné au regard des charges dont le locataire ou, le cas échéant, le précédent locataire se serait acquitté.

(31) « Art. 2529.  La commission départementale de conciliation mentionnée à l’article 20 est compétente pour l’examen des litiges relatifs aux logements meublés et résultant de l’application des dispositions relatives aux loyers, aux congés, à l'état des lieux et du mobilier, au dépôt de garantie, aux charges locatives, aux réparations et aux caractéristiques du logement mentionnées aux deux premiers alinéas de l'article 6. »

Article 5

(1) L’article 40 de la même loi est ainsi modifié :

(2)  Le I est ainsi modifié :

(3) a) Le début du premier alinéa est ainsi rédigé : « Les 4°, 7° à 9° et le dernier alinéa de l’article 3, les articles 3-1, 8, 10 à 12 et 15 à 18, le premier alinéa de l’article 20, et les cinq(le reste sans changement). » ;

(4) b) (nouveau) Le deuxième alinéa est complété par une phrase ainsi rédigée :

(5) « Lorsque le bénéficiaire du transfert est un descendant remplissant les conditions de ressources mais pour lequel le logement est inadapté à la taille du ménage, l’organisme bailleur peut proposer un relogement dans un logement plus petit pour lequel l’intéressé est prioritaire. » ;

(6) c) (nouveau) Le dernier alinéa est ainsi rédigé :

(7) « Les troisième à septième alinéas de l’article 15 sont applicables, ainsi que le huitième alinéa lorsque le congé émane du locataire. » ;

(8) d) (Supprimé)

(9)  Au II, après la référence : « 3 », est insérée la référence : « 3-1 » ;

(10)  Le III est ainsi modifié :

(11) a) Le début du premier alinéa est ainsi rédigé : « Les 4°, 7° à 9° et le dernier alinéa de l’article 3, les articles 3-1, 10 à 12, 15 et 17, le II de l’article 17-1, les articles 17-2 et 18 et le premier… (le reste sans changement). » ;

(12) b) Au troisième alinéa, les mots : « deuxième et troisième » sont remplacés par les mots : « troisième à huitième » ;

(13) c) Le début du dernier alinéa est ainsi rédigé : « L’article 16, le I de l’article 17, l’article 18, les trois premiers alinéas de l’article 20 et les cinq… (le reste sans changement). » ;

(14)  et 5° (Supprimés)

(15) 6° Le début du V est ainsi rédigé :

(16) « Les articles 10, 15, à l’exception des troisième à huitième du I, 17 et 17-2 ne sont pas(le reste sans changement). » ;

(17) 7° et 8° (Supprimés)

Article 6

(1) Les contrats de location en cours à la date d’entrée en vigueur de la présente loi demeurent soumis aux dispositions qui leur étaient applicables.

(2) Toutefois, pour les contrats en cours mentionnés au premier alinéa de l’article 2 de la loi n° 89462 du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs et portant modification de la loi  861290 du 23 décembre 1986, dans sa rédaction antérieure à la présente loi :

(3)  Les articles 7, 14, 171, 201, 21 et 23 de la même loi, dans leur rédaction issue de la présente loi, sont applicables ;

(4)  Larticle 111 de ladite loi, dans sa rédaction issue de la présente loi, leur est applicable pour les congés délivrés après l’entrée en vigueur de la présente loi.

(5) Pour les contrats en cours mentionnés au premier alinéa de l’article L. 6321 du code de la construction et de l’habitation, dans sa rédaction antérieure à la présente loi, les articles 6, 7, à l’exception du g, 201 et 2529 de la loi n° 89462 du 6 juillet 1989 précitée, dans leur rédaction issue de la présente loi, sont applicables.

Article 7

(1) L’article L. 6321 du code de la construction et de l’habitation est ainsi rédigé :

(2) « Art. 6321.  Une location d’un logement meublé constituant la résidence principale du preneur est soumise au titre Ier bis de la loi  89462 du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs et portant modification de la loi n° 861290 du 23 décembre 1986.

(3) « Lorsque le bailleur est titulaire d’un bail commercial venant à expiration ou lorsque la cessation d’activité est prévue, le contrat peut être d’une durée inférieure à un an et doit mentionner les raisons et événements justificatifs.

(4) « Si le bail commercial est renouvelé ou si l’activité est poursuivie, la durée du contrat est portée à un an.

(5) « À peine d’irrecevabilité de la demande, l’assignation par l’exploitant d’un établissement recevant du public aux fins d’ hébergement, aux fins de constat de résiliation ou de prononcé de la résiliation du bail d’une personne dont le logement loué meublé constitue la résidence principale est notifié, à la diligence de l’huissier de justice, au représentant de l’État dans le département, par lettre recommandée avec demande d’avis de réception, au moins un mois avant l’audience, afin qu’il informe les services compétents, notamment les organismes chargés du service des aides au logement et le fond de solidarité pour le logement. »

Article 7 bis (nouveau)

(1) Après le titre Ier du livre II du code des assurances, il est inséré un titre Ier bis ainsi rédigé :

(2) « Titre Ier bis

(3) « L’assurance habitation

(4) « Art. L. 215-1.  Toute personne assujettie à l’obligation d’assurance énoncé au g de l’article 7 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs et portant modification de la loi n° 86-1290 du 23 décembre 1986 qui, ayant sollicité la souscription d’un contrat auprès d’une entreprise d’assurance couvrant en France les risques dont elle doit répondre en sa qualité de locataire, se voit opposer un refus peut saisir le bureau central de tarification prévu à l’article L. 212-1.

(5) « Le bureau central de tarification fixe le montant de la prime moyennant laquelle l’entreprise d’assurance intéressée est tenue de garantir le risque qui lui a été proposé. Il peut, dans les conditions fixées par le décret en Conseil d’État susmentionné, déterminer le montant d’une franchise qui reste à la charge de l’assuré.

(6) « Toute entreprise d’assurance qui maintient son refus de garantir le risque dont la prime a été fixée par le bureau central de tarification est considérée comme ne fonctionnant plus conformément à la réglementation en vigueur. Elle encourt, selon le cas, soit le retrait des agréments prévus aux articles L. 321-1, L. 321-7, L. 321-8 ou L. 321-9, soit les sanctions prévues aux articles L. 351-7, L. 351-8 et L. 363-4. »

Chapitre II

Mettre en place une garantie universelle des loyers

Article 8

(1) I.  Il est créé sous la dénomination de garantie universelle des loyers un dispositif ayant pour objet de couvrir, sous la forme d’un système d’aides, les bailleurs contre les risques d’impayés de loyer, afin de favoriser l’accès au logement et de prévenir les risques d’expulsion.

(2) La garantie universelle des loyers s’applique aux contrats de location conclus à compter du 1er janvier 2016 et aux catégories de logements suivantes :

(3)  Logements à usage exclusif d’habitation constituant la résidence principale du preneur tels que définis à l’article 2 de la loi n° 89462 du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs et portant modification de la loi n° 86-1290 du 23 décembre 1986 ;

(4)  Logements meublés constituant la résidence principale du preneur, tels que définis aux articles 25-2-1 et 25-2-2 de la même loi.

(5) En sont exclus les logements appartenant ou gérés par les organismes mentionnés aux troisième et quatrième alinéas de l’article 41 ter de la loi n° 86-1290 du 23 décembre 1986 tendant à favoriser l'investissement locatif, l’accession à la propriété de logements sociaux et le développement de l’offre foncière, et faisant l’objet d’une convention passée en application des 2°, 3° et 5° de l’article L. 351-2 du code de la construction et de l’habitation.

(6) Un décret précise le montant minimal d’impayés ouvrant droit à la garantie, le montant maximal de la garantie accordée pour un même logement en fonction de la localisation du logement et de sa catégorie, et la durée des versements. Il définit également les modalités de recouvrement des impayés ainsi que les mesures d’accompagnement social en faveur des locataires dont les impayés de loyer sont couverts par la garantie.

(7) II.  Il est créé, sous la forme d’un établissement public administratif de l’État, à une date fixée par décret et au plus tard le 1er octobre 2014, une agence de la garantie universelle des loyers.

(8) Cette agence est chargée :

(9)  De préfigurer et de mettre en place la garantie prévue au I ;

(10)  D’administrer, directement ou par l’intermédiaire d’opérateurs, et de contrôler le régime de garantie issu de cette préfiguration.

(11) III.  L’agence est dirigée par un conseil d’administration composé de cinq représentants de l’État, de deux représentants de l’Union des entreprises et des salariés pour le logement mentionnée à l’article L. 31317 du code de la construction et de l’habitation et de deux personnalités qualifiées nommées à raison de leur compétence en matière de logement.

(12) Le président du conseil d’administration est nommé par décret, pris sur le rapport du ministre chargé du logement.

(13) Un comité d’orientation est chargé de faire toute proposition utile afin d’améliorer la gestion de la garantie universelle des loyers.

(14) IV.  Pour l’accomplissement de sa mission, l’agence de la garantie universelle des loyers peut disposer des ressources suivantes :

(15)  Les contributions et subventions de l’État et de ses établissements publics, de l’Union européenne, des collectivités territoriales, de leurs groupements et de leurs établissements publics, de la participation des employeurs à l’effort de construction, ainsi que de toute autre personne morale publique ou privée ;

(16)  Les recettes fiscales affectées par la loi ;

(17)  Les emprunts et le produit des placements financiers qu’elle est autorisée à faire ;

(18)  Le produit des dons et legs ;

(19)  Les recettes accessoires, notamment la rémunération des services rendus aux tiers, dans des conditions fixées par le conseil d’administration ;

(20)  Toutes les ressources dont elle peut disposer en vertu des lois et règlements.

(21) V.  Le début du g de l’article L. 3133 du code de la construction et de l’habitation est ainsi rédigé :

(22) « g) Au financement du dispositif prévu à l’article 8 de la loi n°     du      pour l’accès au logement et un urbanisme rénové et au versement de compensations… (le reste sans changement). »

Chapitre III

Renforcer la formation, la déontologie
et le contrôle des professions de l’immobilier

Article 9

(1) I.  Le titre Ier de la loi n° 709 du 2 janvier 1970 réglementant les conditions d’exercice des activités relatives à certaines opérations portant sur les immeubles et les fonds de commerce est ainsi modifié :

(2)  L’article 1er est ainsi modifié :

(3) a) (nouveau) Au, après le mot : « immobilières », sont insérés les mots : « ou de sociétés d’habitat participatif » ;

(4) b) Il est ajouté un 9° ainsi rédigé :

(5) «  L’exercice des fonctions de syndic de copropriété dans le cadre de la loi n° 65557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis. » ;

(6)  L’article 11 est ainsi modifié :

(7) a) Au début, sont ajoutés deux alinéas ainsi rédigés :

(8) « Pour l’application de la présente loi :

(9) «  Est considérée comme relevant de l’activité de gestion immobilière, la location ou la sous-location, saisonnière ou non, en nu ou en meublé d’immeubles bâtis ou non bâtis lorsqu’elle constitue l’accessoire d’un mandat de gestion ; »

(10) b) (nouveau) Au début du premier alinéa, est ajoutée la mention : «  » ;

(11)  L’article 3 est ainsi modifié :

(12) a) Le premier alinéa est ainsi modifié

(13)  les mots : « par le préfet » sont remplacés par les mots : « , pour une durée fixée par décret en Conseil d’État, par le président de la chambre de commerce et d’industrie territoriale » ;

(14)  est ajoutée une phrase ainsi rédigée :

(15) « Lorsque le président de la chambre de commerce et d’industrie territoriale exerce une activité mentionnée à l’article 1er, la carte est délivrée par le vice-président, dans des conditions fixées par décret en Conseil d’État. » ;

(16) b) Le est complété par une phrase ainsi rédigée :

(17) « Ce décret définit également les conditions dans lesquelles le garant exerce une mission de contrôle sur les fonds qu’il garantit en application du présent article ; »

(18)  Après l’article 3, il est inséré un article 31 ainsi rédigé :

(19) « Art. 31.  Les personnes mentionnées à l’article 1er, au dernier alinéa de l’article 3 et à l’article 4, sont, à l’exception de celles visées à l’article 81, soumises à une obligation de formation continue. Leur carte professionnelle ne peut être renouvelée si elles ne justifient pas avoir rempli cette obligation.

(20) « Un décret détermine la nature et la durée des activités susceptibles d’être validées au titre de l’obligation de formation continue, les modalités selon lesquelles elle s’accomplit, celles de son contrôle et celles de sa justification en cas de renouvellement de la carte professionnelle. » ;

(21)  L’article 4 est ainsi modifié :

(22) a) À la première phrase du premier alinéa, après le mot : « justifie », sont insérés les mots : « d’une compétence professionnelle, » ;

(23) b) Le deuxième alinéa est ainsi modifié :

(24)  après la première phrase, est insérée une phrase ainsi rédigée :

(25) « Ces personnes doivent contracter une assurance contre les conséquences pécuniaires de leur responsabilité civile professionnelle, dans des conditions fixées par décret en Conseil d’État. » ;

(26)  les deux dernières phrases sont supprimées ;

(27) c) Le troisième alinéa est remplacé par cinq alinéas ainsi rédigés :

(28) « En outre, ces personnes ne peuvent :

(29) «  Recevoir ou détenir, directement ou indirectement, des sommes d’argent, des biens, des effets ou des valeurs ou en disposer à l’occasion des activités visées à l’article 1er de la présente loi ;

(30) «  Donner des consultations juridiques ni rédiger des actes sous seing privé, à l’exception de mandats conclus au profit du titulaire de la carte professionnelle mentionnée à l’article 3 ;

(31) «  Assurer la direction d’un établissement, d’une succursale, d’une agence ou d’un bureau.

(32) « Les personnes qui, à la date d’entrée en vigueur de la loi n°     du       pour l’accès au logement et un urbanisme rénové, disposent de l’habilitation mentionnée au premier alinéa sont réputées justifier de la compétence professionnelle mentionnée au présent article. » ;

(33)  L’article 41 est ainsi rédigé :

(34) « Art. 41.  Les personnes mentionnées à l’article 1er sont tenues d’informer leurs clients, dans des conditions prévues par décret en Conseil d’État, des liens de nature capitalistique directs ou juridique qu’elles ont ou que les personnes mentionnées au dernier alinéa de l’article 3 et à l’article 4 ont avec des établissements bancaires, des sociétés financières, ou des entreprises susceptibles d’intervenir au profit de leurs cocontractants dans l’exercice des opérations mentionnées à l’article 1er. » ;

(35)  À l’article 5, après les mots : « d’argent », sont insérés les mots : « ne constituant ni une rémunération, ni des honoraires » ;

(36)  Le I de l’article 6 est ainsi modifié :

(37) a) Après le quatrième alinéa, sont insérés deux alinéas ainsi rédigés :

(38) « Les moyens employés par les personnes mentionnées à l’article 1er et, le cas échéant, par le réseau auquel elles appartiennent pour diffuser auprès du public les annonces commerciales afférentes aux opérations mentionnées au 1° du même article 1er.

(39) « En outre, lorsqu’une convention comporte une clause d’exclusivité, elle précise les actions que le mandataire s’engage à réaliser pour exécuter la prestation qui lui a été confiée ainsi que les modalités selon lesquelles il rend compte au mandant des actions effectuées pour son compte, selon une périodicité déterminée par les parties. » ;

(40) a bis) (nouveau) Au sixième alinéa, les mots : « de commissions » sont remplacés par les mots : « d’honoraires » ;

(41) b) L’avant-dernier alinéa est ainsi modifié :

(42)  les mots : « une commission sera due » sont remplacés par les mots : « des honoraires seront dus » ;

(43)  est ajoutée une phrase ainsi rédigée :

(44) « La somme versée par le mandant en application de cette clause ne peut excéder un montant fixé par décret en Conseil d’État. » ;

(45) c) Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

(46) « La convention conclue entre la personne qui se livre à l’activité mentionnée au 7° de l’article 1er et le propriétaire du bien inscrit sur la liste ou le fichier, ou le titulaire de droits sur ce bien, comporte une clause d’exclusivité d’une durée limitée aux termes de laquelle ce dernier s’engage à ne pas confier la location ou la vente de son bien à une autre personne exerçant une activité mentionnée à l’article 1er. » ;

(47)  bis (nouveau) Le II du même article 6 est ainsi modifié :

(48) a) Le premier alinéa est complété par une phrase ainsi rédigée :

(49) « Elle précise également les conditions de remboursement de tout ou partie de la rémunération lorsque la prestation fournie au client n’est pas conforme à la nature promise dans ladite convention. » ;

(50) b) Après le même alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

(51) « Les conditions et les modalités d’application de la mesure de remboursement partiel ou total prévue au premier alinéa sont définies par décret. » ;

(52)  Après l’article 6, il est inséré un article 61 ainsi rédigé :

(53) « Art. 61.  Toute publicité effectuée par une personne visée à l’article 1er et relative aux opérations mentionnées au 1° de ce même article mentionne, quel que soit le support utilisé, le montant toutes taxes comprises de ses honoraires lorsqu’ils sont à la charge du locataire ou de l’acquéreur. » ;

(54) 10° L’article 7 est complété par trois alinéas ainsi rédigés :

(55) « Lorsque le mandant n’agit pas dans le cadre de ses activités professionnelles :

(56) «  Les modalités de non-reconduction des contrats définies aux deux premiers alinéas de l’article L. 136-1 du code de la consommation sont mentionnées de manière lisible et visible dans les conventions prévues au premier alinéa du I de l’article 6 de la présente loi ;

(57) «  Lorsque ces conventions portent sur des opérations visées aux 1° et 4° de l’article 1er de la même loi et qu’elles comportent une clause d’exclusivité, elles mentionnent en caractères très apparents les dispositions du deuxième alinéa de l’article 78 du décret n° 72-678 du 20 juillet 1972 fixant les conditions d’application de la loi n° 70-9 du 2 janvier 1970 réglementant les conditions d’exercice des activités relatives à certaines opérations portant sur les immeubles et fonds de commerce, exception faite des mandats portant sur les opérations exclues par le troisième alinéa de ce même article. » ;

(58) 11° À la première phrase de l’article 81, le mot : « préfet » est remplacé par les mots : « président de la chambre de commerce et d’industrie territoriale, » ;

(59) 12° Il est ajouté un article 83 ainsi rédigé :

(60) « Art. 83.  I.  La commission de contrôle des activités de transaction et de gestion immobilières mentionnée à l’article 136 de la présente loi transmet à l’autorité administrative chargée de la concurrence et de la consommation toute information relative à des infractions ou manquements mentionnés à l’article L. 1411 du code de la consommation susceptibles d’être imputables à des personnes mentionnées à l’article 1er de la présente loi.

(61) « II.  Les personnes mentionnées à l’article 1er de la présente loi sont soumises à des contrôles menés par l’autorité administrative chargée de la concurrence et de la consommation, conformément à l’article L. 1411 du code de la consommation. »

(62) II.  Après le titre II de la même loi, il est inséré un titre II bis ainsi rédigé :

(63) « TITRE II BIS

(64) « DE L’ENCADREMENT ET DU CONTRÔLE DES ACTIVITÉS
DE TRANSACTION ET DE GESTION IMMOBILIÈRES

(65) « Chapitre Ier

(66) « Du Conseil national de la transaction et de la gestion immobilières

(67) « Art. 131.  Un Conseil national de la transaction et de la gestion immobilières est chargé de représenter les personnes exerçant les opérations mentionnées à l’article 1er.

(68) « Consulté par les pouvoirs publics sur toute question intéressant leur profession, le conseil veille au maintien et à la promotion des principes de moralité, de probité et de compétence nécessaires au bon accomplissement des opérations mentionnées au même article 1er. À cette fin, le conseil concourt à l’élaboration du code de déontologie applicable aux personnes mentionnées au premier alinéa du présent article, dans des conditions déterminées par décret en Conseil d’État. Le conseil participe également à la détermination des modalités selon lesquelles s’effectue la formation continue à laquelle ces personnes sont astreintes.

(69) « Le conseil propose au ministre de la justice et au ministre chargé du logement les représentants des professionnels chargés de siéger aux commissions régionales et interrégionales de contrôle des activités de transaction et de gestion immobilières.

(70) « La composition, les modalités de constitution et de fonctionnement du conseil ainsi que ses autres missions sont fixées par décret. Il inclut obligatoirement des personnes représentant les cocontractants des personnes mentionnées à l’article 1er dans l’exercice des opérations citées au même article.

(71) « Chapitre II

(72) « Du contrôle des activités de transaction et de gestion immobilières

(73) « Art. 132.  Sous réserve des dispositions leur imposant la divulgation de certaines informations, les personnes mentionnées à l’article 1er respectent la confidentialité des données dont elles ont connaissance dans l’exercice de leurs activités. Ce principe ne fait pas obstacle à la communication aux copropriétaires de tout élément nécessaire au bon fonctionnement du syndicat.

(74) « Art. 133.  (Supprimé)

(75) « Chapitre III

(76) « De la discipline des personnes exerçant de manière habituelle
des activités de transaction et de gestion immobilières

(77) « Art. 134.  Tout manquement aux lois, aux règlements et aux obligations fixées par le code de déontologie mentionné à l’article 13-1 ou toute négligence grave, commis par une personne mentionnée à l’article 1er dans l’exercice de ses activités, l’expose à des poursuites disciplinaires.

(78) « La cessation des activités des personnes mentionnées au premier alinéa ne fait pas obstacle aux poursuites disciplinaires pour des faits commis pendant l’exercice de leurs fonctions.

(79) « L’action disciplinaire se prescrit par cinq ans à compter de la commission des faits ou, lorsque les faits se rapportent à l’exercice professionnel, à compter de l’achèvement des activités à l’occasion desquelles ces faits ont été commis.

(80) « Art. 135.  Il est créé des commissions régionales ou interrégionales de contrôle des activités de transaction et de gestion immobilières qui connaissent de l’action disciplinaire exercée à raison de faits commis dans leur ressort par les personnes mentionnées à l’article 1er.

(81) « Lorsque les faits ont été commis à l’étranger, l’action disciplinaire est portée devant la commission de contrôle dans le ressort de laquelle il a été procédé à la délivrance ou au renouvellement de la carte professionnelle.

(82) « Art. 136.  Chaque commission régionale ou interrégionale de contrôle des activités de transaction et de gestion immobilières comprend :

(83) «  Le représentant de l’État dans la région dans laquelle se trouve le siège de la commission, qui en assure la présidence, ou son représentant ;

(84) «  Un magistrat de l’ordre judiciaire ;

(85) «  Des représentants de l’État ;

(86) «  Un membre de professions juridiques ou judiciaires qualifié dans le domaine de l’immobilier ;

(87) «  Des personnes ayant cessé d’exercer les activités mentionnées à l’article 1er ;

(88) «  Le président ou, si celui-ci exerce une activité mentionnée à l’article 1er, le vice-président de la chambre de commerce et d’industrie de région dans laquelle se trouve le siège de la commission ;

(89) «  Des personnes représentant les cocontractants des personnes mentionnées à l’article 1er dans l’exercice des opérations citées au même article.

(90) « La composition et les modalités de constitution, de saisine et de fonctionnement des commissions sont fixées par décret en Conseil d’État.

(91) « Art. 137.  Les commissions statuent par décision motivée, dans des conditions définies par décret en Conseil d’État. Avant toute décision, les commissions informent la personne mise en cause de la sanction envisagée à son encontre, en lui indiquant qu’elle peut prendre connaissance des pièces du dossier et se faire assister par le conseil de son choix et en l’invitant à présenter, dans le délai de soixante jours, ses observations écrites ou orales.

(92) « Art. 138.  Les sanctions disciplinaires sont, compte tenu de la gravité des faits reprochés :

(93) «  L’avertissement ;

(94) «  Le blâme ;

(95) «  L’interdiction temporaire d’exercer tout ou partie des activités mentionnées à l’article 1er pour une durée n’excédant pas trois ans ;

(96) «  L’interdiction définitive d’exercer tout ou partie des activités mentionnées au même article 1er.

(97) « En cas d’urgence, et à titre conservatoire, le président de la commission peut prononcer la suspension provisoire de l’exercice de tout ou partie des activités d’une personne mentionnée audit article 1er. Le président en informe sans délai la commission. Cette mesure peut être ordonnée pour une durée qui ne peut excéder un mois, sauf prolongation décidée par la commission pour une durée qui ne peut excéder trois mois. La suspension ne peut être prononcée sans que les griefs aient été communiqués à la personne, qu’elle ait été mise à même de prendre connaissance du dossier et qu’elle ait été entendue ou dûment appelée par le président de la commission.

(98) « L’interdiction temporaire et l’interdiction définitive peuvent être assorties du sursis. Si, dans le délai de cinq ans à compter du prononcé de la sanction disciplinaire, la personne sanctionnée a commis une infraction ou une faute ayant entraîné le prononcé d’une nouvelle sanction disciplinaire, celle-ci entraîne, sauf décision motivée de la part de la commission régionale ou interrégionale mentionnée à l’article 13-5, l’exécution de la première peine sans confusion possible avec la seconde.

(99) « L’avertissement, le blâme et l’interdiction temporaire peuvent être assortis de la sanction complémentaire de l’interdiction d’être membre d’une commission de contrôle pendant dix ans au plus.

(100) « L’avertissement et le blâme peuvent être accompagnés, pendant le délai d’un an, de mesures de contrôle et de formation soumettant la personne sanctionnée à des obligations particulières fixées dans la décision de la commission. Ces mesures peuvent également être prescrites par la commission lorsque la personne ayant fait l’objet d’une interdiction temporaire reprend ses fonctions. Le coût de ces mesures est supporté par la personne sanctionnée, qui ne peut le mettre à la charge de son mandant.

(101) « Lorsqu’elle prononce une sanction disciplinaire, la commission peut décider de mettre à la charge de la personne sanctionnée tout ou partie des frais occasionnés par l’action disciplinaire.

(102) « La commission communique ses décisions devenues définitives à la chambre de commerce et d’industrie territoriale ayant délivré la carte professionnelle de l’intéressé ou auprès de laquelle la déclaration préalable d’activité prévue à l’article 81 a été effectuée.

(103) « Elle peut publier ses décisions dans les journaux ou supports qu’elle détermine. Les frais de publication sont à la charge de la personne sanctionnée

(104) « Art. 139.  Les décisions des commissions de contrôle des activités de transaction et de gestion immobilières et de leurs présidents sont susceptibles de recours de pleine juridiction devant la juridiction administrative.

(105) « Art. 1310.  Chaque commission de contrôle des activités de transaction et de gestion immobilières crée et tient à jour un répertoire des personnes sanctionnées avec l’indication des sanctions devenues définitives.

(106) « Chaque commission notifie à la chambre de commerce et d’industrie de région ainsi qu’à la chambre de commerce et d’industrie territoriale ayant délivré la carte professionnelle mentionnée à l'article 3 toute sanction devenue définitive. Lorsqu’une personne adresse à la chambre de commerce et d’industrie compétente une demande de carte professionnelle, elle doit indiquer à cette dernière s’il s’agit d’une première demande ou, en cas de demande de renouvellement, la chambre de commerce et d’industrie qui lui a délivré sa carte précédente.

(107) « Les modalités et le fonctionnement du répertoire sont déterminés par décret en Conseil d’État, pris après avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés. »

(108) III.  Le titre III de la même loi est ainsi modifié :

(109)  L’intitulé est complété par les mots : « et administratives » ;

(110)  Après le a de l’article 14, il est inséré un a bis ainsi rédigé :

(111) « a bis) De se livrer ou prêter son concours, d’une manière habituelle, même à titre accessoire, à des opérations visées à l’article 1er en méconnaissance d’une interdiction définitive ou temporaire d’exercer, prononcée en application de l’article 137 et devenue définitive ; »

(112)  Après l’article 17, il est inséré un article 171 ainsi rédigé :

(113) « Art. 171.  Est sanctionné par une amende administrative, prononcée par l’autorité administrative chargée de la concurrence et de la consommation, dont le montant ne peut excéder 15 000 € pour une personne physique et 75 000 € pour une personne morale, selon les modalités et la procédure prévues au VI de l’article L. 1411 du code de la consommation, le fait, pour une personne mentionnée à l’article 1er de la présente loi et exerçant l’activité visée au 1° de ce même article, de mettre en location un logement constituant un habitat indigne au sens de l’article 1-1 de la loi n° 90449 du 31 mai 1990 visant à la mise en œuvre du droit au logement ou un logement frappé d’un arrêté de péril assorti d’une interdiction d’habiter prévu aux articles L. 5111, L. 51111 et L. 5112 du code de la construction et de l’habitation. Le représentant de l’État ou le maire transmet à l’autorité administrative chargée de la concurrence et de la consommation, à sa demande, les mesures de police arrêtées permettant de caractériser l’infraction. »

(114) IV.  (Supprimé)

(115) IV bis (nouveau).  Au 11° de l’article L. 241-3 du code de la construction et de l’habitation, après la seconde occurrence du mot : « par », est insérée la référence : « le a bis de l’article 14 et ».

(116) IV ter (nouveau).  Au de l’article L. 561-2 du code monétaire et financier, la référence : « et 8° » est remplacée par les références : « , 8° et  ».

(117) V.  Le I du présent article ne s’applique qu’aux contrats conclus postérieurement à la publication de la présente loi au Journal officiel.

(118) VI.  Les 7° et 8° du I du présent article entrent en vigueur le premier jour du quatrième mois suivant celui de la publication de la présente loi au Journal officiel.

(119) VII (nouveau).  Après le troisième alinéa de l’article L. 631-7 du code de la construction et de l’habitation, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

(120) « Les locaux meublés loués de manière habituelle pour de courtes durées à une clientèle de passage qui n'y élit pas domicile ne peuvent pas être considérés comme locaux d’habitation au sens du présent article et doivent donc être soumis à autorisation. »

(121) VIII (nouveau).  Après le premier alinéa de l’article L. 631-7-1 du même code, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

(122) « Un propriétaire ne peut demander une autorisation de changement d’usage de son logement en local meublé loué de manière habituelle pour de courtes durées qu’après avoir obtenu l’accord de l’assemblée générale des copropriétaires. »

Chapitre IV

Améliorer la prévention des expulsions

Section 1

Traiter les impayés le plus en amont possible

Article 10

(1) I.  L’article 24 de la loi n° 89462 du 6 juillet 1989 précitée est ainsi modifié :

(2)  Au début du premier alinéa, est ajoutée la mention : « I.  » ;

(3)  Après le premier alinéa, sont insérés trois alinéas ainsi rédigés :

(4) « Le commandement de payer reproduit, à peine de nullité, les dispositions du présent article et des trois premiers alinéas de l’article 6 de la loi n° 90449 du 31 mai 1990 visant la mise en œuvre du droit au logement, en mentionnant la faculté pour le locataire de saisir le fonds de solidarité pour le logement, dont l’adresse de saisine est précisée.

(5) « Lorsque les obligations résultant d’un contrat de location conclu en application du présent titre sont garanties par un cautionnement, le commandement de payer est signifié à la caution dans un délai de quinze jours à compter de sa signification au locataire. À défaut, la caution ne peut être tenue au paiement des pénalités ou des intérêts de retard.

(6) « II.  À compter du 1er janvier 2015, les bailleurs personnes morales autres qu’une société civile constituée exclusivement entre parents et alliés jusqu’au quatrième degré inclus ne peuvent faire délivrer, sous peine d’irrecevabilité de la demande, une assignation aux fins de constat de résiliation du bail avant l’expiration d’un délai de deux mois suivant la saisine de la commission de coordination des actions de prévention des expulsions locatives prévue à larticle 72 de la loi n° 90449 du 31 mai 1990 précitée. Cette saisine est réputée constituée lorsque persiste une situation dimpayé, préalablement signalée dans les conditions réglementaires aux organismes payeurs des aides au logement en vue dassurer le maintien du versement des aides mentionnées à l’article L. 3512 du code de la construction et de lhabitation et aux articles L. 5421 et L. 8311 du code de la sécurité sociale. Cette saisine peut seffectuer par voie électronique, selon des modalités fixées par décret. » ;

(7)  Le deuxième alinéa est ainsi modifié :

(8) a) Au début, est ajoutée la mention : « III.  » ;

(9) b) À la première phrase, les mots : « , en tant que de besoin, » sont supprimés et, après les mots : « pour le logement, », sont insérés les mots : « la commission de coordination des actions de prévention des expulsions locatives » ;

(10) c) Après la première phrase, est insérée une phrase ainsi rédigée :

(11) « Cette saisine peut s’effectuer par voie électronique, selon les modalités fixées par décret. » ;

(12) d) La seconde phrase est ainsi modifiée :

(13)  les mots : « une enquête financière et sociale » sont remplacés par les mots : « un diagnostic social et financier, » ;

(14)  les mots : « de laquelle » sont remplacés par le mot : « duquel » ;

(15)  après le mot : « observations », sont insérés les mots : « , et le transmettent au juge avant l’audience, ainsi qu’à la commission de coordination des actions de prévention des expulsions locatives » ;

(16)  à la fin, les mots : « à l’enquête » sont remplacés par les mots : « au diagnostic » ;

(17)  Après le deuxième alinéa, il est inséré un IV ainsi rédigé :

(18) « IV.  Les II et III sont applicables aux assignations tendant au prononcé de la résiliation du bail lorsqu’elle est motivée par l’existence d’une dette locative du preneur. Elles sont également applicables aux demandes reconventionnelles aux fins de constat ou de prononcé de la résiliation motivées par l’existence d’une dette locative, la notification au représentant de l’État dans le département incombant au bailleur. » ;

(19)  Au début du troisième alinéa, est ajoutée la mention : « V.  » ;

(20)  Les trois derniers alinéas sont supprimés ;

(21)  (nouveau) Il est ajouté un VI ainsi rédigé :

(22) « VI.  La notification de la décision de justice prononçant l’expulsion mentionne la possibilité de saisir la commission de médiation prévue à l’article L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. »

(23) II.  Les articles L. 353151 et L. 44261 du code de la construction et de l’habitation sont abrogés.

Section 2

Renforcer le rôle des commissions de coordination des actions
de prévention des expulsions locatives et assurer une meilleure articulation avec les fonds de solidarité pour le logement

Article 11

(1) I.  Après le mot : « départements », la fin de l’article L. 4125 du code des procédures civiles d’exécution est ainsi rédigée : « afin que celuici informe la commission de coordination des actions de prévention des expulsions locatives prévue à l’article 72 de la loi n° 90449 du 31 mai 1990 visant à la mise en œuvre du droit au logement, et qu’il informe le ménage locataire de la possibilité de saisir la commission de médiation en vue d’une demande de relogement au titre du droit au logement opposable. À défaut de saisine par l’huissier, le délai avant l’expiration duquel l’expulsion ne peut avoir lieu est suspendu.

(2) « Cette information peut s’effectuer par voie électronique, selon des modalités fixées par décret. »

(3) II.  La loi n° 90449 du 31 mai 1990 visant à la mise en œuvre du droit au logement est ainsi modifiée :

(4)  L’article 71 est ainsi rédigé :

(5) « Art. 71.  Afin d’organiser le traitement coordonné des situations d’expulsion locative, une charte pour la prévention de l’expulsion est élaborée dans chaque département avec l’ensemble des partenaires concernés.

(6) « Cette charte est approuvée par le comité responsable du plan départemental d’action pour le logement et l’hébergement des personnes défavorisées, et fait l’objet d’une évaluation annuelle devant ce même comité ainsi que devant la commission de coordination des actions de prévention des expulsions locatives.

(7) « Un décret fixe la liste des dispositions appelées à figurer dans la charte. » ;

(8)  Après l’article 71, sont insérés des articles 72 et 73 ainsi rédigés :

(9) « Art. 72.  Une commission de coordination des actions de prévention des expulsions locatives est créée dans chaque département. Cette commission a pour missions de :

(10) «  Coordonner, d’évaluer et d’orienter le dispositif de prévention des expulsions locatives défini par le plan départemental d’action pour le logement et l’hébergement des personnes défavorisées et la charte pour la prévention de l’expulsion ;

(11) «  Délivrer des avis et des recommandations à tout organisme ou personne susceptible de participer à la prévention de l’expulsion, ainsi qu’aux bailleurs et aux locataires concernés par une situation d’impayé ou de menace d’expulsion.

(12) « Pour l’exercice de cette deuxième mission, elle est informée par le représentant de l’État dans le département des situations faisant l’objet d’un commandement d’avoir à libérer les locaux lui ayant été signalés conformément à l’article L. 4125 du code des procédures civiles d’exécution.

(13) « Elle peut être saisie par un de ses membres, par le bailleur, par le locataire et par toute institution ou personne y ayant intérêt ou vocation.

(14) « Elle est alertée par :

(15) « a) La commission de médiation, pour tout recours amiable au titre du droit au logement opposable fondé sur le motif de la menace d’expulsion sans relogement ;

(16) « b) Systématiquement, les organismes payeurs des aides au logement, en vue de prévenir leurs éventuelles suspensions par une mobilisation coordonnée des outils de prévention ;

(17) « c) Le fonds de solidarité pour le logement lorsque son aide ne pourrait pas, à elle seule, permettre le maintien dans les lieux ou le relogement du locataire.

(18) « La commission émet également des avis et des recommandations en matière d’attribution d’aides financières sous forme de prêts ou de subventions, et d’accompagnement social lié au logement, suivant la répartition des responsabilités prévue par la charte de prévention de l’expulsion.

(19) « Le représentant de l’État dans le département informe la commission de toute demande de concours de la force publique mentionnée au chapitre III du titre V du livre Ier du code des procédures civiles d’exécution en vue de procéder à l’expulsion.

(20) « La commission est informée des décisions prises à la suite de ses avis. Elle est destinataire du diagnostic social et financier mentionné au III de l’article 24 de la loi n° 89462 du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs.

(21) « Les membres de la commission de coordination des actions de prévention des expulsions locatives et les personnes chargées de l’instruction des saisines sont soumis au secret professionnel dans les conditions prévues à l’article 22613 du code pénal. Par dérogation aux dispositions de ce même article, les professionnels de l’action sociale et médico-sociale, définie à l’article L. 1161 du code de l’action sociale et des familles, fournissent aux services instructeurs de la commission les informations confidentielles dont ils disposent et qui sont strictement nécessaires à l’évaluation de la situation du ménage au regard de la menace d’expulsion dont il fait l’objet.

(22) « La composition et les modalités de fonctionnement de la commission, notamment du système d’information qui en permet la gestion, sont fixées par décret en Conseil d’État.

(23) « Art. 73.  Par dérogation aux dispositions de l’article L. 35114 du code de la construction et de l’habitation, les compétences de la commission prévue à ce même article sont exercées par les organismes payeurs de l’aide personnalisée au logement. »

(24) III.  L’article 121 de la loi n° 98657 du 29 juillet 1998 d’orientation relative à la lutte contre les exclusions est abrogé.

Article 11 bis (nouveau)

Un rapport du Gouvernement sur les modalités de calcul du montant de l’allocation personnalisée au logement prenant en compte la moyenne des ressources perçues au cours des trois derniers mois précédant la demande est transmis au Parlement avant la fin de l’année 2014.

Chapitre V

Faciliter les parcours de l’hébergement au logement

Section 1

Accueil, hébergement, accompagnement vers le logement

Sous-section 1

Consacrer juridiquement les services intégrés d’accueil et d’orientation

Article 12

(1) Le chapitre V du titre IV du livre III du code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié :

(2)  L’article L. 3452 est ainsi modifié :

(3) a) Le premier alinéa est complété par une phrase ainsi rédigée :

(4) « Cette orientation est assurée par un service intégré d’accueil et d’orientation, dans les conditions définies par la convention conclue avec le représentant de l’État dans le département prévue à l’article L. 34524. » ;

(5) b) Les deux derniers alinéas sont supprimés ;

(6)  Après l’article L. 34523, sont insérés des articles L. 34524 à L. 34529 ainsi rédigés :

(7) « Art. L. 34524.  Afin d’assurer le meilleur traitement de l’ensemble des demandes d’hébergement et de logement formées par les personnes ou familles sans domicile ou éprouvant des difficultés particulières, en raison de l’inadaptation de leurs ressources ou de leurs conditions d’existence, pour accéder par leurs propres moyens à un logement décent et indépendant et d’améliorer la fluidité entre ces deux secteurs, une convention est conclue dans chaque département entre l’État et une personne morale pour assurer un service intégré d’accueil et d’orientation qui a pour missions, sur le territoire départemental :

(8) «  De recenser toutes les places d’hébergement, les logements en résidence sociale ainsi que les logements des organismes qui exercent les activités d’intermédiation locative ;

(9) «  De gérer le service d’appel téléphonique pour les personnes ou familles mentionnées au premier alinéa ;

(10) «  De veiller à la réalisation d’une évaluation sociale, médicale et psychique des personnes ou familles mentionnées au même premier alinéa, de traiter équitablement leurs demandes et de leur faire des propositions d’orientation adaptées à leurs besoins, transmises aux organismes susceptibles d’y satisfaire ;

(11) «  De suivre le parcours des personnes ou familles mentionnées audit premier alinéa prises en charge, jusqu’à la stabilisation de leur situation ;

(12) «  De contribuer à l’identification des personnes en demande d’un logement, si besoin avec un accompagnement social ;

(13) «  D’assurer la coordination des personnes concourant au dispositif de veille sociale prévu à l’article L. 3452 ;

(14) «  De produire les données statistiques d’activité, de suivi et de pilotage du dispositif d’accueil, d’hébergement et d’accompagnement vers l’insertion et le logement ;

(15) «  De participer à l’observation sociale.

(16) « Art. L. 34525.  La convention prévue à l’article L. 34524 comporte, notamment :

(17) «  Les engagements de la personne morale gérant le service intégré d’accueil et d’orientation en matière d’objectifs et d’information du représentant de l’État et de coopération avec les services intégrés d’accueil et d’orientation d’autres départements ;

(18) «  Les modalités de suivi de l’activité du service ;

(19) «  Les modalités de participation à la gouvernance du service des personnes prises en charge ou ayant été prises en charge dans le cadre du dispositif d’accueil, d’hébergement et d’accompagnement vers l’insertion et le logement ;

(20) «  Le cas échéant, les modalités d’organisation spécifiques du service eu égard aux caractéristiques et contraintes particulières propres au département ;

(21) «  Les financements accordés par l’État.

(22) « Art. L. 34526.  Pour l’exercice de ses missions, le service intégré d’accueil et d’orientation peut passer des conventions avec :

(23) «  Les personnes morales de droit public ou de droit privé concourant au dispositif de veille sociale prévu à l’article L. 3452 ;

(24) «  Les personnes morales de droit public ou de droit privé assurant l’accueil, l’évaluation, le soutien, l’hébergement ou l’accompagnement des personnes ou familles mentionnées au premier alinéa de l’article L. 34524 ;

(25) «  Les organismes qui exercent les activités d’intermédiation locative et de gestion locative sociale prévus à l’article L. 3654 du code de la construction et de l’habitation ;

(26) «  Les logements-foyers mentionnés à l’article L. 6331 du même code accueillant les personnes ou familles mentionnées au premier alinéa de l’article L. 34524 du présent code ;

(27) «  Les résidences hôtelières à vocation sociale prévues à l’article L. 63111 du code de la construction et de l’habitation accueillant les personnes ou familles mentionnées au premier alinéa de l’article L. 34524 du présent code ;

(28) «  Les dispositifs spécialisés d’hébergement et d’accompagnement ;

(29) «  Les bailleurs sociaux ;

(30) «  Les organismes agréés qui exercent les activités mentionnées aux 1° et 2° de l’article L. 3651 du code de la construction et de l’habitation ;

(31) «  Les collectivités territoriales, leurs groupements et leurs établissements publics ;

(32) « 10° Les agences régionales de santé, les établissements de santé et les établissements médico-sociaux.

(33) « Art. L. 34527.  Lorsqu’elles bénéficient d’un financement de l’État, les personnes morales assurant un hébergement :

(34) «  Mettent à disposition du service intégré d’accueil et d’orientation leurs places d’hébergement et l’informent de toutes les places vacantes ou susceptibles de l’être ;

(35) «  Mettent en œuvre les propositions d’orientation du service intégré d’accueil et d’orientation et, le cas échéant, motivent le refus d’une admission.

(36) « Les personnes morales assurant un hébergement peuvent admettre, en urgence, les personnes en situation de détresse médicale, psychique et sociale sous réserve d’en informer le service intégré d’accueil et d’orientation.

(37) « Art. L. 34528.  Lorsqu’ils bénéficient d’un financement de l’État, les organismes qui exercent des activités d’intermédiation et de gestion locative sociale, prévus à l’article L. 3654 du code de la construction et de l’habitation, les logements-foyers mentionnés à l’article L. 6331 du même code et les résidences hôtelières à vocation sociale prévues à l’article L. 63111 dudit code accueillant les personnes ou familles mentionnées au premier alinéa de l’article L. 34524 du présent code :

(38) «  Informent le service intégré d’accueil et d’orientation des places vacantes ou susceptibles de l’être ;

(39) «  Examinent les propositions d’orientation du service intégré d’accueil et d’orientation et les mettent en œuvre selon les procédures qui leur sont propres.

(40) « Art. L. 34529.  En Île-de-France, le représentant de l’État dans la région, dans le cadre d’une conférence régionale, coordonne l’action des services intégrés d’accueil et d’orientation de chaque département.

(41) « Pour les autres régions métropolitaines, le représentant de l’État dans la région détermine les modalités de coordination des services intégrés d’accueil et d’orientation de chaque département. Cette coordination peut prendre la forme d’une conférence régionale. » ;

(42)  L’article L. 3454 est ainsi modifié :

(43) a) À la fin du 2°, la référence : « à l’article L. 3453 » est remplacée par les références : « aux articles L. 34524 et L. 3453 » ;

(44) b) Il est ajouté un ainsi rédigé :

(45) «  Après avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés, les informations et données échangées entre l’État et les personnes morales participant à la prise en charge des personnes ou des familles sans domicile. »

Sous-section 2

Renforcer la gouvernance au niveau régional
et l’articulation entre le logement et l’hébergement

Article 13

(1) Le code de la construction et de l’habitation est ainsi modifié :

(2)  À la première phrase du troisième alinéa de l’article L. 3013, après les mots : « de l’habitat », sont insérés, deux fois, les mots : « et de l’hébergement » ;

(3)  À la fin de la seconde phrase du quatrième alinéa et à l’avantdernier alinéa de l’article L. 3022, au second alinéa de l’article L. 3023, à la seconde phrase du premier alinéa de l’article L. 3029, à la première phrase du deuxième alinéa de l’article L. 30291, à la première phrase de l’article L. 30212, à la seconde phrase du premier alinéa et à la fin du dernier alinéa de l’article L. 30213, à la fin de l’intitulé du chapitre IV du titre VI du livre III, à la fin de la seconde phrase de l’article L. 44110 et à la première phrase de l’avantdernier alinéa de l’article L. 4437, après les mots : « de l’habitat », sont insérés les mots : « et de l’hébergement » ;

(4)  L’article L. 3641 est ainsi modifié :

(5) a) Le premier alinéa est ainsi modifié :

(6)  après les mots : « de l’habitat », sont insérés les mots : « et de l’hébergement » ;

(7)  après les mots : « d’habitat », sont insérés les mots : « et d’hébergement » ;

(8) b) Le second alinéa est ainsi modifié :

(9)  les mots : « , à Mayotte et à Saint Martin » sont remplacés par les mots : « et à Mayotte » ;

(10)  après les mots : « de l’habitat », sont insérés, deux fois, les mots : « et de l’hébergement ».

Article 14

(1) I.  Le I de l’article L. 31253 du code de l’action sociale et des familles est ainsi rédigé :

(2) « I.  Le plan départemental d’action pour le logement et l’hébergement des personnes défavorisées, prévu à l’article 2 de la loi n° 90449 du 31 mai 1990 visant à la mise en œuvre du droit au logement définit, de manière territorialisée, les mesures destinées à répondre aux besoins en logement et en hébergement des personnes prises en charge par le dispositif d’accueil, d’hébergement et d’accompagnement vers l’insertion et le logement. »

(3) II.  La loi n° 90449 du 31 mai 1990 visant à la mise en œuvre du droit au logement est ainsi modifiée :

(4)  Après l’article 1er, il est inséré un article 11 ainsi rédigé :

(5) « Art. 11.  Constituent un habitat indigne les locaux ou les installations utilisés aux fins d’habitation et impropres par nature à cet usage, ainsi que les logements dont l’état, ou celui du bâtiment dans lequel ils sont situés, expose les occupants à des risques manifestes pouvant porter atteinte à leur sécurité physique ou à leur santé.

(6) « Sont constitutifs d’un habitat informel les locaux ou les installations à usage d’habitation édifiés majoritairement sans droit ni titre sur le terrain d’assiette, dénués d’alimentation en eau potable ou de réseaux de collecte des eaux usées et des eaux pluviales ou de voiries ou équipements collectifs propres à en assurer la desserte, la salubrité et la sécurité dans des conditions satisfaisantes.

(7) « Est en situation de précarité énergétique au titre de la présente loi une personne qui éprouve dans son logement des difficultés particulières à disposer de la fourniture d’énergie nécessaire à la satisfaction de ses besoins élémentaires en raison de l’inadaptation de ses ressources ou de ses conditions d’habitat. » ;

(8)  L’intitulé du chapitre Ier est ainsi rédigé : « Des plans départementaux d’action pour le logement et l’hébergement des personnes défavorisées » ;

(9)  Les articles 2 à 4 sont ainsi rédigés :

(10) « Art. 2.  Les mesures destinées à permettre aux personnes et aux familles mentionnées au II de l’article L. 3011 du code de la construction et de l’habitation d’accéder à un logement décent et indépendant ou de s’y maintenir et d’y disposer de la fourniture d’eau, d’énergie et de services téléphoniques, ainsi que de pouvoir bénéficier, si elles le souhaitent, d’un accompagnement correspondant à leurs besoins le temps nécessaire font l’objet, dans chaque département, d’un plan départemental d’action pour le logement et l’hébergement des personnes défavorisées.

(11) « Ce plan départemental inclut les mesures destinées à répondre aux besoins en logement et en hébergement des personnes prises en charge par le dispositif d’accueil, d’hébergement et d’accompagnement vers l’insertion et le logement, conformément au principe d’accueil inconditionnel et aux articles L. 312-5-3, L. 345-2-2 et L. 345-2-3 du code de l’action sociale et des familles, ainsi qu’aux besoins en logement des personnes et familles hébergées dans des établissements ou services relevant du schéma d’organisation sociale et médico-sociale prévu à l’article L. 3124 du même code. Il comprend également des mesures destinées à lutter contre la précarité énergétique.

(12) « Ce plan couvre également les centres d’accueil pour demandeurs d’asile, les services d’accompagnement social et les actions d’adaptation à la vie active et d’insertion sociale et professionnelle des personnes et familles en difficulté ou en situation de détresse, ainsi que les différents dispositifs de veille sociale mentionnés à l’article L. 345-2 dudit code.

(13) « En Île-de-France, une commission du comité régional de l’habitat et de l’hébergement prévu à l’article L. 3641 du code de la construction et de l’habitation est chargée d’assurer la coordination des plans départementaux d’action pour le logement et l’hébergement des personnes défavorisées. Elle réunit, sous la présidence du représentant de l’État dans la région, le président du conseil régional, les représentants de l’État dans les départements et les présidents de conseils généraux.

(14) « Art. 3.  Le plan départemental est élaboré et mis en œuvre par l’État et le département. Ils constituent à cette fin un comité responsable du plan, co-présidé par le représentant de l’État dans le département et le président du conseil général, qui en nomment conjointement les membres.

(15) « Le comité responsable du plan associe à l’élaboration du plan les communes ou leurs groupements ainsi que les autres personnes morales concernées, notamment les associations dont l’un des objets est la lutte contre les exclusions, l’insertion ou le logement des personnes défavorisées et les associations de défense des personnes en situation d’exclusion par le logement, les organismes qui exercent des activités de maîtrise d’ouvrage, des activités d’ingénierie sociale, financière et technique et des activités d’intermédiation locative et de gestion locative sociale disposant des agréments définis aux articles L. 3652 à L. 3654 du code de la construction et de l’habitation, les caisses d’allocations familiales, les caisses de mutualité sociale agricole, les distributeurs d’eau et les fournisseurs d’énergie, les opérateurs de services téléphoniques, les bailleurs publics ou privés, les collecteurs de la participation des employeurs à l’effort de construction et des personnes intéressées. Il peut également les associer à la mise en œuvre du plan et confier pour partie celle-ci à des instances locales, en tenant compte du périmètre des établissements publics de coopération intercommunale compétents en matière d’habitat.

(16) « Le comité responsable du plan dispose de tous les éléments d’information relatifs aux demandes enregistrées dans le système national d’enregistrement prévu à l’article L. 44121 du même code.

(17) « Les autorités publiques compétentes et les organismes payeurs des aides personnelles au logement transmettent au comité responsable du plan les mesures de police arrêtées et les constats de non-décence effectués ainsi que l’identification des logements, installations et locaux repérés comme indignes et non décents.

(18) « Le comité responsable du plan met en place un observatoire des logements indignes et des locaux impropres à l’habitation, des logements considérés comme non décents à la suite d’un contrôle des organismes payeurs des aides personnelles au logement, ainsi que des terrains supportant un habitat informel et des secteurs d’habitat informel en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à Mayotte et à La Réunion, afin d’élaborer les actions de résorption correspondantes. Y figurent les noms des propriétaires.

(19) « Afin de mettre en œuvre la politique de lutte contre l’habitat indigne, les comités transmettent chaque année au ministre chargé du logement et, pour la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique, Mayotte et La Réunion, au ministre chargé de l’outre-mer, les données statistiques agrégées relatives au stock de locaux, installations ou logements figurant dans l’observatoire ainsi que le nombre de situations traitées au cours de l’année.

(20) « Le comité responsable du plan émet un avis sur les accords prévus aux articles L. 44111 et L. 44112 du code de la construction et de l’habitation.

(21) « Art. 4.  I.  Le plan départemental est établi pour une durée maximale de six ans. Il est révisé selon les modalités prévues pour son élaboration.

(22) « II.  Le plan départemental est fondé sur une évaluation des besoins des personnes mentionnées à l’article 2 de la présente loi dépourvues de logement ou mal-logées, quelle que soit la forme de leur habitat, notamment celles, énumérées aux a à e de l’article L. 4411 du code de la construction et de l’habitation, au profit desquelles priorité doit être donnée pour l’attribution de logement. Il évalue également les besoins des personnes dont la difficulté d’accès ou de maintien dans un logement provient de difficultés financières ou du cumul de difficultés financières et de difficultés d’insertion sociale. Il prend également en compte les besoins des personnes victimes de violences au sein de leur couple ou de leur famille, menacées de mariages forcé ou contraintes de quitter leur logement après des menaces de violence ou des violences effectivement subies. Ces situations sont prises en compte sans que la circonstance que les personnes concernées bénéficient d’un contrat de location au titre du logement occupé par le couple ou qu’elles en soient propriétaires puisse y faire obstacle. 

(23) « Cette évaluation est territorialisée et tient notamment compte du périmètre des établissements publics de coopération intercommunale compétents en matière d’habitat.

(24) « Sont en outre identifiés, en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à Mayotte et à La Réunion, les terrains supportant un habitat informel et les secteurs d’habitat informel.

(25) « III.  Le plan établit les priorités au niveau départemental, d’une part, en incluant les personnes reconnues prioritaires en application des I et II de l’article L. 441231 et du II de l’article L. 52131 du code de la construction et de l’habitation et, d’autre part, en tenant compte des critères mentionnés à l’article L. 4411 du même code.

(26) « IV.  Le plan fixe, de manière territorialisée, en tenant compte des programmes locaux de l’habitat et des bassins d’habitat, les objectifs à atteindre pour assurer aux personnes et familles concernées par le plan la mise à disposition durable d’un logement et pour garantir la mixité sociale des villes et des quartiers, ainsi que les objectifs à atteindre en matière d’accueil, d’hébergement et d’accompagnement vers l’insertion et le logement des personnes sans domicile. À cette fin, il définit les mesures adaptées concernant :

(27) «  Le suivi des demandes de logement des personnes et familles concernées par le plan ;

(28) «  La création ou la mobilisation d’une offre adaptée de logement et d’hébergement ;

(29) «  Les principes propres à améliorer la coordination des attributions prioritaires de logements ;

(30) «  La prévention des expulsions locatives, ainsi que les actions d’enquête, de diagnostic et d’accompagnement social correspondantes ;

(31) «  La contribution des fonds de solidarité pour le logement à la réalisation des objectifs du plan ;

(32) «  La résorption des logements indignes, des logements non décents, des locaux impropres à l’habitation et, s’il y a lieu, des terrains supportant un habitat informel et des secteurs d’habitat informel ;

(33) «  La mobilisation de logements dans le parc privé, selon des modalités concertées et cohérentes, comprenant notamment le recours aux actions d’intermédiation locative ;

(34) «  Les objectifs de développement ou d’évolution de l’offre existante d’hébergement ou de logement relevant du secteur de l’accueil, de l’hébergement et de l’accompagnement vers l’insertion et le logement ;

(35) «  L’offre globale de services d’accompagnement vers et dans le logement et de diagnostics sociaux, ainsi que les modalités de répartition, entre les partenaires du plan, de leur réalisation et de leur financement. Il précise également le cadre de la coopération et de la coordination entre ces partenaires. » ;

(36)  Après l’article 4, sont insérés des articles 41 et 42 ainsi rédigés :

(37) « Art. 41.  Le plan départemental est adopté conjointement par le président du conseil général et le représentant de lÉtat dans le département, après avis du comité régional de lhabitat et de lhébergement et, dans les départements doutre-mer, des conseils départementaux de lhabitat et de lhébergement prévus à larticle L. 3641 du code de la construction et de lhabitation ainsi que du conseil départemental dinsertion. Il est rendu public.

(38) « Les établissements publics de coopération intercommunale compétents en matière d’habitat, auxquels le représentant de l’État dans le département et le maire délèguent leurs pouvoirs de police dans les conditions prévues à l’article L. 301-5-1-1 du code de la construction et de l’habitation, sont chargés de la coordination des mesures mentionnées au  du IV de l’article 4 de la présente loi, pour les territoires qui les concernent.

(39) « Art. 42.  Le président du conseil général présente annuellement au comité responsable du plan départemental d’action pour le logement et l’hébergement des personnes défavorisées le bilan d’activité du fonds de solidarité pour le logement ainsi que la contribution des services sociaux du conseil général à l’accompagnement social lié au logement, aux enquêtes sociales et aux diagnostics sociaux. »

(40) III.  Le premier plan départemental d’action pour le logement et l’hébergement des personnes défavorisées entre en vigueur à la date à laquelle prend fin le plan départemental d’action pour le logement des personnes défavorisées en cours à la date de publication de la présente loi ou, si elle est plus proche, celle à laquelle prend fin le plan d’accueil, d’hébergement et d’insertion des personnes sans domicile et, au plus tard, à l’expiration d’un délai de trois ans à compter de la promulgation de la présente loi.

Article 15

(1) La loi n° 90449 du 31 mai 1990 précitée est ainsi modifiée :

(2)  À la fin du dernier alinéa de l’article 5, la référence : « 4 » est remplacée par la référence : « 3 » ;

(3)  L’article 6 est ainsi modifié :

(4) a) Le troisième alinéa est ainsi rédigé :

(5) « Le fonds de solidarité pour le logement, dans les conditions définies par son règlement intérieur, accorde notamment des aides au titre des dettes de loyer et de facture d’énergie, d’eau et de téléphone, y compris dans le cadre de l’accès à un nouveau logement. » ;

(6) b) Après la première phrase du septième alinéa, est insérée une phrase ainsi rédigée :

(7) « Ces mesures comprennent notamment l’accompagnement des ménages dans la recherche d’un logement et les diagnostics sociaux concernant les ménages menacés d’expulsion. » ;

(8) c) Au début du huitième alinéa, les mots : « Ces aides » sont remplacés par les mots : « Les aides du fonds de solidarité » ;

(9) d) Au neuvième alinéa, la référence : « article 4 » est remplacée par la référence : « article 3 » ;

(10) e) À la première phrase du dernier alinéa, les mots : « peut également accorder une aide destinée à financer les » sont remplacés par les mots : « , dans les conditions définies par son règlement intérieur, accorde également une aide destinée à financer tout ou partie des » ;

(11)  Au premier alinéa de l’article 61, les mots : « définies à l’article 4 » sont remplacés par les mots : « définies au III de l’article 4 » et les mots : « logement des personnes défavorisées visé à l’article 4 » sont remplacés par les mots : « logement et l’hébergement des personnes défavorisées prévu à l’article 3 » ;

(12)  À la seconde phrase du premier alinéa de l’article 62, les mots : « la commission mentionnée à l’article L. 35114 du code de la construction et de l’habitation » sont remplacés par les mots : « la commission de coordination des actions de prévention des expulsions locatives, par toute instance du plan départemental d’action pour le logement et l’hébergement des personnes défavorisées » ;

(13)  Au dernier alinéa de l’article 63, la référence : « premier alinéa » est remplacée par la référence : « deuxième alinéa ».

Article 15 bis (nouveau)

(1) Le troisième alinéa de l’article 6 de la même loi est complété par deux phrases ainsi rédigées :

(2) « Le fonds de solidarité pour le logement fait connaître son rapport annuel d’activité au ministre chargé du logement. Ce rapport annuel d’activité fait l’objet d’une présentation et d’un débat au comité régional de l’habitat et de l’hébergement, insistant notamment sur ses bonnes pratiques transposables à d’autres territoires. »

Article 16

(1) I.  Le code de la construction et de l’habitation est ainsi modifié :

(2)  Au quatrième alinéa de l’article L. 3021, au deuxième alinéa et à la première phrase du dernier alinéa de l’article L. 44112 et à la seconde phrase du quatrième alinéa du II, à la première phrase du V et à la seconde phrase du dernier alinéa du VII de l’article L. 44123, les mots : « pour le logement » sont remplacés par les mots : « pour le logement et l’hébergement » ;

(3)  À la seconde phrase du cinquième alinéa de l’article L. 3021, la référence : « du troisième alinéa de l’article 4 » est remplacée par la référence : « de l’article 11 » ;

(4)  Au troisième alinéa de l’article L. 44111 et au deuxième alinéa de l’article L. 44112, la référence : « au deuxième alinéa de l’article 4 » est remplacée par la référence : « à l’article 4 » ;

(5)  Au dernier alinéa du VII de l’article L. 44123, la référence : « quinzième alinéa de l’article 4 » est remplacée par la référence : « cinquième alinéa de l’article 3 ».

(6) II.  À la deuxième phrase du premier alinéa du I de l’article L. 8511 du code de la sécurité sociale et à la deuxième phrase du deuxième alinéa de l’article L. 2615 du code de l’action sociale et des familles, la référence : « au deuxième alinéa de l’article 4 » est remplacée par la référence : « à l’article 4 ».

(7) III.  À l’article L. 124 B du livre des procédures fiscales, la référence : « par l’article 4 » est remplacée par la référence : « à l’article 3 ».

(8) IV.  Au premier alinéa du I de l’article 9 de la loi n° 2011725 du 23 juin 2011 portant dispositions particulières relatives aux quartiers d’habitat informel et à la lutte contre l’habitat indigne dans les départements et régions d’outre-mer, la référence : « au deuxième alinéa du g de l’article 4 » est remplacée par la référence : « à l’article 11 ».

Article 16 bis (nouveau)

(1) L’article L. 121-4 du code de l’action sociale et des familles est complété par un alinéa ainsi rédigé :

(2) « Dans le cas de l’hébergement de publics relevant de l’aide sociale à l’enfance et lorsque le règlement départemental d’aide sociale prévoit une participation de ces publics au coût de l’hébergement, la créance à l’égard de ces publics peut être remise ou réduite par le président du conseil général en cas de précarité de la situation du débiteur, sauf si cette créance résulte d’une manœuvre frauduleuse. »

Article 16 ter (nouveau)

La première phrase du premier alinéa du III de l’article L. 1611-7 du code général des collectivités territoriales est complétée par les mots : « ainsi que le recouvrement des recettes et le paiement des dépenses relatives à l’hébergement des publics dans le cadre de l’aide sociale à l’enfance ».

 

Sous-section 3

Développer la participation des personnes accueillies ou accompagnées

Article 17

(1) Le code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié :

(2)  Après l’article L. 1152, il est inséré un article L. 11521 ainsi rédigé :

(3) « Art. L. 11521.  La définition, le suivi et l’évaluation du dispositif d’accueil, d’hébergement et d’accompagnement vers l’insertion et le logement des personnes sans domicile sont réalisés selon des modalités qui assurent une participation des personnes prises en charge par le dispositif ou l’ayant été.

(4) « Les instances de concertation permettant d’assurer cette participation ainsi que leurs modalités d’organisation sont précisées par décret. » ;

(5)  L’article L. 3116 est ainsi modifié :

(6) a) Après le premier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

(7) « Le présent article s’applique également aux établissements et services assurant l’accueil, l’évaluation, le soutien, l’hébergement et l’accompagnement des personnes ou familles mentionnées au premier alinéa de l’article L. 34524 et ne relevant pas du régime du 8° du I de l’article L. 3121. »

(8) b) (nouveau) Au début du second alinéa, le mot : « Ce » est remplacé par le mot: « Le ».

 

Section 2

Améliorer les dispositifs relatifs au droit au logement opposable

Article 18

(1) Le code de la construction et de l’habitation est ainsi modifié :

(2)  Le II de l’article L. 44123 est ainsi modifié :

(3) aa) (nouveau) Le sixième alinéa est complété par une phrase ainsi rédigée :

(4) « Elle peut préconiser que soit proposé au demandeur un logement appartenant aux organismes définis à l’article L. 411-2 loué à une personne morale aux fins d’être sous-loué à titre transitoire dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l’article L. 442-8-3. » ;

(5) a) La première phrase du huitième alinéa est ainsi modifiée :

(6)  après le mot : « également », sont insérés les mots : « , par décision motivée »,

(7)  sont ajoutés les mots : « ou un logement appartenant aux organismes définis à l'article L. 411-2 loué à une personne morale aux fins d'être sousloué à titre transitoire dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l’article L. 442-8-3 » ;

(8) b) Le dixième alinéa est complété par une phrase ainsi rédigée :

(9) « En cas de refus de l’organisme de signer un bail à son nom avec un sous-locataire occupant le logement dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l’article L. 44283 au terme de la période transitoire, le représentant de l’État dans le département, après avoir recueilli les observations du bailleur, peut procéder à l’attribution du logement à l’occupant qui devient locataire en titre, en lieu et place de la personne morale locataire. » ;

(10)  Le quatrième alinéa de l’article L. 44282 est complété par une phrase ainsi rédigée :

(11) « L’offre de logement définitif peut consister en l’attribution du logement occupé au sous locataire aux fins de signature d’un bail à son nom. » ;

(12)  L’article L. 44283 est ainsi rédigé :

(13) « Art. L. 442-8-3.  Lorsque des logements appartenant à l’organisme défini à l’article L. 4112 sont loués à une personne morale aux fins d’être sous-loués à titre transitoire aux personnes reconnues prioritaires et auxquelles un logement doit être attribué en urgence en application de l’article L. 44123 ou aux personnes mentionnées au II de l’article L. 3011, une convention annexée au contrat de sous-location est conclue entre l’organisme défini à l’article L. 4112, la personne morale locataire et le sous-locataire.

(14) « Cette convention règle les conditions dans lesquelles le souslocataire peut conclure un bail avec l’organisme défini à l’article L. 4112, dans le respect des obligations locatives définies à l’article 7 de la loi n° 89462 du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs et portant modification de la loi n° 861290 du 23 décembre 1986 et des dispositions de l’article R. 4411.

(15) « Elle prévoit également l’organisation d’un examen périodique contradictoire de la situation du sous-locataire afin d’évaluer sa capacité à assumer les obligations résultant d’un bail à son nom, selon des modalités déterminées par décret. Deux mois avant l’échéance de cette période d’examen, dont la durée est fixée dans la convention, l’organisme défini à l’article L. 4112 indique au représentant de l’État dans le département où est situé le logement s’il proposera un bail au sous-locataire et, dans la négative, les motifs de cette décision. »

Article 19

(1) Le deuxième alinéa du III de l’article L. 44123 du code de la construction et de l’habitation est ainsi rédigé :

(2) « Le représentant de l’État dans le département désigne chaque demandeur au service intégré d’accueil et d’orientation prévu à l’article L. 34524 du code de l’action sociale et des familles aux fins de l’orienter vers un organisme disposant de places d’hébergement, de logements de transition ou de logements dans un logement-foyer ou une résidence hôtelière à vocation sociale correspondant à ses besoins et qui sera chargé de l’accueillir dans le délai fixé par le représentant de l’État. L’organisme donne suite à la proposition d’orientation, dans les conditions prévues aux articles L. 34527 et L. 34528 du même code. En cas d’absence d’accueil dans le délai fixé, le représentant de l’État dans le département désigne le demandeur à un tel organisme aux fins de l’héberger ou de le loger. Au cas où l’organisme vers lequel le demandeur a été orienté ou à qui il a été désigné refuse de l’héberger ou de le loger, le représentant de l’État dans le département procède à l’attribution d’une place d’hébergement ou d’un logement de transition ou d’un logement dans un logement-foyer ou une résidence hôtelière à vocation sociale correspondant à ses besoins. Le cas échéant, cette attribution s’impute sur les droits à réservation du représentant de l’État. En Île-de-France, il peut aussi demander au représentant de l’État d’un autre département d’effectuer une telle proposition ; en cas de désaccord, la proposition est faite par le représentant de l’État dans la région. »

Article 20

(1) Le IV du même article L. 44123 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

(2) « Lorsque la commission de médiation, saisie d’une demande d’hébergement ou de logement dans un établissement ou un logement de transition, un logement-foyer ou une résidence hôtelière à vocation sociale dans les conditions prévues au III, estime qu’un tel accueil n’est pas adapté et qu’une offre de logement doit être faite, elle peut, si le demandeur remplit les conditions fixées aux deux premiers alinéas du II, le désigner comme prioritaire pour l’attribution d’un logement en urgence et transmettre au représentant de l’État dans le département cette demande aux fins de logement, dans le délai fixé au cinquième alinéa du II. »

Article 20 bis (nouveau)

(1) Le I du même article L. 441-2-3 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

(2) « Un représentant de la personne morale gérant le service intégré d’accueil et d’orientation dans le département peut assister à la commission à titre consultatif. »

Section 3

Simplifier les règles de domiciliation

Article 21

(1) I.  Le code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié :

(2)  Après la seconde occurrence du mot : « domicile », la fin de l’article L. 2522 est ainsi rédigée : « dans les conditions prévues au chapitre IV du titre VI du présent livre II. » ;

(3)  Le premier alinéa de l’article L. 2641 est ainsi modifié :

(4) a) Les mots : « à l’exception de l’aide médicale de l’État mentionnée à l’article L. 2511 » sont remplacés par les mots : « à l’exercice des droits civils, à l’admission au séjour au titre de l’asile en application de l’article L. 7411 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, » ;

(5) b) Le mot : « juridique » est remplacé par le mot : « juridictionnelle » ;

(6)  Le dernier alinéa de l’article L. 2642 est complété par les mots : « , à moins qu’elle sollicite l’aide médicale de l’État mentionnée à l’article L. 2511 du présent code ou son admission au séjour au titre de l’asile en application de l’article L. 7411 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ou l’aide juridictionnelle en application des troisième ou quatrième alinéas de l’article 3 de la loi n° 91647 du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique » ;

(7)  L’article L. 26410 est ainsi rédigé :

(8) « Art. L. 26410.  Les conditions d’application du présent chapitre sont déterminées par décret, à l’exception de celles relatives à la domiciliation des personnes qui sollicitent leur admission au séjour au titre de l’asile en application de l’article L. 7411 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que celles prévues à l’article L. 2644, qui sont déterminées par décret en Conseil d’État. »

(9) II.  Après le premier alinéa de l’article 102 du code civil, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

(10) « Le lieu d’exercice des droits civils d’une personne sans domicile stable est celui où elle a fait élection de domicile dans les conditions prévues à l’article L. 2641 du code de l’action sociale et des familles. »

Chapitre VI

Créer de nouvelles formes d’accès au logement
par l’habitat participatif

Article 22

(1) Au début du livre II du code de la construction et de l’habitation, il est ajouté un titre préliminaire ainsi rédigé :

(2) « TITRE PRÉLIMINAIRE

(3) « LES SOCIÉTÉS D’HABITAT PARTICIPATIF

(4) « Art. L. 200-1.  L’habitat participatif est une démarche citoyenne qui permet à des personnes physiques de s’associer, le cas échéant avec des personnes morales, afin de participer à la définition et à la conception de leurs logements et des espaces destinés à un usage commun, de construire ou d’acquérir un ou plusieurs immeubles destinés à leur habitation et, le cas échéant, d’assurer la gestion ultérieure des immeubles construits ou acquis.

(5) « En partenariat avec les différents acteurs agissant en faveur de l’amélioration et de la réhabilitation du parc de logements existant public ou privé et dans le respect des politiques menées aux niveaux national et local, l’habitat participatif favorise la construction et la mise à disposition de logements, ainsi que la mise en valeur d’espaces collectifs dans une logique de partage et de solidarité entre habitants.

(6) « Art. L. 200-2 (nouveau).  Sans préjudice des autres formes juridiques prévues par la loi, les sociétés d’habitat participatif peuvent se constituer sous la forme de coopératives d’habitants ou de sociétés d’autopromotion définies aux chapitres Ier et II du présent titre.

(7) « Art. L. 200-3 (nouveau).  Les personnes souhaitant s’engager dans cette démarche peuvent s’associer en sociétés d’habitat participatif, sous réserve, lorsqu’elles se constituent sous la forme de coopératives d’habitants ou de sociétés d’autopromotion, que les éventuelles personnes morales qui y adhèrent ne détiennent pas plus de 30 % du capital social ou des droits de vote.

(8) « Art. L. 200-4 (nouveau).  Par dérogation aux articles L. 201-2 et L. 202-2, lorsqu’un organisme d’habitations à loyer modéré, une société d’économie mixte mentionnée à l’article L. 481-1 ou un organisme agréé mentionné aux articles L. 365-2 à L. 365-4 est admis comme associé d’une société d’habitat participatif, il lui est attribué en jouissance ou en propriété un nombre de logements fixé à proportion de sa participation dans le capital de la société.

(9) « Art. L. 200-5 (nouveau).  Par dérogation à l’article 1857 du code civil, les associés des sociétés régies par le présent titre et constituées sous la forme de société civile ne répondent des dettes sociales à l’égard des tiers qu’à concurrence de leurs apports.

(10) « Art. L. 200-6 (nouveau).  La décision régulièrement prise par toute société d’habitat participatif, quelle qu’en soit la forme, de modifier ses statuts pour les adapter au présent titre n’entraîne pas la création d’une personne morale nouvelle.

(11) « Art. L. 200-7 (nouveau).  Chaque société d’habitat participatif doit limiter son objet à des opérations de construction ou de gestion comprises dans un même programme, comportant une ou plusieurs tranches, d’un même ensemble immobilier.

(12) « Art. L. 200-8 (nouveau).  Avant tout commencement de travaux de construction, l’assemblée générale de toute société régie par le présent titre ayant pour objet la construction d’un immeuble doit en approuver les conditions techniques et financières d’exécution et fixer les bases selon lesquelles les différents éléments composant le prix de revient global sont répartis entre les locaux à édifier, afin de déterminer le prix de chacun d’eux. Chaque société doit également justifier, avant tout commencement de travaux de construction, d’une garantie financière d'achèvement de l'immeuble définie par décret en Conseil d’État.

(13) « Art. L. 200-9.  Un décret en Conseil d’État définit les modalités d’application du présent titre.

(14) « Chapitre IER

(15) « Les coopératives d’habitants

(16) « Art. L. 2011.  Les sociétés coopératives d’habitants sont des sociétés à capital variable régies, sous réserve des dispositions du présent chapitre, par le chapitre Ier du titre III du livre II du code de commerce et par les titres Ier, II, II ter, III et IV de la loi n° 471775 du 10 septembre 1947 portant statut de la coopération. Elles peuvent être valablement constituées sous les différentes formes prévues par la loi.

(17) « Art. L. 2012.  Elles ont pour objet de fournir à leurs associés personnes physiques la jouissance d’un logement à titre de résidence principale et de contribuer au développement de leur vie collective dans les conditions prévues au présent article. Pour cela elles peuvent :

(18) «  Acquérir un ou plusieurs terrains ou des droits réels permettant de construire ;

(19) «  Construire ou acquérir des immeubles à usage principal d’habitation destinés à leurs associés ;

(20) «  Attribuer la jouissance de ces logements à leurs associés personnes physiques au moyen du contrat coopératif mentionné à l’article L. 2018 ;

(21) «  Gérer, entretenir et améliorer les immeubles mentionnés au 2° ;

(22) «  Entretenir et animer des lieux de vie collective ;

(23) «  Offrir des services à leurs associés et, à titre accessoire, à des tiers non associés.

(24) « Un décret en Conseil d’État détermine les conditions dans lesquelles il peut être dérogé à l’obligation d’établir sa résidence principale dans l’immeuble de la société coopérative régie par l’article L. 2011.

(25) « Art. L. 2013.  Les statuts peuvent prévoir que la coopérative d’habitants admette des tiers non associés à bénéficier des services mentionnés au 6° de l’article L. 201-2, selon des conditions fixées par décret en Conseil d’État. Ces opérations font l’objet d’une comptabilité spéciale permettant de connaître le résultat de cette activité.

(26) « Le chiffre d’affaires correspondant ne peut excéder un pourcentage du capital social ou du chiffre d’affaires de la société, déterminé par décret en Conseil d’État.

(27) « Art. L. 2014.  Les statuts prévoient que les parts sociales ne peuvent être cédées ou remboursées avant l’attribution en jouissance des logements. Un décret en Conseil d’État détermine les conditions permettant de déroger à ce délai.

(28) « Art. L. 2015.  I.  Le prix maximal de cession des parts sociales des sociétés coopératives est limité au montant nominal de ces parts sociales, augmenté d’une majoration qui, dans la limite d’un plafond prévu par les statuts, est notamment indexée sur le taux d’intérêt servi au détenteur d’un livret A. Toute modification de cette clause nécessite une décision à l’unanimité des associés.

(29) « Toute cession de parts sociales intervenue en violation d’une telle clause est nulle.

(30) « Un associé coopérateur peut se retirer de la société après autorisation de l’assemblée générale des associés.

(31) « Toutefois, si l’associé cédant ses parts ou se retirant présente un nouvel associé, cette autorisation ne peut être refusée que pour un motif sérieux et légitime. L’assemblée générale n’est pas tenue d’accepter comme associé la personne proposée par l’associé cédant ses parts ou se retirant et peut accepter le retrait ou la cession en agréant une autre personne, sans avoir à motiver sa décision. En cas de refus injustifié, le retrait ou la cession peut être autorisé par le juge saisi dans le délai d’un mois à compter de la notification du refus.

(32) « II.  Le prix maximal de remboursement des parts sociales des sociétés coopératives, en cas de retrait, est limité au montant nominal de ces parts sociales, augmenté d’une majoration qui, dans la limite d’un plafond prévu par les statuts, est notamment indexée sur le taux d’intérêt servi au détenteur d’un livret A. Ce montant ne peut excéder le prix maximal de cession des parts sociales défini au premier alinéa du I du présent article.

(33) « III.  L’exclusion d’un associé ne peut être prononcée par l’assemblée générale que pour un motif sérieux et légitime. Le prix maximal de remboursement des parts sociales de l’associé exclu est limitée au montant nominal de ces parts sociales, augmenté d’une majoration, qui, dans la limite d’un plafond prévu par les statuts, est indexée sur le taux d’intérêt servi au détenteur d’un livret A. L’associé exclu dispose d’un recours devant le juge saisi dans le délai d’un mois à compter du jour où il a reçu notification de cette décision.

(34) « IV.  L’associé démissionnaire, exclu ou qui cède ses parts sociales ne supporte pas la quote-part des pertes afférentes aux amortissements de l’ensemble immobilier.

(35) « Les sommes versées par l’associé démissionnaire ou l’associé exclu au titre de la libération de ses parts sociales sont remboursées à cet associé, après déduction des charges et frais occasionnés à la société par la démission ou l’exclusion de l’associé. L’appréciation du montant de ces charges et frais peut faire l’objet d’une évaluation forfaitaire faite par les statuts dans les limites fixées par décret en Conseil d’État.

(36) « Art. L. 2016.  La société coopérative d’habitants constitue des provisions pour gros travaux d’entretien et de réparation, pour vacance des logements et pour impayés de la redevance, dans des conditions prévues par décret en Conseil d’État.

(37) « Art. L. 2017.  Les associés sont tenus de participer aux charges entraînées par les services collectifs et les éléments d’équipement commun. Un règlement est adopté par l’assemblée générale des associés avant toute entrée dans les lieux et prévoit notamment les modalités de répartition de ces charges entre les associés. Ce règlement est annexé au contrat coopératif prévu à l’article L. 2018.

(38) « Art. L. 2018.  Un contrat coopératif est conclu entre la société coopérative d’habitants et chaque associé coopérateur avant l’entrée en jouissance de ce dernier. Ce contrat confère à l’associé coopérateur un droit de jouissance sur un logement et mentionne, notamment :

(39) «  La désignation et la description du logement dont l’associé coopérateur a la jouissance et des espaces destinés à un usage commun des associés coopérateurs ;

(40) «  Les modalités d’utilisation des espaces mentionnés au  ;

(41) «  La date d’entrée en jouissance ;

(42) «  L’absence de maintien de plein droit dans les lieux prévue à l’article L. 2019 ;

(43) «  Une estimation du montant de la quote-part des charges mentionnées à l’article L. 2017 que l’associé coopérateur doit acquitter pour la première année d’exécution du contrat ;

(44) «  Le montant de la redevance mise à la charge de l’associé coopérateur, sa périodicité et, le cas échéant, ses modalités de révision. Le contrat coopératif précise à ce titre :

(45) « a) La valeur de la partie de la redevance correspondant à la jouissance du logement, appelée fraction locative ;

(46) « b) La valeur de la partie de la redevance correspondant à l’acquisition de parts sociales, appelée fraction acquisitive.

(47) « Art. L. 2019.  I.  En cas de décès d’un associé coopérateur, ses héritiers ou légataires disposent d’un délai de deux ans pour signer un contrat coopératif.

(48) « II.  La perte de la qualité d’associé coopérateur pour quelque cause que ce soit entraîne la cessation du contrat coopératif mentionné à l’article L. 2018 et emporte de plein droit la perte du droit de jouissance.

(49) « Art. L. 20110.  La société coopérative d’habitants fait procéder périodiquement, sous le nom de révision coopérative, à l’examen de sa situation technique et financière et de sa gestion, dans des conditions fixées par décret en Conseil d’État.

(50) « Art. L. 20111.  Par dérogation à l’article 19 de la loi n° 471775 du 10 septembre 1947 précitée, en cas de dissolution, l’actif net subsistant après extinction du passif et remboursement du capital effectivement versé sous réserve de l’application des articles 16 et 18 de la même loi, est dévolu par décision de l’assemblée générale à d’autres coopératives d’habitants régies par le présent code ou à une union les fédérant ou à tout organisme d’intérêt général destiné à aider à leur financement initial ou à garantir l’achèvement de la production de logement.

(51) « Art. L. 20112.  Les deux derniers alinéas de l’article 16, l’article 17 et le deuxième alinéa de l’article 18 de la loi n° 471775 du 10 septembre 1947 précitée ne sont pas applicables aux sociétés régies par le présent chapitre.

(52) « Chapitre II

(53) « Les sociétés d’autopromotion

(54) « Art. L. 2021.  Les sociétés d’autopromotion sont des sociétés à capital variable régies, sous réserve des dispositions du présent chapitre, par le chapitre Ier du titre III du livre II du code de commerce. Elles peuvent être valablement constituées sous les différentes formes prévues par la loi.

(55) « Art. L. 2022.  Elles ont pour objet d’attribuer aux associés personnes physiques la propriété ou la jouissance d’un logement à titre de résidence principale et d’entretenir et animer les lieux de vie collective qui y sont attachés. Pour cela elles peuvent :

(56) «  Acquérir un ou plusieurs terrains ou des droits réels permettant de construire ;

(57) «  Acquérir ou construire des immeubles à usage d’habitation en vue de leur division par fractions destinées à être attribuées aux associés en propriété ou en jouissance à titre de résidence principale ;

(58) «  Gérer, entretenir et améliorer les immeubles leur appartenant ainsi que les lieux de vie collective qu’ils comportent.

(59) « Dès la constitution de la société, les statuts optent pour l’attribution des logements en jouissance ou en propriété.

(60) « Un décret en Conseil d’État détermine les conditions dans lesquelles il peut être dérogé à l’obligation d’établir sa résidence principale dans l’immeuble de la société régie par l’article L. 2021.

(61) « Art. L. 2023.  Un état descriptif de division annexé aux statuts délimite les lots et diverses parties de l’immeuble en distinguant celles qui sont communes de celles qui sont à usage privatif. S’il y a lieu, il fixe la quote-part des parties communes afférentes à chaque lot. Les statuts divisent les droits composant le capital social en groupes et affectent à chacun d’eux l’un des lots définis par l’état descriptif de division pour être attribué au titulaire du groupe considéré.

(62) « En cas d’attribution en propriété, un règlement précise la destination des parties réservées à l’usage privatif des associés et, s’il y a lieu, celle des parties communes affectées à l’usage de tous les associés ou de plusieurs d’entre eux.

(63) « Si l’attribution en propriété d’une ou plusieurs fractions de l’immeuble emporte l’application de la loi n° 65557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis, le règlement est établi en conformité avec cette loi et est annexé aux statuts de la société.

(64) « En cas d’attribution en jouissance, un règlement en jouissance délimite les diverses parties de l’immeuble, en distinguant celles qui sont communes de celles qui sont à usage privatif. Il précise la destination des parties destinées à un usage privatif et, s’il y a lieu, celle des parties communes affectées à l’usage de tous les associés ou de plusieurs d’entre eux. Ce règlement en jouissance est annexé aux statuts.

(65) « L’état descriptif de division, les règlements mentionnés au présent article et les dispositions corrélatives des statuts sont adoptés avant tout commencement des travaux de construction.

(66) « Art. L. 2024.  Les associés sont tenus de répondre aux appels de fonds nécessités par la construction de l’immeuble, en proportion de leurs droits dans le capital.

(67) « Art. L. 2025.  L’associé qui ne satisfait pas aux obligations auxquelles il est tenu envers la société en vertu de l’article L. 2024 ne peut prétendre ni à entrer en jouissance de la fraction de l’immeuble à laquelle il a vocation, ni à se maintenir dans cette jouissance, ni à obtenir l’attribution en propriété de ladite fraction.

(68) « Les droits sociaux appartenant à l’associé défaillant peuvent, un mois après une sommation de payer restée sans effet, être mis en vente publique, sur autorisation de l’assemblée générale prise à la majorité des deux tiers des droits sociaux et, sur deuxième convocation, à la majorité des deux tiers des droits sociaux dont les titulaires sont présents ou représentés. Nonobstant toute disposition contraire des statuts, les parts ou actions détenues par les associés à l’encontre desquels la mise en vente est à l’ordre du jour de l’assemblée ne sont pas prises en compte pour le calcul des majorités requises.

(69) « La mise en vente publique est notifiée à l’associé défaillant et publiée dans un des journaux d’annonces légales du lieu du siège social. Si l’associé est titulaire de plusieurs groupes de droits sociaux donnant vocation à des parties différentes de l’immeuble, chacun de ces groupes peut être mis en vente séparément.

(70) « La vente a lieu pour le compte et aux risques de l’associé défaillant, qui est tenu, vis-à-vis de la société, des appels de fonds mis en recouvrement antérieurement à la vente. Les sommes produites par l’adjudication sont affectées par privilège au paiement des sommes dont cet associé est redevable à la société. Ce privilège l’emporte sur toutes les sûretés réelles conventionnelles grevant les droits sociaux du défaillant. Si des nantissements ont été constitués sur les parts ou actions vendues en application du présent article, le droit de rétention des créanciers nantis n’est opposable ni à la société, ni à l’adjudicataire des droits sociaux.

(71) « Art. L. 2026.  Les droits des associés dans le capital social doivent être proportionnels à la valeur des biens auxquels ils ont vocation par rapport à la valeur de l’ensemble, telles que lesdites valeurs résultent de la consistance, de la superficie, de la situation et des possibilités d’utilisation des biens appréciées au jour de l’affectation à des groupes de droits sociaux déterminés.

(72) « Art. L. 2027.  Les associés sont tenus de participer aux charges entraînées par les services collectifs et les éléments d’équipement communs, en fonction de l’utilité relative que ces services et éléments présentent à l’égard de chaque lot mentionné à l’article L. 2023.

(73) « Ils sont tenus de participer aux charges relatives à la conservation, à l’entretien et à l’administration des parties communes et des espaces communs, proportionnellement aux valeurs relatives des parties privatives comprises dans leurs lots. Ces valeurs résultent de la consistance, de la superficie et de la situation des lots.

(74) « Le règlement de copropriété ou le règlement en jouissance prévus à l’article L. 2023 fixe la quote-part qui incombe à chaque lot dans chacune des catégories de charges ; à défaut, il indique les bases selon lesquelles la répartition est faite pour une ou plusieurs catégories de charges.

(75) « L’article L. 2025 est applicable à l’exécution par les associés des obligations dont ils sont tenus envers la société en application du présent article.

(76) « Un associé peut demander au juge la révision, pour l’avenir, de la répartition des charges visées au présent article si la part correspondant à son lot est supérieure de plus d’un quart ou si la part correspondant à un autre lot est inférieure de plus d’un quart, dans l’une ou l’autre des catégories de charges, à celle qui résulterait d’une répartition conforme au premier alinéa du présent article. Si l’action est reconnue fondée, le juge procède à la nouvelle répartition.

(77) « Pour les décisions concernant la gestion ou l’entretien de l’immeuble, les associés votent en disposant d’un nombre de voix proportionnel à leur participation dans les dépenses qu’entraînera l’exécution de la décision, nonobstant toute disposition contraire. En outre, lorsque le règlement de copropriété ou en jouissance prévu à l’article L. 2023 met à la charge de certains associés seulement les dépenses d’entretien d’une partie de l’immeuble ou celles d’entretien et de fonctionnement d’un élément d’équipement, seuls ces associés prennent part au vote sur les décisions qui concernent ces dépenses. Chacun d’eux vote en disposant d’un nombre de voix proportionnel à sa participation auxdites dépenses.

(78) « Art. L. 2028.  Chaque associé dispose d’un nombre de voix qui est ainsi déterminé dans les statuts :

(79) «  Soit chaque associé dispose d’un nombre de voix proportionnel au nombre de parts qu’il détient dans le capital social ;

(80) «  Soit chaque associé dispose d’une voix.

(81) « Art. L. 2029.  I.  Lorsque les statuts de la société prévoient des attributions en jouissance, nonobstant toute clause contraire des statuts, un associé peut se retirer d’une société d’autopromotion après autorisation de l’assemblée générale des associés.

(82) « Toutefois, si l’associé démissionnaire présente un nouvel associé solvable et acceptant, cette autorisation ne peut être refusée que pour un motif sérieux et légitime. L’assemblée générale n’est pas tenue d’accepter comme associé la personne proposée par le démissionnaire et peut accepter sa démission en agréant une autre personne, sans avoir à motiver sa décision. En cas de refus injustifié de la démission, celle-ci peut être autorisée par le juge saisi dans le délai d’un mois à compter de la notification du refus.

(83) « Le retrait d’un associé n’entraîne pas l’annulation de ses parts ou actions.

(84) « II.  Lorsque les statuts de la société prévoient des attributions en propriété, un associé peut se retirer de la société dès qu’une assemblée générale ordinaire a constaté l’achèvement de l’immeuble et sa conformité avec les énonciations de l’état descriptif et a adopté les comptes définitifs de l’opération de construction. À défaut de vote de l’assemblée générale, tout associé peut demander au juge de procéder aux constatations et décisions susmentionnées.

(85) « Le retrait est constaté par acte authentique signé par l’associé qui se retire et un représentant de l’organe de gestion ou, en cas de refus de ce dernier, par ordonnance rendue en référé.

(86) « Les retraits entraînent de plein droit l’annulation des parts ou actions correspondant aux lots attribués en propriété et la réduction corrélative du capital social. L’organe de gestion constate la réduction du capital et apporte aux statuts les modifications nécessaires.

(87) « Le troisième alinéa du présent II demeure applicable après dissolution de la société. Les pouvoirs dévolus par ce même alinéa à l’organe de gestion sont alors exercés par le ou les liquidateurs.

(88) « III.  Pour l’application du présent article, tout associé est réputé avoir fait élection de domicile en l’immeuble social, à moins qu’il n’ait notifié à la société une autre élection de domicile dans le ressort du tribunal de grande instance du lieu de la situation de l’immeuble.

(89) « Sauf leffet des sûretés réelles dont ils seraient bénéficiaires, les créanciers de la société ne peuvent exercer leurs droits ni contre un ancien associé attributaire par voie de retrait ou de partage, ni à lencontre de ses ayants cause, quaprès discussion préalable des biens restant appartenir à la société.

(90) « IV.  L’exclusion d’un associé ne peut être prononcée par l’assemblée générale que pour un motif sérieux et légitime. L’associé exclu dispose d’un recours devant le juge dans le délai d’un mois à compter du jour où il a reçu notification de cette décision. Le jugement est exécutoire par provision. Le présent alinéa n’est pas applicable dans le cas prévu au deuxième alinéa de l’article L. 2025.

(91) « Les sommes versées par l’associé démissionnaire ou l’associé exclu, tant au titre de la libération de ses parts sociales ou actions qu’au titre du contrat de vente de l’immeuble à construire si ce contrat a été passé, sont remboursées à cet associé, après déduction des charges et frais occasionnés à la société par la démission ou l’exclusion de l’associé. L’appréciation du montant de ces charges et frais peut faire l’objet d’une évaluation forfaitaire faite par les statuts, dans les limites fixées par décret en Conseil d’État.

(92) « Art. L. 20210.  La dissolution de la société peut, nonobstant toute disposition contraire des statuts, et même si ceux-ci prévoient des attributions en jouissance, être décidée par l’assemblée générale statuant à la double majorité des deux tiers des associés et des deux tiers des voix.

(93) « L’assemblée générale désigne un ou plusieurs liquidateurs chargés de gérer la société pendant la période de liquidation et de procéder au partage.

(94) « Ce partage ne peut intervenir qu’après décision définitive sur les comptes de l’opération de construction dans les conditions prévues au sixième alinéa du présent article. Il doit comporter des attributions de fractions d’immeubles et une répartition du passif conformes aux dispositions statutaires et à l’état descriptif de division.

(95) « Dans le cas où la succession d’un associé n’est pas encore liquidée, les droits et les charges propres au défunt sont attribués indivisément au nom de ses ayants droit et cette attribution n’entraîne pas, de leur part, acceptation de la succession ou de la donation.

(96) « Les associés qui n’ont pas satisfait aux obligations auxquelles ils sont tenus envers la société ne peuvent, conformément à l’article L. 2025, prétendre à aucune attribution tant qu’ils ne se sont pas acquittés de leurs obligations. Dans ce cas, le partage est limité aux associés dont la situation est régulière.

(97) « Le liquidateur fait établir le projet de partage en la forme authentique. Les associés sont invités, au besoin par sommation du liquidateur, à prendre connaissance du projet de partage et à l’approuver ou à le contester en la forme authentique.

(98) « Les associés qui contestent alors le partage disposent d’un délai de quinze jours pour assigner le liquidateur en rectification devant le tribunal compétent. Les attributions devenues définitives sont opposables aux associés non présents ou représentés, absents ou incapables.

(99) « La publication au fichier immobilier est faite à la diligence du liquidateur.

(100) « Chapitre III

(101) « Dispositions communes

(Division et intitulé supprimés)

(102) « Art. L. 2031 à L. 2038.  (Supprimés) »

Article 22 bis (nouveau)

À la dernière phrase du dernier alinéa de l’article 13 de la loi n° 8618 du 6 janvier 1986 relative aux sociétés d’attribution d’immeubles en jouissance à temps partagé, après le mot : « effectué », sont insérés les mots : « dans un délai maximal de quinze jours à compter de la réception de la demande ».

Article 22 ter (nouveau)

(1) L’article 101 de la loi n° 2009-323 du 25 mars 2009 de mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion est ainsi modifié :

(2)  L’avant-dernier alinéa est ainsi rédigé :

(3) « L’agrément de l’État est subordonné à des engagements de l’organisme qui a reçu la disposition des locaux quant aux caractéristiques des résidents temporaires et à l’absence de perspective d’utilisation des locaux vacants. Toute demande d’agrément est subordonnée à la justification apportée par le propriétaire qu’aucune autre destination des locaux concernés n’est envisageable. » ;

(4)  À la fin de la première phrase du dernier alinéa, l’année : « 2013 » est remplacée par l’année : « 2018 ».

TITRE II

LUTTER CONTRE L’HABITAT INDIGNE
ET LES COPROPRIÉTÉS DÉGRADÉES

Chapitre Ier

Repérer et prévenir l’endettement et la dégradation des copropriétés

Section 1

Créer un registre d’immatriculation des copropriétés

Article 23

(1) Le code de la construction et de l’habitation est complété par un livre VII ainsi rédigé :

(2) « Livre VII

(3) « Statut des immeubles relevant de la copropriÉtÉ

(4) « TITRE IER

(5) « IDENTIFICATION DES IMMEUBLES
RELEVANT DU STATUT DE LA COPROPRIÉTÉ

(6) « Chapitre unique

(7) « De l’immatriculation des syndicats de copropriétaires

(8) « Art. L. 7111.  I.  Afin d’adapter les politiques publiques en matière de logement visant, notamment à améliorer la qualité des logements et à prévenir la dégradation des copropriétés, et de faciliter leur mise en œuvre, il est institué un registre auquel sont immatriculés les syndicats de copropriétaires définis à l’article 14 de la loi n° 65557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis.

(9) « Figurent au registre des informations permettant d’identifier le syndicat, de préciser son mode de gestion et de connaître les caractéristiques financières et techniques essentielles de la copropriété et de son bâti, notamment le nom, l’adresse et la date de création du syndicat ainsi que, le cas échéant, le nom du syndic et le nombre et la nature des lots.

(10) « Si le syndicat fait l’objet d’une des procédures menées en application des articles 29-1 A et 291 de la loi n° 65557 du 10 juillet 1965 précitée et de l’article L. 615-6 du présent code, ces informations figurent au registre.

(11) « II.  L’obligation d’immatriculation n’est applicable qu’aux syndicats administrant les immeubles à destination partielle ou totale d’habitation.

(12) « L’obligation de transmission de données financières fait l’objet d’une adaptation à la situation particulière des syndicats mentionnés au deuxième alinéa de l’article 143 de la loi n° 65557 du 10 juillet 1965 précitée.

(13) « Art. L. 7112.  I.  Les copropriétaires ont un droit d’accès aux données relatives au syndicat dont ils font partie et peuvent solliciter le syndic aux fins de rectification des données erronées.

(14) « II.  À leur demande, l’État ainsi que ses opérateurs, les communes, les établissements publics de coopération intercommunale compétents en matière d’habitat, les départements et les régions obtiennent du teneur du registre communication des informations du registre relatives à chaque copropriété située sur leur territoire.

(15) « III.  À condition que cette communication soit conforme aux finalités du registre précisées à l’article L. 7111, les informations qu’il contient peuvent être communiquées à des tiers, selon des conditions précisées par décret en Conseil d’État, pris après avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés.

(16) « Art. L. 7113.  Le registre des syndicats de copropriétaires est tenu par un établissement public de l’État, ci-après désigné teneur du registre.

(17) « Le dépôt du dossier et les modifications qui y sont apportées sont dématérialisés.

(18) « Art. L. 7114.  I.  Les syndicats de copropriétaires sont tenus de déclarer toute modification des données mentionnées à l’article L. 7111 et de transmettre, à l’issue de chaque exercice comptable, les données financières actualisées prévues par décret en Conseil d’État.

(19) « L’obligation d’actualisation des données financières fait l’objet d’une adaptation à la situation particulière des syndicats mentionnés au deuxième alinéa de l’article 143 de la loi  65557 du 10 juillet 1965 précitée.

(20) « À l’exception du cas mentionné au II de l’article L. 7115, la réalisation des démarches d’immatriculation du syndicat des copropriétaires ainsi que la transmission des modifications des données incombent au syndic.

(21) « II.  Lorsque le syndicat n’est pas immatriculé, un ou plusieurs copropriétaires peuvent mettre en demeure, par lettre recommandée avec demande d’avis de réception, le syndic de conduire les démarches d’immatriculation.

(22) « Art. L. 7115.  I.  Tout acte authentique de vente devant notaire relatif à un lot de copropriété comporte la mention du numéro dimmatriculation de la copropriété dans le registre mentionné à larticle L. 7111.

(23) « En l’absence de syndic désigné ou lorsque la mise en demeure mentionnée au II de l’article L. 7114 est restée sans effet plus d’un mois, le notaire chargé de l’établissement de l’acte de vente procède d’office à l’immatriculation du syndicat.

(24) « Le notaire informe le teneur du registre de toute information erronée figurant au registre.

(25) « II.  Pour les immeubles neufs et les immeubles mis en copropriété, les démarches d’immatriculation sont conduites par le notaire chargé de publier au fichier immobilier et au livre foncier l’état descriptif de division et le règlement de copropriété.

(26) « Art. L. 7116.  I.  Le défaut d’immatriculation signalé par toute personne intéressée auprès du teneur du registre donne lieu, après mise en demeure du syndic restée sans effet pendant un mois, à l’application d’une amende à l’encontre du syndic ainsi qu’à l’application d’une astreinte, qui court à compter de la fin de la mise en demeure et jusqu’à l’immatriculation du syndicat.

(27) « L’immatriculation effectuée par le notaire en application du I de l’article L. 7115 donne lieu à l’application d’une amende à l’encontre du syndic.

(28) « II.  Labsence de transmission de données ou dactualisation des données constatée par le teneur du registre, ou qui lui est signalée par toute personne intéressée ou par le notaire, donne lieu, après mise en demeure du syndic restée infructueuse pendant un mois, à lapplication dune astreinte à lencontre du syndic. Lastreinte court à compter de la fin de la mise en demeure et jusquà la complète transmission ou actualisation des données.

(29) « III.  Le montant des amendes et astreintes prévues aux I et II ne peut être facturé par le syndic aux copropriétaires, sauf si le syndic n’est pas rémunéré pour l’exercice de son mandat.

(30) « Les amendes et astreintes prévues aux mêmes I et II sont recouvrées comme en matière de contributions directes au profit du teneur du registre.

(31) « Le montant de l’amende est proportionné à la gravité du manquement constaté et ne peut être supérieur à 20 € par lot.

(32) « Le montant de l’astreinte ne peut être supérieur à 20 € par lot et par semaine.

(33) « IV.  Les syndicats de copropriétaires ne peuvent bénéficier de subventions de lÉtat, de ses établissements publics, des collectivités territoriales, de leurs groupements ou de leurs établissements publics que s’ils sont immatriculés au registre et si les données sont actualisées.

(34) « Art. L. 7117.  Les conditions d’application du présent chapitre sont définies par décret en Conseil d’État. »

Article 24

(1) I.  Les syndicats de copropriétaires sont immatriculés selon les modalités prévues au chapitre Ier du livre VII du code de la construction et de l’habitation :

(2)  Avant le 31 décembre 2016, pour les syndicats de copropriétaires comportant plus de 200 lots ;

(3)  Avant le 31 décembre 2017, pour les syndicats de copropriétaires comportant plus de 50 lots ;

(4)  Avant le 31 décembre 2018, pour les autres syndicats de copropriétaires.

(5) II.  Après le 31 décembre 2016, les syndicats de copropriétaires des immeubles neufs ou des immeubles mis en copropriété sont immatriculés dès publication du règlement de copropriété et de l’état descriptif de division au fichier immobilier et au livre foncier, quel que soit le nombre de lots que comporte la copropriété.

(6) III.  Les articles L. 7114 à L. 7116 du code de la construction et de l’habitation sont applicables à compter du :

(7)  31 décembre 2016, pour les syndicats de copropriétaires comportant plus de 200 lots ;

(8)  31 décembre 2017, pour les syndicats de copropriétaires comportant plus de 50 lots ;

(9)  31 décembre 2018, pour les autres syndicats de copropriétaires.

Section 2

Mieux informer les acquéreurs de lots de copropriété

Article 25

(1) I (nouveau).  Après l’article 8-1 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis, il est inséré un article 8-2 ainsi rédigé :

(2) « Art. 8-2.  Le syndic établit une fiche synthétique de la copropriété regroupant les données financières et techniques essentielles relatives à la copropriété et à son bâti, dont le contenu est défini par décret.

(3) « Le syndic met cette fiche à disposition des copropriétaires et de chaque nouvel acquéreur, en application de l’article L. 721-2 du code de la construction et de l’habitation. »

(4) II.  Le livre VII du code de la construction et de l’habitation, tel qu’il résulte de l’article 23, est complété par un titre II ainsi rédigé :

(5) « TITRE II

(6) « INFORMATION DES ACQUÉREURS

(7) « Chapitre unique

(8) « Dispositions particulières relatives à la vente d’un immeuble
soumis au statut de la copropriété

(9) « Art. L. 7211.  Les annonces relatives à la vente d’un lot ou d’une fraction de lot d’un immeuble bâti soumis au statut de la copropriété mentionnent :

(10) «  Le fait que le bien est soumis au statut de la copropriété ;

(11) «  Le nombre de lots ;

(12) «  Le montant moyen annuel de la quote-part du budget prévisionnel correspondant aux dépenses courantes définies à l’article 14-1 de la loi n° 65557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis.

(13) « Les annonces précisent également si le syndicat des copropriétaires fait l’objet de procédures menées sur le fondement des articles 291 A et 291 de la même loi et de l’article L. 6156 du présent code.

(14) « Art. L. 7212.  En cas de vente d’un lot, de cession d’un droit réel immobilier relatif à un lot ou d’une fraction de lot d’un immeuble bâti à usage total ou partiel d’habitation et soumis au statut de la copropriété, sont annexés à la promesse de vente ou, à défaut de promesse, à l’acte authentique de vente, en sus du dossier de diagnostic technique mentionné à l’article L. 2714, les documents suivants :

(15) «  Les documents relatifs à l’organisation de l’immeuble :

(16) « a) La fiche synthétique de la copropriété prévue à l’article 82 de la loi n° 65-557  du 10 juillet 1965 précitée ;

(17) « b) Le règlement de copropriété et l’état descriptif de division ainsi que les actes les modifiant, s’ils ont été publiés ;

(18) « c) Les procès-verbaux des assemblées générales des trois dernières années si le vendeur en dispose ;

(19) «  Les documents relatifs à la situation financière de la copropriété et du copropriétaire :

(20) « a) Le montant des charges courantes du budget prévisionnel et des charges hors budget prévisionnel payées par le vendeur au titre des deux exercices comptables précédant la vente ;

(21) « b) Les sommes pouvant rester dues par le vendeur au syndicat des copropriétaires et les sommes qui seront dues au syndicat par l’acquéreur ;

(22) « c) L’état global des impayés de charges au sein du syndicat et de la dette vis-à-vis des fournisseurs ;

(23) «  Le carnet d’entretien de l’immeuble ;

(24) «  Une attestation comportant la mention de la superficie de la partie privative de ce lot ou de cette fraction de lot prévue à l’article 46 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 précitée ;

(25) «  (nouveau) Une notice d’informations relative aux droits et obligations des copropriétaires ainsi qu’au fonctionnement des instances du syndicat de copropriété. Un arrêté du ministre chargé du logement détermine le contenu de cette notice.

(26) « En cas de vente publique, les documents mentionnés aux 1° à 4° sont annexés au cahier des charges.

(27) « Art. L. 7213.  Lorsque les documents mentionnés aux 1°, 2° et 4° de l’article L. 7212 ne sont pas annexés à l’acte notifié conformément à l’article L. 2711, le délai de rétractation ou de réflexion, prévu à ce même article, ne court qu’à compter du lendemain de la communication de ces documents à l’acquéreur. Cette communication est réalisée selon les modalités de notification de l’acte prévues audit article L. 2711. »

Section 3

Améliorer la gouvernance et la gestion de la copropriété
pour prévenir son endettement

Article 26

(1) I.  La loi n° 65557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis est ainsi modifiée :

(2)  L’article 17 est ainsi modifié :

(3) a) Au deuxième alinéa, après la première occurrence du mot : « générale », sont insérés les mots : « suivant la mise en copropriété » et, après les mots : « un syndic », il est inséré le mot : « provisoire » ;

(4) b) Après le mot : « parties, », la fin du même alinéa est ainsi rédigée : « ce syndic ne peut être maintenu que par décision de l’assemblée générale, après mise en concurrence préalable de plusieurs contrats de syndics effectuée par le syndic provisoire. » ;

(5) c) Le dernier alinéa est complété par les mots : « du maire de la commune ou du président de l’établissement public de coopération intercommunale compétent en matière d’habitat du lieu de situation de l’immeuble » ;

(6)  bis (nouveau) Après l’article 17-1, il est inséré un article 17-2 ainsi rédigé :

(7) « Art. 17-2.  Tout syndic non professionnel, bénévole ou coopératif, doit être copropriétaire d’un ou plusieurs lots d’habitation dans la copropriété qu’il est amené à gérer. » ;

(8)  L’article 18 est ainsi modifié :

(9) a) Au début du premier alinéa, est ajoutée la mention : « I.  » ;

(10) b) Après le troisième alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

(11) «  de représenter le syndicat dans tous les actes civils et en justice dans les cas visés aux articles 15 et 16, ainsi que pour la publication de l’état descriptif de division et du règlement de copropriété ou des modifications apportées à ces actes, sans que soit nécessaire l’intervention de chaque copropriétaire à l’acte ou à la réquisition de publication ; »

(12) c) Au quatrième alinéa, après le mot : « jour », sont insérés les mots : « et à disposition des copropriétaires » ;

(13) d) Après le quatrième alinéa, sont insérés trois alinéas ainsi rédigés :

(14) «  de réaliser les démarches prévues aux articles L. 7111 à L. 7116 du code de la construction et de l’habitation, relatifs à l’immatriculation des syndicats de copropriétaires, sous peine de l’amende prévue au même article L. 7116 ;

(15) «  d’assurer l’information des occupants de chaque immeuble de la copropriété des décisions prises à la dernière assemblée générale, selon des modalités définies par décret.

(16) « II.  Le syndic assure la gestion comptable et financière du syndicat et, à ce titre, est chargé : » ;

(17) e) Au cinquième alinéa, après le mot : « prévisionnel », sont insérés les mots : « en concertation avec le conseil syndical » ;

(18) f) Les septième et huitième alinéas sont supprimés ;

(19) g) Après le huitième alinéa, sont insérés trois alinéas ainsi rédigés :

(20) «  d’ouvrir, dans l’établissement bancaire qu’il choisit, un compte séparé au nom du syndicat, sur lequel sont versées sans délai toutes les sommes ou valeurs reçues au nom ou pour le compte du syndicat. L’assemblée générale peut décider, à la majorité de l’article 25, que ce compte est ouvert dans un autre établissement bancaire de son choix. Ce compte bancaire ne peut faire l’objet ni d’une convention de fusion, ni d’une compensation avec tout autre compte. Les éventuels intérêts produits par ce compte sont définitivement acquis au syndicat. La méconnaissance par le syndic de ces obligations emporte la nullité de plein droit de son mandat à l’expiration du délai de trois mois suivant sa désignation. Toutefois, les actes qu’il a passés avec des tiers de bonne foi demeurent valables. Le syndic met à disposition du conseil syndical une copie des relevés périodiques du compte, dès réception de ceux-ci.

(21) « À l’exception du syndic provisoire, le syndic de copropriété ne peut avancer de fonds au syndicat de copropriétaires.

(22) « III.  Le syndic est également chargé : » ;

(23) h) Au début de l’avant-dernier alinéa, est ajoutée la mention : « IV.  » ;

(24) h bis) (nouveau) Le dernier alinéa est ainsi rédigé :

(25) « V.  En cas d’empêchement du syndic, pour quelque cause que ce soit, le président du conseil syndical peut convoquer une assemblée générale appelée à désigner un nouveau syndic. En cas de carence du syndic et à défaut de stipulation du règlement de copropriété, un administrateur provisoire peut être désigné par décision de justice. » ;

(26) i) Sont ajoutés deux alinéas ainsi rédigés :

(27) « Le syndic ne peut renoncer à son mandat sans avoir respecté un délai de préavis de trois mois.

(28) « L’élection d’un nouveau syndic en cours de mandat vaut révocation du mandat en cours. » ;

(29)  L’article 181 A est ainsi modifié :

(30) a) Au début, sont ajoutés trois alinéas ainsi rédigés :

(31) « La rémunération des syndics est déterminée de manière forfaitaire. Toutefois, une rémunération spécifique complémentaire peut être perçue à l’occasion de prestations particulières, définies par décret en Conseil d’État.

(32) « Le décret prévu au premier alinéa fait l’objet d’une concertation bisannuelle, en vue de son éventuelle révision. Cette concertation est organisée par le ministre chargé du logement et associe notamment le Conseil national de la transaction et de la gestion immobilières créé en application de l’article 13-1 de la loi n° 70-9 du 2 janvier 1970.

(33) « Le contrat de syndic respecte un contrat-type défini par décret en Conseil d’État. » ;

(34) b) Au début de la première phrase, les mots : « Seuls les » sont remplacés par le mot : « Les » ;

(35)  L’article 181 est ainsi modifié :

(36) a) À la première phrase, les mots : « au moins un jour ouvré, selon des modalités définies par l’assemblée générale » sont remplacés par les mots: « , selon des modalités précisées par décret en Conseil d’État » ;

(37) b) La seconde phrase est supprimée ;

(38)  L’article 191 est ainsi rédigé :

(39) « Art. 191.   Sont garantis par le privilège immobilier spécial prévu à l’article 2374 du code civil : l’obligation de participer aux charges et aux travaux mentionnés aux articles 10 et 30 de la présente loi, les dommages et intérêts alloués par les juridictions au syndicat des copropriétaires, ainsi que le remboursement des dépens. » ;

(40)  L’article 192 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

(41) « Si l’assemblée générale vote pour autoriser le syndic à agir en justice pour obtenir la saisie en vue de la vente d’un lot d’un copropriétaire débiteur visàvis du syndicat, la voix de ce copropriétaire n’est pas prise en compte dans le décompte de la majorité. » ;

(42)  L’article 20 est ainsi modifié :

(43) a) Au début du premier alinéa, est ajoutée la mention : « I.  » ;

(44) a bis) (nouveau) Après la troisième phrase du premier alinéa, sont insérées deux phrases ainsi rédigées :

(45) « Le notaire libère les fonds dès l’accord entre le syndic et le vendeur sur les sommes restant dues. À défaut d’accord, dans un délai de six mois après la constitution par le syndic de l’opposition régulière, il verse les sommes retenues au syndicat, sauf contestation de l’opposition devant les tribunaux par une des parties. » ;

(46) b) Il est ajouté un II ainsi rédigé :

(47) « II.  Préalablement à l’établissement de l’acte authentique de vente d’un lot ou d’une fraction de lot, le notaire est tenu de notifier au syndic de la copropriété le nom du candidat acquéreur ou le nom des dirigeants sociaux et des associés de la société se portant acquéreur.

(48) « Le syndic délivre au notaire un certificat ayant moins d’un mois de date attestant :

(49) «  Soit que l’acquéreur ou les mandataires sociaux et les associés de la société se portant acquéreur, leurs conjoints ou partenaires liés à eux par un pacte civil de solidarité ne sont pas copropriétaires de l’immeuble concerné par la mutation ;

(50) «  Soit, si l’une de ces personnes est copropriétaire de l’immeuble concerné par la mutation, qu’elle n’a pas fait l’objet d’une mise en demeure de payer du syndic restée infructueuse depuis plus de quarante-cinq jours.

(51) « Si le copropriétaire n’est pas à jour de ses charges au sens du  du présent II, le notaire notifie aux parties l’impossibilité de conclure la vente.

(52) « Dans l’hypothèse où un avant-contrat de vente a été signé préalablement à l’acte authentique de vente, l’acquéreur ou les mandataires sociaux et les associés de la société se portant acquéreur, leurs conjoints ou partenaires liés à eux par un pacte civil de solidarité disposent d’un délai de trente jours à compter de cette notification pour s’acquitter de leur dette vis-à-vis du syndicat. Si aucun certificat attestant du règlement des charges n’est produit à l’issue de ce délai, l’avant-contrat est réputé nul et non avenu aux torts de l’acquéreur. » ;

(53)  L’article 21 est ainsi modifié :

(54) a) À la dernière phrase du deuxième alinéa, après le mot : « contrats », sont insérés les mots : « autres que celui de syndic » ;

(55) b) Après le deuxième alinéa, sont insérés quatre alinéas ainsi rédigés :

(56) « En cas de révocation ou de non-renouvellement du syndic, la désignation du nouveau syndic est précédée d’une mise en concurrence de plusieurs projets de contrat de syndic, faisant notamment état des frais afférents au compte bancaire séparé, effectuée par le conseil syndical, sans préjudice de la possibilité, pour les copropriétaires, de demander au syndic l’inscription à l’ordre du jour de l’assemblée générale de l’examen des projets de contrat de syndic qu’ils communiquent à cet effet.

(57) « Le conseil syndical peut proposer de ne pas procéder à la mise en concurrence mentionnée au troisième alinéa lorsque le marché local des syndics ne permet pas cette mise en concurrence. Le syndic notifie cette proposition aux copropriétaires dans un délai leur permettant de demander l’inscription à l’ordre du jour de l’assemblée générale de l’examen des projets de contrat de syndic qu’ils communiquent à cet effet. La proposition du conseil syndical ne fait pas l’objet d’une question inscrite à l’ordre du jour de l’assemblée générale.

(58) « Le conseil syndical donne son avis sur tous les projets de contrat de syndic qui lui sont communiqués, avant qu’ils ne fassent l’objet d’une question inscrite à l’ordre du jour de l’assemblée générale.

(59) « Lorsque la copropriété n’a pas institué de conseil syndical, la mise en concurrence n’est pas obligatoire. » ;

(60) c) Le troisième alinéa est supprimé ;

(61) d) Au début du quatrième alinéa, les mots : « Il reçoit, en outre » sont remplacés par les mots : « Le conseil syndical reçoit » ;

(62) e) (nouveau) À la première phrase du sixième alinéa, après le mot : « descendants, », sont insérés les mots : « ses parents en ligne collatérale, » ;

(63)  L’article 22 est ainsi modifié :

(64) a) Au début du premier alinéa, est ajoutée la mention : « I.  » ;

(65) b) La première phrase du troisième alinéa est complétée par les mots : « , sous réserve de désigner expressément ledit mandataire par son nom ou, s’il est membre du conseil syndical, par son nom ou sa fonction au sein de cet organe » ;

(66) c) Sont ajoutés des II à IV ainsi rédigés :

(67) « II.  L’assemblée générale d’un syndicat secondaire statuant à la majorité mentionnée à l’article 25 peut mandater le président du conseil syndical secondaire pour représenter les copropriétaires à l’assemblée générale du syndicat principal. Par dérogation au I du présent article, le mandat confié au président du conseil syndical secondaire emporte délégation de vote de tous les copropriétaires pour les décisions inscrites à l’ordre du jour de l’assemblée générale du syndicat principal nécessitant un vote relevant des articles 24 et 25.

(68) « Pour les décisions inscrites à l’ordre du jour de l’assemblée générale du syndicat principal nécessitant la majorité mentionnée à l’article 26 ou l’unanimité, le président du conseil syndical secondaire ne peut prendre part au vote que s’il dispose d’une délibération de l’assemblée générale du syndicat secondaire se prononçant sur cette décision aux majorités requises par la présente loi.

(69) « La limitation des droits de vote prévue au I ne s’applique pas au président du conseil syndical secondaire lors de l’assemblée générale du syndicat principal.

(70) « Le président du conseil syndical secondaire rend compte de son activité à chaque assemblée générale du syndicat secondaire. Le renouvellement de son mandat est inscrit chaque année à l’ordre du jour de l’assemblée générale.

(71) « III.  Le II est applicable pour la représentation au sein de l’assemblée générale des associations syndicales libres des membres du syndicat des copropriétaires des immeubles inclus dans le périmètre de l’association syndicale libre.

(72) « IV (nouveau).  Pour les décisions inscrites à l’ordre du jour de l’assemblée générale de l’association syndicale libre pour lesquelles les statuts de ladite association prévoient une majorité qualifiée, le mandataire désigné dans les conditions du II du présent article ne peut prendre part au vote s’il ne dispose d’une délibération de l’assemblée générale des copropriétaires le mandatant et se prononçant sur cette décision à la même majorité. » ;

(73) 10° (nouveau) Après le premier alinéa de l’article 23, est inséré un alinéa ainsi rédigé :

(74) « Afin de faire acte de candidature à l’élection du conseil syndical, toute société propriétaire de plusieurs lots dans une copropriété peut mandater un de ses associés pour la représenter. À ce titre, chaque associé ne dispose que d’un seul mandat spécifique pour un seul lot. D’autres associés peuvent remplir individuellement un mandat identique pour chacun des autres lots de la société civile immobilière. »

(75) II (nouveau).  Au quatrième alinéa de l’article L. 443-15 du code de la construction et de l’habitation, après le mot : « alinéa », est insérée la référence : « du I ».

Section 4

Prévenir la dégradation des copropriétés et faciliter
la réalisation des travaux de conservation des immeubles

Article 27

(1) I.  La loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis est ainsi modifiée :

(2)  Au deuxième alinéa de l’article 10, après le mot : « communes », sont insérés les mots : « et de verser au fonds de prévoyance mentionné à l’article 14-2 la cotisation prévue au même article, » ;

(3)  L’article 14-2 est ainsi modifié :

(4) a) Au début du premier alinéa, est ajoutée la mention : « I.  » ;

(5) b) Au premier alinéa, le mot : « sera » est remplacé par le mot : « est » ;

(6) c) Il est ajouté un II ainsi rédigé :

(7) « II.  Dans les immeubles à destination partielle ou totale d’habitation de 50 lots ou plus soumis à la présente loi, le syndicat des copropriétaires constitue un fonds de prévoyance à l’issue de la période de dix ans définie à l’article 1792-4-1 du code civil pour faire face aux dépenses résultant :

(8) «  Des travaux prescrits par les lois et règlements ;

(9) «  Des travaux décidés par l’assemblée générale des copropriétaires au titre du I du présent article.

(10) « Ce fonds de prévoyance est alimenté par une cotisation annuelle obligatoire versée par les copropriétaires selon les mêmes modalités que celles décidées par l’assemblée générale pour le versement des provisions du budget prévisionnel.

(11) « L’assemblée générale, votant dans les conditions de majorité prévues aux articles 25 et 25-1, peut affecter tout ou partie des sommes déposées sur le fonds de prévoyance au financement des travaux mentionnés aux 1° et 2°.

(12) « Par exception, lorsqu’en application de l’article 18, le syndic a, dans un cas d’urgence, fait procéder de sa propre initiative à l’exécution de travaux nécessaires à la sauvegarde de l’immeuble, l’assemblée générale, votant dans les conditions de majorité prévues aux articles 25 et 25-1, peut affecter tout ou partie des sommes déposées sur le fonds de prévoyance au financement de ces travaux.

(13) « Le montant, en pourcentage du budget prévisionnel, de la cotisation annuelle est décidé par l’assemblée générale votant dans les conditions de majorité prévues aux articles 25 et 25-1. Ce montant ne peut être inférieur à 5 % du budget prévisionnel mentionné à l’article 14-1.

(14) « Si le diagnostic technique prévu à l’article L. 731-1 du code de la construction et de l’habitation a été réalisé et qu’il ne fait apparaître aucun besoin de travaux dans les dix prochaines années, le syndicat est dispensé de l’obligation de constituer un fonds de prévoyance pendant la durée de validité du diagnostic.

(15) « Les sommes versées au titre du fonds de prévoyance sont attachées aux lots et définitivement acquises au syndicat des copropriétaires. Elles ne donnent pas lieu à un remboursement par le syndicat à l’occasion de la cession d’un lot. » ;

(16) 3° L’article 18 est ainsi modifié :

(17) a) Après le mot : « constituer », la fin du sixième alinéa est ainsi rédigée :

(18) « le fonds de prévoyance prévu au II de l’article 14-2 de la présente loi lorsque l’immeuble est à destination partielle ou totale d’habitation et soumis à la présente loi et comporte moins de 50 lots. Cette décision de création ainsi que le montant de la cotisation au fonds de prévoyance sont approuvés à la majorité mentionnée à l’article 25 ; »

(19) b) Après le huitième alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

(20) «  d’ouvrir, dans l’établissement bancaire qu’il choisit, un compte séparé rémunéré dont les intérêts sont acquis au syndicat des copropriétaires et sur lequel sont versées sans délai les cotisations au fonds de prévoyance prévu au II de l’article 14-2 lorsque le syndicat est tenu ou a décidé de constituer ce fonds. L’assemblée générale peut décider, à la majorité de l’article 25 et, le cas échéant, à la majorité de l’article 25-1, que ce compte est ouvert dans un autre établissement bancaire de son choix. Ce compte bancaire ne peut faire l’objet d’aucune convention de fusion, ni d’une compensation avec tout autre compte. Les éventuels intérêts produits par ce compte sont définitivement acquis au syndicat. La méconnaissance par le syndic de ces obligations emporte la nullité de plein droit de son mandat à l’expiration du délai de trois mois suivant sa désignation. Toutefois, les actes qu’il a passés avec des tiers de bonne foi demeurent valables. Le syndic met à disposition du président du conseil syndical une copie des relevés périodiques du compte, dès réception de ceux-ci ; » ;

(21)  L’article 19-1 est ainsi rédigé :

(22) « Art. 19-1.  Sont garantis par le privilège immobilier spécial prévu à l’article 2374 du code civil, l’obligation de participer aux charges et aux travaux mentionnés aux articles 10 et 30, les cotisations au fonds de prévoyance mentionné à l’article 14-2, les dommages et intérêts alloués par les juridictions au syndicat des copropriétaires, ainsi que le remboursement des dépens. » ;

(23)  Après le deuxième alinéa de l’article 19-2, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

(24) « Le présent article est applicable aux cotisations du fonds de prévoyance prévu à l’article 14-2. » ;

(25)  Après le deuxième alinéa de l’article 24-4, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

(26) « L’obligation prévue au premier alinéa est satisfaite si le plan pluriannuel de travaux inscrit à l’ordre du jour de l’assemblée générale en application de l’article L. 731-2 du code de la construction et de l’habitation comporte des travaux d’économie d’énergie. » ;

(27) II.  Le code de la construction et de l’habitation est ainsi modifié :

(28)  Le livre VII, tel qu’il résulte des articles 23 et 25 de la présente loi, est complété par un titre III ainsi rédigé :

(29) « TITRE III

(30) « ENTRETIEN, CONSERVATION ET AMÉLIORATION DES IMMEUBLES RELEVANT DU STATUT DE LA COPROPRIÉTÉ

(31) « Chapitre unique

(32) « Diagnostic technique global des immeubles
relevant du statut de la copropriété

(33) « Art. L. 731-1.  Afin d’assurer l’information des copropriétaires sur la situation générale de l’immeuble et, le cas échéant, aux fins d’élaboration d’un plan pluriannuel de travaux, l’assemblée générale des copropriétaires peut décider de faire réaliser par un tiers, dont les compétences nécessaires pour réaliser ce diagnostic sont précisées par décret, un diagnostic technique global pour tout immeuble à destination principale d’habitation relevant du statut de la copropriété.

(34) « La décision de réaliser ce diagnostic ainsi que ses modalités de réalisation sont approuvées dans les conditions de majorité de l’article 24 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis.

(35) « Ce diagnostic technique global comporte :

(36) «  Une analyse de l’état apparent des parties communes et des équipements communs de l’immeuble ;

(37) «  Un état de la situation du syndicat des copropriétaires au regard des obligations légales et réglementaires au titre de la construction et de l’habitation ;

(38) «  Une analyse des améliorations possibles de la gestion technique et patrimoniale de l’immeuble ;

(39) «  Un diagnostic de performance énergétique de l’immeuble tel que prévu aux articles L. 134-3 ou L. 134-4-1 du présent code. L’audit énergétique prévu au même article L. 134-4-1 satisfait cette obligation.

(40) « Il fait apparaître une évaluation sommaire du coût et une liste des travaux nécessaires à la conservation de l’immeuble en précisant notamment ceux qui devraient être menés dans les dix prochaines années.

(41) « Art. L. 731-2.  I.  Le contenu du diagnostic technique est présenté à la première assemblée générale des copropriétaires qui suit sa réalisation ou sa révision. Le syndic inscrit à l’ordre du jour de cette assemblée générale la question de l’élaboration d’un plan pluriannuel de travaux ainsi que les modalités générales de son éventuelle mise en œuvre.

(42) « II.  Au regard des orientations décidées par les copropriétaires lors des assemblées générales précédentes, le syndic inscrit à l’ordre du jour de chaque assemblée générale soit la question de l’élaboration d’un plan pluriannuel de travaux, soit les décisions relatives à la mise en œuvre du plan pluriannuel de travaux précédemment adopté.

(43) « Art. L. 731-3.  Les travaux dont la réalisation apparaît nécessaire selon les délibérations de l’assemblée générale mentionnée au I de l’article L. 731-2, notamment aux termes du diagnostic technique le cas échéant complété par des études complémentaires, sont intégrés au carnet d’entretien prévu à l’article 18 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 précitée selon des modalités précisées par décret.

(44) « Art. L. 731-4.  Toute mise en copropriété d’un immeuble construit depuis plus de dix ans est précédée du diagnostic technique prévu à l’article L. 731-1.

(45) « Art. L. 731-5.  I.  Dans le cadre des procédures prévues à l’article L. 1331-26 du code de la santé publique et aux articles L. 129-1 et L. 511-1 du présent code, l’autorité administrative compétente peut à tout moment, pour vérifier l’état de bon usage et de sécurité des parties communes d’un immeuble collectif à usage principal d’habitation soumis au statut de la copropriété présentant des désordres potentiels, demander au syndic de lui produire le diagnostic prévu à l’article L. 731-1.

(46) « II.  À défaut de production de ce diagnostic dans un délai d’un mois après notification de la demande, l’autorité administrative compétente mentionnée au I du présent article peut faire réaliser d’office le diagnostic prévu à l’article L. 731-1 en lieu et place du syndicat des copropriétaires et à ses frais. » ;

(47)  L’article L. 111-6-2 est abrogé.

(48) III.  Les I et II sont applicables à compter du 1er janvier 2017.

Article 28

(1) La loi n° 65557 du 10 juillet 1965 précitée est ainsi modifiée :

(2)  L’article 9 est ainsi modifié :

(3) a) Au deuxième alinéa, les références : « e, g, h, i et n » sont remplacées par les références : « a et b du II de l’article 24, des f, g et o » et la référence : « , du d de l’article 26 » est supprimée ;

(4) b) Après le deuxième alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

(5) « Pour la réalisation des travaux d’intérêt collectif réalisés sur les parties privatives, le syndicat exerce les pouvoirs du maître d’ouvrage jusqu’à réception des travaux. » ;

(6) c) Au dernier alinéa, les références : « e, g, h et i » sont remplacées par les références : « a et b du II de l’article 24, des f, g et o » et la référence : « , par le d de l’article 26 » est supprimée ;

(7)  L’article 101 est ainsi modifié :

(8) a) Au deuxième alinéa, après les mots : « à compter de la mise en demeure, », sont insérés les mots : « les honoraires d’avocat, » ;

(9) b) À la fin du c, les mots : « en application du g de l’article 25 » sont remplacés par les mots : « notamment en application du c du II de l’article 24 et du f de l’article 25 » ;

(10)  L’article 24 est ainsi modifié :

(11) a) Au début du premier alinéa, est ajoutée la mention : « I.  » ;

(12) b) Les deuxième et troisième alinéas sont supprimés ;

(13) c) Après le troisième alinéa, il est inséré un II ainsi rédigé :

(14) « II.  Sont notamment approuvés dans les conditions de majorité prévues au I :

(15) « a) Les travaux nécessaires à la conservation de l’immeuble ainsi qu’à la préservation de la santé et de la sécurité physique des occupants, qui incluent les travaux portant sur la stabilité de l’immeuble, le clos, le couvert ou les réseaux et les travaux permettant d’assurer la mise en conformité des logements avec les normes de salubrité, de sécurité et d’équipement définies par les dispositions prises pour l’application de l’article 1er de la loi n° 67561 du 12 juillet 1967 relative à l’amélioration de l’habitat ;

(16) « b) Les modalités de réalisation et d’exécution des travaux rendus obligatoires en vertu de dispositions législatives ou réglementaires ou d’un arrêté de police administrative relatif à la sécurité ou à la salubrité publique, notifié au syndicat des copropriétaires pris en la personne du syndic ;

(17) « c) Les modalités de réalisation et d’exécution des travaux prescrits en vertu de l’article L. 31342 du code de l’urbanisme. Ces travaux peuvent comprendre des travaux d’intérêt collectif réalisés sur les parties privatives et aux frais du copropriétaire du lot concerné ;

(18) « d) Les travaux d’accessibilité aux personnes handicapées ou à mobilité réduite, sous réserve qu’ils n’affectent pas la structure de l’immeuble ou ses éléments d’équipement essentiels ;

(19) « e) L’autorisation donnée à certains copropriétaires d’effectuer, à leurs frais, des travaux d’accessibilité aux personnes handicapées ou à mobilité réduite qui affectent les parties communes ou l’aspect extérieur de l’immeuble et conformes à la destination de celui-ci, sous réserve que ces travaux n’affectent pas la structure de l’immeuble ou ses éléments d’équipement essentiels ;

(20) « f) Les adaptations du règlement de copropriété rendues nécessaires par les modifications législatives et réglementaires intervenues depuis son établissement. La publication de ces modifications du règlement de copropriété est effectuée au droit fixe ;

(21) « g) (nouveau) La décision d’engager le diagnostic prévu à l’article L. 731-1 du code de la construction et de l’habitation ainsi que ses modalités de réalisation. » ;

(22) d) Au début du dernier alinéa, est ajoutée la mention : « III.  » ;

(23)  L’article 25 est ainsi modifié :

(24) a) Le e est abrogé ;

(25) b) Le f devient le e ;

(26) c) Le g devient le f et est ainsi modifié :

(27)  la dernière phrase du premier alinéa est supprimée ;

(28)  à la fin du second alinéa, la référence : « g » est remplacée par la référence : « f » ;

(29) d) (Supprimé)

(30) e) Le h est abrogé ;

(31) f) Le i devient le g ;

(32) g) Le j devient le h ;

(33) h) Le k devient le i ;

(34) i) Le l devient le j ;

(35) j) Le m devient le k ;

(36) k) Le n est abrogé ;

(37) l) Le o devient le l ;

(38) m) Le p devient le m ;

(39) n) Après le m, sont rétablis des n et o ainsi rédigés :

(40) « n) L’ensemble des travaux comportant transformation, addition ou amélioration ;

(41) « o) La demande d’individualisation des contrats de fourniture d’eau et la réalisation des études et travaux nécessaires à cette individualisation. » ;

(42)  L’article 251 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

(43) « Le présent article n’est pas applicable aux décisions visées aux n et o de l’article 25 » ;

(44)  L’article 26 est ainsi modifié :

(45) a) Les c et d sont abrogés ;

(46) b) Au e, qui devient le c, la dernière phrase est supprimée ;

(47) c) Le f devient le d ;

(48) d) Le dernier alinéa est supprimé ;

(49)  L’article 28 est ainsi modifié :

(50) a) Après le deuxième alinéa du II, sont insérés trois alinéas ainsi rédigés :

(51) « La répartition des créances et des dettes est effectuée selon les principes suivants :

(52) «  Les créances du syndicat initial sur les copropriétaires anciens et actuels et les hypothèques du syndicat initial sur les lots des copropriétaires sont transférées de plein droit aux syndicats issus de la division auquel le lot est rattaché, en application du 3° de l’article 1251 du code civil ;

(53) «  Les dettes du syndicat initial sont réparties entre les syndicats issus de la division à hauteur du montant des créances du syndicat initial sur les copropriétaires transférées aux syndicats issus de la division. » ;

(54) b) Au début du troisième alinéa du II, est ajoutée la mention : « III.  » ;

(55) c) Il est ajouté un IV ainsi rédigé :

(56) « IV.  Après avis du maire de la commune de situation de l’immeuble et autorisation du représentant de l’État dans le département, la procédure prévue au présent article peut également être employée pour la division en volumes d’un ensemble immobilier complexe comportant soit plusieurs bâtiments distincts sur dalle, soit plusieurs entités homogènes affectées à des usages différents pour autant que chacune de ces entités permettent une gestion autonome. Si le représentant de l'État dans le département ne se prononce dans les deux mois, son avis est réputé favorable.

(57) « Elle ne peut en aucun cas être employée pour la division en volumes d’un bâtiment unique.

(58) « En cas de division en volumes, la décision de constituer une union de syndicats pour la création, la gestion et l’entretien des éléments d’équipements à usage collectif est prise à la majorité mentionnée à l’article 25.

(59) « Par dérogation au troisième alinéa de l’article 29 de la présente loi, les statuts de l’union peuvent interdire à ses membres de se retirer de celleci. » ;

(60)  Au premier alinéa de l’article 30, le mot : « double » est supprimé et la référence : « 26 » est remplacée par la référence : « 25 ».

Chapitre II

Redresser efficacement les copropriétés dégradées

Section 1

Améliorer la procédure du mandataire ad hoc

Article 29

(1) La loi n° 65557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis est ainsi modifiée :

(2)  L’article 291 A est ainsi modifié :

(3) a) Au premier alinéa, les mots : « président du tribunal de grande instance » sont remplacés par le mot : « juge » ;

(4) b) Le même alinéa est complété par une phrase ainsi rédigée :

(5) « Pour les copropriétés de plus de 200 lots, le pourcentage des impayés déclenchant la saisine est fixé à 15 %. » ;

(6) c) Le deuxième alinéa est remplacé six alinéas ainsi rédigés :

(7) « En l’absence d’action du syndic dans un délai d’un mois à compter de la clôture des comptes, le juge peut être saisi d’une même demande par :

(8) «  Des copropriétaires représentant ensemble au moins 15 % des voix du syndicat ;

(9) «  Un créancier lorsque les factures d’abonnement et de fourniture d’eau ou d’énergie ou les factures de travaux, votés par l’assemblée générale et exécutés, restent impayées depuis six mois et si le créancier a adressé au syndic un commandement de payer resté infructueux ;

(10) «  Le représentant de l’État dans le département ou le procureur de la République près le tribunal de grande instance ;

(11) «  Le maire de la commune du lieu de situation de l’immeuble ;

(12) «  Le président de l’organe délibérant de l’établissement public de coopération intercommunale compétent en matière d’habitat du lieu de situation de l’immeuble. » ;

(13) d) Le troisième alinéa est supprimé ;

(14) e) Au quatrième alinéa, les mots : « trois alinéas précédents » sont remplacés par les références : « 1° et 2° » et les mots : « , le cas échéant, » sont supprimés ;

(15)  L’article 291 B est ainsi modifié :

(16) a) Aux premier et troisième alinéas, deux fois, les mots : « président du tribunal de grande instance » sont remplacés par le mot : « juge » ;

(17) b) Le premier alinéa est complété par les mots et une phrase ainsi rédigée : « et la rémunération. Les modalités d’intervention des mandataires ad hoc sont fixées par décret. » ;

(18) c) Le deuxième alinéa est ainsi rédigé :

(19) « Lorsque le syndic n’est pas à l’origine de la saisine, les frais lui sont imputables. Lorsque le syndic ou les créanciers sont à l’origine de la saisine, les frais ne leur sont pas imputables, sauf si le rapport démontre que la situation d’endettement de la copropriété résulte d’un manquement du syndic à ses obligations professionnelles ou d’un litige en cours entre les créanciers et le syndicat des copropriétaires. » ;

(20) d) Le troisième alinéa est complété par une phrase ainsi rédigée :

(21) « Lorsqu’il constate d’importantes difficultés financières ou de gestion, il saisit le juge aux fins de désignation d’un administrateur provisoire en application de l’article 291. » ;

(22) e) Après le troisième alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

(23) « Le syndic est tenu de fournir au mandataire ad hoc tous les documents nécessaires à l’accomplissement de sa mission dans un délai de quinze jours suivant sa nomination. Le mandataire ad hoc peut saisir le juge des difficultés dans l’exercice de sa mission. Pour l’accomplissement de sa mission, le mandataire ad hoc peut obtenir de l’autorité publique compétente les pièces relatives aux procédures de police engagées à l’encontre du syndicat. » ;

(24) f) À l’avant-dernier alinéa, les mots : « le cas échéant » sont supprimés ;

(25) g) Le dernier alinéa est complété par deux phrases ainsi rédigées :

(26) « Si la prochaine assemblée générale n’intervient pas dans les six mois à compter de la remise du rapport, le syndic convoque une assemblée générale extraordinaire. Si le rapport du mandataire ad hoc préconise des mesures d’urgence, ce délai est ramené à trois mois. » ;

(27) h) Sont ajoutés trois alinéas ainsi rédigés :

(28) « Le procès-verbal de l’assemblée générale statuant sur les résolutions mettant en œuvre le rapport du mandataire est notifié par le syndic aux auteurs de la saisine, au juge et au mandataire ad hoc. En l’absence de notification dans le délai de six mois prévu au sixième alinéa, le mandataire ad hoc ou les parties à l’origine de la procédure peuvent saisir le juge aux fins :

(29) «  D’obtenir une ordonnance enjoignant au syndic de convoquer sans délai l’assemblée générale ;

(30) «  De désignation d’un administrateur provisoire si les auteurs de la saisine sont habilités à le faire par l’article 291. » ;

(31)  Après l’article 291 B, il est inséré un article 291 C ainsi rédigé :

(32) « Art. 291 C.  I.  Pour exercer les fonctions de mandataire ad hoc prévues à l’article 291 A, le juge peut désigner un administrateur judiciaire inscrit sur la liste des administrateurs judiciaires mentionnée à l’article L. 8112 du code de commerce.

(33) « II.  Le juge peut également désigner une personne physique ou morale justifiant d’une expérience ou d’une qualification particulière au regard de la nature de l’affaire et remplissant des conditions définies par décret.

(34) « III.  Les mandataires ad hoc désignés en application du II du présent article ne doivent pas, au cours des cinq années précédentes :

(35) «  Avoir perçu à quelque titre que ce soit, directement ou indirectement, une rétribution ou un paiement de la part du syndic, du syndicat des copropriétaires ou des créanciers à l’origine de la procédure, ni d’une personne qui détient le contrôle du syndic ou d’un de ses créanciers, au sens des II et III de l’article L. 23316 du code de commerce ;

(36) «  S’être trouvés en situation de conseil du syndic, du syndicat des copropriétaires ou des créanciers concernés ou de subordination par rapport à eux ;

(37) «  Avoir un intérêt dans le mandat qui leur est donné ;

(38) «  être au nombre des anciens administrateurs ou mandataires judiciaires ayant fait l’objet d’une décision de radiation ou de retrait de la liste des administrateurs judiciaires, en application des articles L. 8116, L. 81112 et L. 8124 du code de commerce.

(39) « IV.  Les mandataires ad hoc ne peuvent être désignés syndic à l’issue de leur mission. »

Section 2

Réformer la procédure d’administration provisoire et mettre en place de nouveaux outils à disposition de l’administrateur provisoire

Article 30

(1) La loi n° 65557 du 10 juillet 1965 précitée est ainsi modifiée :

(2)  L’article 29-1 est ainsi modifié :

(3) a) Aux première et seconde phrases du premier alinéa, aux première et avant-dernière phrases du deuxième alinéa et à la dernière phrase du dernier alinéa, les mots : « président du tribunal de grande instance » sont remplacés par le mot : « juge » ;

(4) b) Au début du premier alinéa, est ajoutée la mention : « I.  » ;

(5) c) À la fin de la seconde phrase du premier alinéa, les mots : « procureur de la République » sont remplacés par les mots : « maire de la commune du lieu de situation de l’immeuble ou par le président de l’établissement public de coopération intercommunale compétent en matière d’habitat ou par le représentant de l’État dans le département ou par le procureur de la République ou, si le syndicat a fait l’objet de la procédure prévue aux articles 291 A et 291 B, par le mandataire ad hoc » ;

(6) d) À la dernière phrase du troisième alinéa, après le mot : « département, », sont insérés les mots : « du maire de la commune du lieu de situation de l’immeuble, du président de l’établissement public de coopération intercommunale compétent en matière d’habitat, de l’administrateur provisoire désigné, » ;

(7) e) Sont ajoutés des II et III ainsi rédigés :

(8) « II.  Les modalités de rémunération de l’administrateur provisoire sont fixées par décret.

(9) « III.  Pour exercer les fonctions d’administrateur provisoire prévues au I, le juge peut désigner un administrateur judiciaire inscrit sur la liste des administrateurs judiciaires mentionnée à l’article L. 8112 du code de commerce.

(10) « Le juge peut également désigner une personne physique ou morale justifiant d’une expérience ou d’une qualification particulière au regard de la nature de l’affaire et remplissant des conditions définies par décret.

(11) « Si le syndicat a fait l’objet de la procédure prévue aux articles 291 A et 291 B, le mandataire ad hoc peut être désigné comme administrateur provisoire sur décision motivée du juge et après audition du conseil syndical. Dans les autres cas, les administrateurs provisoires désignés dans les conditions prévues au deuxième alinéa du présent III ne doivent pas, au cours des cinq années précédentes :

(12) «  Avoir perçu à quelque titre que ce soit, directement ou indirectement, une rétribution ou un paiement de la part du syndic, du syndicat des copropriétaires ou des créanciers à l’origine de la procédure, ni d’une personne qui détient le contrôle du syndic ou d’un des créanciers au sens des II et III de l’article L. 23316 du code de commerce ;

(13) «  S’être trouvés en situation de conseil du syndic, du syndicat des copropriétaires ou des créanciers concernés ou de subordination par rapport à eux ;

(14) «  Avoir un intérêt dans le mandat qui leur est donné.

(15) « Ils sont tenus d’exécuter les mandats qui leur sont confiés en se conformant, dans l’accomplissement de leurs diligences professionnelles, aux mêmes obligations que celles qui s’imposent aux administrateurs judiciaires. » ;

(16)  Les articles 292 à 296 sont ainsi rédigés :

(17) « Art. 292.  Une copie de l’ordonnance de désignation de l’administrateur provisoire ainsi que les rapports établis par celui-ci sont portés à la connaissance des copropriétaires.

(18) « Une copie de l’ordonnance de désignation est également adressée par le greffe du tribunal de grande instance au procureur de la République, au représentant de l’État dans le département, au maire de la commune et au président de l’établissement public de coopération intercommunale compétent en matière d’habitat du lieu de situation de l’immeuble concerné. À leur demande, les rapports établis par l’administrateur provisoire leur sont communiqués par le greffe du tribunal de grande instance.

(19) « Art. 293.  I.  L’ordonnance de désignation d’un administrateur provisoire prévue à l’article 291 emporte suspension de l’exigibilité des créances, autres que les créances publiques et sociales, ayant leur origine antérieurement à cette décision, pour une période de douze mois.

(20) « Elle interrompt ou interdit toute action en justice de la part de tous les créanciers dont la créance a son origine antérieurement à cette décision et tendant à :

(21) «  La condamnation du syndicat débiteur au paiement d’une somme d’argent ;

(22) «  La résolution d’un contrat pour défaut de paiement d’une somme d’argent.

(23) « Elle arrête ou interdit également toute procédure d’exécution de la part de ces créanciers ainsi que toute procédure de distribution n’ayant pas produit un effet attributif avant cette décision.

(24) « L’ordonnance de désignation emporte également suspension des dispositions contractuelles prévoyant des majorations ou des pénalités de retard ainsi que la résolution de plein droit du contrat.

(25) « II.  Le juge, statuant en la forme des référés, peut, sur demande de l’administrateur provisoire, proroger la suspension prévue au I jusqu’à trente mois.

(26) « III.  Le juge, statuant en la forme des référés, peut, sur demande de l’administrateur provisoire, prononcer la résiliation d’un contrat ou ordonner la poursuite de l’exécution du contrat.

(27) « IV.  Les actions en justice et les voies d’exécution autres que celles suspendues, interdites ou arrêtées dans les conditions prévues au présent article sont poursuivies à l’encontre du syndicat des copropriétaires, après mise en cause par l’administrateur provisoire.

(28) « Art. 294.  I.  Dans un délai de deux mois à compter de sa nomination, l’administrateur provisoire procède à des mesures de publicité pour permettre aux créanciers de produire les éléments nécessaires à l’évaluation du montant de leur créance.

(29) « II.  À partir de la publication de l’ordonnance de désignation de l’administrateur provisoire, les créanciers du syndicat des copropriétaires doivent déclarer leurs créances dans un délai fixé par décret en Conseil d’État.

(30) « Après vérification des créances déclarées, l’administrateur provisoire établit et publie la liste des créances déclarées dans des conditions fixées par décret en Conseil d’État.

(31) « Les créanciers disposent d’un délai de deux mois à compter de la publication de la liste pour contester son contenu auprès du président du tribunal de grande instance.

(32) « III.  Les créances non déclarées régulièrement dans les délais prévus au II sont inopposables à la procédure.

(33) « Art. 295.  I.  L’administrateur provisoire établit un plan d’apurement des dettes.

(34) « Ce plan, d’une durée maximale de cinq ans, comporte un échéancier des versements auprès des créanciers du syndicat des copropriétaires.

(35) « II.  Le projet d’échéancier est notifié aux créanciers figurant dans la liste prévue au deuxième alinéa du II de l’article 294.

(36) « Les créanciers disposent d’un délai de deux mois à compter de cette notification pour faire part de leurs observations. Les créanciers peuvent formuler individuellement des propositions de remise de dettes.

(37) « L’administrateur provisoire notifie le plan d’apurement définitif aux créanciers et au conseil syndical. Les créanciers disposent d’un délai de deux mois à compter de cette notification pour saisir le juge d’une contestation.

(38) « À défaut de contestation dans ce délai, le juge homologue le plan à la demande de l’administrateur. L’ordonnance d’homologation est notifiée aux créanciers et au conseil syndical avec le plan d’apurement définitif.

(39) « III.  La notification de l’ordonnance ou du jugement entraîne, tant que le plan d’apurement est respecté, le maintien de la suspension de l’exigibilité des créances prévue aux I et II de l’article 293.

(40) « Le plan d’apurement est mis en œuvre par le syndic à l’issue de la mission de l’administrateur provisoire.

(41) « IV.  Si la situation financière du syndicat des copropriétaires évolue, le plan d’apurement peut être prorogé ou modifié par décision du président du tribunal de grande instance saisi par le syndicat des copropriétaires, des copropriétaires représentant au moins 15 % des voix, les créanciers, le syndic ou l’administrateur provisoire.

(42) « V.  Dès lors qu’ils ne compromettent pas la réalisation du plan d’apurement, l’administrateur provisoire peut conclure avec les copropriétaires de bonne foi des échéanciers individualisés de remboursement de leurs dettes vis-à-vis du syndicat.

(43) « Art. 296.  Si le syndicat des copropriétaires dispose d’actifs cessibles, notamment des locaux ou des parcelles de terrain non bâti, de nature à apurer les dettes du syndicat, l’administrateur provisoire peut demander au juge l’autorisation de réaliser les cessions par dérogation au a de l’article 26 et au deuxième alinéa du I de l’article 291 et de modifier en conséquence le règlement de copropriété et l’état descriptif de division.

(44) « À lappui de cette demande, ladministrateur provisoire produit un rapport faisant état de lévaluation des biens cessibles et consignant lavis du conseil syndical.

(45) « La durée de lautorisation fixée par le juge ne peut excéder cinq ans. Si la cession des actifs est réalisée dans ce délai, elle conduit à la modification de l’échéancier des appels de fonds auprès des copropriétaires prévu par le plan d’apurement des dettes selon la procédure définie au II de l’article 295. » ;

(46)  La section 2 du chapitre II est complétée par des articles 297 à 2914 ainsi rédigés :

(47) « Art. 297.  L’administrateur provisoire évalue, dans le cadre de l’élaboration du plan d’apurement soumis au juge, la somme des créances irrécouvrables du syndicat sur les copropriétaires.

(48) « En labsence dactifs du syndicat des copropriétaires pouvant être cédés dans les conditions définies à larticle 296 ou si les cessions nont pas trouvé preneur, ladministrateur provisoire peut demander au juge deffacer partiellement les dettes du syndicat pour un montant équivalant au montant des créances irrécouvrables.

(49) « Le juge peut effacer tout ou partie des dettes. Le montant effacé est réparti entre les créanciers du syndicat proportionnellement au montant de leur créance et intégré par l’administrateur provisoire au plan d’apurement des dettes qui est ensuite homologué par le juge dans les conditions prévues au II de l’article 295. Le jugement ordonne également mainlevée des éventuelles inscriptions hypothécaires relatives à ces dettes inscrites sur les locaux appartenant au syndicat des copropriétaires.

(50) « Art. 298.  I.  Si la gestion et le fonctionnement normal de la copropriété ne peuvent être rétablis autrement, le juge peut prononcer aux conditions qu’il fixe et sur demande de l’administrateur provisoire :

(51) «  La constitution d’un ou plusieurs syndicats secondaires ;

(52) «  La division du syndicat.

(53) « Lorsque l’administrateur provisoire demande une division en volumes, le juge statue au vu des conclusions du rapport d’un expert désigné par ses soins, aux frais du syndicat des copropriétaires, établissant que l’immeuble ou l’ensemble immobilier peuvent être scindés en volumes sans parties communes indivises et fonctionnant de façon autonome, et après consultation du maire de la commune du lieu d’implantation et de l’établissement public de coopération intercommunale compétent en matière d’habitat.

(54) « À l’appui de ces demandes, l’administrateur provisoire établit un rapport faisant état de l’avis du conseil syndical et précisant les conditions matérielles, juridiques et financières de division du syndicat ou de constitution d’un syndicat secondaire. Il établit notamment la répartition des parties communes du syndicat initial, les projets de règlement de copropriété et les états descriptifs de division des nouveaux syndicats, dresse un état des créances et des dettes du syndicat et en établit la répartition selon les principes définis au II de l’article 28.

(55) « L’administrateur provisoire établit, concomitamment à l’état des créances et des dettes, un plan d’apurement des dettes transmises pour chacun des syndicats créés par la division. Ces plans sont validés et s’imposent aux syndicats issus de la division qui le mettent en œuvre selon les modalités définies à l’article 295.

(56) « La répartition validée des dettes entre les syndicats est notifiée individuellement à chacun des créanciers connus du syndicat initial.

(57) « II.  Si des travaux préalables pour réaliser la constitution d’un syndicat secondaire ou les divisions prévues au présent article sont nécessaires, le juge peut autoriser l’administrateur provisoire à faire réaliser les travaux aux frais des copropriétaires.

(58) « III.  Le jugement autorisant la division ou la constitution d’un syndicat secondaire homologue également les nouveaux règlements de copropriété et états descriptifs de division des syndicats issus de la division ainsi que les modifications du règlement de copropriété résultant de la constitution d’un syndicat secondaire.

(59) « Le jugement prononçant la division du syndicat emporte dissolution du syndicat initial.

(60) « Le juge désigne, pour chaque syndicat des copropriétaires issu des divisions prévues au présent article et chaque syndicat secondaire constitué en application du présent article, la personne chargée de convoquer l’assemblée générale en vue de la désignation d’un syndic.

(61) « Art. 299.  Sur saisine motivée de l’administrateur provisoire et si le rétablissement financier de la copropriété le nécessite, le juge peut l’autoriser à modifier le règlement de copropriété afin de tenir compte de travaux concourant au redressement de la copropriété et modifiant la répartition des charges.

(62) « Sur saisine motivée de l’administrateur provisoire et si leurs coûts d’entretien, de gestion ou de remise à niveau compromettent de façon irrémédiable l’équilibre financier du syndicat des copropriétaires, le juge peut autoriser l’administrateur provisoire à céder à titre gracieux à la commune ou à l’établissement public de coopération intercommunale compétent en matière d’habitat les parcelles de terrain non bâti d’intérêt public ou des locaux ou équipements communs pouvant relever d’une gestion publique et modifier en conséquence le règlement de copropriété et l’état descriptif de division.

(63) « Art. 2910.  L’administrateur provisoire peut proposer au représentant de l’État dans le département d’initier un plan de sauvegarde en application de l’article L. 6151 du code de la construction et de l’habitation.

(64) « Lorsque la démarche d’élaboration d’un plan de sauvegarde est engagée, l’administrateur provisoire est membre de plein droit de la commission mentionnée au I du même article.

(65) « Si lors de l’élaboration du plan de sauvegarde ou en cours d’exécution d’un tel plan, l’administrateur provisoire constate que des mesures du plan de sauvegarde sont en contradiction avec la mission qui lui est confiée par le juge, il en informe le représentant de l’État dans le département, le maire et le président de l’établissement public de coopération intercommunale compétent en matière d’habitat qui peuvent soit modifier le plan de sauvegarde, soit demander au juge de modifier le contenu de la mission de l’administrateur provisoire.

(66) « L’administrateur provisoire peut signer toute convention financière en vue de l’attribution de subventions publiques au syndicat des copropriétaires, dès lors que cette convention n’est pas contradictoire avec la mission qui lui est confiée.

(67) « Art. 2911.  I.  Si la situation financière de la copropriété ne permet pas de réaliser les travaux nécessaires pour la conservation et la mise en sécurité de l’immeuble, la protection des occupants, la préservation de leur santé et la réduction des charges de copropriété permettant son redressement financier, le juge peut placer l’immeuble sous administration provisoire renforcée :

(68) «  Sur saisine du maire de la commune du lieu de situation, du président de l’établissement public de coopération intercommunale compétent en matière d’habitat ou du représentant de l’État dans le département ;

(69) «  Ou sur saisine de l’administrateur provisoire déjà désigné en vertu de l’article 291.

(70) « II.  Dans le cadre du placement sous administration provisoire renforcée, le juge autorise l’administrateur provisoire, désigné en vertu de l’article 291, à conclure une convention à durée déterminée, au nom du syndicat des copropriétaires, avec un ou plusieurs opérateurs compétents en matière de maîtrise d’ouvrage de travaux et de mise au point de financement d’opération de travaux, qui peut être notamment l’un des organismes mentionnés aux articles L. 32114, L. 32129, L. 3261 et L. 3271 du code de l’urbanisme et L. 4112 et L. 4811 du code de la construction de l’habitation.

(71) « La décision du juge est notifiée aux parties intéressées ainsi qu’au maire de la commune du lieu de situation, au président de l’établissement public de coopération intercommunale compétent en matière d’habitat et au représentant de l’État dans le département.

(72) « III.  L’administrateur provisoire peut confier à l’opérateur, par cette convention, toutes les missions concourant au redressement de la copropriété, notamment la maîtrise d’ouvrage d’un programme de travaux et la mise au point du financement de l’opération. Un décret précise les modalités de rémunération de l’opérateur à la charge des copropriétaires.

(73) « Le juge homologue la convention conclue entre l’opérateur et l’administrateur provisoire.

(74) « L’exécution de la convention peut se poursuivre même si la mission de l’administrateur provisoire est terminée. La convention prend fin à l’expiration du terme fixé par elle.

(75) « IV.  Le maire de la commune du lieu de situation de l’immeuble ou le président de l’établissement public de coopération intercommunale compétent en matière d’habitat peuvent engager à tout moment la procédure prévue à l’article L. 6156 du code de la construction et de l’habitation. La conclusion de la convention mentionnée au II du présent article est alors suspendue dans l’attente de la décision du juge mais la mission de l’administrateur provisoire se poursuit dans les conditions prévues à l’article 291.

(76) « Art. 2912.  I.  Lorsque la mission de l’opérateur mentionné au II de l’article 29-11 prévoit la réalisation d’une division du syndicat dans les conditions prévues à l’article 298, la convention mentionnée à l’article 2911 prévoit la répartition de la rémunération de l’opérateur entre les syndicats ainsi créés. Chaque syndicat issu de cette division est subrogé, chacun pour ce qui le concerne, dans les droits et obligations conventionnelles du syndicat dissous selon les modalités prévues par la convention.

(77) « II.  La mission de l’opérateur ne peut prendre fin de façon anticipée que sur décision du juge. La convention prévoit obligatoirement les modalités d’indemnisation de l’opérateur qui a engagé des fonds pour la réalisation des travaux prévus par la convention en cas de résiliation anticipée prononcée par le juge.

(78) « III.  Le président du tribunal de grande instance, saisi par des copropriétaires représentant 15 % des voix, peut autoriser l’administrateur provisoire à inclure dans le contrat de l’opérateur la réalisation de travaux d’amélioration.

(79) « IV.  Si la mission de l’administrateur provisoire est terminée et la copropriété financièrement redressée, le président du tribunal de grande instance peut autoriser le syndic à conclure un avenant à la convention en cours, après approbation des travaux supplémentaires par l’assemblée générale des copropriétaires statuant dans les conditions de majorité prévues par la présente loi.

(80) « Art. 2913.  Pour les propriétaires occupants, la rémunération de l’opérateur prévue à l’article 2911 est assimilée à un loyer pour l’attribution des allocations de logement prévues au chapitre II du titre IV du livre V et au titre III du livre VIII du code de la sécurité sociale et ouvre droit à ces allocations dans les conditions définies à ces mêmes articles.

(81) « Art. 2914.  Les procédures prévues au livre VI du code de commerce ne sont pas applicables aux syndicats de copropriétaires. »

Section 3

Permettre la requalification des copropriétés très dégradées

Article 31

(1) Le livre VII du code de la construction et de l’habitation, tel qu’il résulte des articles 23, 25 et 27 est complété par un titre IV ainsi rédigé :

(2) « TITRE IV

(3) « TRAITEMENT DES DIFFICULTÉS
DES COPROPRIÉTÉS DÉGRADÉES

(4) « Chapitre unique

(5) « Opérations de requalification des copropriétés dégradées

(6) « Art. L. 7411.  Des opérations de requalification des copropriétés dégradées peuvent être mises en place par l’État, les collectivités territoriales ou leurs groupements pour lutter contre l’indignité et la dégradation des immeubles en copropriété.

(7) « Les opérations de requalification des copropriétés dégradées sont menées sur un périmètre défini par l’État, les collectivités territoriales ou leurs groupements dans le cadre d’un projet urbain et social pour le territoire concerné ou d’une politique locale de l’habitat.

(8) « Ces opérations font l’objet d’une convention entre personnes publiques, qui prévoit tout ou partie des actions suivantes :

(9) «  Un dispositif d’intervention immobilière et foncière, incluant des actions d’acquisitions et de portage de lots de copropriété ;

(10) «  Un accompagnement social des occupants ;

(11) «  La mobilisation des dispositifs coercitifs de lutte contre lhabitat indigne ;

(12) «  La mise en œuvre des actions prévues à l’article L. 3031 ;

(13) «  Le cas échéant, la mise en œuvre d’un plan de sauvegarde prévu à l’article L. 6151 du présent code ainsi que de la procédure d’administration renforcée prévue à l’article 2911 de la loi n° 65557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis.

(14) « L’opération de requalification de copropriétés peut donner lieu à :

(15) « a) La mise en œuvre d’actions ou d’opérations d’aménagement, au sens de l’article L. 3001 du code de l’urbanisme, intégrant les objectifs de l’opération ;

(16) « b) L’instauration du droit de préemption urbain renforcé prévu à l’article L. 2114 du même code.

(17) « Art. L. 7412.  LÉtat peut déclarer dintérêt national une opération de requalification de copropriétés dégradées dont il définit le périmètre par décret en Conseil d’État, si lopération de requalification du site ne peut être menée par les collectivités territoriales ou leurs groupements selon les modalités prévues à l’article L. 7411 et si le site comporte une ou plusieurs copropriétés bénéficiant d’un plan de sauvegarde défini à larticle L. 6151. »

Article 32

(1) Le titre II du livre III du code de l’urbanisme est ainsi modifié :

(2)  Après larticle L. 3211, il est inséré un article L. 32111 ainsi rédigé :

(3) « Art. L. 32111.  Nonobstant les missions définies à larticle L. 3211, le décret en Conseil dÉtat prévu à l’article L. 7412 du code de la construction et de lhabitation peut confier à un établissement public foncier la réalisation des opérations de requalification de copropriétés dintérêt national mentionnées au même article, après avis de son conseil dadministration. Lavis est réputé favorable en labsence de réponse dans un délai de deux mois.

(4) « Pour mener les opérations de requalification de copropriétés, létablissement public foncier dÎle-de-France peut bénéficier du concours de lAgence foncière et technique de la région parisienne mentionné à larticle L. 32129 selon des modalités fixées par convention entre les deux établissements. » ;

(5)  Après le 3° de l’article L. 32129, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

(6) « Elle peut mener des opérations de requalification des copropriétés dégradées mentionnées à l’article L. 7411 du code de la construction et de l’habitation ou apporter son concours à l’établissement public foncier d’Îlede-France pour la réalisation de ces opérations d’intérêt national de requalification des copropriétés dégradées. » ;

(7)  À la deuxième phrase du troisième alinéa de larticle L. 3271, après le mot : « pour », sont insérés les mots : « réaliser les opérations de requalification de copropriétés dégradées prévues à l’article L. 7411 du code de la construction et de lhabitation, agir en tant quopérateur dans le cadre de la procédure prévue à larticle 2911 de la loi n° 65557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis, ».

Article 33

(1) L’article 1607 ter du code général des impôts est ainsi modifié :

(2)  Le premier alinéa est complété par les mots : « et immobilières ainsi qu’au financement de leurs interventions dans le cadre des opérations de requalification de copropriétés dégradées qui leur sont confiées par le décret en Conseil d’État mentionné à l’article L. 7412 du code de la construction et de l’habitation. » ;

(3)  Après la première phrase du deuxième alinéa, est insérée une phrase ainsi rédigée :

(4) « Une partie de ce produit peut être consacrée au financement des opérations d’intérêt national de requalification de copropriétés dégradées qui leur sont confiées par le décret en Conseil d’État mentionné à l’article L. 7412 du code de la construction et de l’habitation, dans la limite de 5 € par habitant. »

Article 34

(1) I.  Le chapitre II du titre V du livre II du code de la construction et de l’habitation est ainsi modifié :

(2)  L’article L. 2521 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

(3) « Le présent article s'applique aux immeubles soumis ou non au statut de la copropriété prévu par la loi n° 65557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis. Dans le cas dun immeuble soumis au statut de la copropriété, elles peuvent sappliquer à un ou plusieurs lots. » ;

(4)  Après larticle L. 2521, il est inséré un article L. 25211 ainsi rédigé :

(5) « Art. L. 25211.  Si le bail à réhabilitation porte sur un ou plusieurs lots dépendant d’un immeuble soumis au statut de la copropriété, le mandataire commun prévu au second alinéa de l’article 23 de la loi  65557 du 10 juillet 1965 précitée est le preneur. Par dérogation au troisième alinéa du I de l’article 22 de cette même loi, ce preneur peut recevoir plus de trois délégations de vote des bailleurs.

(6) « Le preneur du bail à réhabilitation supporte seul, pendant la durée du bail, toutes les provisions prévues aux articles 141 et 142 de ladite loi.

(7) « Le preneur mandataire commun doit disposer dun mandat exprès du bailleur avant de voter sur les décisions relatives à des travaux de toute nature qui ne sont pas mis à la charge du preneur par le contrat de bail à réhabilitation et dont la prise en charge nest pas prévue dans le bail à réhabilitation ou dont le paiement nincombera pas à titre définitif au preneur.

(8) « Le bail à réhabilitation précise la répartition des charges en fin de bail, le sort des avances et provisions appelées pendant la durée du bail à réhabilitation ainsi que des régularisations de charges intervenant après la fin du bail. Ces clauses sont inopposables au syndicat des copropriétaires. » ;

(9)  L’article L. 2523 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

(10) « Les articles L. 3537 et L. 35316 du présent code sont applicables aux occupants présents au moment de la conclusion du bail à réhabilitation. » ;

(11)  L’article L. 2524 est ainsi rédigé :

(12) « Art. L. 2524.  I.  Un an avant l’extinction du bail à réhabilitation, le preneur rappelle au bailleur et au locataire les dispositions des II et III du présent article.

(13) « II.  Six mois avant lexpiration du bail à réhabilitation, le bailleur peut, sil est occupant, par lettre recommandée avec demande davis de réception, informer le preneur de son intention de prolonger le bail à réhabilitation.

(14) « Dans le même délai, le bailleur qui n’est pas occupant peut proposer au locataire un nouveau bail prenant effet au terme du bail à réhabilitation.

(15) « La notification reproduit les termes du II du présent article et de l’article L. 252-5.

(16) « III.  Trois mois avant l’extinction du bail à réhabilitation, le preneur propose au locataire qui n’a pas conclu un nouveau bail avec le bailleur et qui remplit les conditions de ressources fixées par décret la location d’un logement correspondant à ses besoins et à ses possibilités.

(17) « Le non-respect par le preneur de cette obligation est inopposable au bailleur.

(18) « Au terme du bail à réhabilitation, le preneur est tenu de restituer au bailleur l’immeuble libre de location et d’occupation. » ;

(19)  Sont ajoutés des articles L. 2525 et L. 2526 ainsi rédigés :

(20) « Art. L. 2525.  Le locataire qui na ni conclu le contrat de location proposé par le bailleur, ni accepté loffre de relogement faite par le preneur est déchu de tout titre doccupation sur le logement à lexpiration du bail à réhabilitation.

(21) « Art. L. 2526.  Le présent chapitre est d’ordre public. »

(22) II.  Le chapitre III du même titre V est ainsi modifié :

(23)  Après l’article L. 2531, il est inséré un article L. 25311 ainsi rédigé :

(24) « Art. L. 25311.  Si la convention d’usufruit porte sur un ou plusieurs lots dépendant d’un immeuble soumis au statut de la copropriété, le mandataire commun prévu au second alinéa de l’article 23 de la loi  65557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis est l’usufruitier. Par dérogation au troisième alinéa du I de l’article 22 de cette même loi, l’usufruitier peut recevoir plus de trois délégations de vote des nuspropriétaires.

(25) « Lusufruitier supporte seul, pendant la durée de la convention, toutes les provisions prévues aux articles 141 et 142 de ladite loi.

(26) « L’usufruitier doit disposer d’un mandat exprès du nupropriétaire avant de voter sur les décisions relatives à des travaux de toute nature qui ne sont pas mis à la charge de l’usufruitier par la convention d’usufruit.

(27) « La convention d’usufruit précise la répartition des charges en fin de bail, le sort des avances et provisions appelées pendant la durée de la convention ainsi que des régularisations de charges intervenant après la fin du bail. Ces clauses sont inopposables au syndicat des copropriétaires. » ;

(28)  L’article L. 2532 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

(29) « Dans l’hypothèse où la convention mentionnée au deuxième alinéa du présent article est conclue, les articles L. 3537 et L. 35316 sont applicables aux occupants présents au moment de la conclusion du bail conclu en application de l’article L. 2531. » ;

(30)  Après le premier alinéa de l’article L. 2535, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

(31) «  soit, s’il est occupant, informer l’usufruitier de son intention de renouveler la convention d’usufruit ; ».

(32) III.  Le second alinéa de l’article 23 de la loi n° 65557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis est ainsi modifié :

(33)  Les mots : « d’usufruit d’un lot » sont remplacés par les mots : « de démembrement du droit de propriété » ;

(34)  Les mots : « , sauf stipulation contraire du règlement de copropriété, » sont supprimés ;

(35)  Le mot : « sera » est remplacé par le mot : « est ».

Article 35

(1) Le chapitre V du titre Ier du livre VI du code de la construction et de l’habitation est ainsi modifié :

(2)  L’article L. 6151 est ainsi rédigé :

(3) « Art. L. 6151.  I.  Lorsquun groupe dimmeubles ou un ensemble immobilier déterminé, à usage dhabitation ou à usage mixte professionnel, commercial et dhabitation, soumis au régime de la copropriété, ou un groupe dimmeubles bâtis en société dattribution ou en société coopérative de construction donnant vocation à lattribution dun lot est confronté à de graves difficultés sociales, techniques et financières résultant notamment de complexités juridiques ou techniques, et risquant à terme de compromettre leur conservation, le représentant de lÉtat dans le département peut, à son initiative ou sur proposition du maire de la commune, du président de létablissement public de coopération intercommunale compétent en matière dhabitat, dassociations dhabitants, dassociations de propriétaires ou de copropriétaires ou de ladministrateur provisoire mentionné à larticle 291 de la loi n° 65557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis, confier à une commission quil constitue le soin délaborer un diagnostic de la situation et de proposer un plan de sauvegarde destiné à résoudre les difficultés du groupe dimmeubles bâtis ou de lensemble immobilier concerné. Cette commission comprend obligatoirement des représentants des propriétaires et des locataires des immeubles concernés.

(4) « II.  Le projet de plan de sauvegarde est soumis à l’approbation du représentant de l’État dans le département et à l’avis du maire, du président de l’établissement public de coopération intercommunale compétent en matière d’habitat et, le cas échéant, du président du conseil général ayant conclu la convention mentionnée à l’article L. 30152.

(5) « III.  Si le groupe d’immeubles bâtis ou l’ensemble immobilier concerné est soumis à la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 précitée, le projet de plan de sauvegarde de la commission prévue au I puis le plan approuvé par le représentant de l’État dans le département sont adressés pour information au syndicat des copropriétaires pris en la personne du syndic ou à l’administrateur provisoire, s’il en existe un. Dès réception du plan approuvé par le représentant de l’État dans le département, le syndic inscrit à l’ordre du jour de la prochaine assemblée générale les mesures préconisées dans le plan. Si la prochaine assemblée générale n’intervient pas dans les six mois à compter de la remise du rapport, le syndic convoque une assemblée générale extraordinaire.

(6) « IV.  Faute de réunion de l’assemblée générale ou en cas de rejet des mesures du plan de sauvegarde et si les difficultés du groupe d’immeubles bâtis ou de l’ensemble immobilier compromettent la conservation de l’immeuble, le maire ou le président de l’établissement public de coopération intercommunale compétent en matière d’habitat peut saisir le juge aux fins de nommer un administrateur provisoire en application de l’article 291 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 précitée ou pour déclarer l’état de carence dans les conditions prévues à l’article L. 6156.

(7) « V.  Les alinéas précédents ne s’appliquent pas aux immeubles appartenant en totalité aux organismes d’habitation à loyer modéré mentionnés à l’article L. 4112. » ;

(8)  L’article L. 6152 est ainsi modifié :

(9) a) Au début du premier alinéa, est ajoutée la mention : « I.  » ;

(10) b) Après le premier alinéa, il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

(11) «  redresser la situation financière de la copropriété ; »

(12) c) Au quatrième alinéa, après le mot : « réaliser », sont insérés les mots : « ou faire réaliser par un tiers » ;

(13) d) Le dernier alinéa est ainsi rédigé :

(14) « Le plan de sauvegarde fait l’objet d’une convention de mise en œuvre entre les personnes de droit public compétentes, l’administrateur provisoire si l’immeuble fait l’objet de la procédure prévue aux articles 291 et suivants de la loi n° 65557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis et, le cas échéant, les personnes privées intéressées aux fins, notamment, de préciser l’échéancier de ces mesures ainsi que les conditions de leur financement, les modalités d’intervention des différents opérateurs mandatés par les signataires et leur articulation avec la mission de l’administrateur provisoire. La convention précise également les modalités d’évaluation du plan de sauvegarde ainsi que les modalités de suivi de la copropriété au terme du plan. » ;

(15) e) Sont ajoutés des II et III ainsi rédigés :

(16) « II.  Le représentant de l’État dans le département désigne, parmi les membres de la commission ou hors de celle-ci, un coordonnateur chargé de veiller à la bonne exécution du plan de sauvegarde.

(17) « Le coordonnateur peut adresser des mises en demeure aux parties qui ne respectent pas, dans les délais prévus, les engagements contenus dans le plan de sauvegarde. Si une procédure judicaire est engagée sur le fondement des articles 291 et suivants de la loi n° 65557 du 10 juillet 1965 précitée, il veille à l’articulation du plan de sauvegarde avec la mission de l’administrateur provisoire et, le cas échéant, avec le contrat de l’opérateur mentionné à l’article 2911 de la même loi.

(18) « Il établit un rapport de sa mission.

(19) « III.  Le représentant de l’État peut, après évaluation et consultation de la commission mentionnée au I de l’article L. 6151 et selon les modalités prévues au II du même article, modifier le plan de sauvegarde initial lors de la nomination d’un administrateur provisoire ou prolonger le plan de sauvegarde, par période de deux ans, si le redressement de la copropriété le nécessite. » ;

(20)  L’article L. 6153 est ainsi rédigé :

(21) « Art. L. 6153.  La commission mentionnée à l’article L. 6151 est présidée par le représentant de l’État dans le département et comprend, notamment, le maire de la commune, le président de l’établissement public de coopération intercommunale compétent en matière d’habitat, le président du conseil général du département, sur le territoire desquels sont situés les immeubles ou ensembles immobiliers concernés par le plan de sauvegarde, le président du conseil syndical, ou leurs représentants, ainsi que, le cas échéant, l’administrateur provisoire désigné en application de l’article 291 de la loi n° 6557 du 10 juillet 1965 précitée. Lorsque la copropriété n’a pas de conseil syndical, l’assemblée générale des copropriétaires peut désigner un représentant chargé de la représenter au sein de la commission.

(22) « Le représentant de l’État dans le département peut confier au maire de la commune concernée ou au président de l’établissement public de coopération intercommunale compétent en matière d’habitat la présidence de la commission mentionnée à l’article L. 6151 lorsque l’une de ces autorités est à l’initiative du plan de sauvegarde. » ;

(23)  Après l’article L. 61541, il est inséré un article L. 61542 ainsi rédigé :

(24) « Art. L. 61542.  Le syndic met à la disposition du représentant de l’État dans le département, du maire, du président de l’établissement public de coopération intercommunale compétent en matière d’habitat et de la commission mentionnée à l’article L. 6151 les documents nécessaires à l’élaboration, à la mise en œuvre et à l’évaluation du plan de sauvegarde.

(25) « Ces prestations ne peuvent donner lieu à la perception d’honoraires spécifiques au profit du syndic.

(26) « Le défaut de communication des documents engage la responsabilité du syndic et peut donner lieu aux sanctions disciplinaires prévues à l’article 138 de la loi n° 709 du 2 janvier 1970 réglementant les conditions d’exercice des activités relatives à certaines opérations portant sur les immeubles et les fonds de commerce. »

Article 36

(1) Après la première phrase du second alinéa de l’article L. 31342 du code de l’urbanisme, est insérée une phrase ainsi rédigée :

(2) « Lorsque le programme de travaux concerne des bâtiments soumis à la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis, le programme portant sur les parties communes est également notifié au syndicat des copropriétaires pris en la personne du syndic. »

Section 4

Réformer la procédure de carence

Article 37

(1) Le chapitre V du titre Ier du livre VI du code de la construction et de l’habitation est ainsi modifié :

(2)  L’article L. 6156 est ainsi modifié :

(3) a) Le premier alinéa est ainsi modifié :

(4)  au début, est ajoutée la mention : « I.  » ;

(5)  à la première phrase, après le mot : « sécurité », sont insérés les mots : « et la santé » ;

(6)  à la fin de la même phrase, les mots : « ainsi que la nature et l’importance des travaux à mettre en œuvre » sont remplacés par les mots : « , la répartition des dettes par copropriétaire ainsi que la nature et l’état des parties communes et, conséquemment, la nature et le coût des travaux à mettre en œuvre pour garantir la santé et la sécurité des occupants y compris dans les parties privatives » ;

(7) b) Après le premier alinéa, il est inséré un II ainsi rédigé :

(8) « II.  Lorsque la saisine est effectuée par le maire ou le président de l’établissement public de coopération intercommunale compétent en matière d’habitat, il présente pour information à la première assemblée délibérante suivant la saisine le projet simplifié d’acquisition publique en vue soit de l’expropriation des parties communes dans les conditions définies à l’article L. 61510, soit de la réhabilitation aux fins d’habitat ou d’un autre usage, soit de la démolition totale ou partielle de l’immeuble concerné. Le projet comporte également une évaluation sommaire de son coût ainsi qu’un plan de relogement des occupants concernés remplissant les conditions précisées au chapitre IV du titre Ier du livre III du code de l’urbanisme et précise la collectivité publique ou l’organisme au profit duquel est demandée l’expropriation. » ;

(9) c) Au début du deuxième alinéa, est ajoutée la mention : « III.  » ;

(10) d) Après le deuxième alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

(11) « La notification des conclusions de l’expertise judiciaire vaut signalement à l’autorité publique compétente dans le cadre des procédures prévues aux articles L. 133122 à L. 133130 du code de la santé publique et L. 1233 et L. 1234, L. 1291 à L. 1296 , L. 511-1 à L. 511-4, L. 511-5 et L. 5116 du présent code. » ;

(12) e) Le quatrième alinéa est ainsi modifié :

(13)  au début, est ajoutée la mention : « IV.  » ;

(14)  après le mot : « copropriétaires, », sont insérés les mots : « aux propriétaires, » ;

(15)  après le mot : « saisine, », sont insérés les mots : « à l’organisme payeur des allocations de logement mentionnées aux articles L. 5421 et L. 8311 du code de la sécurité sociale, » ;

(16) f) Sont ajoutés des V à VIII ainsi rédigés :

(17) « V.  Au cours de la première assemblée délibérante suivant l’ordonnance du président du tribunal de grande instance, le maire ou le président de l’établissement public de coopération intercommunale compétent en matière d’habitat fait approuver le projet simplifié mentionné au II, modifié le cas échéant pour tenir compte des observations de l’assemblée délibérante à l’issue de son information prévue au même II et des conclusions de l’expertise mentionnée au III, et le met à la disposition du public en vue de lui permettre de formuler ses observations, pendant une durée minimale d’un mois, dans des conditions précisées par arrêté du maire ou du président de l’établissement public de coopération intercommunale.

(18) « VI.  Le cas échéant, dans l’ordonnance prononçant l’état de carence, le président du tribunal de grande instance désigne un administrateur provisoire mentionné à l’article 291 de la loi n° 65557 du 10 juillet 1965 précitée, pour préparer la liquidation des dettes de la copropriété et assurer les interventions urgentes de mise en sécurité.

(19) « VII.  Sans qu’y fasse obstacle la nomination d’un administrateur provisoire, le syndicat des copropriétaires, le syndic ou le propriétaire peuvent contester le prononcé de l’état de carence et la nomination d’un administrateur provisoire dans un délai de deux mois à compter de la notification de l’ordonnance de carence.

(20) « VIII.  La procédure décrite au présent article peut être menée à l’encontre d’un syndicat secondaire. » ;

(21)  L’article L. 6157 est ainsi modifié :

(22) a) Au premier alinéa, après les mots : « d’habitat, », sont insérés les mots : « de l’opérateur mentionné à l’article L. 61510, de l’organisme ayant vocation à assurer la gestion des parties communes, » ;

(23) b) Les deuxième à quatrième alinéas sont supprimés ;

(24) c) Les sixième, septième, huitième, neuvième et dixième alinéas sont précédés, respectivement, des mentions : «  », «  », «  », «  » et «  » ;

(25) d) Au sixième alinéa, les mots : « d’acquisition » sont remplacés par les mots : « mentionné au V de l’article L. 6156 » et, après les mots : « parties d’immeubles, », sont insérés les mots : « des parties communes, » ;

(26) e) Au septième alinéa, après les mots : « parties d’immeubles, », sont insérés les mots : « des parties communes, » ;

(27) f) Le dixième alinéa est ainsi modifié :

(28)  au début de la première phrase, le mot : « détermine » est remplacé par le mot : « fixe » ;

(29)  à la fin de la seconde phrase, les mots : « déclaration dutilité publique » sont remplacés par les mots : « publication de larrêté déclarant l’utilité publique du projet » ;

(30) g) Les onzième et avant-dernier alinéas sont remplacés par un alinéa ainsi rédigé :

(31) « Cet arrêté est publié au recueil des actes administratifs du département et affiché à la mairie du lieu de situation des biens. Lexpropriant le notifie aux propriétaires et aux titulaires de droits réels immobiliers. » ;

(32) h) Au dernier alinéa, les mots : « le représentant de l’État dans le département » sont remplacés par les mots : « l’expropriant » ;

(33)  L’article L. 6158 est ainsi modifié :

(34) a) Au second alinéa, les mots : « ainsi que l’indemnisation des propriétaires » sont supprimés ;

(35) b) Sont ajoutés deux alinéas ainsi rédigés :

(36) « L’indemnité d’expropriation est fixée selon la procédure prévue aux articles L. 131 à L. 1312 du code de l’expropriation pour cause d’utilité publique et est calculée conformément aux articles L. 1314 à L. 1320 du même code.

(37) « La valeur des biens est appréciée en tenant compte du montant des travaux nécessaires à la conservation de limmeuble mentionnés dans le rapport dexpertise prévu à larticle L. 6156 du présent code et, le cas échéant, du coût des travaux prescrits sur les logements par des arrêtés pris sur le fondement des articles L. 133126 et suivants du code de la santé publique et L. 5112 du présent code. » ;

(38)  Sont ajoutés des articles L. 6159 et L. 61510 ainsi rédigés :

(39) « Art. L. 6159.  Pour les propriétaires occupants, l’indemnité d’occupation versée à l’expropriant est assimilée à un loyer pour l’attribution des allocations de logement prévues aux articles L. 5421 à L. 542-9 et L. 831-1 à L. 835-7 du code de la sécurité sociale et ouvre droit à ces allocations dans les conditions définies par ces mêmes articles. Ces allocations sont versées par l’organisme payeur à l’expropriant.

(40) « Art. L. 61510.  I.  Une possibilité d’expropriation des parties communes est instaurée à titre expérimental et pour une durée de dix ans à compter de la promulgation de la loi n°    du       pour l’accès au logement et un urbanisme rénové. Dans ce cas, l’article L. 1310 du code de l’expropriation pour cause d’utilité publique est applicable.

(41) « II.  Lorsque le projet mentionné au V de l’article L. 6156 du présent code prévoit l’expropriation de l’ensemble des parties communes, la commune ou l’établissement public de coopération intercommunale compétent en matière d’habitat peut confier l’entretien de ces biens d’intérêt collectif à un opérateur ou désigner un opérateur au profit duquel l’expropriation est poursuivie.

(42) « Au moment de l’établissement du contrat de concession ou de la prise de possession par l’opérateur, l’état descriptif de division de l’immeuble est mis à jour ou établi s’il n’existe pas. Aux biens privatifs mentionnés dans l’état de division est attaché un droit d’usage des biens d’intérêt collectif. Les propriétaires de ces biens privatifs sont tenus de respecter un règlement d’usage établi par l’opérateur.

(43) « En contrepartie de ce droit d’usage, les propriétaires sont tenus de verser à l’opérateur une redevance mensuelle proportionnelle à la superficie de leurs parties privatives. Cette redevance, dont les modalités de révision sont prévues par décret, permet à l’opérateur de couvrir les dépenses nécessaires à l’entretien, l’amélioration et la conservation de parties communes de l’immeuble et des équipements communs.

(44) « Pour les propriétaires occupants, cette redevance est assimilée à un loyer pour l’attribution des allocations de logement prévues aux articles L. 5421 et suivants et L. 8311 et suivants du code de la sécurité sociale et ouvre droit à ces allocations dans les conditions définies à ces articles.

(45) « III.  L’opérateur est chargé d’entretenir et de veiller à la conservation des biens d’intérêt collectif. Il est responsable des dommages causés aux propriétaires de parties privatives ou aux tiers par le vice de construction ou le défaut d’entretien des parties communes, sans préjudice de toutes actions récursoires.

(46) « Il réalise un diagnostic technique des parties communes, établit un plan pluriannuel de travaux actualisé tous les trois ans et provisionne, dans sa comptabilité, des sommes en prévision de la réalisation des travaux.

(47) « IV.  Le droit de préemption urbain renforcé prévu à l’article L. 2114 du code de l’urbanisme peut lui être délégué.

(48) « V.  Dans le cadre de l’expérimentation prévue au présent article, en cas de déséquilibre financier important, l’opérateur peut demander à la commune ou à l’établissement public de coopération intercommunale compétent en matière d’habitat à l’origine de l’expérimentation de procéder à l’expropriation totale de l’immeuble. Un nouveau projet d’appropriation publique doit alors être approuvé dans les conditions prévues au V de l’article L. 6156. La procédure est poursuivie dans les conditions de l’article L. 6157.

(49) « VI.  Après avis favorable de la commune ou de l’établissement public de coopération intercommunale compétent en matière d’habitat à l’origine de l’expérimentation et des propriétaires des biens privatifs, l’immeuble peut faire l’objet d’une nouvelle mise en copropriété à la demande de l’opérateur. Les propriétaires versent alors une indemnité au propriétaire de ces biens d’intérêt collectif équivalente à la valeur initiale d’acquisition des parties communes ayant initialement fait l’objet de l’expropriation, majorée du coût des travaux réalisés, de laquelle est déduit le montant total des redevances versées à l’opérateur. Cette indemnité est répartie selon la quote-part des parties communes attribuée à chaque lot dans le projet de règlement de copropriété. »

Article 38

(1) L’article 2374 du code civil est ainsi modifié :

(2)  Le premier alinéa du  bis est ainsi modifié :

(3) a) Après le mot : « bâtis », sont insérés les mots : « et des cotisations au fonds de prévoyance mentionné à l’article 14-2 de la même loi » ;

(4) b) Sont ajoutés les mots : « ainsi que des dommages et intérêts alloués par les juridictions et des dépens » ;

(5)  Après le  bis, il est inséré un  ter ainsi rédigé :

(6) «  ter Conjointement avec le vendeur et, le cas échéant, avec le prêteur de deniers mentionné au 2° du présent article, l’opérateur mentionné à l’article L. 61510 du code de la construction et de l’habitation si le bien vendu est assorti d’un droit d’usage sur des biens d’intérêt collectif.

(7) « Toutefois, l’opérateur est préféré au vendeur et au prêteur de deniers pour les redevances prévues au même article L. 61510 de l’année courante et des deux dernières années échues ; ».

Article 39

L’article 6 de la loi n° 65557 du 10 juillet 1965 précitée est complété par les mots : « , sauf dans le cadre de la procédure prévue à l’article L. 61510 du code de la construction et de l’habitation ».

Section 5

Mesures diverses

Article 40

(1) I.  Les articles 451 et 49 de la loi n° 65557 du 10 juillet 1965 précitée sont abrogés.

(2) II.  Le premier alinéa de l’article 47 de la même loi est ainsi rédigé :

(3) « Un décret en Conseil d’État précise les conditions d’application de la présente loi. »

Chapitre III

Renforcer les outils de la lutte contre l’habitat indigne

Section 1

Permettre l’unification des polices de l’habitat

Article 41

(1) I.  L’article L. 521192 du code général des collectivités territoriales est ainsi modifié :

(2)  Le I est complété par un alinéa ainsi rédigé :

(3) « Les maires des communes membres d’un établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre compétent en matière d’habitat peuvent transférer au président de cet établissement les prérogatives qu’ils détiennent en application des articles L. 1233 et L. 1234, L. 1291 à L. 1296 , L. 511-1 à L. 511-4, L. 511-5 et L. 5116 du code de la construction et de l’habitation. Dans une telle hypothèse, le représentant de l’État dans le département peut, s’il n’y est pas pourvu par le président de l’établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre et après mise en demeure de celui-ci, exercer les attributions dévolues au président de l’établissement public à fiscalité propre. » ;

(4)  À la première phrase du premier alinéa du IV, le mot : « trois » est remplacé par le mot : « quatre ».

(5) II.  Après l’article L. 30151 du code de la construction et de l’habitation, il est inséré un article L. 301511 ainsi rédigé :

(6) « Art. L. 301511.  Lorsqu’un établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre a signé avec l’État la convention mentionnée à l’article L. 30151 et si les maires des communes membres de l’établissement ont transféré au président de l’établissement leurs prérogatives en matière de polices spéciales dans les conditions définies au dernier alinéa du I de l’article L. 521192 du code général des collectivités territoriales, le représentant de l’État dans le département peut déléguer au président de cet établissement ses prérogatives en matière de police de santé publique définies aux articles L. 133122 à L. 133130 du code de la santé publique. Il met fin à cette délégation dès lors qu’il est mis fin au transfert des prérogatives des maires au président de l’établissement public. Les conditions dans lesquelles le président de l’établissement public de coopération intercommunale peut recourir aux services de l’État ou de ses établissements publics sont précisées par voie de convention.

(7) « Si une des deux conditions mentionnées au premier alinéa du présent article n’est pas remplie, le représentant de l’État dans le département peut déléguer au maire ses prérogatives en matière de police de santé publique définies aux articles L. 1331-22 à L. 1331-30 et L. 1334-1 à L. 1334-17 du code de la santé publique. Le maire exerce alors ces prérogatives au nom et pour le compte de l’État.

(8) « Lorsque le président d’un établissement public de coopération intercommunale dispose des compétences en matière de polices spéciales dans les conditions prévues au premier alinéa du présent article, le représentant de l’État peut, en cas de carence, se substituer à lui dans les conditions prévues à l’article L. 212234 du code général des collectivités territoriales. »

Section 1 bis

Améliorer la protection de l’acquéreur immobilier

(Division et intitulé nouveaux)

Article 41 bis (nouveau)

(1) L’article L. 271-4 du code de la construction et de l’habitation est ainsi modifié:

(2)  Après le 8° du I, il est inséré un 9° ainsi rédigé :

(3) «  Un diagnostic de risque de présence du serpula lacrymans dans le bâtiment, dans les zones à risques déterminées par décret en Conseil d’État. »

(4)  Au premier alinéa du II, la référence : « et 8° » est remplacée par les références : « , 8° et 9° ».

Section 2

Améliorer la lutte contre
les marchands de sommeil et l’habitat indigne

Article 42

(1) I.  Le code pénal est ainsi modifié :

(2)  Après le 5° de l’article 22519, il est inséré un  bis ainsi rédigé :

(3) «  bis Pour l’infraction prévue à l’article 22514, l’interdiction d’acheter pour une durée de cinq ans au plus, soit à titre personnel, soit en tant qu’associé ou mandataire social de la société se portant acquéreur, un bien immobilier à usage d’habitation, à d’autres fins que son occupation à titre personnel ; »

(4)  Le premier alinéa de l’article 43441 est complété par les mots : « , d’interdiction d’acheter un bien immobilier résultant de la peine complémentaire prévue au  bis de l’article 22519 du présent code, au 3° du III de l’article L. 5116 du code de la construction et de l’habitation et au 3° du IV de l’article L. 13374 du code de la santé publique ».

(5) II.  Le IV de l’article L. 13374 du code de la santé publique est complété par un 3° ainsi rédigé :

(6) «  L’interdiction d’acheter pour une durée de cinq ans au plus, soit à titre personnel, soit en tant qu’associé ou mandataire social de la société se portant acquéreur, un bien immobilier à usage d’habitation, à d’autres fins que son occupation à titre personnel. »

(7) III.  Le livre V du code de la construction et de l’habitation est ainsi modifié :

(8)  L’intitulé est ainsi rédigé : « Habitat indigne » ;

(9)  Le III de l’article L. 5116 est complété par un 3° ainsi rédigé :

(10) «  L’interdiction d’acheter pour une durée de cinq ans au plus, soit à titre personnel, soit en tant qu’associé ou mandataire social de la société se portant acquéreur, un bien immobilier à usage d’habitation, à d’autres fins que son occupation à titre personnel. » ;

(11)  Il est ajouté un titre V ainsi rédigé :

(12) « TITRE V

(13) « LUTTE CONTRE L’HABITAT INDIGNE

(14) « Chapitre unique

(15) « Art. L. 5511.  I.  Pour l’application de la peine d’interdiction d’acheter un bien immobilier prévue au  bis de l’article 22519 du code pénal, au 3° du IV de l’article L. 13374 du code de la santé publique et au 3° du III de l’article L. 5116 du présent code, le notaire chargé d’établir l’acte authentique de vente d’un bien immobilier à usage d’habitation vérifie si l’acquéreur a fait l’objet de l’une de ces condamnations. À cette fin, il interroge le casier judiciaire national par l’intermédiaire de l’Association pour le développement du service notarial placée sous le contrôle du Conseil supérieur du notariat, qui lui indique si l’acheteur personne physique ou l’un des associés ou mandataires sociaux de la société se portant acquéreur est dans la situation mentionnée ci-dessus.

(16) « Lorsqu’il résulte de cette procédure que l’acquéreur a fait l’objet d’une condamnation définitive à la peine mentionnée au premier alinéa, l’acte authentique n’est pas signé et l’avant-contrat de vente signé antérieurement est réputé nul et non avenu aux torts de l’acquéreur.

(17) « II.  L’acte authentique de vente d’un bien immobilier à usage d’habitation au profit d’un acquéreur ayant fait l’objet de l’une des condamnations mentionnées au I peut toutefois être signé si l’acquéreur atteste, dans l’acte de vente, que le bien est destiné à son occupation personnelle. Dans ce cas, l’acte de vente et l’attestation sont notifiés à l’administration fiscale par le notaire. »

Article 43

(1) I.  L’article L. 133128 du code de la santé publique est ainsi modifié :

(2)  Au premier alinéa du II, après le mot : « prescrit », sont insérés les mots : « par arrêté » ;

(3)  Après le deuxième alinéa du II, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

(4) « Lorsque l’immeuble insalubre remédiable est à usage d’habitation mis à disposition à titre gratuit ou onéreux, l’arrêté prévu au premier alinéa du présent II précise que la non-exécution des mesures et travaux dans le délai qu’il prescrit expose le propriétaire au paiement d’une astreinte par jour de retard dans les conditions prévues à l’article L. 133129. » ;

(5)  Le dernier alinéa du II devient un III et les mots : « ces mesures » sont remplacés par les mots : « les mesures mentionnées au II » ;

(6) 4° Le III devient un IV.

(7) I bis (nouveau).  Au dernier alinéa de l’article L. 1331-25 du même code, la référence : « III » est remplacée par la référence : « IV ».

(8) II.  L’article L. 133129 du même code est ainsi modifié :

(9)  Le III et le IV deviennent, respectivement, les IV et V ;

(10)  Il est rétabli un III ainsi rédigé :

(11) « III.  Si les mesures prescrites par l’arrêté prévu au II de l’article L. 133128 concernent un immeuble à usage d’habitation mis à disposition à titre gratuit ou onéreux et si elles n’ont pas été exécutées dans le délai imparti, l’autorité administrative peut également, sans attendre l’expiration du délai fixé par la mise en demeure, appliquer par arrêté une astreinte d’un montant maximal de 1 000 € par jour de retard à l’encontre du propriétaire défaillant. Son montant peut être progressif dans le temps et modulé dans des conditions fixées par voie réglementaire, tenant compte de l’ampleur des mesures et travaux prescrits et des conséquences de la non-exécution.

(12) « L’astreinte court à compter de la notification de l’arrêté la prononçant et jusqu’à la complète exécution des mesures prescrites. Le recouvrement des sommes est engagé par trimestre échu.

(13) « L’autorité administrative peut, lors de la liquidation du dernier terme échu, consentir une remise de son produit si les mesures ou travaux prescrits par l’arrêté d’insalubrité ont été exécutés et si le redevable établit que le nonrespect du délai imposé pour l’exécution totale de ses obligations est exclusivement dû à des circonstances indépendantes de sa volonté. Le total des sommes demandées ne peut être supérieur au montant de l’amende prévue au I de l’article L. 13374.

(14) « L’astreinte est liquidée et recouvrée par l’État. Après prélèvement de 4 % pour frais de recouvrement sur les sommes perçues, 43 % des sommes sont versées au budget de l’Agence nationale de l’habitat. » ;

(15)  À la fin de la première phrase du IV, la référence : « et III » est remplacée par les références : « , III et IV ».

(16) III.  L’article L. 1233 du code de la construction et de l’habitation est ainsi modifié :

(17)  Les II, III, IV, V, VI et VII deviennent, respectivement, les IV, V, VI, VII, VIII et IX ;

(18)  Après le I, sont rétablis des II et III ainsi rédigés :

(19) « II.  L’arrêté prévu au I précise que la non-exécution des travaux qu’il prescrit dans le délai fixé expose l’exploitant et le propriétaire au paiement d’une astreinte par jour de retard.

(20) « III.  Si les travaux prescrits par l’arrêté prévu au I n’ont pas été exécutés dans le délai fixé, le maire peut également, sans attendre l’expiration du délai fixé par la mise en demeure, appliquer, par arrêté, une astreinte d’un montant maximal de 1 000 € par jour de retard à l’encontre du propriétaire ou de l’exploitant défaillant. Son montant peut être progressif dans le temps et modulé dans des conditions fixées par voie réglementaire, tenant compte de l’ampleur des mesures et travaux prescrits et des conséquences de la non-exécution.

(21) « L’astreinte court à compter de la notification de l’arrêté la prononçant et jusqu’à la complète exécution des travaux prescrits. Le recouvrement des sommes est engagé par trimestre échu.

(22) « Le maire peut, lors de la liquidation du dernier terme échu, consentir une remise de son produit, si les travaux prescrits par l’arrêté prévu au I ont été exécutés et si le redevable établit que le non-respect du délai imposé pour l’exécution totale de ses obligations est exclusivement dû à des circonstances indépendantes de sa volonté. Le total des sommes demandées ne peut être supérieur au montant de l’amende prévue au VI.

(23) « L’astreinte est recouvrée, dans les conditions prévues par les dispositions relatives aux produits communaux, au bénéfice de la commune sur le territoire de laquelle est implanté l’établissement ayant fait l’objet de l’arrêté. Dans le cas ou l’arrêté a été pris par le président d’un établissement public de coopération intercommunale en application de l’article L. 521192 du code général des collectivités territoriales, l’astreinte est recouvrée au bénéfice de l’établissement public concerné.

(24) « À défaut pour le maire ou, le cas échéant, le président de l’établissement public de coopération intercommunale de liquider le produit de l’astreinte, de dresser l’état nécessaire à son recouvrement et de le faire parvenir au représentant de l’État dans le département dans le mois qui suit la demande émanant de celui-ci, la créance est liquidée et recouvrée par l’État. Après prélèvement de 4 % pour frais de recouvrement sur les sommes perçues, 43 % des sommes sont versées au budget de l’Agence nationale de l’habitat. » ;

(25) IV.  L’article L. 5112 du code de la construction et de l’habitation est ainsi modifié :

(26)  Au premier alinéa du I, après le mot : « maire, », sont insérés les mots : « par un arrêté de péril pris » ;

(27)  Après le premier alinéa du même I, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

(28) « Lorsque l’immeuble menaçant ruine est à usage d’habitation et mis à disposition à titre gratuit ou onéreux, l’arrêté de péril précise également que la non-exécution des réparations, travaux ou mesures dans le délai qu’il détermine expose le propriétaire au paiement d’une astreinte par jour de retard. » ;

(29)  Le premier alinéa du IV est complété par deux phrases ainsi rédigées :

(30) « Lorsque l’immeuble menaçant ruine est un local à usage principal d’habitation mis à disposition à titre gratuit ou onéreux, il peut, sans attendre l’expiration du délai fixé par la mise en demeure, appliquer une astreinte d’un montant maximal de 1 000 € par jour de retard à l’encontre du propriétaire défaillant. Son montant peut être progressif dans le temps et modulé dans des conditions fixées par voie réglementaire, tenant compte de l’ampleur des mesures et travaux prescrits et des conséquences de la nonexécution. » ;

(31)  Après le premier alinéa du IV, sont insérés quatre alinéas ainsi rédigés :

(32) « L’astreinte court à compter de la notification de l’arrêté la prononçant et jusqu’à la complète exécution des travaux prescrits. Le recouvrement des sommes est engagé par trimestre échu.

(33) « Le maire peut, lors de la liquidation du dernier terme échu, consentir une remise de son produit lorsque les réparations, travaux ou mesures prescrits par l’arrêté de péril ont été exécutées et si le redevable établit que le nonrespect du délai imposé pour l’exécution totale de ses obligations est exclusivement dû à des circonstances indépendantes de sa volonté. Le montant total des sommes demandées ne peut être supérieur au montant de l’amende prévue au I de l’article L. 5116.

(34) « L’astreinte est recouvrée, dans les conditions prévues par les dispositions relatives aux produits communaux, au bénéfice de la commune sur le territoire de laquelle est implanté l’immeuble ayant fait l’objet de l’arrêté. Dans le cas où l’arrêté a été pris par le président d’un établissement public de coopération intercommunale en application de l’article L. 521192 du code général des collectivités territoriales, l’astreinte est recouvrée au bénéfice de l’établissement public concerné.

(35) « À défaut pour le maire ou, le cas échéant, le président de l’établissement public de coopération intercommunale de liquider le produit de l’astreinte, de dresser l’état nécessaire à son recouvrement et de le faire parvenir au représentant de l’État dans le département dans le mois qui suit la demande émanant de celui-ci, la créance est liquidée et recouvrée par l’État. Après prélèvement de 4 % pour frais de recouvrement sur les sommes perçues, 43 % des sommes sont versées au budget de l’Agence nationale de l’habitat. » ;

(36)  Les quatre derniers alinéas du IV deviennent un V ;

(37)  Il est ajouté un VI ainsi rédigé :

(38) « VI.  Les pouvoirs dévolus au maire par le présent article sont exercés à Paris par le préfet de police. »

(39) V (nouveau).  Le III de l’article L. 2573-20 du code général des collectivités territoriales est ainsi modifié :

(40)  Au 1°, le mot : « deuxième » est remplacé par le mot : « troisième » ;

(41)  Au 2°, le mot : « troisième » est remplacé par le mot : « quatrième » ;

(42)  Au 4°, le mot : « cinquième » est remplacé par le mot : « dixième ».

(43) VI (nouveau).  La loi  65-557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis est ainsi modifiée

(44)  L’article 10-1 est complété par un d ainsi rédigé :

(45) « d) Les astreintes prévues à l’article L. 1331-29 du code de la santé publique et aux articles L. 123-3 et L. 511-2 du code de la construction et de l’habitation lorsque les mesures ou travaux prescrits par un arrêté pris en application du II de l’article L. 1331-28 du code de la santé publique ou des articles L. 123-3, L. 129-8 ou L. 511-1 du code de la construction et de l’habitation et ayant fait l’objet d’un vote en assemblée générale n’ont pu être réalisés du fait de la défaillance dudit copropriétaire. Les astreintes sont alors fixées par lot. » ;

(46)  Après l’article 24-6, il est inséré un article 24-7 ainsi rédigé :

(47) « Art. 24-7.  Lorsque l’assemblée générale des copropriétaires n’a pas adopté de décision concernant les modalités de réalisation de la totalité des mesures ou travaux prescrits par un arrêté pris en application du II de l’article L. 1331-28 du code de la santé publique ou des articles L. 511-1 ou L. 123-3 du code de la construction et de l’habitation, l’astreinte prévue à l’article L. 1331-29 du code de la santé publique et aux articles L. 123-3 et L. 511-2 du code de la construction et de l’habitation n’est pas due par les copropriétaires ayant voté en faveur de la décision précitée. »

Article 43 bis (nouveau)

Au premier alinéa de l’article L. 300-1 du code de l'urbanisme, après le mot : « insalubrité », sont insérés les mots : « et l’habitat indigne ou dangereux ».

Article 44

(1) Lorsque les travaux prescrits par un arrêté concernant un local à usage principal d’habitation mis à disposition à titre gratuit ou onéreux, pris sur le fondement soit de l’article L. 133128 du code de la santé publique, soit des articles L. 5112 ou L. 1233 du code de la construction et de l’habitation dans leur rédaction antérieure à la présente loi, n’ont ni été réalisés par le propriétaire dans le délai prévu par ledit arrêté, ni fait l’objet d’une exécution d’office, l’autorité auteur de l’arrêté peut mettre à nouveau en demeure la personne tenue de l’exécuter de réaliser dans le délai d’un mois les mesures et travaux prescrits par ledit arrêté. Dans ce cas, elle l’informe simultanément que la non-exécution des travaux dans ce délai l’expose au paiement d’une astreinte par jour de retard.

(2) En l’absence d’exécution des travaux prescrits par ledit arrêté à l’issue du délai fixé par la mise en demeure, l’autorité administrative peut fixer, par arrêté, une astreinte d’un montant maximal de 200 € par jour de retard à l’encontre de la personne défaillante tenue d’exécuter les mesures prescrites par l’arrêté. Le montant de l’astreinte est modulé dans des conditions fixées par voie réglementaire, tenant compte de l’ampleur des mesures et travaux prescrits et des conséquences de la non-exécution.

(3) L’astreinte court à compter de la notification de l’arrêté fixant l’astreinte et jusqu’à la complète exécution des travaux prescrits.

(4) L'astreinte est fixée, liquidée et recouvrée dans les conditions prévues, selon le cas, à l’article L. 133129 du code de la santé publique ou aux articles L. 1233 ou L. 5112 du code de la construction et de l’habitation, dans leur rédaction résultant de la présente loi.

Article 45

(1) Le titre IV du livre V du code de la construction et de l’habitation est complété par un chapitre III ainsi rédigé :

(2) « Chapitre III

(3) « Recouvrement auprès des propriétaires défaillants
du coût des mesures et travaux d’office

(4) « Art. L. 5431.  Afin de prendre en compte les coûts de maîtrise d’ouvrage et d’accompagnement social supportés par les services de l’État, des communes ou de leurs groupements à raison des travaux et mesures prescrits par les arrêtés, mises en demeure ou injonctions pris en application des articles L. 13114, L. 133124, L. 133126 et L. 1331261, L. 13342, L. 133416 du code de la santé publique et L. 5112 et L. 5113, L. 1233, L. 1292, L. 1293 et L. 12941 du présent code, le recouvrement des dépenses engagées aux frais des propriétaires défaillants comporte, outre le montant des dépenses recouvrables prévues à ces mêmes articles, un montant forfaitaire de 8 % de ces dépenses. »

Article 46

(1) I.  Le code de la sécurité sociale est ainsi modifié :

(2)  L’article L. 5422 est ainsi modifié :

(3) a) Au début du premier alinéa, est ajoutée la mention « I.  » ;

(4) b) Après le mot : « locatifs », la fin du 2° est supprimée ;

(5) c) Après le 2°, il est inséré un 3° ainsi rédigé :

(6) «  Habitant un logement répondant à des conditions de peuplement fixées par voie réglementaire. » ;

(7) d) Après le même 2°, sont insérés des II à VI ainsi rédigés :

(8) « II.  Lorsque le logement ne satisfait pas aux caractéristiques imposées au 2° du I du présent article et que l’organisme payeur ou un organisme dûment habilité par ce dernier a constaté que le logement ne constitue donc pas un logement décent, au sens des deux premiers alinéas de l’article 6 de la loi n° 89462 du 6 juillet 1989 précitée, l’allocation de logement n’est pas versée au locataire ou au propriétaire mais est conservée par l’organisme payeur pendant un délai maximal de dix-huit mois. L’organisme payeur notifie au propriétaire le procès-verbal constatant que le logement ne remplit pas les conditions requises pour être qualifié de logement décent et l’informe qu’il doit mettre celui-ci en conformité dans le délai maximal précité pour que lallocation de logement conservée lui soit versée. Durant ce délai, le locataire s’acquitte du montant du loyer et des charges récupérables, diminué du montant des allocations de logement dont il aura été informé par l’organisme payeur, sans que cette diminution puisse fonder une action du bailleur à l’encontre du locataire pour obtenir la résiliation du bail.

(9) « Pour l’application de l’article 201 de la loi n° 89462 du 6 juillet 1989 précitée, l’information du bailleur, par l’organisme payeur, sur son obligation de mise en conformité du logement, dont le locataire est également destinataire, tient lieu de demande de mise en conformité par le locataire dans le cas où ce dernier saisit la commission départementale de conciliation. Dès que le constat de mise en conformité du logement est établi par l’organisme payeur ou par un organisme dûment habilité par ce dernier, le montant de l’allocation de logement conservé par l’organisme payeur est versé au propriétaire.

(10) « III.  Si le logement ne répond toujours pas aux caractéristiques mentionnées au 2° du I du présent article à l’issue du délai de mise en conformité prévu au premier alinéa du II :

(11) «  Le bénéfice de l’allocation de logement conservée jusqu’à cette date par l’organisme payeur au titre de la période durant laquelle il a été fait application du premier alinéa du II est définitivement perdu. Le propriétaire ne peut demander au locataire le paiement de la part de loyer non perçue correspondant au montant de l’allocation conservée ;

(12) «  L’allocation de logement, le cas échéant recalculée dans le cas où un nouveau loyer est fixé par le juge, peut, à titre exceptionnel, dans des cas fixés par décret en vue de permettre l’achèvement d’une mise en conformité engagée, de prendre en compte l’action du locataire pour rendre son logement décent par la voie judiciaire ou de prévenir des difficultés de paiement du loyer ou de relogement du locataire, être maintenue par décision de l’organisme payeur et conservée par ce dernier pour une durée de six mois, renouvelable une fois. Durant ce délai, le locataire s’acquitte du montant du loyer et des charges récupérables, diminué du montant des allocations de logement dont il aura été informé par l’organisme payeur.

(13) « Dès que le constat de mise en conformité du logement est établi, le montant de l’allocation de logement conservé par l’organisme payeur est versé au propriétaire. Si le logement ne répond toujours pas aux caractéristiques mentionnées au 2° du I du présent article à l’issue de ce délai, le bénéfice de l’allocation de logement conservée par l’organisme payeur au titre de la période pendant laquelle il a été fait application du présent alinéa est définitivement perdu. Le propriétaire ne peut demander au locataire le paiement de la part de loyer non perçue correspondant au montant de l’allocation conservée.

(14) « IV.  À chaque changement de locataire, s’il est de nouveau constaté que le logement n’est pas conforme aux caractéristiques mentionnées au  du I du présent article, l’allocation de logement n’est pas versée au nouveau locataire ou au propriétaire, mais est conservée par l’organisme payeur pour une durée de six mois, éventuellement prolongée par décision de cet organisme à titre exceptionnel dans les cas définis par le décret mentionné au 2° du III, pour une durée de six mois. Durant ce délai, le locataire s’acquitte du montant du loyer et des charges récupérables, diminué du montant des allocations de logement dont il aura été informé par l’organisme payeur.

(15) « Dès que le constat de mise en conformité du logement est établi, il est procédé conformément au dernier alinéa du III.

(16) « V.  Lorsque le montant de l’allocation de logement conservé par l’organisme payeur en application des II à IV est versé au propriétaire après que le constat de mise en conformité du logement a été établi, le propriétaire verse, le cas échéant, au locataire la part de l’allocation de logement conservée qui excède le montant du loyer et des charges récupérables.

(17) « VI.  Outre les cas mentionnés aux II à IV, l’allocation de logement peut être accordée à titre dérogatoire et pendant une durée déterminée, dans des conditions fixées par décret. » ;

(18) e) Au début du quatrième alinéa, est ajoutée la mention : « VII.  » ;

(19) f) Au début du dernier alinéa, est ajoutée la mention : « VIII.  » ;

(20)  bis (nouveau) À la première phrase du premier alinéa de l’article L. 542-6 et du dernier alinéa du II de l’article L. 553-4, après la référence : « au 2° », est insérée la référence : « du I » ;

(21)  L’article L. 8313 est ainsi modifié :

(22) a) La première phrase du premier alinéa est remplacée par un I ainsi rédigé :

(23) « I.  Le versement de l’allocation de logement est soumis :

(24) «  Aux dispositions des deux premiers alinéas de l’article 6 de la loi  89462 du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs et portant modification de la loi n° 861290 du 23 décembre 1986, relatives à l’obligation pour le bailleur de remettre au locataire un logement décent présentant les caractéristiques correspondantes ;

(25) «  À des conditions de peuplement définies par voie règlementaire. » ;

(26) b) Les deux dernières phrases du premier alinéa sont supprimées ;

(27) c) Après le premier alinéa, sont insérés des II à VI ainsi rédigés :

(28) « II.  Lorsque le logement ne satisfait pas aux caractéristiques imposées au 1° du I et que l’organisme payeur ou un organisme dûment habilité par ce dernier a constaté que le logement ne constitue donc pas un logement décent au sens de l’article 6 de la loi n° 89462 du 6 juillet 1989 précitée, l’allocation de logement n’est pas versée au locataire ou au propriétaire, mais est conservée par l’organisme payeur pendant un délai maximal d’un an. L’organisme payeur notifie au propriétaire le procèsverbal constatant que le logement ne remplit pas les conditions requises pour être qualifié de logement décent et l’informe qu’il doit mettre celui-ci en conformité dans le délai maximal d’un an précité pour que l’allocation de logement conservée lui soit versée. Durant ce délai, le locataire s’acquitte du montant du loyer et des charges récupérables, diminué du montant des allocations de logement dont il aura été informé par l’organisme payeur, sans que cette diminution puisse fonder une action du bailleur à l’encontre du locataire pour obtenir la résiliation du bail.

(29) « Pour l’application de l’article 201 de la loi n° 89462 du 6 juillet 1989 précitée, l’information du bailleur, par l’organisme payeur, sur son obligation de mise en conformité du logement, dont le locataire est également destinataire, tient lieu de demande de mise en conformité par le locataire dans le cas où ce dernier saisit la commission départementale de conciliation. Dès que le constat de mise en conformité du logement est établi par l’organisme payeur ou par un organisme dûment habilité par ce dernier, le montant de l’allocation de logement conservé par l’organisme payeur est versé au propriétaire.

(30) « III.  Si le logement ne répond toujours pas aux caractéristiques mentionnées au 1° du I du présent article à l’issue du délai de mise en conformité mentionné au premier alinéa du II :

(31) «  Le bénéfice de l’allocation de logement conservée par l’organisme payeur au titre de la période durant laquelle il a été fait application du premier alinéa du II est définitivement perdu. Le propriétaire ne peut demander au locataire le paiement de la part de loyer non perçue correspondant au montant de l’allocation conservée ;

(32) «  L’allocation de logement, le cas échéant recalculée dans le cas où un nouveau loyer est fixé par le juge, peut, à titre exceptionnel, dans des cas fixés par décret, en vue de permettre l’achèvement d’une mise en conformité engagée, de prendre en compte l’action du locataire pour rendre son logement décent par la voie judiciaire ou de prévenir des difficultés de paiement du loyer ou de relogement du locataire, être maintenue par décision de l’organisme payeur et conservée par ce dernier, pour une durée de six mois renouvelable une fois. Durant ce délai, le locataire s’acquitte du montant du loyer et des charges récupérables, diminué du montant des allocations de logement dont il aura été informé par l’organisme payeur.

(33) « Dès que le constat de mise en conformité du logement est établi, le montant de l’allocation de logement conservé par l’organisme payeur est versé au propriétaire. Si le logement ne répond toujours pas aux caractéristiques mentionnées au 1° du I du présent article à l’issue de ce délai, le bénéfice de l’allocation de logement conservée par l’organisme payeur au titre de la période durant laquelle il a été fait application du du présent III est acquis à l’organisme payeur. Le propriétaire ne peut demander au locataire le paiement de la part de loyer non perçue correspondant au montant de l’allocation conservée.

(34) « IV.  À chaque changement de locataire, s’il est de nouveau constaté que le logement n’est pas conforme aux caractéristiques mentionnées au  du I, l’allocation de logement n’est pas versée au nouveau locataire ou au propriétaire mais est conservée par l’organisme payeur pour une durée de six mois, éventuellement prolongée par décision de cet organisme à titre exceptionnel dans les cas définis par le décret mentionné au 2° du III, pour une durée de six mois. Durant ce délai, le locataire s’acquitte du montant du loyer et des charges récupérables, diminué du montant des allocations de logement dont il aura été informé par l’organisme payeur.

(35) « Dès que le constat de mise en conformité du logement est établi par l’organisme payeur ou par un organisme dûment habilité par ce dernier, il est procédé conformément au dernier alinéa du III.

(36) « V.  Lorsque le montant de l’allocation de logement conservé par l’organisme payeur en application des II à IV est versé au propriétaire après que le constat de mise en conformité du logement a été établi, le propriétaire verse, le cas échéant, au locataire la part de l’allocation de logement conservée qui excède le montant du loyer et des charges récupérables.

(37) « VI.  Outre les cas mentionnés aux II à IV, l’allocation de logement peut être accordée à titre dérogatoire et pendant une durée déterminée, dans des conditions fixées par décret. » ;

(38) d) Au début du second alinéa, est ajoutée la mention : «  VII.  » ;

(39)  (nouveau) À la première phrase de l’avant-dernier alinéa des articles L. 831-7 et L. 835-2, la référence : « au premier alinéa » est remplacée par les références : « aux et 2° du I ».

(40) II.  À la fin du a du 3° de l’article 10 de l’ordonnance n° 2002149 du 7 février 2002 relative à l’extension et la généralisation des prestations familiales et à la protection sociale dans la collectivité départementale de Mayotte, les mots : « de la deuxième et de la troisième phrases du troisième alinéa ainsi que du cinquième alinéa » sont remplacés par les mots : « des II à V et du second alinéa du VII ».

(41) III.  Au premier alinéa du 2° de l’article 421 de l’ordonnance n° 2002411 du 27 mars 2002 relative à la protection sanitaire et sociale à Mayotte, les mots : « La deuxième et la troisième phrase du premier alinéa » sont remplacés par les références : « Les II à V » et le mot : « remplacées » est remplacé par le mot : « remplacés ».

Article 46 bis (nouveau)

(1) Après le deuxième alinéa de l’article L. 129-3 du code de la construction et de l’habitation, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

(2) « Lorsque l’évacuation a été ordonnée par le maire, le propriétaire est tenu d’assurer l’hébergement provisoire des occupants, dans les conditions prévues aux articles L. 521-1 et L. 521-3-1. L’article L. 521-3-2 est applicable. »

Article 46 ter (nouveau)

(1) L’article L. 13-15 du code de l’expropriation pour cause d’utilité publique est complété par un IV ainsi rédigé :

(2) « IV.  Le coût estimatif des travaux et mesures prescrits par une mesure de police propre à assurer la sécurité ou la salubrité des locaux, notifiée au propriétaire, ou au syndicat des copropriétaires, et non réalisés au terme prévu par l’arrêté est déduit de l’estimation de la valeur d’un immeuble bâti. Lorsque les travaux et mesures prescrits concernent les parties communes d’un immeuble soumis au statut de la copropriété, la part des travaux et mesures déduits pour chaque lot de copropriété est effectuée au prorata de la quote-part de parties communes affectés à chaque lot.

(3) « Le montant de l’indemnité ne peut être réduit à la valeur du terrain nu. »

Article 46 quater (nouveau)

(1) L’article L. 411-1 du code des procédures civiles d’exécution est complété par une phrase ainsi rédigée :

(2) « Le présent article ne s’applique pas dès lors que l’évacuation d’un bien est fondée sur une interdiction d’habiter ou d’occuper les lieux. »

Article 46 quinquies (nouveau)

(1) Après l’article 25 de la loi n° 2000-321 du 12 avril 2000 relative aux droits des citoyens dans leurs relations avec les administrations, il est inséré un article 25-1 A ainsi rédigé :

(2) « Art. 25-1 A.  Lorsqu’une demande d’un citoyen auprès de l’administration relève des prérogatives des maires au titre des articles L. 123-3 et L. 123-4, L. 129-1 à L. 129-6 et L. 511-1 à L. 511-6 du code de la construction et de l’habitation ou des prérogatives du représentant de l’État dans le département définies aux articles L. 1331-22 à L. 1331-30 du code de la santé publique, le déplacement d’un agent assermenté pour établir un constat doit intervenir dans un délai de trois mois à compter de la demande. »

Article 46 sexies (nouveau)

Le Gouvernement, dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, rend un rapport au Parlement sur la faisabilité technique et financière de la mise en place d’un fonds d’avance, via la Caisse des dépôts et consignations, mis à disposition des collectivités ou de leurs délégataires pour procéder aux travaux d’office.

TITRE III

AMÉLIORER LA LISIBILITÉ ET L’EFFICACITÉ
DES POLITIQUES PUBLIQUES DU LOGEMENT

Chapitre Ier

Réformer les procédures de demande d’un logement social
pour plus de transparence, d’efficacité et d’équité

Article 47

(1) Le code de la construction et de l’habitation est ainsi modifié :

(2)  L’article L. 44121 est ainsi rédigé :

(3) « Art. L. 44121.  Les demandes d’attribution de logements sociaux sont présentées auprès des bailleurs de logements sociaux mentionnés à l’article L. 4411, dans des conditions définies par décret en Conseil d’État. Elles peuvent l’être également, lorsqu’ils l’ont décidé, auprès de collectivités territoriales ou d’établissements publics de coopération intercommunale, de bénéficiaires des réservations de logements prévues au même article, de services de l’État, ainsi qu’auprès de tout service commun d’enregistrement placé sous la responsabilité de personnes morales énumérées au présent alinéa ou d’un service intégré d’accueil et d’orientation mentionné à l’article L. 34524 du code de l’action sociale et des familles. Lorsque la demande émane de salariés d’une entreprise versant la participation à un organisme collecteur agréé mentionné à l’article L. 31318 du présent code, elle peut être présentée auprès de cet organisme s’il est bénéficiaire de réservations de logements prévues à l’article L. 4411.

(4) « Dès réception, chaque demande fait l’objet d’un enregistrement dans le système national d’enregistrement dans les conditions fixées par la loi  7817 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés. La demande peut aussi être enregistrée par le demandeur directement, par voie électronique, dans le système national d’enregistrement. Chaque demande est identifiée par un numéro unique délivré au niveau régional en Île-de-France et départemental sur le reste du territoire.

(5) « Les informations fournies par le demandeur lors de sa demande ou à l’occasion des modifications éventuelles de celle-ci sont enregistrées dans le système national d’enregistrement dans les mêmes conditions. Il en est de même des informations permettant d’apprécier la situation du demandeur au regard des dispositions de la présente section.

(6) « Les personnes et services qui enregistrent la demande ou, selon le cas, le gestionnaire du système national d’enregistrement communiquent au demandeur une attestation de demande dans le délai maximal d’un mois à compter du dépôt de la demande. Le demandeur qui n’a pas reçu l’attestation au terme de ce délai saisit le représentant de l’État dans le département, qui fait procéder à l’enregistrement d’office de la demande par un bailleur susceptible de répondre à la demande ou, si la demande a été déjà enregistrée, enjoint au gestionnaire du système national d’enregistrement de transmettre sans délai à l’intéressé l’attestation de la demande.

(7) « L’attestation indique le numéro unique attribué au demandeur. Elle comporte la liste des bailleurs de logements sociaux et des organismes agréés mentionnés à l’article L. 3652 disposant d’un patrimoine sur les communes demandées. Elle garantit les droits du demandeur en certifiant le dépôt de la demande et fait courir les délais définis à l’article L. 44114, à partir desquels le demandeur peut saisir la commission de médiation prévue à l’article L. 44123, dont elle indique les modalités et les délais de saisine.

(8) « Les pièces justificatives servant à l’instruction de la demande sont déposées en un seul exemplaire. Elles sont enregistrées dans le système national d’enregistrement et rendues disponibles aux personnes ayant accès aux données nominatives de ce système.

(9) « Lorsque le demandeur obtient un logement, le bailleur mentionné à l’article L. 4411 qui a attribué le logement procède à l’enregistrement de l’attribution et à la radiation de la demande dès la signature du bail. Dans ce cas, la radiation intervient sans avis préalable au demandeur.

(10) « Lorsque le demandeur obtient un logement par l’intermédiaire d’un organisme mentionné à l’article L. 3652, cet organisme en informe sans délai le gestionnaire du système national d’enregistrement qui procède à l’enregistrement de l’attribution et à la radiation de la demande.

(11) « Aucune attribution de logement ne peut être décidée, ni aucune candidature examinée par une commission d’attribution si la demande n’a pas fait l’objet d’un enregistrement assorti de la délivrance d’un numéro unique.

(12) « La méconnaissance du présent article est passible des sanctions pécuniaires prévues à l’article L. 45121.

(13) « L’État confie la gestion du système national d’enregistrement à l’association nationale mentionnée à l’article L. 3661, dans des conditions fixées par décret en Conseil d’État. Le financement du développement, de la gestion de ce système et des procédures applicables au dépôt et au renouvellement des demandes est assuré conjointement par la Caisse de garantie du logement locatif social et par l’État, selon une répartition arrêtée par l’autorité administrative.

(14) « Un comité d’orientation, placé auprès du ministre chargé du logement, est saisi pour avis de toute évolution du système national d’enregistrement ayant une incidence sur la relation aux demandeurs de logement social ou sur l’activité des organismes bailleurs ou aux réservataires de logements sociaux.

(15) « Il est composé de représentants de l’État, des établissements publics de coopération intercommunale dotés d’un programme local de l’habitat exécutoire, des organismes bailleurs de logements sociaux, des réservataires de logements sociaux autres que l’État et de représentants des associations de locataires siégeant à la Commission nationale de concertation ou dont l’un des objets est l’insertion ou le logement des personnes défavorisées.

(16) « Il est présidé conjointement par un représentant de l’État et un représentant des organismes bailleurs de logements sociaux. » ;

(17)  L’article L. 44126 est ainsi rédigé :

(18) « Art. L. 44126.  Toute personne qui envisage de présenter une demande de logement social a droit à une information sur les modalités de dépôt de la demande et les pièces justificatives qui peuvent être exigées, ainsi que sur les caractéristiques du parc social et le niveau de satisfaction des demandes exprimées sur le territoire qui l’intéresse.

(19) « Tout demandeur de logement social a droit à une information sur les données le concernant qui figurent dans le système national d’enregistrement et dans le dispositif de gestion de la demande mentionné à l’article L. 44127, ainsi que sur les principales étapes du traitement de sa demande. Il a droit également à une information sur les caractéristiques du parc social et le niveau de satisfaction des demandes exprimées sur le territoire visé dans sa demande et sur tout autre territoire susceptible de répondre à ses besoins. » ;

(20)  bis La section 1 du chapitre Ier du titre IV du livre IV est complétée par des articles L. 44127 à L. 44129 ainsi rédigés :

(21) « Art. L. 44127.  Tout établissement public de coopération intercommunale doté d’un programme local de l’habitat approuvé, les bailleurs de logements sociaux situés dans son ressort territorial, les réservataires de logements sociaux dans ce ressort et les organismes et services chargés de l’information des demandeurs de logement social ou de l’enregistrement des demandes de logement social, mettent en place, dans les conditions fixées par la loi n° 7817 du 6 janvier 1978 précitée, un dispositif destiné à mettre en commun, en vue d’une gestion partagée des dossiers, les demandes de logement social et les pièces justificatives nécessaires à leur instruction, les informations relatives à la situation des demandeurs et à l’évolution de leurs dossiers en cours de traitement. Le dispositif doit, en outre, permettre d’améliorer la connaissance des demandes sur le territoire en cause. Il est interconnecté avec le système national d’enregistrement ou avec tout dispositif assurant pour le compte de ce dernier l’enregistrement des demandes au niveau départemental et, en ÎledeFrance, régional, dans les conditions fixées par la loi n° 7817 du 6 janvier 1978 précitée.

(22) « L’établissement public de coopération intercommunale et ses partenaires sont réputés remplir leur obligation s’ils adhèrent à un dispositif mis en place au niveau départemental ou régional, répondant aux conditions fixées au présent article.

(23) « La mise en œuvre du dispositif fait l’objet d’une convention qui précise notamment les conditions de participation de chaque partie au financement du dispositif. Lorsqu’un bailleur ou un réservataire de logement social refuse de signer une convention, le représentant de l’État dans le département ou, en Île-de-France, le représentant de l’État dans la région peut fixer par arrêté les conditions de sa participation.

(24) « En cas de carence de l’établissement public ou de ses partenaires et en cas d’absence d’établissement public de coopération intercommunale doté d’un programme local de l’habitat approuvé, le représentant de l’État dans le département ou, en Île-de-France, le représentant de l’État dans la région peut se substituer à l’établissement public pour instituer un dispositif de mise en commun.

(25) « Art. L. 44128.  I.  Un plan partenarial de gestion de la demande de logement social et d’information des demandeurs est élaboré par tout établissement public de coopération intercommunale doté d’un programme local de l’habitat approuvé. Il peut être élaboré par les autres établissements publics de coopération intercommunale. Pour les territoires non couverts par un plan partenarial, le représentant de l’État dans le département ou, en ÎledeFrance, le représentant de l’État dans la région peut élaborer un tel plan.

(26) « Le plan partenarial définit les orientations destinées à assurer la gestion partagée des demandes de logement social et à satisfaire au droit à l’information prévu à l’article L. 44126, en fonction des besoins en logement social et des circonstances locales. Ce plan fixe le délai maximal dans lequel tout demandeur doit être reçu après l’enregistrement de sa demande de logement social. Ce délai ne peut excéder un mois, sauf dans les zones d’urbanisation continue de plus de 50 000 habitants telles que définies à l’article 232 du code général des impôts où il peut être porté à deux mois. À titre expérimental, il peut prévoir la participation de personnes morales soumises à la loi n° 709 du 2 janvier 1970 réglementant les conditions d’exercice des activités relatives à certaines opérations portant sur les immeubles et les fonds de commerce à la collecte et la diffusion d’informations sur l’offre de logements disponibles. Pour la mise en œuvre de ces orientations, il détermine les actions auxquelles sont associés les organismes bailleurs, l’État et les autres réservataires de logements sociaux et, le cas échéant, d’autres personnes morales intéressées, notamment les associations mentionnées à l’article L. 366-1 du présent code et à l’article L. 121-3 du code de l’urbanisme. Au nombre de ces actions, il prévoit les modalités d’organisation et de fonctionnement d’un service d’information et d’accueil des demandeurs de logement. Ces modalités prévoient, a minima, la consultation de représentants locaux des associations de locataires siégeant à la Commission nationale de concertation et de représentants locaux des associations de défense des personnes en situation d’exclusion par le logement visées à l’article 31 de la loi n° 98657 du 29 juillet 1998 d’orientation relative à la lutte contre les exclusions. Ce service comporte au moins un lieu d’accueil des personnes bénéficiant du droit à l’information défini à l’article L. 44126 du présent code, au fonctionnement duquel concourent les organismes bailleurs, l’État et les autres réservataires de logements sociaux. Le bilan de l’attribution des logements locatifs sociaux établi, chaque année, par les bailleurs sociaux, en application de l’article L. 441-2-5, à l’intention de présidents des établissements publics de coopération intercommunale mentionnés à l’article L. 441-1-1, peut être consulté dans le cadre du service d’information et d’accueil des demandeurs de logement.

(27) « Si l’établissement public de coopération intercommunale à l’origine du plan partenarial de gestion de la demande de logement social et d’information des demandeurs souhaite expérimenter un système de cotation de la demande liée à un système de qualification de l’offre de logements, le principe de cette expérimentation et ses modalités doivent être expressément mentionnés dans le plan mentionné au présent article et lié au dispositif de gestion de la demande mentionné à l’article L. 441-2-7.

(28) « Si l’établissement public de coopération intercommunale à l’origine du plan partenarial de gestion de la demande de logement social et d’information des demandeurs souhaite expérimenter un système de location choisie, le principe de cette expérimentation et ses modalités doivent également être mentionnés dans le plan.

(29) « II.  Le projet de plan est soumis pour avis aux communes membres de l’établissement public de coopération intercommunale. Si les avis n’ont pas été rendus dans le délai de deux mois de la saisine, ils sont réputés favorables.

(30) « Le projet de plan est transmis au représentant de l’État dans le département ou, en Île-de-France, au représentant de l’État dans la région, qui peut demander, dans le délai de deux mois suivant sa saisine, des modifications pour répondre aux objectifs qu’il avait fixés à ce plan. Le plan ne peut être adopté si ces demandes ne sont pas satisfaites.

(31) « Le plan est révisé dans les mêmes conditions.

(32) « III.  La mise en œuvre du plan fait l’objet de conventions signées entre l’établissement public de coopération intercommunale et les organismes bailleurs, l’État et les autres réservataires de logements sociaux et le cas échéant, d’autres personnes morales intéressées.

(33) « Lorsqu’un bailleur social ou un réservataire refuse de signer une convention, le représentant de l’État dans le département ou, en Île-de-France, le représentant de l’État dans la région fixe par arrêté les conditions de sa participation à la mise en œuvre de la convention.

(34) « Art. L. 44129.  Un décret en Conseil d’État détermine les conditions d’application de la présente section. Il définit ou précise notamment :

(35) «  Les informations qui figurent dans la demande de logement social et les pièces qui sont fournies pour l’attribution du numéro unique et pour l’instruction de la demande, ainsi que leurs modalités de dépôt. Les informations figurant dans la demande de logement social permettent notamment de caractériser les demandes au regard des critères de priorité définis à l’article L. 4411 ;

(36) «  La durée de validité des demandes de logements sociaux et les conditions de leur radiation ;

(37) «  Les conditions d’enregistrement, d’accès et de partage des données nominatives du système national d’enregistrement par les services et personnes morales mentionnés au premier alinéa de l’article L. 44121 ;

(38) «  Le contenu de l’information due au demandeur en application de l’article L. 44126 et les modalités de sa mise à disposition ;

(39) «  La liste des informations minimales contenues dans le dispositif de gestion de la demande prévu à l’article L. 44127, les fonctions obligatoires qu’il remplit et les conditions de son fonctionnement ;

(40) «  Les modalités d’élaboration, d’évaluation et de révision du plan partenarial prévu à l’article L. 44128 ainsi que son contenu ;

(41) «  (nouveau) La composition, l’organisation et le fonctionnement du comité d’orientation du système national d’enregistrement. » ;

(42)  Le 6° de l’article L. 4723 est ainsi modifié :

(43) a) Au a, le mot : « troisième » est remplacé par le mot : « cinquième » ;

(44) b) Le b est ainsi rédigé :

(45) « b) Les articles L. 44121 et L. 44126 à L. 44129 sont applicables à compter d’une date fixée par décret et au plus tard le 31 décembre 2016. »

Article 47 bis (nouveau)

(1) Après l’article L. 441-3-1 du code de la construction et de l’habitation, il est inséré un article L. 441-3-2 ainsi rédigé : 

(2) « Art. L. 441-3-2.  Pour permettre de satisfaire aux exigences du deuxième alinéa de l’article L. 441, et notamment de favoriser la mixité sociale des villes et des quartiers, le produit du supplément de loyer de solidarité peut être affecté au financement de remises sur le loyer acquitté par les locataires connaissant des difficultés économiques et sociales.

(3) « Cette remise effectuée par le bailleur doit faire l’objet d’une mention expresse sur la quittance mensuelle délivrée au locataire. »

Chapitre II

Améliorer le contrôle du secteur du logement social

Article 48

(1) Le code de la construction et de l’habitation est ainsi modifié :

(2)  Au dernier alinéa de l’article L. 3137, après le mot : « mixte », sont insérés les mots : « , à l’exception de celles d’entre ces sociétés qui sont soumises au contrôle des organismes collecteurs agréés ou de l’union, » ;

(3)  À l’article L. 4512, après les mots : « même contrôle, », sont insérés les mots : « ainsi que dans les bureaux des organismes collecteurs agréés mentionnés au deuxième alinéa de l’article L. 31318 contrôlant des sociétés anonymes mentionnées aux troisième et quatrième alinéas de l’article L. 4112 soumises à ce même contrôle, ».

Chapitre III

Moderniser les dispositions relatives
aux organismes de logement social

Section 1

Moderniser les dispositifs législatifs relatifs au logement social

Article 49

(1) Le code de la construction et de l’habitation est ainsi modifié :

(2)  L’article L. 4112 est ainsi modifié :

(3) a) Au neuvième alinéa, après la référence : « L. 3031 », sont insérés les mots : « ou situés dans le périmètre d’opérations de requalification de copropriétés dégradées prévues à l’article L. 7411 » ;

(4) b) Après le neuvième alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

(5) «  l’intervention comme opérateur, sans pouvoir être tiers-financeur, dans le cadre des procédures de l’article 2911 de la loi n° 65557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis et de l’article L. 61510 du présent code ; »

(6)  L’article L. 4211 est ainsi modifié :

(7) a) La seconde phrase du 4° est complétée par les mots : « ou situés dans le périmètre d’opérations de requalification de copropriétés dégradées prévues à l’article L. 7411 » ;

(8) a bis) (nouveau) Au 5°, après le mot : « réaliser », il est inséré le mot : « , rénover ».

(9) b) Après le mot : « physiques », la fin du 6° est ainsi rédigée : « , des sociétés de construction constituées en application du titre Ier du livre II pour la réalisation et la gestion d’immeubles, à usage d’habitation ou à usage professionnel et d’habitation ou destinés à cet usage, en accession à la propriété, des sociétés d’habitat participatif constituées en application du titre préliminaire du livre II ; »

(10) b bis) (nouveau) Le 11° est complété par les mots : « ou par le contrat de vente d’immeuble à rénover prévu aux articles L. 262-1 et suivants » ;

(11) c) Après le 11°, sont insérés des 12°, 12°bis et 13° à 15° ainsi rédigés :

(12) « 12° À titre subsidiaire, de donner en location des logements conventionnés en application de l’article L. 3512 en vue de proposer des places d’hébergement destinées aux personnes ou familles mentionnées au II de l’article L. 3011, dès lors que les besoins ont été identifiés dans le plan départemental d’action pour le logement et l’hébergement des personnes défavorisées :

(13) « a) Aux organismes bénéficiant de l’agrément relatif à l’intermédiation locative et à la gestion locative sociale prévu à l’article L. 3654 ;

(14) « b) Aux organismes mentionnés au 8° du I de l’article L. 3121 du code de l’action sociale et des familles et aux personnes physiques ou morales mentionnées à l’article L. 3221 du même code ;

(15) « 12° bis (nouveau) À titre subsidiaire, de donner en location des logements conventionnés en application de l’article L. 351-2 du présent code, en vue de proposer des places d’hébergement d’urgence et d’hébergement relais, destinées aux personnes mariées, liées par un pacte civil de solidarité ou vivant maritalement qui se trouvent dans une situation d’urgence, attestée par une ordonnance de protection délivrée par le juge aux affaires familiales en application du titre XIV du livre Ier du code civil, ou sont victimes de violences au sein du couple attestées par le récépissé du dépôt d’une plainte par la victime, dès lors que les besoins ont été identifiés dans le plan départemental d’action pour le logement et l’hébergement des personnes défavorisées ;

(16) « 13° À titre subsidiaire, de construire des établissements d’hébergement dès lors que les besoins ont été identifiés dans le plan départemental d’action pour le logement et l’hébergement des personnes défavorisées ;

(17) « 14° D’intervenir comme opérateur, sans pouvoir être tiers-financeur, dans le cadre des procédures de l’article 2911 de la loi n° 65557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis et de l’article L. 61510 du présent code ;

(18) « 15° (nouveau) De racheter, dans le cadre de la garantie de rachat incluse dans les garanties prévues à l’article L. 411-2, des logements en vue de leur revente, à titre de résidence principale, à des personnes physiques de ressources modestes, en respectant des prix de vente maximaux fixés par l’autorité administrative. » ;

(19)  L’article L. 4212 est complété par un 5° ainsi rédigé :

(20) «  Des parts dans des sociétés d’habitat participatif constituées en application du titre préliminaire du livre II. » ;

(21)  À la seconde phrase du 5° de l’article L. 4213, après le mot : « dégradées », sont insérés les mots : « ou lorsqu’elles sont situées dans le périmètre d’opérations de requalification de copropriétés dégradées prévues à l’article L. 7411 » ;

(22)  bis (nouveau) Au  de l’article L. 421-4, les mots : « pour le compte de personnes publiques ou privées » sont remplacés par les mots : « à des personnes physiques ou morales » ;

(23)  L’article L. 4222 est ainsi modifié :

(24) a) À la dernière phrase du premier alinéa, après la référence : « L. 3031 », sont insérés les mots : « ou dans le périmètre d’opérations de requalification de copropriétés dégradées prévues à l’article L. 7411 » ;

(25) b) Le deuxième alinéa est complété par les mots et une phrase ainsi rédigée : « ou dans le périmètre d’opérations de requalification de copropriétés dégradées prévues à l’article L. 7311. Elles peuvent intervenir comme opérateur, sans pouvoir être tiers-financeur, dans le cadre des procédures de l’article 2911 de la loi n° 65557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis et de l’article L. 61510 du présent code. » ;

(26) b bis) (nouveau) Au cinquième alinéa, après le mot : « réaliser », il est inséré le mot : « , rénover » ;

(27) b ter) (nouveau) Après le cinquième alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

(28) «  de racheter, dans le cadre de la garantie de rachat incluse dans les garanties prévues à l’article L. 411-2, des logements en vue de leur revente, à titre de résidence principale, à des personnes physiques de ressources modestes, en respectant des prix de vente maximaux fixés par l’autorité administrative ; »

(29) c) Après le mot : « physiques », la fin du sixième alinéa est ainsi rédigée : « , des sociétés de construction constituées en application du titre Ier du livre II pour la réalisation et la gestion d’immeubles, à usage d’habitation ou à usage professionnel et d’habitation ou destinés à cet usage, en accession à la propriété, des sociétés d’habitat participatif constituées en application du titre préliminaire du livre II ; »

(30) d) Après le dixième alinéa, sont insérés trois alinéas ainsi rédigés :

(31) «  à titre subsidiaire, de donner en location aux organismes bénéficiant de l’agrément relatif à l’intermédiation locative et à la gestion locative sociale prévu à l’article L. 365-4 du présent code ou aux organismes mentionnés au 8° du I de l’article L. 312-1 du code de l’action sociale et des familles et à l’article L. 322-1 du même code des logements conventionnés en application de l’article L. 351-2 du présent code, en vue de proposer des places d’hébergement destinées aux personnes ou familles mentionnées au II de l’article L. 301-1, dès lors que les besoins ont été identifiés dans le plan départemental d’action pour le logement et l’hébergement des personnes défavorisées ;

(32) «  à titre subsidiaire, de donner en location des logements conventionnés en application de l’article L. 351-2 du présent code, en vue de proposer des places d’hébergement d’urgence et d’hébergement relais, destinées aux personnes mariées, liées par un pacte civil de solidarité ou vivant maritalement qui se trouvent dans une situation d’urgence, attestée par une ordonnance de protection délivrée par le juge aux affaires familiales en application du titre XIV du livre Ier du code civil, ou sont victimes de violences au sein du couple attestées par le récépissé du dépôt d’une plainte par la victime, dès lors que les besoins ont été identifiés dans le plan départemental d’action pour le logement et l’hébergement des personnes défavorisées ;

(33) «  à titre subsidiaire, de construire des établissements d’hébergement dès lors que les besoins ont été identifiés dans le plan départemental d’action pour le logement et l’hébergement des personnes défavorisées ; »

(34) d bis) (nouveau) Le treizième alinéa est complété par les mots : « ou par le contrat de vente d’immeuble à rénover prévu aux articles L. 262-1 et suivants » ;

(35) e) Après le quatorzième alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

(36) «  de souscrire ou d’acquérir des parts dans des sociétés d’habitat participatif constituées en application du titre préliminaire du livre II ; »

(37) f) À la seconde phrase du dix-huitième alinéa, après le mot : « dégradées », sont insérés les mots : « ou lorsqu’elles sont situées dans le périmètre d’opérations de requalification de copropriétés dégradées prévues à l’article L. 7311 » ;

(38) g) (nouveau) Au vingt-quatrième alinéa, les mots : « pour le compte de personnes publiques ou privées » sont remplacés par les mots : « à des personnes physiques ou morales » ;

(39)  L’article L. 4223 est ainsi modifié :

(40) a) Après le mot : « physiques », la fin du 1° est ainsi rédigée : « , des sociétés de construction constituées en application du titre Ier du livre II pour la réalisation et la gestion d’immeubles, à usage d’habitation ou à usage professionnel et d’habitation ou destinés à cet usage, en accession à la propriété, des sociétés d’habitat participatif constituées en application du titre préliminaire du livre II ; »

(41) a bis) (nouveau) Au 2°, après le mot : « acquérir, », il est inséré le mot : « rénover, » ;

(42) b) Après le  bis, sont insérés des  ter, quater A et  quater ainsi rédigés :

(43) «  ter À titre subsidiaire, de donner en location des logements conventionnés en application de l’article L. 3512 en vue de proposer des places d’hébergement destinées aux personnes ou familles mentionnées au II de l’article L. 3011, dès lors que les besoins ont été identifiés dans le plan départemental d’action pour le logement et l’hébergement des personnes défavorisées :

(44) « a) Aux organismes bénéficiant de l’agrément relatif à l’intermédiation locative et à la gestion locative sociale prévu à l’article L. 3654 ;

(45) « b) Aux organismes mentionnés au 8° du I de l’article L. 3121 du code de l’action sociale et des familles et à l’article L. 3221 du même code ;

(46) «  quater A (nouveau) À titre subsidiaire, de donner en location des logements conventionnés en application de l’article L. 351-2 du présent code, en vue de proposer des places d’hébergements d’urgence et d’hébergement relais, destinées aux personnes mariées, liées par un pacte civil de solidarité ou vivant maritalement qui se trouvent dans une situation d’urgence, attestée par une ordonnance de protection délivrée par le juge aux affaires familiales en application du titre XIV du livre Ier du code civil, ou sont victimes de violences au sein du couple attestées par le récépissé du dépôt d’une plainte par la victime, dès lors que les besoins ont été identifiés dans le plan départemental d’action pour le logement et l’hébergement des personnes défavorisées ;

(47) «  quater À titre subsidiaire, de construire des établissements d’hébergement dès lors que les besoins ont été identifiés dans le plan départemental d’action pour le logement et l’hébergement des personnes défavorisées ; »

(48) b bis) (nouveau) Le 10° est complété par les mots : « ou par le contrat de vente d’immeuble à rénover prévu aux articles L. 262-1 et suivants » ;

(49) c) Après le 11°, sont insérés des 12° et 13° ainsi rédigés :

(50) « 12° De souscrire ou d’acquérir des parts dans des sociétés d’habitat participatif constituées en application du titre préliminaire du livre II ;

(51) « 13° (nouveau) De racheter, dans le cadre de la garantie de rachat incluse dans les garanties prévues à l’article L. 411-2, des logements en vue de leur revente, à titre de résidence principale, à des personnes physiques de ressources modestes, en respectant des prix de vente maximaux fixés par l’autorité administrative. » ;

(52) d) À la seconde phrase du quinzième alinéa, après le mot : « dégradées », sont insérés les mots : « ou lorsqu’elles sont situées dans le périmètre d’opérations de requalification de copropriétés dégradées prévues à l’article L. 7411 » ;

(53) e) Au seizième alinéa, après la référence : « L. 3031 », sont insérés les mots : « ou dans le périmètre d’opérations de requalification de copropriétés dégradées prévues à l’article L. 7411 » ;

(54) f) Le dix-septième alinéa est complété par les mots et une phrase ainsi rédigée : « ou dans le périmètre d’opérations de requalification de copropriétés dégradées prévues à l’article L. 7311. Elles peuvent intervenir comme opérateur, sans pouvoir être tiers-financeur, dans le cadre des procédures de l’article 2911 de la loi n° 65557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis et de l’article L. 61510 du présent code. » ;

(55) g) (nouveau) Au vingt-quatrième alinéa, les mots : « pour le compte de personnes publiques ou privées » sont remplacés par les mots : « à des personnes physiques ou morales » ;

(56)  bis (nouveau) Le sixième alinéa de l’article L. 445-2 est complété par deux phrases ainsi rédigées :

(57) « Toutefois, pendant la durée de la première convention, il peut être procédé par avenant à la fixation de ce montant maximal total des loyers, dans le respect des dispositions relatives au classement des immeubles de l’article L. 445-1. Cette fixation prend effet au début d’une année civile. » ;

(58)  Le deuxième alinéa de l’article L. 44281 est complété par les mots : « en vue de les sous-louer » ;

(59)  Après l’article L. 44281, il est inséré un article L. 442811 ainsi rédigé :

(60) « Art. L. 442811.  I.  Par dérogation à l’article L. 4428, les organismes mentionnés à l’article L. 4112 peuvent, à titre subsidiaire, louer, meublés ou non, des logements en vue de fournir des places d’hébergement à des personnes ou familles visées au II de l’article L. 3011 dès lors que les besoins ont été identifiés dans le plan départemental d’action pour le logement et l’hébergement des personnes défavorisées :

(61) «  Aux organismes bénéficiant de l’agrément relatif à l’intermédiation locative et à la gestion locative sociale prévu à l’article L. 3654 ;

(62) «  Aux organismes mentionnés au 8° du I de l’article L. 3121 du code de l’action sociale et des familles et à l’article L. 3221 du même code.

(63) « Les organismes mentionnés au présent I peuvent également, à titre subsidiaire, donner en location des logements conventionnés en application de l’article L. 3512 du présent code, en vue de proposer des places d’hébergement d’urgence et d’hébergement relais, destinées aux personnes mariées, liées par un pacte civil de solidarité ou vivant maritalement qui se trouvent dans une situation d’urgence, attestée par une ordonnance de protection délivrée par le juge aux affaires familiales en application du titre XIV du livre Ier du code civil, ou sont victimes de violences au sein du couple attestées par le récépissé du dépôt d’une plainte par la victime, dès lors que les besoins ont été identifiés dans le plan départemental d’action pour le logement et l’hébergement des personnes défavorisées.

(64) « II.  Les personnes hébergées dans le cadre du I ne sont pas assimilées à des locataires ou à des sous-locataires et l’article L. 44282 ne leur est pas applicable. »

Article 49 bis (nouveau)

(1) I.  Au a du 4° de l'article 207  du code général des impôts, les mots : « huitième et neuvième » sont remplacés par les mots : « huitième, neuvième et dixième ».

(2) II.  La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle aux droits visés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

Article 50

(1) I.  Le code de la construction et de l’habitation est ainsi modifié :

(2)  Le dernier alinéa de l’article L. 3651 est complété par les mots : « et financées en conformité à la décision 2012/21/UE de la Commission, du 20 décembre 2011, relative à l’application de l’article 106, paragraphe 2, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne aux aides d’État sous forme de compensations de service public octroyées à certaines entreprises chargées de la gestion de services d’intérêt économique général » ;

(3)  Au sixième alinéa de l’article L. 4112, après le mot : « bénéficient », sont insérés les mots : « , en conformité à la décision 2012/21/UE de la Commission, du 20 décembre 2011, relative à l’application de l’article 106, paragraphe 2, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne aux aides d’État sous forme de compensations de service public octroyées à certaines entreprises chargées de la gestion de services d’intérêt économique général, » ;

(4)  Au début de l’article L. 4811, sont ajoutés deux alinéas ainsi rédigés :

(5) « Les sociétés d’économie mixte de construction et de gestion de logements sociaux sont agréées par le ministre chargé du logement en vue d’exercer une activité de construction et de gestion de logements sociaux, dans des conditions définies par décret en Conseil d’État.

(6) « Seules peuvent être agréées les sociétés d’économie mixte mentionnées à l’article L. 15221 et au 1° de l’article L. 15251 du code général des collectivités territoriales. Cet agrément est obligatoire pour exercer une activité de construction et de gestion de logements sociaux. » ;

(7)  Le chapitre Ier du titre VIII du livre IV est complété par un article L. 4818 ainsi rédigé :

(8) « Art. L. 4818.  Les sociétés d’économie mixte agréées en application de l’article L. 4811 sont tenues d’adresser annuellement un compte rendu de l’activité concernée par l’agrément et leurs comptes financiers au ministre chargé du logement. Un décret précise les documents administratifs à fournir et leurs modalités de transmission.

(9) « Elles enregistrent les résultats de l’activité relevant de l’agrément sur un compte ne pouvant être utilisé qu’au financement de cette activité ou à la distribution d’un dividende qui ne peut être supérieur à un pourcentage de la valeur nominale des actions égal ou inférieur au taux d’intérêt servi au détenteur d’un livret A au 31 décembre de l’année précédente, majoré de 1,5 point. »

(10) II.  Un décret en Conseil d’État prévoit les conditions dans lesquelles les sociétés d’économie mixte de construction et de gestion de logements sociaux satisfont à l’obligation prévue à l’article L. 4811 du code de la construction et de l’habitation, dans sa rédaction issue du IV du présent article, dans un délai de deux ans suivant la promulgation de la présente loi et, notamment, le délai dans lequel le dossier de demande d’agrément doit être déposé.

(11) III.  L’article L. 4818 du code de la construction et de l’habitation, dans sa rédaction issue du 4° du I du présent article, entre en vigueur à compter du 1er janvier 2015.

Article 51

(1) I.  L’article L. 35393 du code de la construction et de l’habitation est ainsi modifié :

(2)  Le premier alinéa est ainsi modifié :

(3) a) À la première phrase, la référence : « d de l’article 17 » est remplacée par la référence : « I de l’article 171 » ;

(4) b) À la seconde phrase, le mot : « troisième » est remplacé par le mot : « deuxième » ;

(5)  Le second alinéa est remplacé par deux alinéas ainsi rédigés :

(6) « L’autorité administrative peut, dans la limite de 5 % au delà du montant de l’indice de référence des loyers du deuxième trimestre, autoriser une société d’économie mixte à déroger au premier alinéa soit dans le cadre d’un plan de redressement approuvé par la Caisse de garantie du logement locatif social, soit pour une partie du patrimoine de l’organisme ayant fait l’objet d’une réhabilitation et en vue d’assurer l’équilibre financier de l’opération.

(7) « Pour les société d’économie mixte ne dérogeant pas au sixième alinéa de l’article L. 4452, l’augmentation du loyer pratiqué de chaque logement ne peut excéder, d’une année par rapport à l’année précédente, de plus de 5 % le montant maximal prévu en application du I de l’article 171 de la loi n° 89462 du 6 juillet 1989 précitée, sauf accord des associations représentatives de locataires ou des locataires dans les conditions fixées par l’article 42 de la loi n° 861290 du 23 décembre 1986 tendant à favoriser l’investissement locatif, l’accession à la propriété de logements sociaux et le développement de l’offre foncière. »

(8) II (nouveau).  À la première phrase du premier alinéa du III de l’article 210 de la loi n° 2010-1657 du 29 décembre 2010 de finances pour 2011, la date : « 2013 » est remplacée par la date : « 2016 » et la référence : « d de l’article 17 »est remplacée par la référence : « I de l’article 17-1 ».

Article 51 bis (nouveau)

Une fois l’enquête sur l’application du supplément de loyer de solidarité en 2013 finalisée, le Gouvernement transmet au Parlement un rapport sur ses résultats ainsi que le bilan du dispositif depuis sa mise en œuvre.

Article 52

(1) I.  L’article L. 4216 du code de la construction et de l’habitation est ainsi modifié :

(2)  Après le 3°, sont insérés deux alinéas ainsi rédigés :

(3) « À partir du 1er janvier 2017, un office public de l’habitat ne peut être rattaché à une commune dès lors que celle-ci est membre d’un établissement public de coopération intercommunale compétent en matière d’habitat.

(4) « Dans ce cas, au plus tard à la même date, après mise en demeure, le représentant de l’État dans le département prononce, selon des modalités définies par décret en Conseil d’État, le rattachement d’un office public communal à l’établissement public de coopération intercommunale compétent en matière d’habitat dont la commune est membre. » ;

(5)  Le dernier alinéa est remplacé par trois alinéas ainsi rédigés :

(6) « Ces dispositions ne font pas obstacle à l’application du statut particulier de l’office interdépartemental de l’Essonne, du Val-d’Oise et des Yvelines régi par le décret n° 671223 du 22 décembre 1967 relatif aux offices publics d’habitation à loyer modéré de la région parisienne.

(7) « Dès lors que la commune à laquelle il est rattaché devient membre d’un établissement public de coopération intercommunale compétent en matière d’habitat, l’office public de l’habitat ne peut plus être rattaché à cette commune. Le changement de rattachement s’opère dans un délai de quatre ans à compter de l’installation du conseil communautaire de l’établissement public de coopération intercommunale nouvellement constitué ou de la transmission au représentant de l’État dans le département de la délibération communautaire décidant d’exercer la compétence en matière d’habitat.

(8) « Ce délai échu, après mise en demeure, le représentant de l’État dans le département prononce, selon des modalités définies par décret en Conseil d’État, le rattachement d’un office public communal à l’établissement public de coopération intercommunale compétent en matière d’habitat dont la commune est membre. »

(9) II.  La section 1 du chapitre 1er du titre II du livre IV du même code est complétée par un article L. 42171 ainsi rédigé :

(10) « Art. L. 42171.  À la demande du conseil d’administration de l’office public de l’habitat, l’excédent de liquidation de l’office dissous peut être attribué, notamment, à un ou plusieurs organismes d’habitations à loyer modéré ou à la collectivité territoriale ou à l’établissement public de coopération intercommunale de rattachement de l’office, par décret.

(11) « L’excédent de liquidation est utilisé par ses attributaires au financement de la politique du logement social, selon des modalités définies par une convention entre le représentant de l’État dans le département ou la région et la personne morale bénéficiaire, ou dans le cadre des dispositions du présent code relatives au contrôle des organismes d’habitations à loyer modéré.

(12) « Sans préjudice de l’application de l’article L. 44313 et du deuxième alinéa du présent article, une part de cet excédent peut être affectée à un emploi librement décidé par la collectivité territoriale ou l’établissement public de coopération intercommunale de rattachement. Le montant de cette part ne peut excéder le montant de la dotation initiale majorée pour chaque année ayant précédé la dissolution, sans pouvoir excéder vingt années d’un intérêt calculé au taux servi au 31 décembre de l’année considérée aux détenteurs d’un livret A, majoré de 1,5 point. »

(13) III.  Après le troisième alinéa de l’article L. 4437 du même code, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

(14) « À défaut de commencement d’exécution de la décision d’aliéner dans un délai de cinq ans à compter de la date à laquelle l’autorisation implicite est intervenue ou à laquelle l’autorisation a été notifiée au bénéficiaire, cette autorisation est caduque. Ce délai peut être prorogé par l’autorité ayant accordé l’autorisation de vente. »

(15) IV.  Au neuvième alinéa de l’article L. 44311 du même code, la référence : « L. 3211 » est remplacée par la référence : « L. 32114 ».

(16) V.  Après l’article L. 4431521 du même code, il est inséré un article L. 4431522 ainsi rédigé :

(17) « Art. L. 4431522.  La présente section est applicable au patrimoine immobilier appartenant aux organismes bénéficiant de l’agrément relatif à la maîtrise d’ouvrage prévu à l’article L. 3652 et ayant bénéficié de financements définis à l’article L. 3651, à l’exception des cinquième à septième alinéas de l’article L. 4437, des articles L. 4439, L. 44314 et L. 44315. Toutefois, la présente section n’est pas applicable au patrimoine immobilier de ces organismes ayant bénéficié d’une subvention de l’Agence nationale de l’habitat en application du 6° de l’article R. 32112. »

(18) VI.  Le dernier alinéa de l’article L. 4216 du code de la constructin et de l’habitation, dans sa rédaction résultant du 2° du I du présent article, entre en vigueur à compter du 1er janvier 2017.

Article 53

(1) I.  Le neuvième alinéa de l’article L. 4112 du code de la construction et de l’habitation est complété par une phrase ainsi rédigée :

(2) « à défaut d’opposition de la part du représentant de l’État notifiée dans le délai de deux mois à compter de la date de la réception de la demande, son avis est réputé favorable ; ».

(3) II.  Le 4° de l’article L. 4212 du même code est complété par une phrase ainsi rédigée :

(4) « À défaut d’opposition de la part du représentant de l’État notifiée dans le délai de deux mois à compter de la date de la réception de la demande, son avis est réputé favorable. »

(5) III.  Après la première phrase du 5° de l’article L. 4213, du dixhuitième alinéa de l’article L. 4222 et du quinzième alinéa de l’article L. 4223 du même code, est insérée une phrase ainsi rédigée :

(6) « À défaut d’opposition de la part du représentant de l’État notifiée dans le délai de deux mois à compter de la date de la réception de la demande, son avis est réputé favorable. »

(7) IV.  Le quinzième alinéa de l’article L. 4222 et le 11° de l’article L. 4223 du même code sont complétés par une phrase ainsi rédigée :

(8) « À défaut d’opposition de sa part notifiée dans le délai de deux mois à compter de la date de la réception de la demande, son avis est réputé favorable. »

Article 54

À l’article 110 de la loi n° 2009323 du 25 mars 2009 de mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion, l’année : « 2013 » est remplacée par l’année : « 2018 ».

Section 2

Réformer les missions et procédures de la Caisse de garantie
du logement locatif social

Article 55

(1) I.  Le code de la construction et de l’habitation est ainsi modifié :

(2)  Le second alinéa de l’article L. 4233 est complété par les mots : « et à la Caisse de garantie du logement locatif social » ;

(3)  L’article L. 4521 est ainsi modifié :

(4) a) La dernière phrase du sixième alinéa est complétée par les mots : « et participer au financement de l’Agence nationale pour l’information pour le logement » ;

(5) b) Le dernier alinéa est ainsi rédigé :

(6) « Il est institué, au sein de la caisse, un fonds de soutien à l’innovation de projets des organismes d’habitations à loyer modéré, des sociétés d’économie mixte et des organismes bénéficiant de l’agrément relatif à la maîtrise d’ouvrage prévu à l’article L. 365-2, pour des actions de recherche et de développement. Ce fonds est alimenté à partir des cotisations versées à la caisse par ces organismes et géré par la caisse. »

(7)  L’article L. 452-1-1 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

(8) « Elle gère également les fonds institués par les articles L. 3002 et L. 30293. » ;

(9)  Le premier alinéa de l’article L. 4522 est remplacé par deux alinéas ainsi rédigés :

(10) « La caisse est administrée par un conseil d’administration composé de six représentants de l’État et de cinq représentants de l’Union sociale pour l’habitat regroupant les fédérations d’organismes d’habitations à loyer modéré, de la fédération des entreprises publiques locales et des fédérations des organismes agréés en application de l’article L. 3652 ainsi qu’une personnalité qualifiée, désignée par le ministre chargé du logement après avis des représentants des organismes d’habitations à loyer modéré à raison de ses compétences dans le domaine du logement.

(11) « Une fois par an, les représentants des collectivités locales compétentes en matière d’habitat sont associés, avec voix consultative, aux délibérations qui fixent les orientations et priorités de la caisse au cours de l’exercice suivant. » ;

(12)  L’article L. 45221 est ainsi rédigé :

(13) « Art. L. 452-2-1.  .Une commission de réorganisation des organismes de logement locatif social est placée auprès du conseil d’administration de la caisse mentionnée à l’article L. 4522 et composée majoritairement de représentants de l’Union sociale pour l’habitat regroupant les fédérations d’organismes d’habitations à loyer modéré, de la fédération des entreprises publiques locales et des fédérations des organismes agrées en application de l’article L. 3652. Cette commission statue sur les concours financiers précisés au quatrième alinéa de l’article L. 4521. » ;

(14)  Après l’article L. 45221, il est inséré un article L. 45222 ainsi rédigé :

(15) « Art. L. 452-2-2.  Aucun membre du conseil d’administration ne peut prendre part au vote dans une affaire où il a un intérêt personnel et direct.

(16) « Aucun membre des instances placées auprès du conseil d’administration ou de la commission de réorganisation ne peut prendre part au vote dans une affaire où il a un intérêt personnel et direct ou s’il représente directement une des parties intéressées. » ;

(17)  L’article L. 4524 est ainsi modifié :

(18) a) Le premier alinéa est ainsi modifié :

(19)  à la première phrase, les mots : « au premier trimestre de » sont supprimés ;

(20)  la seconde phrase est complétée par les mots : « de l’année précédant l’année de contribution » ;

(21) b) Les deuxième et troisième alinéas sont ainsi rédigés :

(22) « La cotisation des organismes d’habitations à loyer modéré a pour assiette les loyers, indemnités d’occupation et redevances appelés au cours de la période de référence, définie comme la dernière année ou le dernier exercice clos précédant l’année de contribution, à raison des logements à usage locatif et des logements-foyers sur lesquels ils sont titulaires d’un droit réel. Pour les logements-foyers, la cotisation a pour assiette l’élément de la redevance équivalent au loyer.

(23) « La cotisation des sociétés d’économie mixte et des organismes bénéficiant de l’agrément relatif à la maîtrise d’ouvrage prévu à l’article L. 3652 a pour assiette les loyers, indemnités d’occupation et redevances appelés au cours de la période de référence pour les logements à usage locatif et les logements-foyers sur lesquels ils sont titulaires d’un droit réel et conventionnés dans les conditions définies à l’article L. 3512 ou, dans les départements d’outre-mer, construits, acquis ou améliorés avec le concours financier de l’État. Pour les organismes bénéficiant de l’agrément prévu à l’article L. 3652, seuls les produits locatifs appelés au titre de l’activité relevant de l’agrément sont soumis à la cotisation. » ;

(24) c) À la fin de la seconde phrase du quatrième alinéa, les mots : « du dernier exercice clos » sont remplacés par les mots : « de l’année précédant celle de la contribution » ;

(25) d) Le dernier alinéa est ainsi rédigé :

(26) « Le taux de la cotisation, qui ne peut excéder 1,5 %, et le montant des réductions précisées aux alinéas précédents sont fixés par arrêté des ministres chargés du logement, de l’économie et des finances. » ;

(27)  Les trois premiers alinéas de l’article L. 45241 sont ainsi rédigés :

(28) « Les organismes d’habitations à loyer modéré, les organismes bénéficiant de l’agrément relatif à la maîtrise d’ouvrage prévu à l’article L. 3652 et les sociétés d’économie mixte, au titre des logements locatifs et des logements-foyers mentionnés au troisième alinéa de l’article L. 4524, versent, chaque année, une cotisation additionnelle à la Caisse de garantie du logement locatif social. La cotisation additionnelle est due pour l’année entière par le redevable qui exerce l’activité assujettie le 1er janvier de l’avant-dernière année précédant l’année de contribution. La cotisation additionnelle comprend :

(29) « a) Une part égale au produit d’une somme forfaitaire par le nombre de logements à usage locatif et d’unités de logements-foyers ouvrant droit à redevance sur lesquels l’organisme est titulaire d’un droit réel au 31 décembre de l’avant-dernière année précédant l’année de contribution. La somme forfaitaire est fixée chaque année, sans pouvoir excéder 10 €, par arrêté des ministres chargés du logement, de la ville, de l’économie et des finances après avis de l’union des habitations à loyer modéré regroupant les fédérations d’organismes d’habitations à loyer modéré et avis de la fédération groupant les sociétés d’économie mixte ;

(30) « b) Une part variable, qui a pour assiette l’autofinancement net de l’organisme, déterminé à partir des comptes établis au titre de la période de référence, définie comme l’avant-dernière année ou l’avant-dernier exercice clos précédant l’année de contribution. L’autofinancement net est calculé en déduisant les remboursements d’emprunts liés à l’activité locative, à l’exception des remboursements anticipés, de la différence entre les produits et les charges locatifs de l’exercice. Pour le calcul de cette différence, ne sont pas pris en compte les dotations pour amortissements et provisions et leurs reprises, les donations, dons et legs, ainsi que certains produits ou charges exceptionnels ou de transfert définis par décret en Conseil d’État. Le montant de l’autofinancement net fait l’objet d’une réfaction en fonction du montant des produits locatifs assujettis, dont le pourcentage, qui ne peut être inférieur à 5 %, est fixé par un arrêté des ministres chargés du logement, de la ville, de l’économie et des finances, pris après avis de l’Union sociale de l’habitat regroupant les fédérations d’organismes d’habitations à loyer modéré et avis de la fédération groupant les sociétés d’économie mixte. Le montant de la part variable est calculé en appliquant à la base ainsi déterminée un taux fixé, dans les limites de 15 %, par un arrêté pris dans les mêmes formes. »

(31) II.  La perte de recettes pour est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle aux droits visés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

Chapitre IV

Élargir les délégations de compétence
en matière de politique du logement

Article 56

(1) I.  Le titre préliminaire du livre III du code de la construction et de l’habitation est ainsi modifié :

(2)  L’article L. 30151 est ainsi modifié :

(3) a) Les deux premiers alinéas sont remplacés par des I à VI ainsi rédigés :

(4) « I.  Le présent article concerne les établissements publics de coopération intercommunale mentionnés à l’article L. 3013 et disposant d’un programme local de l’habitat exécutoire, à l’exception des métropoles, de la métropole d’Aix-Marseille-Provence respectivement aux articles L. 52171 et L. 52181 du code général des collectivités locales.

(5) « II.  Les établissements mentionnés au I peuvent demander à conclure une convention avec l’État, par laquelle celui-ci leur délègue les compétences mentionnées aux IV et V.

(6) « Le représentant de l’État dans le département, saisi d’une demande tendant à la conclusion d’une convention, notifie, dans un délai de trois mois, son accord ou son refus, qui est motivé.

(7) « Cette convention est conclue pour une durée de six ans renouvelable.

(8) « Elle ne peut pas être conclue ou renouvelée avec un établissement public de coopération intercommunale lorsque le représentant de l’État estime que les demandes motivées de modifications mentionnées aux cinquième et sixième alinéas de l’article L. 3022 n’ont pas suffisamment été prises en compte par l’établissement public de coopération intercommunale.

(9) « Elle peut être dénoncée par le représentant de l’État, après avis du comité régional de l’habitat, lorsque les résultats du bilan triennal d’exécution du programme local de l’habitat mentionné au second alinéa de l’article L. 3023 sont manifestement insuffisants par rapport aux objectifs définis dans la convention.

(10) « III.  La convention précise, en application des plans départementaux d’action pour le logement des personnes défavorisées et en tenant compte des programmes locaux de l’habitat et des actions de rénovation urbaine au sens de la loi n° 2003710 du 1er août 2003 d’orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine, les objectifs poursuivis et les actions à mettre en œuvre en matière de réalisation, de réhabilitation et de démolition de logements locatifs sociaux et de places d’hébergement destinées à accueillir les personnes et les familles visées aux articles 1er et 4 de la loi n° 90449 du 31 mai 1990 visant à la mise en œuvre du droit au logement, ainsi qu’en matière de rénovation de l’habitat privé, notamment dans le cadre d’opérations programmées d’amélioration de l’habitat.

(11) « Elle précise, par commune, les objectifs et actions menées dans le cadre de la lutte contre l’habitat indigne.

(12) « Cette convention précise, le cas échéant, les conditions dans lesquelles l’établissement public de coopération intercommunale devient, sur son territoire, le garant du droit à un logement décent et indépendant.

(13) « IV.  Lorsqu’une convention de délégation est conclue, la délégation porte obligatoirement sur les compétences suivantes :

(14) «  L’attribution des aides au logement locatif social et la notification aux bénéficiaires ;

(15) «  L’attribution des aides en faveur de l’habitat privé par délégation de l’Agence nationale de l’habitat.

(16) « V.  La délégation peut également porter sur tout ou partie des compétences suivantes :

(17) «  La garantie du droit à un logement décent et indépendant mentionné au présent chapitre ainsi qu’aux articles L. 44123 et L. 441231 et, pour exercer cette garantie, la délégation de tout ou partie des réservations de logements dont le représentant de l’État dans le département bénéficie en application de l’article L. 4411, à l’exception des logements réservés au bénéfice des agents civils et militaires de l’État ;

(18) «  La mise en œuvre de la procédure de réquisition avec attributaire prévue aux articles L. 6421 à L. 64228 ;

(19) « 3° La gestion de la veille sociale, de l’accueil, de l’hébergement et de l’accompagnement au logement de toute personne ou famille sans domicile ou éprouvant des difficultés particulières d’accès au logement en raison de l’inadaptation de ses ressources ou de ses conditions d’existence, dans le respect des articles L. 34522 et L. 34523 du code de l’action sociale et des familles, ainsi que le financement des organismes et dispositifs qui y contribuent, mentionnés au 8° du I de l’article L. 3121 et aux articles L. 3221 et L. 3452 du même code et aux articles L. 3651, L. 63111 et L. 6331 du présent code.

(20) « VI.  La convention de délégation fixe, d’une part, dans la limite des dotations ouvertes en loi de finances, le montant des droits à engagement alloués à l’établissement public de coopération intercommunale et, d’autre part, le montant des crédits que celui-ci affecte sur son propre budget à la réalisation des objectifs de la convention. Elle précise annuellement, au sein des droits à engagement alloués, les parts affectées au logement social ou à l’hébergement d’une part, à l’habitat privé d’autre part. » ;

(21) b) Le troisième alinéa est ainsi modifié :

(22)  au début de la première phrase, les mots : « L’établissement public de coopération intercommunale attribue les » sont remplacés par les mots : « Elle définit les conditions d’attribution des » ;

(23)  au début de la troisième phrase, les mots : « La convention » sont remplacés par le mot : « Elle » ;

(24) c) Au début de la première phrase du quatrième alinéa, les mots : « Les décisions d’attribution des aides en faveur de l’habitat privé sont » sont remplacés par les mots : « Elle définit les conditions d’attribution des aides en faveur de l’habitat privé faisant l’objet de décisions » ;

(25) d) Au début des cinquième, septième et dixième alinéas, les mots : « La convention » sont remplacés par le mot : « Elle » et, au sixième alinéa, les mots : « la convention » sont remplacés par le mot : « elle » ;

(26) e) Les deux derniers alinéas sont supprimés ;

(27)  L’article L. 3021 est ainsi modifié :

(28) a) Au début du premier alinéa, est ajoutée la mention : « I.  » ;

(29) b) Au début du troisième alinéa, est ajoutée la mention : « II.  » ;

(30) c) Au quatrième alinéa, après le mot : « logement », sont insérés les mots « et l’hébergement » ;

(31) d) Le cinquième alinéa est ainsi modifié :

(32)  au début, est ajoutée la mention : « III.  » ;

(33)  à la seconde phrase, la référence : « troisième alinéa » est remplacée par la référence : « III » ;

(34) e) Le septième alinéa est ainsi modifié :

(35)  au début, est ajoutée la mention : « IV.  » ;

(36)  après le mot : « respect », sont insérés les mots : « du droit au logement et » ;

(37) f) Le neuvième alinéa est ainsi rédigé :

(38) «  les actions à mener en vue de l’amélioration et de la réhabilitation du parc existant, qu’il soit public ou privé, et les actions à destination des copropriétés en difficulté, notamment les actions de prévention et d’accompagnement. À cette fin, il précise les opérations programmées d’amélioration de l’habitat, le cas échéant, les opérations de requalification des copropriétés dégradées et les actions de lutte contre l’habitat indigne ; »

(39) g) Le dernier alinéa est supprimé ;

(40)  Au deuxième alinéa de l’article L. 3022, les mots : « plan local d’urbanisme » sont remplacés par les mots : « schéma de cohérence territoriale et de documents d’urbanisme » ;

(41)  La section 2 du chapitre II est complétée par des articles L. 30242 et L. 30243 ainsi rédigés :

(42) « Art. L. 30242.  I.  Au terme des six ans, le programme local de l’habitat peut être prorogé pour une durée d’un an par délibération de l’organe délibérant de l’établissement public de coopération intercommunale, après accord du représentant de l’État dans le département, lorsque l’établissement public de coopération intercommunale a pris une délibération engageant l’élaboration d’un nouveau programme local de l’habitat ou d’un plan local d’urbanisme intercommunal tenant lieu de programme local de l’habitat conformément à l’article 19 de la loi n° 2010788 du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement. Cette prorogation peut être renouvelée deux fois, dans les mêmes conditions que celles prévues pour la prorogation initiale.

(43) « II.  En cas d’élargissement du périmètre d’un établissement public de coopération intercommunale ou de création d’un nouvel établissement public de coopération intercommunale par fusion de plusieurs établissements publics de coopération intercommunale, cet établissement public de coopération intercommunale est considéré comme doté d’un programme local de l’habitat exécutoire reprenant les orientations et programmes d’action du ou des programmes locaux de l’habitat préexistants jusqu’à l’approbation d’un programme local de l’habitat couvrant le nouveau périmètre. Si dans ce délai, le ou les programmes locaux de l’habitat préexistants arrivent à échéance, ils peuvent être prorogés pendant une durée maximale d’un an, après accord du représentant de l’État dans le département, lorsque l’établissement public de coopération intercommunale a pris une délibération engageant l’élaboration d’un nouveau programme local de l’habitat.

(44) « La prorogation mentionnée au premier alinéa du présent II peut être renouvelée deux fois, dans les mêmes conditions que celles prévues pour la prorogation initiale.

(45) « Art. L. 30243.  Les articles L. 3021, L. 3022, L. 3023, L. 3024 et L. 30242 sont applicables à la métropole de Lyon créée par l’article L. 36111 du code général des collectivités territoriales. »

(46) I bis (nouveau) Après le mot : « rattachés », la fin du deuxième alinéa de l’article L. 445-1 du même code est ainsi rédigée : « ainsi que pour les organismes disposant d'un patrimoine représentant plus de 20 % du parc social sur leur territoire. Ils peuvent l'être pour les autres organismes disposant d'un patrimoine sur leur territoire. »

(47) II.  Les conventions conclues en application de l’article L. 30151 du code de la construction et l’habitation, dans sa version antérieure à la promulgation de la présente loi, peuvent faire l’objet d’un avenant pour prendre en compte les articles L. 30151 et L. 301511 tels que modifiés par la présente loi.

(48) III.  Jusqu’au 31 décembre 2016 et afin de prendre en compte les dispositions de la présente loi, les programmes locaux de l’habitat adoptés avant sa promulgation peuvent être adaptés selon la procédure de modification prévue à l’article L. 3024 du code de la construction de l’habitation.

Chapitre V

Réformer la gouvernance de la participation
des employeurs à l’effort de construction

Article 57

(1) I.  Dans le code de la construction et de l’habitation, les mots : « Union d’économie sociale du logement » sont remplacés par les mots : « Union des entreprises et des salariés pour le logement ».

(2) II.  Le même code est ainsi modifié :

(3)  L’article L. 3133 est ainsi modifié :

(4) a) Le premier alinéa est ainsi rédigé :

(5) « Les ressources de la participation des employeurs à l’effort de construction sont composées des versements des employeurs, des remboursements du principal des prêts antérieurement consentis à l’aide de ressources issues de la participation des employeurs à l’effort de construction, des emprunts de l’Union des entreprises et des salariés pour le logement ainsi que, dans des conditions définies par décret en Conseil d’État, de l’affectation de tout ou partie du résultat des collecteurs agréés. Sont déduits de ces ressources les remboursements aux employeurs par les organismes collecteurs des versements au titre de la participation antérieurement réalisés sous forme de prêts, ainsi que le remboursement des emprunts à plus d’un an souscrits par l’union auprès d’un établissement de crédit ou assimilé. » ;

(6) b) Au f, après le mot : « réflexion », sont insérés les mots : « dans le domaine du logement et de la politique de la ville » et les mots : « associations agréées » sont remplacés par les mots : « organismes agréés » ;

(7) c) Au début du dixième alinéa, les mots : « Ces interventions » sont remplacés par les mots : « Les interventions mentionnées aux a à g » ;

(8) d) Au onzième alinéa, les mots : « ressources consacrées aux » sont remplacés par les mots : « interventions au titre des » ;

(9) e) Les deux derniers alinéas sont remplacés par six alinéas ainsi rédigés :

(10) « Une fraction des ressources mentionnées au premier alinéa du présent article ainsi que les produits financiers constatés sur les emplois de la participation des employeurs à l’effort de construction sont affectés au financement des investissements et des charges nécessaires au fonctionnement des organismes mentionnés au deuxième alinéa de l’article L. 31318 et de l’Union des entreprises et des salariés pour le logement.

(11) « La nature et les règles d’utilisation des emplois, les enveloppes minimales et maximales consacrées à chaque emploi ou catégorie d’emplois ainsi que le montant maximal annuel de la fraction des ressources et le montant maximal annuel affecté au financement des investissements et des charges nécessaires au fonctionnement des organismes mentionnés au douzième alinéa et de l’union sont fixés par convention conclue entre l’État et l’Union des entreprises et des salariés pour le logement. Cette convention fixe les grands axes de la répartition des enveloppes consacrées aux emplois sur les territoires. Elle est établie pour une durée de cinq ans. Elle est publiée au Journal officiel.

(12) « La convention mentionnée au treizième alinéa détermine les modalités de règlement des différends relatifs à l’interprétation ou au respect de ses dispositions.

(13) « Au cours de la troisième année d’application de la convention mentionnée au treizième alinéa, après évaluation de ses premières années d’application, une concertation est engagée entre l’État et l’union, relative aux dispositions prévues pour les deux dernières années d’application de la convention. Cette concertation peut donner lieu à un avenant à la convention.

(14) « En l’absence de nouvelle convention, la nature et les règles d’utilisation des emplois prévues par la précédente convention demeurent applicables, ainsi que les enveloppes consacrées à chaque emploi ou catégorie d’emploi fixées par la précédente convention pour sa dernière année d’application.

(15) « Le Parlement est informé des prévisions et de la répartition des ressources de la participation des employeurs à l’effort de construction entre chacune des catégories d’emplois ainsi que de l’état d’exécution de la convention mentionnée au présent article, par un document de programmation transmis au Parlement lors du dépôt des projets de loi de finances. Ce document est déposé sur le bureau des assemblées parlementaires et distribué au moins cinq jours francs avant l’examen, par l’Assemblée nationale, en première lecture, de l’article d’équilibre du projet de loi de finances de l’année. » ;

(16)  L’article L. 3138 est ainsi modifié :

(17) a) La référence : « et L. 6123 » est remplacée par les références : « , L. 6123 et L. 6124 », les mots : « fixés par décret en Conseil d’État » sont supprimés et la référence : « et L. 6122 » est remplacée par les références : « L. 6121, L. 6122 et L. 6124 » ;

(18) b) Sont ajoutés une phrase et un alinéa ainsi rédigés :

(19) « Ces organismes établissent également un rapport de gestion de l’organisme publié dans les mêmes conditions que leurs comptes annuels.

(20) « Ils établissent des comptes combinés selon les règles définies par règlement de l’Autorité des normes comptables, publiés dans les mêmes conditions que leurs comptes annuels ainsi que d’un rapport de gestion. » ;

(21)  L’article L. 31313 est ainsi modifié :

(22) a) Le premier alinéa du I est complété par les mots : « et en informe l’Union des entreprises et des salariés pour le logement, lorsque l’organisme est un organisme collecteur agréé mentionné au deuxième alinéa de l’article L. 31318 » ;

(23) b) Au second alinéa du même I, le mot : « recommandations » est remplacé par le mot : « directives » ;

(24) c) Il est ajouté un V ainsi rédigé :

(25) « V.  L’Union des entreprises et des salariés pour le logement est informée des sanctions prononcées à l’encontre des organismes collecteurs agréés mentionnés au deuxième alinéa de l’article L. 31318. » ;

(26)  L’article L. 31314 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

(27) « L’agence en informe l’Union des entreprises et des salariés pour le logement. » ;

(28)  L’article L. 31315 est ainsi modifié :

(29) a) Au premier alinéa, le mot « judiciaire » est remplacé par les mots : « pour quelque cause que ce soit, » et, après le mot : « liquidation », sont insérés les mots : « ou la situation active et passive ainsi que de l’ensemble des droits et obligations de l’organisme » ;

(30) b) Les deuxième et troisième alinéas sont remplacés par un alinéa ainsi rédigé :

(31) « L’organisme mentionné au premier alinéa est désigné par le ministre chargé du logement, sur proposition de l’Union des entreprises et des salariés pour le logement formulée dans un délai d’un mois suivant la dissolution ou la liquidation et après avis de l’agence. » ;

(32)  L’article L. 31317 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

(33) « Ses statuts, approuvés par décret, prévoient qu’elle est administrée par un conseil d’administration ou par un directoire placé sous le contrôle d’un conseil de surveillance. » ;

(34)  Le troisième alinéa de l’article L. 31318 est supprimé ;

(35)  L’article L. 31319 est ainsi modifié :

(36) a) Après le 2°, il est inséré un  bis ainsi rédigé :

(37) «  bis Conclut avec l’État la convention prévue à l’article L. 3133. Cette convention s’impose à l’ensemble des associés collecteurs ; »

(38) b) Au 3°, le mot : « nationales » est supprimé et les mots : « par les associés collecteurs » sont remplacés par les mots : « notamment pour la mise en œuvre de la convention mentionnée au  bis par les associés collecteurs et leurs filiales » ;

(39) c) Le 3° est complété par deux alinéas ainsi rédigés :

(40) « À cet effet, l’union fixe aux associés collecteurs des objectifs par emplois ou catégories d’emplois pour la mise en œuvre de la convention mentionnée à l’article L. 3133 ainsi que des engagements pris avec des collectivités territoriales et tout autre organisme.

(41) « L’union peut exiger des associés collecteurs qui ne respectent pas ces objectifs, après que l’associé collecteur a été mis en mesure de présenter ses observations, le versement d’une contribution au fonds d’intervention mentionné au III de l’article L. 31320, jusqu’à concurrence des ressources non employées ; »

(42) d) Au deuxième alinéa du 5°, les mots : « mentionnées à l’article L. 4222 » sont remplacés par les mots : « mentionnées aux articles L. 4222, L. 4223 et L. 4811 » ;

(43) e) Le dernier alinéa du 5° est remplacé par deux alinéas ainsi rédigés :

(44) «  assurer le respect des principes qu’elle fixe en matière de déontologie et de rémunération des dirigeants dans les organismes contrôlés par les organismes collecteurs ou par elle-même, ainsi que dans les groupements d’intérêt économique ou toute autre structure de coopération comprenant l’union ou un organisme collecteur agréé mentionné au deuxième alinéa de l’article L. 31318 ;

(45) «  l’équilibre entre les ressources et les emplois et la liquidité des organismes collecteurs mentionnés au deuxième alinéa de l’article L. 31318 et des fonds mentionnés à l’article L. 31320 ; »

(46) f) Le dernier alinéa du 6° est remplacé par trois alinéas ainsi rédigés :

(47) «  le suivi et l’évaluation de la gestion et l’amélioration de la performance des associés collecteurs et de leurs filiales, à l’exception de celles d’entre ces sociétés qui ont le statut d’organisme d’habitations à loyer modéré ainsi que dans les groupements d’intérêt économique ou toute autre structure de coopération comprenant l’union ou un organisme collecteur agréé mentionné au deuxième alinéa de l’article L. 31318 ;

(48) «  l’animation de la politique de gestion des risques des associés collecteurs, des associations visées aux articles L. 31333 et L. 31334 et des filiales des associés collecteurs, à l’exception de celles d’entre ces sociétés qui ont le statut d’organisme d’habitations à loyer modéré ainsi que dans les groupements d’intérêt économique ou toute autre structure de coopération comprenant l’union ou un organisme collecteur agréé mentionné au deuxième alinéa de l’article L. 31318. » ;

(49) «  la cohérence des interventions et de l’organisation territoriales des associés collecteurs et de leurs filiales. À cette fin, l’union approuve les fusions entre les organismes collecteurs mentionnés au deuxième alinéa de l’article L. 31318. » ;

(50) g) Le 7° est ainsi rédigé :

(51) «  Élabore, dans l’intérêt commun et pour la mise en œuvre de ses missions définies au présent article, des directives.

(52) « Les directives s’imposent aux associés collecteurs, et lorsqu’elles sont élaborées aux fins mentionnées aux 3°, 5° et 6°, à leurs filiales, y compris celles d’entre ces sociétés qui ont le statut d’organisme d’habitations à loyer modéré. Elles s’imposent aux organismes mentionnés au cinquième alinéa du 5° dans le champ qui y est défini. Les organismes collecteurs mentionnés au deuxième alinéa de l’article L. 31318 veillent à l’application, par leurs filiales et par les organismes mentionnés au cinquième alinéa du 5° du présent article, des directives en tant que ces filiales et organismes sont concernés.

(53) « Les missions mentionnées au 3°, aux deux derniers alinéas du 5° et aux sixième et huitième alinéas du 6° du présent article, donnent obligatoirement lieu à une directive ; »

(54) h) Le 8° est ainsi modifié :

(55)  au premier alinéa, le mot : « nationales » est supprimé ;

(56)  il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

(57) « L’union peut saisir l’agence nationale pour la participation des employeurs à l’effort de construction des manquements des associés collecteurs aux directives mentionnées au 7°. » ;

(58) i) Après le 9°, sont insérés des 10° à 13° ainsi rédigés :

(59) « 10° Peut, pour la gestion des intérêts communs aux associés collecteurs, dans les limites fixées par ses statuts et lorsque l’intervention d’un ou plusieurs organismes collecteurs ne permettrait pas d’atteindre les fins recherchées dans les mêmes conditions, à partir des ressources définies à l’article L. 3133, constituer et participer à des structures de coopération, et acquérir ou céder des titres de sociétés, à l’exception des sociétés ayant le statut d’organisme d’habitations à loyer modéré ;

(60) « 11° Peut procéder à des opérations de trésorerie avec les associés collecteurs et les associations mentionnées aux articles L. 31333 et L. 31334 ;

(61) « 12° Établit et publie des comptes combinés, selon les règles définies par règlement de l’Autorité des normes comptables, par agrégation des comptes de l’union, des associations mentionnées aux articles L. 31333 et L. 31334 et des organismes collecteurs mentionnés au deuxième alinéa de l’article L. 31318.

(62) « Sont également établis et publiés le rapport des commissaires aux comptes ainsi qu’un rapport sur la gestion de l’ensemble formé par l’union et les entités mentionnées au premier alinéa du présent 12° ;

(63) « 13° Peut, en cas de non-respect caractérisé d’une de ses directives ou d’un de ses avis pris en application, respectivement, des 7° et 8°, ainsi que des objectifs fixés en application du 3°, exiger de ses associés collecteurs la révocation de leurs directeurs généraux, dans les conditions prévues par ses statuts. » ;

(64) j) Le dernier alinéa est supprimé ;

(65)  L’article L. 31320 est ainsi modifié :

(66) a) À la première phrase du deuxième alinéa du V, après le mot : « contribution », sont insérés les mots : « , le cas échéant sans contrepartie, » ;

(67) b) Au quatrième alinéa du même V, après le mot : « transferts », sont insérés les mots : « ou nantissements » ;

(68) c) Après le sixième alinéa du V, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

(69) « Lorsque l’union contracte un emprunt à plus d’un an, celle-ci et les organismes collecteurs agréés mentionnés au deuxième alinéa de l’article L. 31318 sont solidairement tenus à son remboursement. » ;

(70) d) Au VI, après le mot : « fonctionnement », sont insérés les mots : « du fonds d’intervention, » ;

(71) e) Il est ajouté un VII ainsi rédigé :

(72) « VII.  Les créances de toute nature constituées avec des fonds issus de la participation des employeurs à l’effort de construction et détenues par les associés collecteurs de l’union peuvent être cédées ou données en nantissement à un établissement de crédit ou assimilé ou à l’union par la seule remise du bordereau prévu à l’article L. 31323 du code monétaire et financier.

(73) « Les créances cédées ou données en nantissement à l’union dans les conditions prévues au premier alinéa du présent VII peuvent être cédées ou données en nantissement par l’union à un établissement de crédit ou assimilé par la seule remise du bordereau prévu à l’article L. 31323 du code monétaire et financier.

(74) « Ces cessions ou nantissements sont soumis aux obligations prévues aux articles L. 31323 à L. 31329 du même code à l’exception de celles mentionnées au premier alinéa de l’article L. 31323 dudit code.

(75) « Les cessions ou nantissements de créances des associés collecteurs à l’union peuvent ne pas faire l’objet de contreparties. » ;

(76) 10° L’article L. 31321 est ainsi modifié :

(77) a) Le premier alinéa est remplacé par trois alinéas ainsi rédigés :

(78) « Le conseil de surveillance ou le conseil d’administration de l’union arrête les directives mentionnées à l’article L. 31319 et les avis de l’union prévus par la loi ou la réglementation. Il autorise le recours à l’emprunt. »

(79) « Lorsque l’union est administrée par un directoire placé sous le contrôle d’un conseil de surveillance, ce dernier détermine les orientations de l’activité de l’union et veille à leur mise en œuvre. Il se saisit de toute question intéressant la bonne marche de l’union et règle par ses délibérations les affaires qui la concernent. Le directoire est chargé de la mise en œuvre des délibérations prises par le conseil de surveillance. Il rend compte de son activité à chaque réunion du conseil de surveillance.

(80) « Lorsque l’union est administrée par un conseil d’administration, les fonctions de président sont incompatibles avec les fonctions de directeur général. » ;

(81) b) Au deuxième alinéa, après les mots : « conseil de surveillance », sont insérés les mots : « ou le conseil d’administration » ;

(82) c) Le dernier alinéa est supprimé ;

(83) 11° L’article L. 313-22 est ainsi modifié :

(84) a) Le premier alinéa est ainsi rédigé :

(85) « Le budget et les comptes annuels de l’Union des entreprises et des salariés pour le logement ainsi que les comptes combinés établis en application de l’article L. 31319 sont arrêtés par le conseil de surveillance ou le conseil d’administration. » ;

(86) b) Au second alinéa, après le mot : « surveillance », sont insérés les mots : « ou au conseil d’administration » ;

(87) c) Sont ajoutés trois alinéas ainsi rédigés :

(88) « Le cadrage financier qui détermine les orientations de l’utilisation des ressources de la participation des employeurs à l’effort de construction par les associés collecteurs est présenté chaque année au conseil de surveillance ou au conseil d’administration.

(89) « L’état d’exécution de la convention mentionnée à l’article L. 3133 est présenté chaque trimestre au conseil de surveillance ou au conseil d’administration. Cette présentation porte notamment sur le montant des ressources consacrées à chaque emploi.

(90) « La mise en œuvre des directives mentionnées au dernier alinéa du 7° de l’article L. 31319 est présentée chaque année au conseil de surveillance ou au conseil d’administration. » ;

(91) 12° L’article L. 31323 est ainsi modifié :

(92) a) La fin de la troisième phrase du premier alinéa est complétée par les mots : « ou au conseil d’administration » ;

(93) b) Au troisième alinéa, après le mot : « délibération, », sont insérés les mots : « demander conjointement une deuxième délibération. Dans le même délai, ils peuvent » ;

(94) c) Le quatrième alinéa est complété par les mots : « ou avec l’atteinte des fins mentionnées à l’article L. 31319 » ;

(95) d) Après le quatrième alinéa, sont insérés deux alinéas ainsi rédigés :

(96) «  aux délibérations compromettant le remboursement des emprunts souscrits par l’union ;

(97) «  aux délibérations fixant pour l’union un budget manifestement surévalué au regard de ses missions ; »

(98) e) Le dernier alinéa est complété par les mots : « ou à la convention mentionnée à l’article L. 3133 » ;

(99) 13° L’article L. 31325 est ainsi modifié :

(100) a) À la fin de la seconde phrase du premier alinéa, les mots : « dans la limite d’un plafond fixé par l’autorité administrative » sont supprimés ;

(101) b) À la première phrase du troisième alinéa, le mot : « qui » est remplacé par les mots : « , dans la limite d’un plafond fixé par arrêté. Ce montant » ;

(102) c) Le dernier alinéa est supprimé ;

(103) 14° Le premier alinéa de l’article L. 313262 est complété par deux phrases ainsi rédigées :

(104) « Une part de ces attributions peut être réservée à des personnes hébergées ou logées temporairement dans un logement de transition, un logement-foyer ou une résidence hôtelière à vocation sociale. Un accord passé avec le représentant de l’État dans le département ou, en Île-de-France, dans la région, fixe les modalités d’application du présent alinéa. » ;

(105) 15° Après le mot : « modéré », la fin du premier alinéa de l’article L. 31327 est ainsi rédigée : « est limité au montant du nominal de ces parts ou actions, majoré pour chaque année ayant précédé la cession sans pouvoir excéder vingt années d’un intérêt calculé au taux servi au 31 décembre de l’année considérée aux détenteurs d’un livret A majoré de 1,5 point et diminué des dividendes versés pendant la même période. » ;

(106) 16° L’article L. 31328 est ainsi modifié :

(107) a) À la première phrase du premier alinéa, après le mot : « sociétés », il est inséré le mot : « immobilières » ;

(108) b) Au dernier alinéa, le mot : « sera » est remplacé par le mot : « est » ;

(109) 17° À l’article L. 31329, les 1° à 7° sont remplacés par des 1° et 2° ainsi rédigés :

(110) «  Les personnes tombant sous le coup des interdictions prévues aux articles L. 2413 et L. 2414 ;

(111) «  Pendant un délai de dix ans, les personnes interdites et les personnes suspendues en application de l’article L. 31313. » ;

(112) 18° L’article L. 313321 est abrogé ;

(113) 19° Le deuxième alinéa de l’article L. 31333 est ainsi rédigé :

(114) « Trois commissaires du Gouvernement représentent l’État auprès de l’association. Chaque commissaire du Gouvernement peut disposer d’un suppléant. Ils disposent des mêmes pouvoirs au sein de l’association que ceux mentionnés à l’article L. 31323. Toutefois, le pouvoir mentionné au quatrième alinéa du même article L. 31323 s’applique également, dans les mêmes conditions, aux délibérations modifiant l’équilibre financier du fonds mentionné au IV de l’article L. 31320. L’article L. 31322 s’applique également à l’association. » ;

(115) 20° Le deuxième alinéa de l’article L. 31334 est ainsi rédigé :

(116) « Trois commissaires du Gouvernement représentent l’État aup