1ère séance : Questions au Gouvernement ; Fonctionnement de l'action du Gouvernement et des services de l'État entre le 4 décembre 2012 et le 2 avril 2013; Question à la ministre des affaires sociales et de la santé
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1ère séance : Questions au Gouvernement ; Fonctionnement de l'action du Gouvernement et des services de l'État entre le 4 décembre 2012 et le 2 avril 2013; Question à la ministre des affaires sociales et de la santé
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M. Lucien Degauchy attire l'attention de Mme la ministre des sports, de la jeunesse, de l'éducation populaire et de la vie associative sur l'engagement des jeunes dans l'animation. Le volontariat constitue un pilier essentiel du bon fonctionnement des accueils collectifs de mineurs et leur permet de s'épanouir. L'animation occasionnelle en centres de loisirs, séjours de vacances ou adaptés,offre aux jeunes un espace reconnu comme celui d'un engagement. Le Comité interministériel de la jeunesse (CIJ), mis en place en février 2013 par le Premier ministre, a choisi 13 chantiers prioritaires ; la promotion et la valorisation de l'engagement des jeunes est un des enjeux identifiés pour répondre aux attentes exprimées par les jeunes eux-mêmes. Si le volontariat n'a pas vocation à se substituer au contrat d'engagement éducatif (CEE), il reste un atout majeur pour le bon fonctionnement des centres d'accueils. Aussi il souhaite connaître les intentions du Gouvernement sur la possibilité de créer un véritable statut du volontariat de l'animation.
Voir la questionM. Lucien Degauchy appelle l'attention de Mme la ministre des sports, de la jeunesse, de l'éducation populaire et de la vie associative sur le développement des sports urbains. Ces sports, le plus souvent classiques, sont pratiqués dans l'environnement de la ville, ce qui implique certaines spécificités. Depuis 2007, un projet pour créer une fédération sportive, rassemblant les sports urbains, a vu le jour sous l'impulsion de Fabrice Bach, mais la création de la Ligue française de sports urbains n'a pas obtenu de réponse favorable jusqu'à présent. Aussi il souhaite connaître la position du ministère sur ce dossier.
Voir la questionM. Lucien Degauchy interroge Mme la ministre des sports, de la jeunesse, de l'éducation populaire et de la vie associative sur le Conseil national du sport. Créé par décret du 4 avril 2013, il se substitue à la conférence nationale du sport. Cette nouvelle instance a pour mission la concertation sur la politique du sport regroupant l'État, les collectivités territoriales, le mouvement sportif, les acteurs économiques et sociaux liés au sport, et les principales institutions publiques partenaires. Il lui demande de bien vouloir lui indiquer le budget qui sera alloué au Conseil national du sport.
Voir la questionM. Lucien Degauchy alerte Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur l'alcoolisme chez les jeunes. La consommation d'alcool touche les jeunes de plus en plus tôt, parfois dès la 6e (7 % des jeunes en 6e ont déjà été ivres). Ils ne boivent pas régulièrement mais de façon excessive, et beaucoup se retrouvent hospitalisés vingt-quatre ou quarante-huit heures pour dégriser. De nombreux médecins alertent quant aux conséquences sur la santé, au niveau du foie et du pancréas, évoquant des cas de cirrhose à l'âge de 25 ans. Sachant que les consommations précoces induisent beaucoup de dépendances, il lui demande quels moyens elle entend consacrer à la lutte contre l'ivresse chez les jeunes.
Voir la questionM. Lucien Degauchy attire l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur les dégâts liés à l'alcoolisme. En France, c'est la première cause d'hospitalisation, environ 400 000 Français ont été hospitalisés en un an pour des comas éthyliques, des hépatites, des cirrhoses, ou des troubles psychiques dus à l'addiction. Selon un rapport de la Société française d'alcoologie, ces hospitalisations ont bondi de 30 % en trois ans et sont deux fois plus nombreuses que celles causées par le diabète ou les maladies cardiovasculaires. Les professionnels demandent des moyens supplémentaires, et notamment la présence d'alcoologues dans les services d'urgence. Aussi il aimerait connaître sa position sur ce sujet, et si le Gouvernement envisage un plan d'action contre l'alcoolisme en France.
Voir la questionM. Lucien Degauchy attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social sur l'avenir du télétravail. Auparavant encadré par l'accord national interprofessionnel (ANI), la loi du 22 mars 2012 a introduit le télétravail dans le code du travail. Il se définit comme un "travail à distance" basé sur le volontariat, permettant au salarié de travailler de façon régulière sans être sur le lieu de son travail ; il peut avoir certains avantages, moins de temps dans les transports, diminution du stress, baisse du trafic sur les routes et donc moins de pollution et d'émission de CO2, mais on peut cependant noter quelques inconvénients, sentiment d'isolement, perte de satisfaction relationnelle. Les technologies de l'information permettent de plus en plus de le pratiquer depuis des lieux multiples, domicile, transports, espaces collectifs (télécentres et espaces de coworking) ; ainsi le télétravail devient un facteur majeur de changement organisationnel dans les entreprises. Aussi il souhaiterait connaître quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour accompagner le développement du télétravail en France, et s'il existe des statistiques officielles qui peuvent évaluer la réalité du télétravail.
Voir la questionM. Lucien Degauchy interroge Mme la ministre de l'égalité des territoires et du logement sur l'avenir du télétravail en France. La loi du 22 mars 2012 a introduit le télétravail dans le code du travail ; il se définit comme un "travail à distance", basé sur le volontariat, permettant au salarié de travailler de façon régulière sans être sur le lieu de son travail. Les technologies de l'information permettent de plus en plus de le pratiquer depuis des lieux multiples, domicile, transports, espaces collectifs (télécentres et espaces de coworking) ; cependant les disparités en matière de couverture numérique sont flagrantes ; certaines zones ne disposent pas d'un débit suffisant pour les nouveaux services numériques et cette situation génère des inégalités sur le territoire français pour l'emploi et le développement des entreprises. Aussi il lui demande de bien vouloir lui indiquer les mesures qu'elle envisage pour résoudre ce problème.
Voir la questionM. Lucien Degauchy interroge Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, sur l'augmentation récurrente des suicides en prison. Selon un rapport du Conseil de l'Europe publié récemment, quinze détenus sur dix mille se suicident en prison en France ; ce taux de suicide dans les établissements pénitentiaires est deux fois supérieur à la moyenne constatée dans les 47 membres du Conseil de l'Europe. Ces suicides interviennent majoritairement en début de détention et touchent davantage les prévenus que les condamnés. Aussi il aimerait savoir quelles mesures concrètes pourraient être mises en place pour faciliter l'adaptation des détenus en milieu carcéral.
Voir la questionM. Lucien Degauchy appelle l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt sur la vente autorisée de produits à risque pour l'environnement ou la santé des agriculteurs et des jardiniers amateurs. L'association Générations futures a récemment dénoncé la vente autorisée de pesticides dangereux alors même que l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) les avaient jugés à risque ; elle a décidé de déposer une plainte "pour mise en danger de la vie d'autrui" visant la Direction générale de l'alimentation (DGAL), qui dépend du ministère de l'agriculture. Générations futures souhaite par ailleurs que la décision d'accorder ou non les autorisations de mise sur le marché (AMM) soit désormais collégiale entre les ministères chargés de l'agriculture, de l'environnement et de la santé. Il lui demande quelle est sa position sur ce sujet.
Voir la questionM. Lucien Degauchy interroge M. le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt sur la vente autorisée de produits nuisibles pour l'environnement ou la santé des agriculteurs et des jardiniers amateurs. En effet, dans un récent article paru dans la presse, il est fait état de la vente autorisée de pesticides dangereux alors même que l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) les avaient jugés à risque. Pour l'association Générations futures, plus de 40 pesticides dangereux devraient être interdits ou soumis à restriction, et 27 produits phytosanitaires seraient toujours en vente malgré l'avis défavorable de l'Anses ; l'association a d'ailleurs décidé de déposer une plainte "pour mise en danger de la vie d'autrui" visant la Direction générale de l'alimentation (DGAL). Le ministre a exigé un audit pour faire toute la transparence sur ce dossier, aussi il lui demande que les résultats de cette mission soient rendus publics rapidement.
Voir la questionM. Lucien Degauchy attire l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur la traçabilité des dispositifs médicaux. Récemment l'entreprise Ceraver a été mise en cause pour des prothèses de hanche non conformes ; en même temps à Marseille est jugé le procès des implants mammaires frelatés de PIP. La réglementation en matière de dispositifs médicaux est particulièrement souple puisqu'il n'existe pas d'autorisation de mise sur le marché, comme pour les médicaments, mais uniquement une certification obtenue par un organisme de contrôle accrédité par les agences gouvernementales réparties dans toute l'Europe. Ce marquage CE reste sous la responsabilité du fabricant et ne signifie pas que le produit a été fabriqué en Europe ; pour l'obtenir il suffit de présenter un dossier à l'organisme certificateur. Outre ces problèmes d'homologation et de traçabilité, les prothèses font parfois l'objet de trafics, et les moyens pour vérifier la qualité des produits restent rares. Il lui demande quelles mesures elle entend prendre pour renforcer la sécurité des dispositifs médicaux et assurer une plus grande transparence dans ce domaine.
Voir la questionM. Lucien Degauchy attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur le problème de l'illettrisme à l'école. Le programme international de recherche en lecture scolaire a récemment publié son classement sur les performances en lecture dans 54 pays du monde ; or la France n'y apparaît qu'au 29e rang, avec une performance inférieure à la moyenne européenne. Cette enquête révèle que les élèves français âgés de dix ans maîtrisent moins bien la lecture que la plupart des écoliers européens du même âge et qu'ils ont également des lacunes en écriture. Il apparaît ainsi que 40 % des écoliers français sortent du primaire sans savoir ni lire ni écrire correctement, et il s'avère que tous les établissements sont touchés. En France, la question de la méthode d'apprentissage de la lecture n'est pas résolue, et la méthode mixte actuellement généralisée n'apporte pas de résultats probants, contrairement aux méthodes syllabiques utilisées avec succès chez nos voisins européens. Aussi il lui demande quelle est sa position en la matière, et quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour lutter contre l'illettrisme et améliorer le niveau d'apprentissage des fondamentaux.
Voir la questionM. Lucien Degauchy attire l'attention de Mme la ministre de l'égalité des territoires et du logement sur le problème des droits de mutation à titre onéreux (DMTO). En effet ces droits, qui composent l'essentiel des "frais de notaire", représentent 5 % du prix d'achat d'un logement (contre 1 % à 3 % dans la majorité des pays européens), et sont souvent un obstacle à l'acquisition. Dans une note parue en février 2013, deux membres du Conseil d'analyse économique suggèrent la suppression progressive des DMTO et leur compensation par une réforme de la taxe foncière et une augmentation de son barème.Considérant le contexte actuel des prix élevés de l'immobilier, le montant important de ces droits est un frein à l'achat,d'autant qu'il doit être acquitté en une seule fois et ne peut être intégré au crédit immobilier. Aussi il lui demande quelles dispositions elle envisage pour lever les freins à l'accès au logement dont les DMTO font partie.
Voir la questionM. Lucien Degauchy attire l'attention de Mme la ministre de l'artisanat, du commerce et du tourisme sur l'avenir du Fonds d'intervention pour les services, l'artisanat et le commerce (FISAC),fonds visant à préserver ou développer un tissu d'entreprises de proximité, principalement de très petites entreprises, dans les zones rurales ou urbaines fragilisées. Ce dispositif intervient pour le soutien de l'économie locale, et a un réel impact sur la qualité de vie des habitants, en maintenant une présence commerciale et artisanale de proximité, évitant ainsi la désertification de certains territoires. Le FISAC est alimenté par une dotation allouée par l'État, et son budget diminue d'année en année ; pour 2013 le budget prévu est en diminution de 10 millions d'euros par rapport à 2012, alors que les demandes d'aide sont en constante augmentation. Aussi il lui demande quelles sont les intentions du Gouvernement quant au devenir de ce fonds et quelles mesures elle envisage pour soutenir l'économie de proximité.
Voir la questionM. Lucien Degauchy attire l'attention de Mme la ministre de l'égalité des territoires et du logement sur l'avenir des dispositifs ATESAT (assistance technique de l'État pour des raisons de solidarité et d'aménagement du territoire) et ADS (application du droit des sols). Ces dispositifs permettent aux communes de bénéficier d'un appui des services de l'État dans des domaines comme l'aménagement de l'habitat, la voirie, éventuellement le développement des investissements locaux. Cette aide s'avère indispensable pour de nombreuses communes qui ne disposent pas de moyens budgétaires suffisants et qui doivent faire face aux problématiques d'urbanisme, d'environnement, d'écologie et de prévention des risques. Or le désengagement continu de l'État sur les missions de l'ADS et la diminution programmée du nombre de conventions ATESAT suscitent de nombreuses inquiétudes au sein des collectivités. Aussi il lui demande quelles mesures elle entend prendre pour assurer l'avenir de ces dispositifs.
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M. Lucien Degauchy appelle l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt sur l'inquiétude des planteurs de betteraves au regard du maintien du règlement européen actuel jusqu'en 2017 et non jusqu'en 2020. 2017 est une date meilleure que 2015. Toutefois elle est pour eux bien trop rapprochée au regard des exigences économiques que l'adaptation au marché mondial impose en tout premier lieu face au Brésil et à la Thaïlande. Aussi, il lui demande de mettre tout en œuvre pour que le prochain conseil des ministres européens de l'agriculture prolonge l'accord sucre actuel jusqu'en 2010, sans quoi la concurrence internationale risquera de porter un coup fatal à l'économie sucrière française.
Voir la questionM. Lucien Degauchy attire l'attention de Mme la ministre de la réforme de l'État, de la décentralisation et de la fonction publique sur les conditions d'obtention de la médaille d'honneur régionale, départementale et communale dans la fonction publique. En application des dispositions prévues par le décret n° 87-594 du 22 juillet 1987, cette distinction comporte trois échelons : l'échelon "argent" décerné après vingt ans de services, l'échelon "vermeil" décerné après trente ans de services et l'échelon "or" décerné après trente-cinq ans de services. Cependant, il existe dans le privé un quatrième échelon "grand or" décerné après quarante ans de services. La durée du travail s'étant allongée, il lui demande si elle envisage d'introduire dans le public un échelon "grand or" conformément au privé.
Voir la questionM. Lucien Degauchy appelle l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur les médicaments génériques. L'autorisation de mise sur le marché d'un médicament générique est octroyée sur base d'un dossier "abrégé" en référence aux résultats des études réalisées sur le médicament original ; ils ont le même principe actif mais peuvent différer par la composition en principes non actifs ou excipients. Certains de ces excipients sont dits à "effet notoire" : leur présence peut nécessiter des précautions d'emploi ; des cas d'allergies et d'intolérance ont été constatés. D'autre part les excipients sont destinés à véhiculer le principe actif et à maintenir son taux constant dans l'organisme pendant un temps voulu, ce qui implique que l'effet thérapeutique d'un médicament n'est pas forcément assuré dans le cas des génériques. Même si diminuer les dépenses de santé par l'octroi de génériques est nécessaire, il ne faut pas que cela se fasse au détriment de la santé. Il lui demande quelles mesures elle entend prendre pour privilégier des génériques de composition et de présentation identiques à celles du médicament princeps.
Voir la questionM. Lucien Degauchy interroge M. le ministre délégué auprès de la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, chargé des transports, de la mer et de la pêche, sur la nécessité de clarifier la réglementation concernant l'utilisation des pneus à clous pendant l'hiver. En effet nombre d'associations et de services de secours ne peuvent pas exercer leur activité par temps de neige ou de verglas ; or il s'avère que sur verglas seul cet équipement permettrait une intervention efficace.
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