Commission du développement durable : table ronde sur les infrastructures de réseaux
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Somme (4e circonscription)
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M. Alain Gest attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur le régime additionnel de retraite des maîtres de l'enseignement privé. Ce régime additionnel de retraite, créé par la loi du 5 janvier 2005, devait à terme compenser l'écart, estimé à 20 %, de niveau de retraite, à carrière comparable entre les enseignants du public et ceux du privé. Sur la base de préconisations de la Cour des Comptes qui avait constaté un déséquilibre financier du RAEP, le Gouvernement, par un décret du 15 février 2013, a pris un certain nombre de mesures qui remettent en cause l'objectif d'équité poursuivi par la loi de 2005 avec notamment le gel des pensions versées en fonction du ratio d'équilibre de charges. L'allégation selon laquelle ce régime additionnel avantagerait les maîtres du privé, faite sur la base de quelques cas théoriques, est abusive dans la mesure où cela ne repose pas sur des carrières totalement identiques. Par ailleurs, il convient de rappeler que la pension est calculée sur les 25 meilleures années et que les enseignants des établissements privés cotisent en moyenne 100 euros de plus pour leur retraite. En effet, à carrière et missions égales, les droits diffèrent toujours en défaveur des enseignants du privé. Afin de lever toute ambiguïté, il lui demande donc de lui communiquer la moyenne des pensions versées pour les enseignants de la fonction publique. Cette demande permettra d'établir une comparaison incontestable avec le montant moyen des pensions perçues par les maîtres du privé soit 21 733 euros annuels. Il lui demande de bien vouloir lui confirmer que ce dialogue transparent sera bien engagé avec les organisations syndicales représentatives des maîtres de l'enseignement privé.
Voir la questionM. Alain Gest attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur le régime de la retraite additionnelle des maîtres de l'enseignement privé (RAEP). Le principe de ce régime était de compenser, à terme, l'écart de niveau de retraite, à carrière comparable, entre les enseignants du privé et ceux du public. Il apportait une réponse légitime à une situation d'iniquité sociale puisque leurs pensions étaient inférieures d'environ 20 %, à carrière égale, alors que leurs cotisations étaient plus élevées. Le dispositif prévoyait donc le versement d'un supplément de retraite à tous les enseignants du privé ayant quinze années ou plus de services d'enseignement ou assimilés. Or la Cour des comptes a demandé en août 2012 la mise en œuvre de mesures visant à remédier au déséquilibre financier du RAEP. En réponse, le Gouvernement a préconisé, à compter du 1er janvier 2013, une action sur le taux de pension pour les maîtres ayant acquis des droits gratuits, le gel du montant des pensions liquidées, le gel du calendrier de la montée en charge du taux de pension, et enfin un relèvement des cotisations. Ces mesures, si elles devaient être confirmées, entraineraient une baisse substantielle des prestations retraite et du salaire net des maîtres de l'enseignement privé, ainsi que de leur pouvoir d'achat. Par ailleurs, alors que leurs homologues de l'enseignement public ont pu bénéficier du régime additionnel de la fonction publique, le différentiel avec ces derniers augmenterait en leur défaveur. Il s'agirait aussi d'une grave remise en cause des engagements de l'État. Il lui demande donc de confirmer sa volonté de maintenir le RAEP dans les conditions prévues par la loi de 2005.
Voir la questionM. Alain Gest attire l'attention de Mme la ministre de l'égalité des territoires et du logement sur l'attribution des recettes générées par le système de ventes aux enchères des quotas d'émission de gaz à effet de serre aux entreprises. L'application de la directive n° 2003/87/CE relative au système européen d'échange de quotas d'émissions de gaz à effet de serre mentionne qu'un pourcentage minimal de 50 % des recettes générées par le système de vente doit être utilisé pour faire face aux changements climatiques. La filière forêt-bois séquestre 80 millions de tonnes de CO2 et représente 50 % des énergies renouvelables de notre pays. Elle constitue aujourd'hui pratiquement le seul « puits » de carbone dont dispose la France et est à ce titre l'un des principaux moteurs de la transition écologique. C'est pourquoi le Président de la République a annoncé une série de mesures pour dynamiser la gestion forestière et développer l'utilisation du matériau bois. Dans sa réponse parue au Journal officiel du 15 janvier 2013, M. le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt a acté le principe selon lequel l'ANAH dispose de la gestion d'une partie des recettes issues des quotas carbone. L'action sociale et l'action environnementale peuvent et doivent être complémentaires. À ce jour, aucun dispositif n'établit clairement que ces fonds bénéficieront effectivement à la lutte contre le changement climatique grâce à l'utilisation des produits du bois, ni aux entreprises de la filière forêt-bois. Il est donc primordial qu'une partie d'entre eux soit clairement fléchée et réinvestie dans la forêt et l'utilisation de ces produits, pour que le rôle environnemental et économique éminents de la filière forêt-bois soit enfin reconnu et encouragé. Il lui demande donc quelles mesures le Gouvernement entend mettre en place pour garantir la traçabilité des fonds et qu'une partie de ces « crédits carbone » gérés par l'ANAH bénéficie effectivement en retour à la filière forêt-bois.
Voir la questionIntervention en réunion de commission
Mardi 23 avril 2013 - Séance de 16 heures 30
M. Alain Gest attire l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur l'opportunité de la mise en œuvre d'une réglementation reconnaissant l'activité des opticiens qualifiés en optométrie. Il apparaît que la population française demande des services oculo-visuels de plus en plus nombreux. Or les délais de prise en charge des problèmes oculo-visuels en France dépassent très souvent les 6 mois et les déserts médicaux en ophtalmologie continuent de s'étendre. Par ailleurs, le vieillissement de la population va provoquer une augmentation très importante, d'ici 10 ans, de l'incidence de pathologies oculaires qui y sont liées. Alors qu'en 2007, 29 millions d'actes ophtalmologiques ont été effectués, on estime que 40 millions d'actes seront nécessaires en 2020. Il faudrait 6 600 ophtalmologistes en 2025 pour satisfaire cette demande. Or les projections font état de 2 600 ophtalmologistes en 2025. Il existe dès à présent, plus de 3 000 opticiens qui sont qualifiés en optométrie. Sur les 50 actes les plus fréquents en ophtalmologie, les optométristes peuvent en réaliser plus de la moitié à moindre coût. Ces praticiens, dont la répartition géographique est très homogène, sont qualifiés pour dépister les états oculaires anormaux, déterminer les caractéristiques des verres correcteurs, adapter et contrôler les lentilles de contact. Au regard des difficultés à satisfaire les besoins oculo-visuels, le transfert des actes non médicaux aux optométristes devient une nécessité. En janvier 2013, elle a évoqué une évaluation des transferts d'actes de l'ophtalmologie vers l'orthoptie. Il convient maintenant de réglementer la profession d'optométriste afin d'autoriser les opticiens actuellement qualifiés en optométrie à exercer cette profession. Il souhaiterait donc qu'elle lui fasse part de sa position et lui indique les mesures envisagées par le Gouvernement à ce sujet.
Voir la questionM. Alain Gest attire l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie sur les dates de chasse des oies grises en France. Le Conseil d'État, dans sa décision du 7 novembre 2012, a annulé l'arrêté du 3 février 2012 relatif au prélèvement autorisé de l'oie au cours du mois de février. Ce prélèvement dérogatoire était accordé aux chasseurs dans un but scientifique puisqu'il s'agissait de connaître, au travers d'analyses, l'origine des oiseaux et de savoir si les oies qui passent en France sont celles qui commettent des dégâts en Hollande, ceci dans un but de prévention des dégâts de culture dans les zones de reproduction. Ces prélèvements dérogatoires s'inscrivaient dans le cadre des études scientifiques menées par le Groupement d'experts sur les oiseaux et leur chasse et la Fédération nationale des chasseurs et étaient donc pleinement conformes à l'article 9 de la directive n° 2009/147/EC dite directive oiseaux. En effet cette directive prévoit des dérogations « pour permettre, dans des conditions strictement contrôlées et de manière sélective, la capture, la détention ou tout autre exploitation judicieuse de certains oiseaux en petites quantités ». Face à cette décision, il lui demande de prendre un nouvel arrêté afin d'autoriser le prélèvement des oies grises jusqu'au mois de février 2013 et d'apporter à ce texte les précisions qui garantissent le caractère scientifique de cette mesure. En outre, il souhaite qu'elle lui confirme la volonté du Gouvernement de respecter les engagements pris devant les chasseurs.
Voir la réponseIntervention en réunion de commission
Mardi 16 avril 2013 - Séance de 17 heures
Intervention en réunion de commission
Mardi 9 avril 2013 - Séance de 17 heures
M. Alain Gest attire l'attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, chargé des transports, de la mer et de la pêche, sur l'inadaptation de la route nationale 25 au trafic routier qui s'y déploie et sur les nombreuses difficultés qui en résulte. Cet axe routier de 64 km, qui est de la compétence de l'État et qui relie Amiens à Arras, est structurant et vital pour de nombreux territoires de la Somme et du Pas-de-Calais. La RN 25 traverse neuf agglomérations et ce sont vingt-trois communes qui sont en contact direct avec cet axe routier. Le flux de circulation est dense puisque près de 10 000 voitures par jour traversent la ville de Doullens située entre Amiens et Arras. De plus de nombreux camions de transport routier empruntent cette voie. Au regard de l'absence de doubles voies et des nombreuses traversées de villages, cet axe est devenu particulièrement accidentogène et les nuisances engendrées pour les riverains sont nombreuses. L'autoroute A 24, envisagée par les pouvoirs publics, apparaissait comme une réponse adaptée aux problèmatiques engendrées par l'état de RN 25. Cependant, ce projet a été écarté par le schéma national des infrastructures de transports. Les aménagements inscrits au programme de la modernisation des itinéraires routiers tardent à être réalisés et se montrent insuffisants au regard des enjeux en termes de sécurité et de développement des territoires. Il souhaiterait donc connaître les actions envisagées par le Gouvernement pour remédier à cette situation, et notamment qu'il lui donne son avis sur l'opportunité d'un nouveau projet autoroutier. Par ailleurs il lui demande de lui communiquer la nature des travaux d'aménagements qui vont être réalisés ainsi que leur calendrier.
Voir la réponse publiée le 22 mars 2013Intervention en séance publique
Intervention en réunion de commission
Mercredi 20 mars 2013 - Séance de 9 heures 30
Intervention en réunion de commission
Mardi 19 mars 2013 - Séance de 17 heures
Intervention en réunion de commission
Mercredi 13 mars 2013 - Séance de 10 heures
Intervention en réunion de commission
Mardi 12 mars 2013 - Séance de 18 heures 30
Intervention en réunion de commission
Mercredi 27 février 2013 - Séance de 9 heures 30
M. Alain Gest attire l'attention de Mme la ministre de l'égalité des territoires et du logement sur la question du diagnostic de performance énergétique (DPE). En effet, une association de consommateurs a mené une enquête sur la fiabilité du DPE en faisant pratiquer cinq diagnostics dans chacune des cinq maisons enquêtées, réparties sur tout le territoire français. Dans chaque cas, les maisons ont reçu deux, voire trois classes énergétiques différentes (de B à E pour l'une d'elles). Les estimations de consommation variaient du simple au double, voire à plus du triple. Dans certains cas, les diagnostiqueurs n'ont fait aucune recommandation de travaux d'économie d'énergie, alors qu'il s'agit d'une obligation. Ces dysfonctionnements ne peuvent perdurer, s'agissant d'un diagnostic dont la portée s'élargit de plus en plus (affichage de l'étiquette énergétique sur les annonces, prêt à taux zéro conditionné à la classe énergétique, tarification progressive de l'énergie). Il importe donc de le réformer au plus vite. La nouvelle méthode de calcul qui entrera en vigueur en janvier 2013 ne mettra pas fin à toutes les pratiques abusives. En effet, le DPE n'a pas de valeur juridique puisqu'il n'est pas opposable. Un diagnostic erroné ne peut donc pas être reproché au professionnel, ce qui ne favorise pas l'objectivité. De nouvelles mesures doivent être prises afin de fiabiliser les DPE : formation et certification des professionnels, contrôles, sanctions en cas d'abus. Le DPE doit enfin être rendu opposable au bailleur et au vendeur, afin que la responsabilité du diagnostiqueur puisse être concrètement engagée en cas de diagnostic erroné. Il lui demande donc quels sont les projets du Gouvernement afin d'améliorer la fiabilité du DPE.
Voir la réponseIntervention en réunion de commission
Mercredi 6 février 2013 - Séance de 9 heures 30
Intervention en séance publique
M. Alain Gest attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur sur la problématique de l'accueil des mineurs étrangers isolés. Alors que la politique de l'immigration est de la responsabilité de l'État, l'accueil de ces mineurs isolés incombe aux conseils généraux au regard de leur compétence légale en matière de prévention et de protection de l'enfance en danger. Or, dans certains départements, dont celui de la Somme, l'exercice de cette compétence pèse de plus en plus lourdement sur le budget et sur l'organisation de la filière sociale. En effet, ces départements, confrontés à l'arrivée continue de mineurs étrangers, voient leur capacité d'accueil saturée et ne parviennent plus à exercer leurs missions dans des conditions satisfaisantes. Madame la sénateure Isabelle Debré, consciente de cette situation, avait formulé, il y a près d'un an, des propositions afin d'y remédier. Il s'agissait de créer un fonds national de protection de l'enfance accompagné d'un fonds d'intervention destiné aux départements particulièrement confrontés à l'accueil des mineurs étrangers isolés. Par ailleurs, ces mesures avaient vocation à être complétées par la mise en place de plateformes régionales de coopération entre les différentes instances responsables de l'accueil de ces mineurs afin notamment de coordonner leur prise en charge. Il apparaît qu'il est aujourd'hui urgent de concrétiser un tel dispositif et au-delà de procéder à une clarification des compétences, des responsabilités et des financements dans ce domaine. Il lui demande donc de lui indiquer si l'adoption de ces mesures est envisagée par le Gouvernement afin de remédier rapidement aux difficultés que rencontrent de nombreux conseils généraux s'agissant des moyens consacrés à l'accueil des mineurs étrangers isolés.
Voir la questionAssemblée nationale
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