2ème séance : Questions au Gouvernement ; Réforme de la biologie médicale (CMP) ; Mandat des membres de l'Assemblée des Français de l'étranger ; Représentation des Français établis hors de France
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Eure-et-Loir (4e circonscription)
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Travaux récents
Intervention en séance publique
M. Philippe Vigier attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur les programmes scolaires pour les enseignements de biologie et de géologie au lycée. En effet, des enseignants considèrent que ces programmes sont trop lourds. Ils relèvent également que l'actuelle non spécification d'un horaire réglementaire pour les travaux pratiques expérimentaux entraînerait une grave carence de formation des lycéens. En conséquence, il lui demande quelles sont les pistes qu'il envisage pour améliorer la qualité et la compréhension des programmes scolaires en biologie et géologie.
Voir la questionM. Philippe Vigier attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur l'avenir des centres de formation de musiciens intervenant à l'école. L'action des 5 000 musiciens agréés titulaire du DUMI intervenant à l'école est unanimement reconnue tant par les employeurs que sont les élus des collectivités territoriales que par leurs interlocuteurs des ministères de l'éducation nationale et de la culture et de la communication, les professeurs des écoles et les parents d'élèves. Il l'interroge par conséquent sur les mesures que le Gouvernement entend prendre afin de préserver et de renforcer les lieux de formation que sont les centres de formation de musiciens intervenant à l'école et de s'appuyer sur les artistes, musiciens professionnels qui en sont issus pour atteindre l'ambition de la réussite scolaire pour tous inscrite dans le projet de loi de refondation de l'école de la République. Il souhaite également savoir si le Gouvernement compte réactiver la coopération interministérielle indispensable pour asseoir le développement de l'éducation artistique et culturelle afin d'inscrire dans la durée les missions de formation artistique, supérieure et professionnel des centres de formation de musiciens intervenant à l'école qui présente un modèle unique à l'échelle européenne.
Voir la questionM. Philippe Vigier attire l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur les risques inhérents à une teneur élevée en plomb dans l'eau du robinet des immeubles anciens équipés de canalisations en plomb. En effet, la directive européenne n° 98/83/CE relative à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine impose la division par 2,5 de la teneur en plomb de l'eau potable d'ici au 25 décembre 2013 : de 25 µg/l à 10 µg/l, conformément aux recommandations de l'Organisation mondiale de la santé sur les risques pour les jeunes enfants de la présence de plomb dans l'eau (retards intellectuels). L'atteinte de cet objectif impose généralement la suppression de tous les branchements ou canalisations en plomb, y compris à l'intérieur des immeubles. Or, si le programme d'éradication sur le réseau public avance bien, notamment grâce aux aides publiques, il n'en va pas de même pour le parc privé. On estime que 2 millions à 3 millions de logements d'immeubles collectifs privés sont concernés, soit 10 % à 15 % des logements en France. L'Agence nationale de l'habitat (ANAH) évalue le coût des travaux à 1 000 euros par logement. Cependant, l'aide de l'ANAH pour la réalisation des travaux privés est très modeste comparée à celle qui est octroyée aux acteurs publics par les agences de l'eau. Alors que les particuliers financent à 90 % les agences de l'eau par le biais des redevances, l'attribution de larges aides aux collectivités et non aux usagers domestiques pose question, surtout s'agissant d'un enjeu sanitaire majeur comme la teneur en plomb dans l'eau. C'est pourquoi il serait opportun de demander aux agences de l'eau d'aider les particuliers à effectuer ces travaux en abondant le budget de l'ANAH ; mais aussi de réaliser un audit national afin de vérifier la bonne application de la réglementation dans les bâtiments publics accueillant des enfants (crèches, écoles, etc.) ; enfin, de vérifier le niveau d'exposition dans les immeubles bâtis avant 1960 et non encore rénovés et de déterminer précisément les risques liés à la consommation à long terme d'une eau contaminée au-delà du seuil de 10 µg/litre, notamment dans le cas des enfants. Il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend mettre en oeuvre s'agissant de cette question de santé publique.
Voir la questionM. Philippe Vigier attire l'attention de Mme la ministre de la réforme de l'État, de la décentralisation et de la fonction publique sur la situation des agents des PTT qui ont, après la loi du 2 juillet 1990, fait le choix de conserver leurs grades dits « de reclassement ». En effet, depuis 1993, ces fonctionnaires sont privés de déroulement et donc de revalorisation de carrière. Par arrêt du 11 décembre 2008, le Conseil d'État a ordonné à La Poste et à l'État de rétablir les promotions sur les grades de reclassement des PTT. Le décret n° 2009-1555 du 14 décembre 2009 a donc permis que soit enfin relancée la promotion de ces fonctionnaires, mais sans effet rétroactif. Depuis 2009, les résultats de ces promotions sont dérisoires puisqu'ils ne représentent que 2 % à 3 % de promus par an depuis 2009. Les agents encore en activité n'ont donc pas vu leur préjudice complètement réparé alors que ceux partis en retraite avant la publication du décret n'ont absolument pas bénéficié de cette mesure. Regroupés en associations, de nombreux agents toujours en activité ou à la retraite demandent aujourd'hui une « reconstitution de carrière ». C'est pourquoi il souhaite connaître les dispositions qui pourraient être prises afin de régulariser la situation des fonctionnaires dits « reclassés » de La Poste et mettre un terme à cette forme d'injustice.
Voir la réponseIntervention en séance publique
Intervention en séance publique
M. Philippe Vigier attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur les vives inquiétudes exprimées par les maires ruraux quant à la mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires. Les maires ruraux s'inquiètent très vivement de l'impact et du calendrier de cette réforme sur la bonne gestion de la vie locale et sur le coût du transfert de charges qui va peser fortement sur leurs budgets communaux. En effet, ils devront faire face aux lourdes conséquences sur le fonctionnement de la vie communale en termes de restauration scolaire, de transport, de frais d'entretien, d'accueil périscolaire et d'activités culturelles, sportives et de loisir prévues dans le cadre de cette réforme. Ainsi, les maires ruraux expriment leurs vives inquiétudes quant au recrutement de futurs animateurs et aux conditions d'encadrement des activités à organiser eu égard au manque de ressources humaines en milieu rural. De plus, pour les petites communes qui ne sont pas pourvues d'accueil périscolaire et de centre de loisirs, les maires concernés se demandent qui assurera les activités pédagogiques et assumera leur financement. Face à ces légitimes inquiétudes, il souhaite connaître les mesures qui vont être proposées aux communes rurales pour que la mise en place de cette réforme n'engendre pas d'inégalités sur le territoire et, afin de ne pas les pénaliser financièrement, si le Gouvernement entend laisser de la souplesse dans le calendrier d'application de la réforme et apporter une contribution financière aux collectivités locales faisant face à ces nouvelles charges financières imposées par la refonte des rythmes scolaires.
Voir la réponseM. Philippe Vigier attire l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie sur la question des compteurs EDF Linky. La maîtrise de la consommation électrique et la lutte contre le gaspillage sont des outils importants dans la lutte contre la surconsommation, qui entraîne des émissions de gaz à serre. Ainsi, la modernisation du réseau électrique de notre pays est une exigence, qui va de pair avec la transition énergétique. L'installation des compteurs de type Linky, qui doivent, à terme, remplacer la totalité des autres compteurs EDF, est à ce titre présenté comme un progrès. Toutefois, ce remplacement n'est pas sans poser un certain nombre de questions. Ainsi, la gratuité annoncée des nouveaux compteurs, va être, à terme, répercutée sur le montant des factures des ménages. Selon l'Ademe, une légère consommation supplémentaire est aussi à craindre, ce qui risque d'annuler l'effet bénéfique en termes d'économie d'énergie. Enfin, la question se pose sur la légalité même de ce nouveau dispositif, qui a été contestée, devant le Conseil d'État, par une association de consommateurs. Dans ce contexte, il souhaite connaître les mesures que le Gouvernement entend prendre pour que les effets de ce remplacement puissent être évalués en toute transparence ainsi que pour préserver le pouvoir d'achat des ménages.
Voir la réponseIntervention en séance publique
M. Philippe Vigier attire l'attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre du redressement productif, chargée des petites et moyennes entreprises, de l'innovation et de l'économie numérique, sur les difficultés de connexion d'un grand nombre d'abonnés à certains services internet. Une enquête réalisée par l'UFC-Que choisir afin d'étudier les problèmes d'accès des consommateurs à certains services montre que la qualité des connexions est insuffisante chez presque tous les opérateurs. Ainsi, en l'absence d'un accord sur l'interconnexion entre Free et Google (propriétaire de Youtube), 83 % des abonnés Free ayant répondu au sondage indiquent qu'ils ne peuvent utiliser correctement Youtube. Ce chiffre se monte à 47 % des abonnés Orange et 46 % chez SFR. Nombre de consommateurs rencontrent par ailleurs des problèmes d'accès aux services de streaming ou de télévision de rattrapage via leur box ; ainsi, la moitié des clients Bouygues Télécom ne sont pas satisfaits par ce dernier service. Ces problèmes d'interconnexion pénalisent les consommateurs qui ne bénéficient dès lors plus de la totalité des services payés, sans même en avoir été informés au préalable. Si des règles claires ne sont pas rapidement établies, les difficultés d'accès entre les différents acteurs vont se multiplier, mettant en danger le principe d'un internet libre et ouvert à tous. Il lui demande donc quelles sont les propositions du Gouvernement pour mettre fin aux problèmes d'interconnexion entre opérateurs.
Voir la réponseM. Philippe Vigier attire l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur la reconnaissance de la fibromyalgie comme maladie pouvant bénéficier d'une prise en charge réelle et efficace. La fibromyalgie est une maladie caractérisée par un état douloureux musculaire chronique étendu ou localisé à des régions du corps diverses, qui se manifeste notamment par une allodynie tactile et une asthénie persistante. Les dernières découvertes scientifiques ont prouvé son aspect neurologique, lié à des déficiences en neurotransmetteurs comme la dopamine, la sérotonine et la noradrénaline. En 2006, des études démontrent par l'IRM fonctionnel une activité anormale dans la partie du cerveau qui traite la douleur chez les fibromyalgiques, activité différente chez les personnes non atteintes. La fibromyalgie était codée comme rhumatisme non spécifié dans la classification internationale des maladies et depuis janvier 2006, elle est maintenant codée comme une maladie reconnue à part entière. Depuis 1995, il y a une résurgence importante de ce syndrome, de plus en plus de jeunes en sont affectés. On estime en effet de 2 % à 4 % la population française touchée par cette maladie. Les effets extrêmement invalidants qu'elle provoque ont un impact très important dans la vie sociale des malades : incompréhension de l'entourage, difficultés à travailler, états dépressifs graves. La prise en charge de cette pathologie se fait au cas par cas de façon très inégale selon les départements. Aussi, il souhaiterait savoir si le Gouvernement entend mettre en place un plan national pour que cette maladie soit correctement prise en charge efficacement, en tout point du territoire.
Voir la réponseIntervention en réunion de commission
Mercredi 20 février 2013 - Séance de 9 heures 30
M. Philippe Vigier attire l'attention de M. le ministre de l'économie et des finances sur l'indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement en cas de retard de paiement dans les transactions commerciales en vigueur depuis le 1er janvier 2013. Cette indemnité forfaitaire prévue par l'article L. 441-6 du code de commerce tel que modifié par la loi n° 2012-387 du 22 mars 2012 relative à la simplification du droit et à l'allègement des démarches administratives a été fixée à quarante euros par le décret n° 2012-1115 du 2 octobre 2012. Due de plein droit sans qu'un rappel soit nécessaire, elle viendra ainsi s'ajouter aux pénalités de retard qui sont déjà dues de plein droit en application du même article L. 441-6 du code de commerce. S'il est absolument nécessaire de garantir le respect des délais de paiement entre professionnels soumis à l'article L. 441-6 du code de commerce, il apparaît toutefois pertinent de prendre en compte les difficultés éprouvées par les entreprises en situation de retard de paiement, qui peuvent elles-mêmes être confrontée à un retard de paiement. À ce titre, l'indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement qui viendrait s'ajouter aux pénalités de retard pourrait constituer une double peine pour certaines entreprises de bonne foi, en particulier dans la conjoncture économique actuelle. Aussi, il l'interroge sur la pertinence de cette indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement, sur son montant élevé et sur les mesures que le Gouvernement entend mettre en œuvre pour répondre aux situations des entreprises qui pourraient se trouver fragilisées par cette nouvelle disposition.
Voir la questionIntervention en réunion de commission
Mercredi 17 octobre 2012 - Séance de 9 heures
Intervention en réunion de commission
Mercredi 10 octobre 2012 - Séance de 9 heures 45
Intervention en réunion de commission
Vendredi 28 septembre 2012 - Séance de 12 heures
Intervention en réunion de commission
Mercredi 11 juillet 2012 - Séance de 16 heures 30
Intervention en réunion de commission
Mercredi 4 juillet 2012 - Séance de 9 heures
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