2ème séance : Adaptation dans le domaine du développement durable au droit de l'Union Européenne
Accueil > Les députés > M. Jacques Krabal
Aisne (5e circonscription)
Mandat en cours

Radical, républicain, démocrate et progressiste
DERNIÈRES VIDÉOS
Vidéo du 15 mai 2013
2ème séance : Adaptation dans le domaine du développement durable au droit de l'Union Européenne
Vidéo du 24 avril 2013
1ère séance : Questions au Gouvernement ; Fonctionnement de l'action du Gouvernement et des services de l'État entre le 4 décembre 2012 et le 2 avril 2013; Question à la ministre des affaires sociales et de la santé
Vidéo du 24 avril 2013
1ère séance : Questions au Gouvernement ; Fonctionnement de l'action du Gouvernement et des services de l'État entre le 4 décembre 2012 et le 2 avril 2013; Question à la ministre des affaires sociales et de la santé
Vidéo du 24 avril 2013
Commission du développement durable : M. Thierry Tuot, sur la réforme du code minier
Vidéo du 23 avril 2013
Commission du développement durable : table ronde sur les infrastructures de réseaux
Travaux récents
M. Jacques Krabal attire l'attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de l'économie et des finances, chargé de l'économie sociale et solidaire et de la consommation, sur la question des données relatives aux accidents de la vie courante. 27 associations européennes viennent de lancer un appel conjoint en faveur de la création d'une base de données européenne sur les accidents et blessures de la vie courante. Chaque année, 5,7 millions de personnes sont admises à l'hôpital dans l'Union européenne suite à un accident ou à une blessure et 35 millions bénéficient d'une prise en charge ambulatoire. 73 % de ces accidents et blessures surviennent à la maison ou lors d'une activité de loisirs. En France, les accidents de la vie courante sont à l'origine de 20 000 décès par an, soit de cinq fois l'équivalent de la mortalité sur les routes. ces chiffres recouvrent des souffrances personnelles et de dépenses de santé énormes ; ils pèsent sur l'ensemble de la collectivité. Or il n'existe aujourd'hui aucune source fiable de données sur les causes des accidents de la vie courante. la création d"une base paneuropéenne est pourtant la condition nécessaire à l'élaboration d'une politique de prévention efficace. C'est pourquoi il conviendrait d'appuyer auprès de la Commission européenne la mise en place et le financement d'une base de données des accidents et des blessures. Aussi, il lui demande si le Gouvernement entend contribuer à la mise en oeuvre d'une telle base dans le but de mieux lutter contre les accidents de la vie courante.
Voir la questionM. Jacques Krabal appelle l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur certaines mesures à promouvoir afin de prévenir l'apparition de certaines maladies dont l'origine peut être alimentaire. Le programme national de nutrition santé 3 (2011-2015) fait suite aux deux premiers programmes menés en 2001 et 2006 par le ministère du travail, de l'emploi et de la santé ainsi que par différentes unités de recherche. Il a pour but, comme les précédents, de promouvoir l'accès généralisé à une alimentation équilibrée et variée ainsi que de valoriser la pratique d'une activité physique régulière. L'objectif commun de ces programmes est de prévenir l'apparition de certaines maladies (cardiovasculaires, obésité, diabète) dont l'origine peut être alimentaire. Les boissons font partie de l'équilibre alimentaire. Or, trop souvent et particulièrement chez les enfants et les adolescents, les sodas pauvres en vitamine C et en minéraux occupent une place prépondérante dans les habitudes de vie. Cependant, il existe des initiatives développées par certaines entreprises de sa circonscription offrant une alternative saine aux boissons artificielles : il s'agit de jus d'oranges fraîchement pressées, en version grand public. Ce concept est basé sur trois éléments-clefs. D'une part, il propose un volet santé. En effet, le jus d'orange fraîchement pressé offre une vraie boisson saine avec la présence de vitamines, de fibres et de sels minéraux 100 % naturels. En outre, il offre un volet social puisque le recrutement des collaborateurs doit exclusivement être porté parmi les personnes en recherche d'emploi, et tout particulièrement parmi les plus de 50 ans. Enfin, il comporte un volet développement durable. Les choix d'équipements sont volontairement orientés vers des solutions écologiques à travers la sélection des véhicules, le traitement des déchets et de tous les équipements d'origine recyclés ou recyclables. Aussi, il lui demande de soutenir cette initiative novatrice et responsable en facilitant l'installation de distributeurs de jus d'orange fraîchement pressée notamment dans les établissements scolaires ainsi que dans les services de l'administration publique.
Voir la questionM. Jacques Krabal attire l'attention de M. le ministre de l'économie et des finances sur les délais de paiement de facturation et les abus de certaines entreprises. La loi n° 2008-776 du 4 août 2008 de modernisation de l'économie dite "LME", publiée au Journal officiel du 5 août 2008 a pour objectif de «lever les contraintes qui empêchent certains secteurs de se développer, de créer des emplois et de faire baisser les prix. La LME, applicable au 1er janvier 2009, prévoyait, entre autres, de modifier les conditions de règlement pour les ramener de façon plus universelles et comparables à ce qui se pratiquait en Europe. Ainsi, les conditions retenues avaient pour principes : soit un règlement à 60 jours (date de facture) ; soit à 45 jours fin de mois (de facture ou d'échéance). Pour permettre aux entreprises de pouvoir garder la main sur la gestion de leur trésorerie, des accords de branches ont été signés et ont permis aux PME de pouvoir appliquer cette loi en créant des paliers de temps. Pourtant, certaines entreprises sont parvenues à contourner ce cadre légal et allonger la durée de paiement des factures. En effet, des directions centrales d'achats, sont venues supplanter les services comptables afin d'alourdir les procédures de facturation par des systèmes compliqués de bon de commande. Après livraison d'une commande, aucune facture ne pourra être enregistrée et comptabilisée si elle ne correspond pas à un numéro de bon de commande édité par ces nouvelles directions centrales d'achats. Cette nouvelle étape représente donc un frein à l'activité commerciale de nombreuses PME-TPE puisque la durée de paiement des factures est très largement prolongée, car liée à la fourniture très tardive des bons de commande. Il lui demande de bien vouloir tout mettre en oeuvre pour faire cesser ces pratiques qui pénalisent la trésorerie de nos plus petites entreprises comme cela est le cas pour le secteur du transport.
Voir la questionM. Jacques Krabal alerte Mme la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie sur la crise que traverse le dispositif de certificats d'économies d'énergie (CEE). L'annonce récente d'une 3e période au 1er janvier 2014 avec une obligation doublée est une bonne nouvelle ; néanmoins le marché et les acteurs redoutent des changements législatifs ou réglementaires. Ces changements exigeraient des délais de mise en oeuvre allant bien au-delà du 1er janvier 2014. Les obligations liées à la seconde période étant déjà atteintes, le marché est aujourd'hui à l'arrêt et le prix des certificats a fortement chuté. Les collectivités locales sont nombreuses à avoir investi dans l'efficacité énergétique et la réduction des émissions de gaz à effet de serre et subissent directement les conséquences du faible prix des CEE. Les certificats constituent pourtant pour elles, dans le cadre de leur politique d'investissement d'avenir, une recette importante pour la réalisation notamment de travaux énergétiquement performants valorisés par les CEE, sans faire appel aux finances publiques. Si l'ensemble de la filière soutient les évaluations en cours et les améliorations du dispositif à définir, les incertitudes liées au calendrier de la mise en oeuvre d'une 3e période bouleversent actuellement la filière. Face à ce flou et au repli des acheteurs sur le marché, il lui propose donc de formuler des mesures d'urgence pour ne pas casser la dynamique engagée et ne pas mettre en péril une filière et menacer les milliers emplois qui ont été créés. Par ailleurs, les actions et les investissements des collectivités s'inscrivant dans la durée, il lui demande s'il ne serait pas nécessaire d'envisager une planification à plus long terme. Cela permettrait notamment aux collectivités de se positionner dans le cadre de la politique européenne jusqu'en 2020.
Voir la questionM. Jacques Krabal alerte Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur le programme d'éradication des canalisations en plomb des logements privés. Alors qu'une directive européenne fixe l'objectif de diviser par 2,5 la teneur maximale en plomb dans l'eau du robinet à compter de 2014 (de 25 µg/l à 10 µg/l, conformément aux recommandations de l'OMS), de nombreux immeubles collectifs d'habitation sont encore alimentés avec des canalisations en plomb, et distribuent une eau qui ne correspond pas à cette norme. Une teneur élevée en plomb fait courir aux enfants des risques de retards intellectuels, il s'agit là d'un véritable problème de santé publique. Or, si le programme d'éradication des canalisations en plomb a bien avancé sur le réseau public, notamment grâce aux aides significatives attribuées par les agences de l'eau, il n'en va pas de même pour les logements privés, pour lesquels la rénovation est estimée par l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) à 1 000 euros par logement. Les aides de l'ANAH sont modestes au regard des 2 millions à 3 millions de logements concernés. Ainsi, il demande que les agences de l'eau, qui sont financées à 90 % via les redevances payées par les usagers, abondent le budget de l'ANAH afin de soutenir l'effort de rénovation du parc privé.
Voir la questionM. Jacques Krabal attire l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur la présence de perturbateurs endocriniens dans certains produits cosmétiques et d'hygiène. Alors que ces molécules sont susceptibles d'avoir un effet hormonal à des concentrations infimes, certains fabricants continuent à les incorporer dans les cosmétiques. Or l'exposition est accrue lorsque l'on utilise différents produits comportant la même molécule, dont les doses s'additionnent pour atteindre un niveau de risque significatif. Des molécules différentes peuvent également avoir des modes d'action similaires dont les effets se cumulent. Alors que l'Organisation mondiale de la santé et le programme des Nations-unies pour l'environnement considèrent les perturbateurs endocriniens comme une menace mondiale pour la santé, du fait de leur impact sur la fertilité ou sur les troubles neurocomportementaux, les résultats de ce test montrent que la plus grande vigilance s'impose. Alors que la Commission européenne s'apprête à publier sa stratégie renouvelée sur les perturbateurs endocriniens, il convient qu'elle diligente des recherches indépendantes pour identifier l'impact précis de ces molécules sur le long terme, et qu'elle prenne des mesures pour assurer la sécurité et l'information des consommateurs. En application du principe de précaution, le cadre réglementaire européen devrait être renforcé en prenant en compte l'effet cocktail dans l'évaluation de la toxicité des produits, et les molécules ayant des effets de perturbateurs endocriniens avérés ou suspectés retirées des formulations. Une information transparente des consommateurs s'impose enfin par le biais de l'étiquetage. Il lui demande donc de bien vouloir lui indiquer la position du Gouvernement quant à ces problématiques.
Voir la questionM. Jacques Krabal attire l'attention de M. le ministre de l'économie et des finances sur les problèmes rencontrés par les TPE-PME pour la sollicitation d'aides auprès de la BPI et du CICE. Une offre de préfinancement du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE), proposée par la Banque publique d'investissement (BPI) au travers des services d'Oséo, est opérationnelle depuis fin février afin de permettre aux entreprises de financer dès 2013 les créances futures et ainsi renforcer leur trésorerie. Le CICE est institué en faveur des entreprises imposées d'après leur bénéfice réel et soumises à l'impôt sur les sociétés ou à l'impôt sur le revenu. Il s'applique quel que soit le mode d'exploitation de ces entreprises et quelle que soit la catégorie d'imposition à laquelle elles appartiennent, dès lors que ces entreprises emploient du personnel salarié. Il vise à permettre à 1,5 million d'entreprises d'acquérir une créance fiscale de 13 milliards d'euros dès 2013, et de 20 milliards d'euros dès 2014, d'après le ministère de l'économie. Le préfinancement du crédit d'impôt est depuis le 5 avril 2013 accessible aux très petites entreprises (TPE). Ce sont donc désormais toutes les entreprises qui pourront bénéficier, dès cette année, d'un préfinancement correspondant à 85 % du montant de leur CICE, remboursable par l'État en 2014. Pourtant, les procédures d'aides au financement souffrent d'un manque d'information. En effet, plusieurs entreprises de sa circonscription lui ont fait part de leur méconnaissance de ces dispositifs, alors que les entreprises ont des besoins de financement comme par exemple : Auger à Villers-Cotterêts, Cogifer Vossloh, Boa Flexible, Bister toutes trois à Fère-en-Tardenois, Hexa Solutions à Crézancy, Transports Veckman à Hartennes, Fonderie de l'Aisne à Trélou-sur-Marne, Ganfornina à Brasles, ou encore Tubest à Château-Thierry, et certainement bien d'autres encore. Presque toutes ces entreprises, PME, PMI et artisans seraient prêtes à embaucher. À un moment où la France compte près de 3,2 millions de chômeurs, il est inacceptable pour tous, élus mais aussi chefs d'entreprise, de partager ce constat. De nombreuses PME et TPE ne disposent pas de conseillers fiscaux ou bien de spécialistes pour monter les dossiers. Rassembler l'ensemble des informations et l'aide nécessaire en un seul et même guichet faciliterait la vie de ces entreprises. Aussi, il lui demande l'instauration d'un guichet unique permettant la simplification des démarches. Enfin, compte tenu de notre volonté de soutenir les entreprises pour favoriser la création d'emplois, il propose la création d'un numéro vert « spécial information soutien aux entreprises » par département ou par région.
Voir la questionIntervention en séance publique
M. Jacques Krabal alerte M. le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt sur la situation préoccupante des filières animales. Malgré la flambée des coûts de production dans la filière animale, dont une augmentation historique de 30 % des charges alimentaires en 2012, aucune répercussion des prix n'est effectuée. Sur 100 € dépensés par une famille pour des produits alimentaires, 8 € seulement reviennent à l'agriculture et 21 € aux grandes surfaces. Il y a quelques jours, les négociations annuelles se sont tenues entre la grande distribution et les industries agro-alimentaires. Cette année encore, le rééquilibrage entre les fournisseurs et la grande distribution n'a pas eu lieu. La menace est réelle de vivre en 2013 une disparition massive des élevages, avec des conséquences directes en terme d'emplois locaux, de biodiversité, de préservation des sols et de l'environnement. Aussi, il lui demande de porter une attention particulière à la préparation des futures négociations entre la grande distribution et les industries agroalimentaires. De plus, il rappelle, en ces temps de turbulences pour les secteurs d'élevage, le besoin d'une définition d'un cadre réglementaire durable.
Voir la réponseM. Jacques Krabal attire l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie sur les projets de méthanisation dans le domaine agricole. En effet, comme le souhaite le Gouvernement à travers la feuille de route issue de la conférence environnementale, il faut simplifier " les procédures administratives pour le développement des énergies renouvelables et des réseaux ". Bénéfique pour l'amélioration de la compétitivité des entreprises agricoles, les projets de méthanisation présentent l'avantage d'associer le monde agricole à des projets d'ancrage territorial source d'alternatives énergétiques. Les bénéfices de ce procédé font largement consensus : production d'énergie sous forme de biogaz et d'électricité issue de la cogénération, contribution à la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) des élevages, valorisation des effluents agricoles, projets territorialisés associant des collectivités et des industries pour le traitement de leurs déchets. Malgré cela, seule une trentaine d'unités de méthanisation agricole sont en fonctionnement en France contre plusieurs milliers en Allemagne. Afin de développer les projets de méthanisation, il attire l'attention sur la nécessité de réduire les procédures administratives, d'envisager des mesures d'accompagnement et de financement permettant l'installation de plus petites unités et enfin, soutenir les projets de formation et d'information sur ces sujets.
Voir la réponseIntervention en séance publique
Intervention en réunion de commission
Mercredi 24 avril 2013 - Séance de 9 heures 30
Intervention en réunion de commission
Mardi 23 avril 2013 - Séance de 16 heures 30
M. Jacques Krabal alerte Mme la ministre de la réforme de l'État, de la décentralisation et de la fonction publique sur les mouvements de réorganisation qui semblent s'opérer au périmètre de La Poste dans l'Aisne. La diminution drastique des pôles appelés « plaques courriers » avec une mise en place opérationnelle en janvier 2013 impacterait très fortement les territoires concernés. Par-delà une diminution du service public en milieu rural auquel nous sommes tous attachés, nous redoutons des conséquences directes sur l'activité des entreprises et services (TPE, artisans et commerçants dans une économie en contraction) et par ailleurs des effets potentiellement délétères sur les conditions de travail des salariés. Aussi il souhaite savoir quelle est l'étendue des réorganisations initiées par la direction de la Poste à l'échelle du Pays, de la région Picardie et du département de l'Aisne. En outre, il lui demande quelle est la perception du Gouvernement et de la ministre de la culture et de la communication sur ce phénomène notamment dans des territoires qui mériteraient plutôt qu'un abandon de voir se mettre en place un « bouclier rural » de sauvegarde des services publics, et enfin quelle place sera laissée à la discussion avec les acteurs locaux (collectivités) pour un aménagement du territoire raisonné et raisonnable en la matière.
Voir la questionM. Jacques Krabal alerte M. le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt sur un arrêté national qui sera pris prochainement par les ministres de l'égalité des territoires et du logement, et de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt, en complément de l'arrêté « nitrates » du 19 décembre 2011. Dans sa version actuelle, ce projet risque de lourdement pénaliser la culture de la vigne sur la moitié de l'AOC champenoise. Il aurait ainsi, un impact grave sur les exploitations viticoles champenoises et sur l'équilibre de la filière Champagne dans son ensemble. En effet, selon ce projet, toute fertilisation azotée serait interdite sur les pentes dépassant 15 %, soit sur la moitié du vignoble. Or ces apports sont indispensables pour garantir une production satisfaisante en quantité (maintien des rendements), en qualité (risque de déviance du goût) et d'un point de vue environnemental (risque de retour au désherbage chimique). Ce dossier s'inscrit dans la démarche engagée par l'État français pour répondre aux contentieux existant entre l'Union européenne et la France en matière de qualité de l'eau. Si l'exigence d'amélioration de la qualité de l'eau est partagée, néanmoins les mesures techniques proposées par la France méritent une meilleure prise en compte des réalités de terrain. Il est indispensable que le texte définitif différentie les mesures en fonction des cultures et de leur impact potentiel sur la qualité de l'eau. Les derniers bilans dressés par l'Agence régionale de la santé montrent explicitement que l'eau à l'aval du vignoble champenois est assez peu polluée par les nitrates. Aussi, il lui demande que les futures règles qui régiront la fertilisation azotée soient revues sur les bases d'une concertation constructive avec la filière Champagne, ambassadrice de notre savoir-faire dans le monde.
Voir la questionM. Jacques Krabal attire l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie sur les enjeux de la transition énergétique et l'importance de la filière éolienne. Quelques jours après le lancement du débat sur la transition énergétique, l'institut Ipsos a publié un sondage sur le thème des énergies renouvelables. Il en ressort que, pour 82 % des Français, les énergies renouvelables sont des énergies d'avenir. De plus, alors que 80 % sont favorables à l'installation d'éoliennes dans leur département et une très forte proportion dans leur commune, près de 9 Français sur 10 pensent que le développement de ces énergies renouvelables n'est pas assez rapide sur le territoire. Face à cette volonté d'agir des Français, de plus en plus d'entreprises se spécialisent dans la création de projets éoliens. Il lui demande de porter une attention toute particulière à ce secteur indispensable pour répondre au défi de la transition énergétique, et qui ainsi contribue à préserver les générations futures.
Voir la réponseM. Jacques Krabal attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur sur la médaille d'honneur régionale, départementale et communale qui récompense notamment les agents de la fonction publique territoriale. L'échelon « argent » est décerné après vingt années de service, l'échelon « vermeil » après trente années de service aux titulaires de l'échelon « argent » et, à la suite du décret n° 2005-48 du 25 janvier 2005, l'échelon « or » peut être accordé après trente-cinq ans de service aux titulaires de l'échelon « vermeil ». Malheureusement, il n'existe pas d'échelon « grand or » pour récompenser quarante années de service public, à la différence de la médaille d'honneur du travail accordée aux personnes salariées ou assimilées du secteur privé (article 6 du décret n° 84-591 du 4 juillet 1984 modifié par le décret n° 2000-1015 du 17 octobre 2000). Aussi, il lui demande dans quelle mesure il serait possible de créer une médaille « grand or » pouvant être accordée aux agents de la fonction publique territoriale pour récompenser quarante années de service.
Voir la réponseM. Jacques Krabal interroge M. le ministre de l'éducation nationale sur le devenir des CIO et de leurs personnels. Au cours des mois passés, plusieurs ministres ont évoqué la possibilité d'un transfert territorial de compétences et de services des centres d'information et d'orientation, sans toutefois mentionner le maintien des missions nationales de service public. Face à ces annonces, de nombreux doutes subsistent quant au devenir du CIO, de son personnel et de la prise en charge des jeunes dont il s'occupe. Le rôle des 582 CIO répartis sur l'ensemble du territoire est crucial dans l'aide au choix de l'orientation professionnelle des jeunes de notre pays. Ses missions consistent à favoriser un accueil tout public, en priorité des jeunes scolarisés, en les informant sur les études ainsi que sur les formations professionnelles. Une des forces de ces structures tient en la qualité des équipes qui disposent cette mission avec dynamisme, efficacité et proximité. Il faut souligner tout particulièrement le travail des conseillers d'orientation-psychologues, directeurs de CIO et des équipes enseignantes qui accompagnent les jeunes dans l'élaboration de leur parcours de formation en prenant en compte leurs stades de développement et en considérant les adolescents dans leur globalité. De plus, à l'heure où la priorité est de permettre aux jeunes en situation de handicap de suivre une scolarité en milieu ordinaire, ils sont les principaux médiateurs entre l'éducation nationale et la maison départementale des personnes handicapées. Le CIO constitue actuellement un formidable observatoire de l'offre de formation à l'échelle de chaque bassin de notre pays. Il permet d'analyser et d'harmoniser les politiques d'établissement (gestion de flux, pédagogie différenciée, liaison inter établissements...). Le CIO est également une structure d'analyse du fonctionnement institutionnel de l'éducation nationale (statistiques, suivi de cohortes, connaissance du tissu socio-économique). D'autre part, dans sa circonscription du sud de l'Aisne comme dans tant d'autres, il s'occupe, de la coordination du bassin ainsi que de la plateforme de suivi des élèves décrocheurs. Enfin, Le CIO organise tous les ans un « forum » et un « carrefour » formations-métiers, qui regroupent des professionnels et des établissements de formation publics, privés, à destination des élèves et de leurs familles. Or le futur « acte III » du projet de loi sur la décentralisation qui sera débattu prochainement soulève de multiples inquiétudes et interrogations concernant le devenir des missions du CIO, de son financement et de son autonomie. Ainsi, il demande des éclaircissements sur la mission future des 4 500 conseillers d'orientation-psychologues et directeurs de CIO qui, nous pouvons le rappeler, sont actuellement fonctionnaires d'État et titulaires d'une formation professionnelle spécifique de deux ans en complément d'une licence en psychologie. En outre, il alerte le Gouvernement sur les conséquences irréversibles que causerait la disparition de ce service public alors même que son existence est légitimée par la Cour des comptes.
Voir la questionIntervention en réunion de commission
Mercredi 10 avril 2013 - Séance de 9 heures 30
Intervention en réunion de commission
mercredi 3 avril 2013 - 16 h 30
Assemblée nationale
126 Rue de l'Université
75355 Paris 07 SP
Permanence parlementaire
1 Bis Rue de la Barre
02400 Château-Thierry
Téléphone : 03 23 71 95 56

Malvoyants