Commission des affaires sociales : M. Alfred Spira, sur le rapport Les troubles de la fertilité
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Loire-Atlantique (2e circonscription)
Mandat en cours

Socialiste, républicain et citoyen
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Intervention en séance publique
Mme Marie-Françoise Clergeau attire l'attention de M. le Premier ministre sur le traité international sur le commerce des armes (TCA). Ce traité a été adopté par l'assemblée générale des Nations-unies le 2 avril 2013 et obligera chaque pays vendeur d'armes conventionnelles à évaluer, préalablement à toute vente, l'usage des armes objets du marché. Compte tenu de la situation originale de la France qui se situe parmi les premiers pays exportateurs d'armes, mais qui s'est également impliquée, avec ses partenaires européens, dans l'élaboration d'une réglementation sur la vente des armes, elle lui demande de bien vouloir lui indiquer comment la France entend mettre en œuvre le plus efficacement les dispositions du TCA dans sa politique d'exportation d'armement.
Voir la questionMme Marie-Françoise Clergeau appelle l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt sur les conséquences de l'arrêté de la Cour de justice de l'Union européenne du 8 mars 2012, relatif au taux de TVA appliqué en France aux activités équestres. Depuis 2005, le taux de TVA appliqué à ces activités est de 7 %. La Commission européenne conteste l'interprétation de la France sur la directive TVA de 2006 et demande à ce que ce taux réduit soit abandonné. Le sport équestre est pratiqué aujourd'hui par plus d'un million de familles françaises. Selon la Fédération française d'équitation, une hausse de ce taux mettrait en péril la pérennité de l'activité de nombreux établissements équestres, principalement en milieu rural et menacerait environ 6 000 emplois directs. Aussi, elle lui demande les dispositions que le Gouvernement entend prendre pour continuer à défendre auprès de la Commission européenne le bien-fondé de ce taux réduit pour les activités équestres et l'enseignement de l'équitation au regard de son rôle important dans l'économie et structurant dans l'animation des territoires.
Voir la réponseMme Marie-Françoise Clergeau appelle l'attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre du redressement productif, chargée des petites et moyennes entreprises, de l'innovation et de l'économie numérique, sur les difficultés de connexion d'un grand nombre d'abonnés à certains services internet. En effet, une enquête réalisée par l'UFC-Que choisir afin d'étudier les problèmes d'accès des consommateurs à certains services montre l'insuffisance de la qualité des connexions fournies par les principaux opérateurs. Ainsi, à titre d'exemple, près de la moitié des abonnés de SFR et d'Orange et plus de 80 % chez Free ne peuvent accéder dans de bonnes conditions à Youtube. Nombre de consommateurs rencontrent par ailleurs des problèmes d'accès aux services de streaming ou de télévision à la demande sur internet par leur box. Les consommateurs qui ne peuvent bénéficier de la totalité des services compris dans leur abonnement, sans même en avoir été informés au préalable, sont pénalisés et subissent un préjudice. C'est le principe même d'un internet libre et ouvert à tous qui s'en trouve alors atteint. La mise en œuvre de règles claires s'imposant aux différents acteurs et garantissant mieux les droits des abonnés semble nécessaire. Elle lui demande donc quels sont les moyens envisagés par le Gouvernement pour mettre fin aux problèmes d'interconnexion entre opérateurs.
Voir la réponseMme Marie-Françoise Clergeau attire l'attention de Mme la ministre des sports, de la jeunesse, de l'éducation populaire et de la vie associative sur les moyens qu'elle entend mettre en œuvre pour le respect de laïcité et de la neutralité dans le sport, d'autant plus que cette remise en cause des principes sportifs se fait toujours au détriment des femmes. En effet, d'une part, les règles de laïcité et de neutralité sont contournées, jusque dans les instances internationales, par un artifice consistant à appréhender les usages religieux comme des usages culturelles. D'autre part, le changement des règles, tel que celui concernant le port du foulard dans la circulaire n° 1322 de la Fédération internationale de football association (FIFA) du 25 octobre 2012, établit une discrimination envers les femmes en autorisant une tenue couvrante non justifiée par la discipline sportive. C'est pourquoi elle lui demande comment elle entend lutter contre ces pratiques discriminatoires envers les femmes, en France et auprès des instances internationales.
Voir la réponseMme Marie-Françoise Clergeau alerte Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur les conséquences de l'abandon de la collecte de plasma par aphérèse. Depuis cet automne, l'Établissement français du sang (EFS) a reçu pour consigne du Laboratoire français de fractionnement et des biotechnologies (LFB) de stopper les collectes mobiles de plasma par plasmaphérèse face à l'excédent de plasma et à la difficulté d'écouler ses produits sur le marché français confronté à une forte concurrence internationale. L'EFS a donc stoppé les plasmaphérèses permettant de collecter du plasma en vue de fractionnement. Cette décision met en péril notre système de santé publique. Tout d'abord parce qu'elle mettra un terme à la fabrication par le LFB, de médicaments dérivés du plasma, médicaments destinés notamment au traitement de pathologies rares. Par ailleurs, elle impactera l'approvisionnement en plasma de fractionnement mais elle pourrait également décourager les donneurs. Au final c'est l'approvisionnement total en sang qui pourrait diminuer. Enfin, cette décision aura également des conséquences lourdes en matière d'emploi tant au sein du LFB que de l'EFS. Cette situation pourrait entraîner la suppression de 280 emplois au LFB et de plusieurs centaines d'emplois à l'EFS. Elle lui demande donc de bien vouloir lui préciser les mesures que le Gouvernement entend prendre pour assurer l'autosuffisance en produits sanguins, encourager la reprise de la plasmaphérèse, garantir la qualité de notre système de santé et la sécurité des patients en France.
Voir la réponseMme Marie-Françoise Clergeau appelle l'attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre des affaires sociales et de la santé, chargée des personnes âgées et de l'autonomie, sur les conditions d'organisation du marché de la téléassistance. Le vieillissement de la population entraîne un important développement du marché de la téléassistance dans notre pays. En 2009, une enquête de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes auprès de 150 structures de téléassistance avait abouti à des rappels à la réglementation et au dépôt de trois plaintes pour abus de faiblesse. Il semble que depuis, le marché ne s'est pas assaini et qu'un grand nombre de contrats comportent encore des clauses abusives. L'association de consommateurs UFC-Que choisir décrit une recrudescence des litiges dans ce secteur en raison notamment des conditions de vente des contrats, des clauses abusives qu'ils contiennent ou du caractère défectueux du matériel proposé. Il est important de mettre un terme aux abus constatés et de réguler ce marché en plein essor en définissant des critères de qualité et en mettant en place un contrat-type ainsi que des contrôles renforcés auprès des acteurs du secteur. Ces mesures pourraient s'intégrer dans le projet de loi à venir sur le vieillissement. Elle lui demande quelles mesures le Gouvernement entend mettre en œuvre afin de mieux encadrer ce secteur et ainsi de protéger plus efficacement les personnes auxquelles il s'adresse.
Voir la questionMme Marie-Françoise Clergeau appelle l'attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de l'économie et des finances, chargé de l'économie sociale et solidaire et de la consommation, sur l'augmentation des fraudes à la carte bancaire principalement lors d'achats effectués sur internet. Alors que le commerce en ligne connaît une constante progression, l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) publie un rapport accablant sur la hausse des fraudes à la carte bancaire sur internet. En 2011, 650 000 ménages ont déclaré avoir été victimes d'au moins un débit frauduleux sur un compte bancaire, contre 500 000 en 2010. Le commerce à distance représenterait 61 % de la fraude, pour seulement 8,4 % des transactions. Entre 2010 et 2011, la fraude a progressé (en montant) de 12 % alors que les paiements par carte ne progressaient que de 7 %. De plus, il apparaît qu'une grande partie des fraudes ne sont pas détectées par les banques et que les trois quarts des transactions en ligne ne sont pas sécurisées par les commerçants. Ces éléments sont préoccupants. Dans un souci de meilleure protection des consommateurs, elle lui demande de bien vouloir lui préciser les mesures qu'il compte prendre afin de remédier à cette situation.
Voir la réponseMme Marie-Françoise Clergeau attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur la place de l'enseignement de l'histoire et de la géographie dans les classes de premières et terminales scientifiques. L'association des professeurs d'histoire et de géographie (APHG) salue le retour de cette discipline à titre obligatoire en terminale scientifique à la rentrée 2014, cependant le futur horaire de deux heures en première scientifique paraît insuffisant pour permettre l'enseignement de ces deux matières essentielles que sont l'histoire et la géographie. L'APHG demande donc un crédit horaire de cinq heures réparti sur les deux niveaux de première et de terminale scientifiques avec un enseignement de deux heures trente en classe de première dès la rentrée 2013. Compte tenu de l'importance de ces disciplines dans la formation des élèves et dans leur capacité à appréhender le monde qui les entoure, elle lui demande de bien vouloir lui préciser quelle suite pourrait être réservée à cette revendication de l'APHG.
Voir la réponseMme Marie-Françoise Clergeau appelle l'attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de l'économie et des finances, chargé de l'économie sociale et solidaire et de la consommation, sur les revendications de la Fédération nationale de l'artisanat automobile qui déplore l'incitation des compagnies d'assurance à leurs assurés de ne s'adresser qu'à des garagistes «conventionnés» par eux en cas de sinistre automobile. En 2008, dans une charte signée avec les organisations représentatives des réparateurs, les assureurs s'étaient engagés au respect du libre choix. Pourtant cette charte ne paraît pas avoir été appliquée avec toute la rigueur nécessaire notamment s'agissant de l'obligation d'information des consommateurs. Cela constitue selon eux une atteinte au droit de la concurrence et à la liberté de choix du consommateur. Elle lui demande les mesures que le Gouvernement pourrait prendre pour améliorer l'information des assurés confrontés à un sinistre automobile et leur garantir le libre choix du professionnel de la réparation automobile.
Voir la questionMme Marie-Françoise Clergeau appelle l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur l'attente par les orthophonistes de la reconnaissance au grade master de leur formation initiale. En 1999, la charte de Bologne a initié un processus de refonte des études universitaires en instituant une harmonisation de celles-ci en trois niveaux : licence, master et doctorat (LMD). S'inscrivant dans programme d'intégration des professions paramédicales dans ce processus LMD, l'ensemble de la profession d'orthophoniste s'est investi dans la réingénierie de leur diplôme afin de définir le contenu pédagogique d'une formation en adéquation avec cette nouvelle structure universitaire. En mars 2011, compte tenu des activités et compétences validées par le ministère de la santé, du niveau actuel de la formation et de l'avancée des travaux sur le référentiel « formation », le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche avait proposé la reconnaissance de la formation des orthophonistes au grade master. Le précédent gouvernement a ensuite voulu mettre en oeuvre un système de formation à double niveau de base et de spécialisation qui ne satisfaisait pas les professionnels. Aucun accord n'a alors pu être trouvé. Depuis, ces professionnels poursuivent leurs travaux sur le référentiel de formation sans cadre clairement défini par leurs ministres de tutelle. Ils sont donc en attente d'une position du Gouvernement. Afin de lever cette incertitude et afin de préparer la rentrée universitaire 2013, elle lui demande de bien vouloir lui faire connaître sa position sur ce dossier et si elle entend reconnaître le grade de master à la formation initiale en orthophonie.
Voir la réponseIntervention en réunion de commission
Mercredi 20 février 2013 - Séance de 9 heures
Mme Marie-Françoise Clergeau interroge M. le ministre délégué auprès de la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, chargé des transports, de la mer et de la pêche, sur l'impact de l'entrée en vigueur de l'écotaxe poids-lourds en juillet 2013 et qui concerne les véhicules de plus de 3,5 tonnes. 120 000 entreprises du secteur du commerce interentreprises sont concernées et, plus particulièrement, les grossistes-distributeurs qui réalisent 80 % des livraisons quotidiennes de proximité. Ils s'inquiètent des conséquences de cette taxe. Ces professionnels assurent l'approvisionnement nécessaire à l'activité du tissu économique local et régional (BTP, artisanat, restauration collective, petits commerces...). Leur mode d'exploitation tend à privilégier l'optimisation des tournées permettant une réduction des flux, des coûts de transport et de leur empreinte environnementale. Cette nouvelle taxe pourrait pénaliser financièrement leur activité de l'ordre de 15 % de leur résultat net. Ces professionnels estiment cet impact disproportionné car imputant leur capacité d'investissement dans un contexte de crise déjà difficile. Elle lui demande des précisions quant à l'impact de la mise en œuvre de cette écoredevance, notamment en matière d'emploi dans les entreprises concernées, sur la pérennité des entreprises du secteur et au final sur les consommateurs.
Voir la questionIntervention en séance publique
Intervention en séance publique
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