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Le Conseil économique, social
et environnemental
Le Conseil économique,
social et environnemental, dont l’appellation remplace celle de Conseil
économique et social en vertu de la loi constitutionnelle du 23 juillet 2008,
est une assemblée consultative instituée par la Constitution et placée auprès
des pouvoirs publics.
« Par la représentation
des principales activités économiques et sociales, le Conseil favorise la
collaboration des différentes catégories professionnelles entre elles et
assure leur participation à la politique économique et sociale du
Gouvernement. Il examine et suggère les adaptations économiques ou sociales
rendues nécessaires notamment par les techniques nouvelles » (article 1er
de l'ordonnance organique du 29 décembre 1958).
La
révision
constitutionnelle du 23 juillet 2008 a étendu le champ des sujets sur lesquels
le Conseil peut être amené à rendre un avis, notamment aux questions
environnementales et aux lois de programmation fixant les orientations
pluriannuelles des finances publiques.
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La composition du Conseil et les fonctions de ses différents organes
Depuis la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008, le Conseil
économique, social et environnemental comprend au maximum 233 conseillers.
Une loi organique doit modifier la composition du Conseil de sorte de
permettre l’intégration à effectif constant de personnalités qualifiées
dans le domaine de l’environnement.
Leur mandat est de cinq ans. À titre exceptionnel, une loi organique doit
prolonger d’une année le mandat des conseillers actuellement en fonction
afin de permettre au Gouvernement faire adopter par le Parlement une loi
organique modifiant la composition du Conseil.
La
fonction de membre du Conseil économique, social et environnemental est
incompatible avec celle de parlementaire français et européen, de membre
du Gouvernement ou du Conseil constitutionnel.
Le
fonctionnement administratif du Conseil économique, social et
environnemental est assuré par le secrétariat général (149
fonctionnaires).
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Le Président
Le
Président est élu pour deux ans et demi au scrutin secret par l’ensemble
des membres composant le Conseil. Il est responsable avec le Bureau de la
bonne marche du Conseil tant sur le plan institutionnel qu’administratif.
Il désigne, sur proposition du Bureau, les sections à qui sont confiées
l’élaboration des rapports et des études et la préparation des projets
d’avis ; il a autorité sur les services et est ordonnateur des dépenses.
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Le Bureau
Composé du Président, de quatre vice-présidents, de deux questeurs, de
quatre secrétaires et de huit membres, le Bureau est renouvelé après deux
ans et demi de mandat.
Il
exerce principalement trois missions : il décide des auto-saisines du
Conseil, propose la section compétente pour préparer les projets d’avis ou
réaliser des études et fixe si nécessaire le délai de dépôt du rapport.
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Les sections
Formations de travail du Conseil, c’est au sein des sections (et de la
Commission spéciale du Plan) qu’ont lieu les discussions entre les
conseillers et que sont élaborés les projets d’avis, qui seront soumis à
l’assemblée plénière, les rapports et les études.
Le
Conseil comprend neuf sections, dont les compétences sont définies par
décret ; elles sont composées de 27 à 29 membres appartenant autant que
possible à tous les groupes et de 8 membres de section nommés par décret.
S’y ajoute la Commission spéciale du Plan qui comprend le président ou un
délégué permanent de chacune des sections et une représentation de chacun
des groupes.
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L’assemblée plénière
L’assemblée plénière est réunie les deuxième et quatrième mardis et
mercredis de chaque mois par le Président pour examiner un ou plusieurs
projets d’avis (rarement plus de deux). La discussion générale et le dépôt
des amendements ont lieu le premier jour (mardi), l’examen des amendements
et le vote final interviennent le second jour (mercredi).
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Le budget
Le
montant des crédits alloués au Conseil économique, social et
environnemental s’élève à 36,94 millions d’euros en 2009.
Le rôle du Conseil économique, social et environnemental et ses
relations avec le Parlement
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Le rôle du Conseil économique, social et environnemental
Le
Conseil économique, social et environnemental est saisi par le Premier
ministre au nom du Gouvernement de demandes d’avis ou d’études. Il peut
également s’auto-saisir ou, depuis la
révision constitutionnelle du
23 juillet 2008, être saisi par voie de pétition dans les conditions
déterminées par la
loi organique organique n° 2010-704 du 28 juin 2010.
Si
le Gouvernement a déclaré l’urgence, le Conseil dispose d’un mois pour
donner son avis.
Il
est obligatoirement saisi pour avis des projets de lois de programmation à
caractère économique ou social à l’exception des lois de finances,
Il
est facultativement saisi des projets de loi ou de décrets ainsi que des
propositions de lois entrant dans le domaine de sa compétence.
La
révision constitutionnelle du 23 juillet 2008 permet également au
Gouvernement de consulter le Conseil sur les projets de loi de
programmation définissant les orientations pluriannuelles des finances
publiques.
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Les relations du Conseil économique, social et environnemental avec le
Parlement
Le
Parlement comme le Gouvernement peut saisir le Conseil pour avis de tout
problème de caractère économique, social et, depuis la
révision constitutionnelle du
23 juillet 2008, de tout problème de caractère
environnemental.
L’article 69 de la Constitution prévoit qu’un membre du Conseil
économique, social et environnemental peut être désigné par celui-ci pour
exposer devant les assemblées parlementaires l’avis du Conseil sur les
projets ou propositions qui lui ont été soumis. Le Président du Conseil
économique, social et environnemental en avertit le Président de ladite
assemblée.
À
l’heure fixée pour son audition, il est introduit dans l’hémicycle par le
chef des huissiers, sur l’ordre du président de séance qui lui donne
aussitôt la parole. Son exposé terminé, il est reconduit hors de
l’hémicycle avec le même cérémonial.
De
plus, dans le cadre de sa propre information, chaque commission peut
demander, par l’entremise du Président de l’assemblée parlementaire
concernée, l’audition d’un rapporteur du Conseil économique, social et
environnemental sur les textes sur lesquels il a été appelé à donner un
avis.
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