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Zola au Panthéon
1908-2008

Repères biographiques

Zola photographié par Paul Nadar en 1895
Émile Zola photographié par Paul Nadar en 1895
© Centre des monuments nationaux

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- Dossier événementiel

- Chronologie de l'affaire Dreyfus

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« Tout voir, tout savoir, tout dire.
Je voudrais coucher l'humanité sur une page blanche, tous les êtres, toutes les choses ;
une œuvre qui serait l'arche immense. »

Contes à Ninon, 1864.

1840

2 avril

Naissance à Paris d'Émile Zola.
 

1843

Les Zola s'installent à Aix-en-Provence.
 

1847

27 mars

Son père, l'ingénieur vénitien François Zola, meurt d'une pneumonie à Marseille à l'âge de cinquante et un ans, après avoir entrepris la construction d'un barrage et d'un canal.
 

1848

24 février

Abdication de Louis-Philippe et proclamation de la IIe République.

1852

Émile Zola entre au collège Bourbon à Aix où il se lie avec Paul Cézanne et Jean-Baptiste Baille.

2 décembre

Proclamation du Second Empire.

1858

Émile Zola et sa mère s'installent à Paris. Émile Zola entre au lycée Saint-Louis en classe de seconde avec une bourse.

1859

Il échoue deux fois au baccalauréat à cause d'une mauvaise note en français et abandonne les études.

1860

Il travaille comme employé aux docks de la douane pendant trois mois, puis mène une vie de bohème pendant deux ans. Il assiste aux conférences de la rue de la Paix fondées par Deschanel.

1861

Il a une liaison avec une prostituée, Berthe.

1862

Il obtient la nationalité française

1er mars

Il est engagé à la librairie Hachette comme employé au bureau de la publicité.

1863

Émile Zola collabore au lancement du Dictionnaire de la langue française d'Émile Littré.

Il écrit ses premières chroniques dans le Journal populaire de Lille, dirigé par Géry Legrand.

Photo de Géry Legrand

Géry Legrand

Manchette du Journal Populaire de Lille

1864

Il publie Les Contes à Ninon chez Hetzel.

1865

Il est engagé par Le Petit Journal et Le Salut public de Lyon et publie son premier roman La Confession de Claude. Il vit avec Gabrielle-Alexandrine Meley.

1866

Zola quitte Hachette. Il est chroniqueur  à L'Événement, journal dans lequel, sous le pseudonyme Claude, il défend la nouvelle peinture (Cézanne, Bazille, Guillemet, Pissarro) et fait le compte rendu du Salon ; il publie Mes haines, Mon Salon et Le Vœu d'une morte. Il fréquente le café Guerbois.

1867

Il publie Les Mystères de Marselle, Thérèse Raquin, Mon Salon et Pour Manet.

Zola s'installe aux Batignolles avec Alexandrine Meley.

Portrait photographique d'Alexandrine Meley

Portrait d'Alexandrine Meley

Il fréquente le café Guerbois y rencontrant Manet, Pissarro, Bazille, Fantin-Latour, Renoir.

Henri Fantin-Latour, un atelier aux Batignolles

Henri Fantin-Latour
Un atelier aux Batignolles
Huile sur toile, 204 x 273,5 cm 1870
Paris, musée d'Orsay
© photo RMN, Hervé Lewandowski

1868

Il est devenu ami de Manet. Celui-ci en fait le portrait exposé au Salon.

Edouard Manet, Portrait d'Emile Zola

Edouard Manet
Émile Zola
1868
Huile sur toile, H. 146,5 ; L. 114 cm
© photo RMN, Hervé Lewandowski
 

Vidéo

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Il publie une Causerie hebdomadaire dans La Tribune dirigée par Camille Pelletan.

Madeleine Férat clôt un premier cycle de romans.

1869

Il présente son premier plan des Rougon-Macquart à l'éditeur Albert Lacroix.

Arbre généalogique des Rougon-Macquart annoté

Arbre généalogique des Rougon-Macquart annoté, 1892
Imprimé avec corrections autographes, 184 x 223 mm
BnF, Manuscrits

Il écrit à Flaubert qui vient de publier L'Éducation sentimentale.

Flaubert photographié par Nadar

Gustave Flaubert photographié par Nadar

1870

Il collabore à La Cloche.

31 mai

Il épouse Gabrielle-Alexandrine Meley.

15 juillet

Guerre entre la France et la Prusse.

2 septembre

Abdication de Napoléon III après le désastre de Sedan.

4 septembre

Proclamation de la République.

7 septembre

Les Zola partent à Marseille. Zola fonde avec Marius Roux le journal La Marseillaise.

Journal La Marseillaise

11 décembre

Émile Zola part à Bordeaux et y devient le correspondant du Sémaphore.

1871

8 février

L'Assemblée nationale au Grand Théâtre de Bordeaux

Croquis de l'Assemblée nationale siégeant au Grand Théâtre de Bordeaux, le 12 février 1871
Archives municipales de Bordeaux

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Élection de l'Assemblée nationale. Celle-ci se réunit à Bordeaux et Zola, grâce à Louis Ulbach, directeur de La Cloche, et Balatier directeur du Sémaphore, devient correspondant parlementaire.

Manchette de La Cloche

Zola décrit le décor de l'Assemblée avant qu'elle ne revienne à Versailles dès le mois de mars : « Imaginez une chapelle ardente ; on entre là, à deux heures, avec du soleil plein les yeux, et l'on tombe dans une salle éclairée par trois lustres. En bas, les banquettes rouges ; sur la scène, dont le rideau est levé, une tribune et une estrade tendues de draperies pourpres, au milieu d'un décor de salon. C'est là que la France va être exécutée. »

Manuscrit d'un article de Zola, Bordeaux 14 février 1871

Manuscrit d'un article de Zola « A l'Assemblée nationale » destiné à la revue parisienne La Cloche
Bordeaux, 14 février 1871
Bibliothèque de l'Assemblée nationale
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Émile Zola, Œuvres complètes, tome treizième, in La République en marche, chroniques parlementaires, 1871-1872, p. 353.

18 mars

Proclamation de la Commune de Paris.

21-27 mai

Pendant la semaine sanglante, les Zola sont à Bennecourt.

5 novembre

La publication de La Curée par La Cloche est interrompue pour atteinte aux bonnes mœurs : le prétexte en est la scène dans laquelle Renée se livre à Maxime au Café Riche.

1872

Georges Charpentier devient l'éditeur de Zola.

Zola publie Les Lettres de Versailles et Les Lettres Parisiennes dans La Cloche.

3 mai

Il cesse sa chronique des débats parlementaires.

L'Assemblée nationale au Grand Théâtre de Versailles

M. Thiers lit son message devant l'Assemblée nationale
La séance du 13 novembre 1872 dans le Grand Théâtre de Versailles

L'Assemblée y siègera jusqu'à la fin 1875
Cliquer sur l'image pour l'agrandir et lire la notice

1873

Thérèse Raquin devient une pièce de théâtre, jouée au théâtre de la Renaissance.

24 mai

Thiers démissionne. Mac-Mahon est élu Président de la République.

1874

Zola se lie d'amitié avec les frères Goncourt, Flaubert, Mallarmé, Maupassant.

Il publie La Conquête de Plassans et Les nouveaux contes à Ninon. La pièce Les Héritiers Rabourdin est représentée au Théâtre de Cluny.

1875

La Faute de l'abbé Mouret

Zola commence une collaboration au Messager de l'Europe de Saint-Pétersbourg

1876

Il débute une chronique littéraire au Bien public.

Publication de Son Excellence Eugène Rougon [Voir sous le Second Empire, une séance du Corps législatif ]. Le roman met en scène des tableaux du Second Empire. Derrière Rougon on reconnaît Rouher.

1877

Janvier

L'Assommoir paraît en volume après une publication dans le Bien Public. L'intrigue a lieu dans le quartier de la Goutte d'Or et le personnage central, Gervaise, est blanchisseuse. Dans La Gazette de France on peut lire que : « M. Émile Zola est le chef de la Commune littéraire. »

Voir, à la Bnf, dans le cadre de l'exposition Brouillons d'écrivains, L'Assommoir.

.21-27 mai

Dissolution de l'Assemblée nationale

1878

Une page d'amour

28 mai

Il achète une maison de campagne à Médan, près de Poissy.

Photographie de la maison de Médan

La maison de Médan

Il collabore au Voltaire.

1879

30 janvier

Démission de Mac-Mahon et élection de Jules Grévy, Président de la République.

L'Assommoir est adapté au théâtre et représenté au théâtre de l'Ambigu.

1880

Nana. Les soirées de Médan. Le Roman expérimental.

Après avoir rompu avec Le Voltaire il écrit des chroniques dans Le Figaro.

17 octobre

Portrait photographique de Mme François Zola

Portrait de Mme François Zola

Mort d'Émilie Zola, sa mère.

1881

Nana est représentée au théâtre. Nos auteurs dramatiques. Les Romanciers naturalistes.

1882

Pot-Bouille. Le capitaine Burle. Le Roman expérimental.

1883

Au Bonheur des Dames. Naïs Micoulin. Pot-Bouille au théâtre.

Voir, à la Bnf, les dossiers préparatoires de Zola : Au Bonheur des Dames.

Ferdinand Brunetière publie Le Roman naturaliste.

1884

La Joie de vivre. Les soirées de Médan. Le Roman expérimental.

février

Alfred Giard, député du Nord guide Zola dans les corons de la région de Valenciennes. Celui-ci étudie le travail du mineur.

1885

Germinal.

22 mai

Mort de Victor Hugo.

1886

L'Œuvre.

1887

La Terre.

Jules Chéret, affiche de La Terre

Jules Chéret, affiche de La Terre
Lithographie en couleurs, imprimerie Chaix, 222 x 81 cm
BnF, Estampes

2 décembre

Démission de Jules Grévy de la présidence de la République à la suite du scandale des décorations.

1888

Le Rêve.

Une jeune lingère de vingt ans, Jeanne Rozerot, vient à Médan. Elle devient sa maîtresse.

13 juillet

Il est chevalier de la Légion d'honneur. Le ministre Lockroy lui apporte lui-même la médaille chez Mme Charpentier.

Août

A Royan, Zola est initié à la photographie par Billaud, le maire de la ville

1889

20 septembre

Naissance de Denise, que lui donne Jeanne Rozerot.

Émile Zola et Alexandrine s'installent rue de Bruxelles, à proximité de leur précédente habitation parisienne.

Portrait photographique de Mme Alexandrine Zola

Alexandrine Zola
Musée Zola, Médan

2 décembre

Il est une première fois candidat à l'Académie française.

1890

La Bête humaine.

Affiche de La Bête humaine

Affiche de La Bête humaine
Lithographie en couleurs, imprimerie Champenois, 145 x 100 cm, 1889
BnF, Estampes

1er mai

Il échoue une première fois à l'Académie française ainsi que plusieurs fois jusqu'au 23 août 1897.

1891

L'Argent.

Jules Chéret, affiche de L'Argent

Jules Chéret, affiche de L'Argent
Lithographie en couleurs, imprimerie Chaix, 233 x 82 cm, 1890
BnF, Estampes

On y retrouve Aristide Saccard, le spéculateur de La Curée. L'œuvre est inspirée du krach de l'Union générale.

Zola est élu président de la Société des gens de lettres.

Scandale de Panama.

Juin

L'Opéra-Comique représente Le Rêve, drame lyrique tiré du roman de Zola par Louis Gallet sur une musique d'Alfred Bruneau

25 septembre

Naissance de son fils Jacques

Photographie de Zola avec Jeanne, Denise et Jacques

Zola avec Jeanne, Denise et Jacques
Musée Zola, Médan

1892

20 mai

Reprise de Thérèse Raquin  au Vaudeville avec Marie Laurent, Jane Hading et Antoine.

Juin

Parution de la La Débâcle, titre du dix-neuvième Rougon-Macquart.

«La Débâcle... ce n'est pas la guerre, seulement, c'est l'écroulement d'une dynastie, c'est l'effondrement d'une époque.»

1893

Le Docteur Pascal termine le cycle des Rougon, près d'un quart de siècle après que Zola en a établi le plan.

13 juillet

Il est officier de la Légion d'honneur.

9 décembre

L'anarchiste Auguste Vaillant fait éclater une bombe à la Chambre des députés.

L'attentat de Vaillant, dessin aquarellé de Renouard
L'attentat de Vaillant, 1893
Dessin de Renouard aquarellé
© Assemblée nationale

1894

Les Trois Villes : Lourdes. Le roman est mis à l'Index.

15 octobre

Le capitaine Dreyfus est arrêté sur ordre du général Mercier.

22 décembre

 Alfred Dreyfus est reconnu coupable de haute trahison par le premier conseil de guerre permanent du gouvernement militaire de Paris.

1895

5 janvier

Dégradation d'Alfred Dreyfus

Le Petit Journal : la dégradation d'Alfred Dreyfus
Le traître. Dégradation d'Alfred Dreyfus
Dessin d'Henri Meyer, Le Petit Journal illustré, n° 217, 13 janvier 1895
© Bibliothèque de l'Assemblée nationale

15 janvier

Démission de Casimir-Perier de la présidence de la République

17 janvier

Félix Faure est élu Président de la République

1896

16 juillet

Mort d'Edmond de Goncourt

Émile Zola prononce son éloge funèbre

1897

Nouvelle campagne.

Émile Zola à son cabinet de travail

Émile Zola à son cabinet de travail

Novembre et décembre

Zola publie trois articles dans Le Figaro en faveur de Dreyfus.

Photo de Zola à l'époque de l'affaire Dreyfus

Zola à l'époque de l'affaire Dreyfus

1898

Nouvelle campagne.

13 janvier

Émile Zola relance l’affaire Dreyfus en publiant dans L’Aurore une lettre à M. Félix Faure, Président de la république : « J’accuse !... »

« J’accuse !... », lettre ouverte à M. Félix Faure, président de la République (L'Aurore du 13 janvier 1898)

« J’accuse !... », lettre ouverte à M. Félix Faure, président de la République
Première page de L'Aurore, 13 janvier 1898
© Bibliothèque de l'Assemblée nationale

La lettre est rédigée par Zola en une nuit. Clemenceau en trouve le titre. Le texte est publié en 300 000 exemplaires

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L'Âge du papier, dessin de Félix Valloton

L'Âge du papier.

Dessin de Félix Valloton,
Le Cri de Paris, n° 52, 23 janvier 1898.

7- 23 février

le « procès Zola » se déroule dans un climat passionné. A son arrivée au Palais de justice, Zola est hué par la foule.

Henry de Groux, Zola à la sortie du prétoire

Henry de Groux, Zola à la sortie du prétoire
Huile sur toile, 81 x 109,5 cm
Médan, Maison d'Émile Zola

A la barre défilent Scheurer-Kestner, Casimir-Perier, le général Mercier, ministre de la guerre en 1894, Trarieux, ancien garde des Sceaux, le général Gonse, sous-chef de l'état-major général, le colonel Henry, chef du service des renseignements, le colonel Picquart, le général de Pellieux, le général de Boisdeffre.

Le procès de Zola, dessin de Louis Sabattier

Le procès Zola : la première audience
Dessin de Louis Sabattier
L'Illustration n° 2868, 12 février 1898

23 février

Émile Zola est condamné à un an de prison et 3 000 francs d'amende ; Perrenx, gérant de L'Aurore, est condamné à quatre mois de prison et 3 000 francs d'amende. Ils se pourvoient en cassation. A la sortie du Palais de justice Zola est de nouveau hué. Face à la foule haineuse, il s'écrie : « Cannibales ! »

18 juillet

Zola est de nouveau condamné, cette fois par la cour d'assises de Seine-et-Oise. Il part en exil à Londres, laissant Jeanne et ses enfants à Verneuil et Alexandrine à Paris, rue de Bruxelles.

Photo d'Émile Zola, de Jeanne et de Denise à Verneuil

Émile Zola, Jeanne et Denise à Verneuil
Musée Zola, Médan

1899

Fécondité, roman à thèse traitant du malthusianisme.

Raymond Tournon, affiche de Fécondité

Raymond Tournon, affiche pour la parution de Fécondité dans L'Aurore

Lithographie en couleurs, 115 x 147 cm
Imprimerie Paul Dupont, 1895
BnF, Estampes

16 février

Mort de Félix Faure à l'Élysée.

18 février

Élection d'Émile Loubet à la présidence de la République.

3 juin

La Cour de cassation toutes chambres réunies accorde la révision du procès  et renvoie Alfred Dreyfus devant le conseil de guerre de Rennes.

4 juin

Zola rentre à Paris

5 juin

L'Aurore publie « Justice ».

30 juin

Alfred Dreyfus rentre en métropole pour son second procès..

7 août

Ouverture du procès de Rennes.

9 septembre

Dreyfus est reconnu coupable par le conseil de guerre.

19 septembre

Alfred Dreyfus est gracié par le Président de la République.

1900

Zola photographiant au bois de Boulogne

Zola photographiant au bois de Boulogne

Musée Zola, Médan

Zola effectue un reportage photographique de l'Exposition universelle.

Photo d'Alexandrine et d'Émile Zola à l'Exposition universelle de 1900

Alexandrine et Émile Zola à l'Exposition universelle de 1900

1901

 Il photographie Paris. Il développe lui-même ses clichés.

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Photo du daguerréotype de François Zola et de son fils par Émile Zola

Le daguerréotype représentant François Zola et son fils, posé contre des exemplaires des Rougon-Macquart traduits en différentes langues

Photographie d'Émile Zola

Travail. La Vérité en marche.

1902

27 avril et 11 mai

Élections législatives : victoire du Bloc républicain

28 septembre

Zola retourne de Médan où il avait passé l'été à Paris.

29 septembre

Zola meurt à son domicile, au 21 bis, rue de Bruxelles, asphyxié par l'oxyde de carbone à cause d'un conduit bouché dans des circonstances mal élucidées. Alexandrine reprend quant à elle connaissance.

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5 octobre

Funérailles d'Émile Zola. Alfred Dreyfus ainsi notamment que Daniel Halévy, Octave Mirbeau et Albert de Monaco suivent le cortège funèbre. Cinquante mille personnes accompagnent le cercueil jusqu'au cimetière Montmartre. Devant la tombe de l'auteur de « J’accuse !... », Anatole France déclare : « Envions-le, sa destinée et son cœur lui firent le sort le plus grand : il fut un moment de la conscience humaine. »

Obsèques d'Émile Zola en présence d'Alfred Dreyfus

Obsèques d'Émile Zola
Éloge funèbre par Anatole France
© Archives du Panthéon

1903

Vérité, publication posthume.

1905

9 décembre

Loi relative à la séparation des Églises et de l'État

1906

12 juillet

La Cour de cassation, sous la présidence du Premier président Ballot-Beaupré, cassant l'arrêt du conseil de guerre de Rennes, réhabilite Dreyfus.

13 juillet

La Chambre des députés vote la réintégration de Dreyfus et de Picquart dans les cadres de l’armée.

La Chambre des députés adopte ensuite une proposition de loi relative au transfert des cendres de Zola au Panthéon.

1908

19 mars

La Chambre des députés vote le transfert des cendres d'Émile Zola au Panthéon. Lors du débat en séance un vif affrontement a lieu entre Maurice Barrès et Jean Jaurès.

4 juin

Transfert des cendres de Zola au Panthéon.

 

Transfert des cendres de Zola au Panthéon :  photo du défilé des troupes devant le Panthéon

Jean Jaurès rend hommage à Zola dans un article intitulé « Vers l'avenir » publié le matin même dans L'Humanité.  [Dossier Jaurès]

Zola au Panthéon
L'Assiette au Beurre n° 374, 30 mai 1908
 

Ce numéro spécial a été préparé avant la cérémonie de translation des cendres de Zola au Panthéon.
D'Ostoya représente le cortège des corps constitués :  ministres, parlementaires, académiciens, militaires, membres des conseils de guerre et magistrats, au nombre des adversaires d'hier de Zola.
Dreyfus est représenté en uniforme d'après une photo de 1906, même si celui-ci a depuis lors fait valoir ses droits à la retraite et si c'est en civil qu'il assistera à la cérémonie.

Le jour de la cérémonie, un nationaliste exalté, Louis Grégori, membre de la rédaction du Gaulois et spécialiste des questions militaires, tire sur Dreyfus qu’il blesse au bras, alors que des manifestants nationalistes entourent le Panthéon et tentent de faire obstacle au déroulement de la cérémonie. Jugé par la cour d'assises de la Seine les 10 et 11 septembre il déclare pour sa défense qu'il avait voulu tirer non sur la personne d'Alfred Dreyfus mais sur le dreyfusisme. Il a été acquitté par le jury.

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Voir aussi :

- l'exposition virtuelle Émile Zola à la Bnf

- les Cahiers naturalistes