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Marcel, Louis, Julien ANTHONIOZ 

ANTHONIOZ (Marcel, Louis, Julien)

Né le 26 avril 1911 à Divonne-les-Bains (Ain)

Décédé le 31 août 1976 à Divonne-les-Bains

Député de l'Ain de 1951 à 1958

Secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'équipement et du logement, chargé du tourisme du 20 juin 1969 au 5 juillet 1972

Fils d'un entrepreneur de travaux publics, très tôt orphelin, Marcel Anthonioz est orienté par sa mère vers l'Ecole nationale professionnelle hôtelière de Voiron. Diplômé de cette école, il accomplit un stage de formation en Angleterre, puis fait son service militaire au 506e régiment de chars à Besançon. En 1931, il commence à travailler dans l'hôtel familial de Divonne-les-Bains.

Mobilisé en 1939, il est, après l'armistice de 1940, expulsé du Pays de Gex par les Allemands. De retour l'année suivante, il entre dans la Résistance en 1942, sous les ordres du colonel Romand et participe à la libération du département comme adjudant FFI et chef d'antenne du 5ème bureau. Il refuse cependant la présidence du comité de libération local.

Elu en avril 1945 conseiller municipal de Divonne-les-Bains, maire le 18 mai 1945 et réélu en 1947 et 1953, il réorganise en profondeur la station de Divonne-les-Bains, permettant un large développement du tourisme. Membre de la chambre de commerce de l'Ain (1946), président de l'association Rhône-Léman pour l'aménagement du Rhône, président du Syndicat départemental de l'hôtellerie, vice-président de l'Hôtellerie saisonnière française et membre (puis vice-président) du conseil supérieur du tourisme, il est élu conseiller général du canton de Gex en septembre 1945 et vice-président du conseil général à partir de 1951.

Marcel Anthonioz est élu député de l'Ain, le 17 juin 1951, à la tête de la liste Union des indépendants, des paysans et des républicains nationaux, apparentée à la SFIO et au MRP (16 338 suffrages sur 135 010 votants) et s'inscrit au groupe des Républicains indépendants. Il devient membre, puis secrétaire (1951) puis vice-président de la Commission des moyens de communication et du tourisme et membre de la Commission des affaires économiques.

Déposant plusieurs propositions de loi relatives à des problèmes d'ordre touristique et hôtelier, il prend très fréquemment part aux débats sur ces mêmes sujets. Il dépose, le 25 février 1954, une demande d'interpellation sur la mise en vente de l'hôtel de Paris et propose l'affectation de l'immeuble à une Maison du tourisme français. II vote pour la confiance au Gouvernement Edgar Faure (19 février 1952, confiance accordée), pour l'échelle mobile des salaires (8 juillet 1952), pour l'approbation des accords de Genève (23 juillet 1954), pour la ratification de la CED (30 août 1954) et contre la confiance sur l'Algérie (10 décembre 1954). Il s'abstiendra lors des votes sur l'entrée de l'Allemagne dans l'OTAN (29 décembre 1954) et sur la ratification du traité de Bruxelles (30 décembre 1954). Il vote contre la confiance à Pierre Mendès France (4 février 1955, confiance refusée) pour l'état d'urgence en Algérie (31 mars 1955) et pour la confiance à Edgar Faure (29 novembre 1955, confiance refusée).

L'Assemblée nationale ayant été dissoute le 1er décembre 1955, Marcel Anthonioz est réélu député de l'Ain le 2 janvier 1956, où il se présentait en tête de la liste d'Union des indépendants et des paysans (29 971 suffrages sur 150 084 votants). Il s'inscrit au groupe des Indépendants et paysans d'action sociale. Membre de la Commission des moyens de communication et du tourisme il en est élu vice-président. Il est également membre de la Commission des affaires économiques.

Il dépose une quinzaine de propositions de loi ou de résolution, notamment sur la protection de l'appellation "volaille de Bresse" et sur le statut des hôtels meublés. Il présente différents textes concernant la situation des débits de boissons et de l'hôtellerie et intervient à de nombreuses reprises dans les débats, principalement sur les questions de tourisme et d'hôtellerie.

Successivement rapporteur d'un texte modifiant le code du travail sur le roulement du repos hebdomadaire, de la loi du 17 avril 1957 décidant le percement du tunnel du Mont-Blanc et de celle du 2 janvier 1958 sur l'aménagement de l'aéroport de Genève-Cointrin, il vote pour les pouvoirs spéciaux en Algérie (12 mars 1956), pour le Gouvernement Bourgès-Maunoury (30 septembre 1957, confiance refusée). Il accorde sa confiance au général de Gaulle (1er juin 1958) et vote les pleins pouvoirs et la révision constitutionnelle (2 juin 1958).