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René ARBELTIER 

ARBELTIER (René, Albert)

Né le 23 janvier 1897 à Laon (Aisne)

Décédé le 10 septembre 1979 à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques)

Député de Seine-et-Marne de 1936 à 1942

Membre de la seconde Assemblée nationale constituante (Seine-et-Marne)

Député de Seine-et-Marne de 1951 à 1958

A la Libération, René Arbeltier est nommé maire de Coulommiers et vice-président du comité de libération. Inéligible en raison de son vote du 10 juillet 1940 favorable au projet de loi portant révision constitutionnelle, René Arbeltier avait été relevé de son inéligibilité par décision du jury d'honneur en date du 6 juin 1945, pour faits de résistance. Il avait, en effet, organisé, sous l'Occupation, des actes de sabotage sur un terrain d'aviation utilisé par l'ennemi et, traqué par la Gestapo, avait été contraint de mener une vie clandestine, collaborant activement avec plusieurs mouvements de Résistance.

Réélu maire en 1945, il est battu en 1947 mais retrouve un siège de conseiller municipal en 1953. Il devient également vice-président du Conseil général de Seine-et-Marne.

En octobre 1945, lors des élections de la première Assemblée nationale constituante, inscrit sur la liste de la SFIO en deuxième position, il recueille 46 214 suffrages sur 206 980 votants et n'est pas élu. Plus heureux le 2 juin 1946, il est élu à la seconde Assemblée nationale constituante (35 846 suffrages pour l'ensemble de la liste, sur 210 826 votants). Il devient alors membre de la Commission de la famille, de la population et de la santé publique, et dépose une proportion de loi relative au régime des retraites.

Battu aux élections du 10 novembre 1946, il se présente à nouveau le 17 juin 1951 et retrouve son siège de député de la Seine-et-Marne sur la liste de la SFIO (22 293 suffrages sur 206 730 votants). Il est membre de la Commission de la famille, de la population et de la santé publique et de la Commission du travail et de la sécurité sociale. L'Assemblée nationale le désigne pour la représenter au conseil supérieur de la Mutualité.

Il dépose plusieurs propositions de loi, prépare des rapports et prend part largement aux discussions portant notamment sur les problèmes relatifs à la santé publique et à l'aéronautique. Il vote pour la confiance au Gouvernement Edgar Faure (19 février 1952), contre l'échelle mobile des salaires (8 juillet 1952), pour l'approbation des accords de Genève (23 juillet 1954), contre la ratification de la CED (30 août 1954), pour la confiance sur l'Algérie (10 décembre 1954), pour l'entrée de l'Allemagne dans l'OTAN (29 décembre 1954), pour le traité de Bruxelles (30 décembre 1954), pour la confiance à Mendès France (4 février 1955), contre l'état d'urgence en Algérie (31 mars 1955) et contre la confiance à Edgar Faure (29 novembre 1955).

Réélu député de la Seine-et-Marne, le 2 janvier 1956, par 27 359 suffrages sur 232 573 votants, il est nommé membre de la Commission de la famille, de la population et de la santé publique, de la Commission des affaires économiques et de la Commission de l'agriculture. Il dépose notamment une proposition de loi sur la suppression de l'ordre des médecins. Il vote pour le Gouvernement Bourgès-Maunoury (30 septembre 1957), pour la révision de la Constitution (27 mai 1958) mais refusera sa confiance au général de Gaulle (1er juin 1958) et votera contre les pleins pouvoirs (2 juin 1958).

En 1958, René Arbeltier adhère au parti socialiste autonome, dont il crée la fédération de Seine-et-Marne, et ne se présentera pas aux élections de novembre.