Accueil > Histoire et patrimoine > Bustes de DAUMIER

 

LA BIBLIOTHÈQUE
Le fonds ancien

Bustes de DAUMIER

Hippolyte-Lucien-Joseph Lucas
(1807-1878)
journaliste

L'Homme à tête plate

Hippolyte Lucas a collaboré comme critique au Charivari. Il est représenté par Daumier le visage enfoncé dans un grand col, portant une énorme moustache et affublé d'un nez disproportionné ainsi que d'yeux globuleux.

Retour

Alexandre-Simon Pataille
(1781-1857)
député de l'Hérault, des Bouches-du-Rhône, du Var

Le Gourmet

Entré dans la magistrature sous l'Empire, il devient avocat général sous les Cent-Jours. Il est révoqué au début de la Restauration puis replacé comme procureur du roi près le tribunal de première instance de Nîmes. Destitué en 1822, il devient avocat. Il est élu député en 1827 et vote l'adresse des 221. Il adhère à la monarchie de Juillet. Il est élu député des Bouches-du-Rhône en 1831 puis il est député du Var en 1834. Dévoué à la politique de Guizot, il est attaqué par la presse libérale. Selon Le Charivari du 11 juin 1833 : « C'est une des erreurs du libéralisme de la Restauration. On peut même dire une des erreurs les plus grossières. »

Sur son visage on observe la bosse saillant d'un front aplati.

Retour

Auguste-Hilarion, comte de Kératry
(1769-1859)
député du Finistère, de la Vendée, pair de France

L'Obséquieux

Auteur d'essais littéraires et philosophiques, député de 1818 à 1824 et de 1827 à 1837, il sera pair de France et élu à l'Assemblée législative en 1849. Il prit part aux combats du parti libéral contre les Ultras. Sous Louis-Philippe, il demande l'abolition de la peine de mort pour délits politiques. Il approuve les lois répressives de 1835 aggravant le régime de la presse et restreignant le droit d'association Louis-Philippe le nomme membre du Conseil d'État dont il deviendra vice-président. Il évoluera vers la droite. Daumier en donne une image à la fois simiesque et hypocrite.

Retour

Charles Philipon
(1800-1862)
journaliste, directeur de La Caricature et du Charivari

Le Rieur édenté

Charles Philipon, fils d'un marchand de papiers peints de Lyon, est à la fois dessinateur et journaliste. Il fonde en 1830 la revue satirique La Caricature qui cesse de paraître à la suite de nombreux procès. Le 14 novembre 1831, Philipon est condamné à six mois de prison pour outrage à la personne du roi. Il présente une série qui, partant de la physionomie de Louis-Philippe, aboutit en quatre étapes à une métamorphose en forme de poire. Cette caricature célèbre sera reprise dans Le Charivari qu'il crée en 1832. Ainsi en première page le verdict d'un procès perdu fut publié avec un texte en forme de poire. La caricature amicale de Daumier fait de Philipon un rieur édenté aux sourcils en accent circonflexe et au nez retroussé.

Retour