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Loi du 1er juillet 1901 relative au contrat d'association

Naissance d'un grand texte

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IV

 

Le vote de la loi va entraîner la fermeture de nombreuses congrégations suspectées de comploter contre la République.

« Dès le mois de juin, en application de la loi de 1901, M. Combes fit fermer par décret 127 établissements, qui depuis la promulgation de cette loi, avaient été créés sans demandes préalables d'autorisation. (…) Il y eut de la surprise et de l'indignation parmi les Noirs. La surprise était sincère, car on n'admettait pas alors qu'une loi contre les congrégations puisse être appliquée. Ce n'était pas l'usage. Quant à l'indignation, elle fut violente chez les modérés de la Chambre. L'un d'eux, naturellement aimable, parla de crime contre la liberté et l'humanité. Mais cela doit s'entendre au sens parlementaire. Le monde des couvents prépara des manifestations publiques. Il y eut, au soleil de juillet, de saintes promenades dans les villes et les campagnes. »

Le parti noir / Anatole France . - Paris : l'Harmattan, 1994. p. 31.

Voir aussi : la séparation des Églises et de l'État (quelques repères historique)

1901 - Loi Waldeck-Rousseau du 1er juillet 1901 relative au contrat d’association (publiée au Journal officiel du 2 juillet).

 La loi Le Chapelier et l'article 291 du code pénal sont abrogés.

Portrait de Waldeck-Rousseau.
Notices et portraits du Sénat, 1894-1897.
Bibliothèque de l'Assemblée nationale.

 

L'article 1er de la loi définit le contrat d'association comme : « la convention par laquelle deux ou plusieurs personnes mettent en commun d'une façon permanente leurs connaissances ou leur activité dans le but autre que partager des bénéfices. »

La loi distingue trois catégories d'associations :

- les associations non déclarées, qui sont désormais licites mais n'ont aucune personnalité juridique ;

- les associations déclarées qui ont une personnalité restreinte- les associations reconnues d'utilité publique par un décret rendu en Conseil d'État qui jouissent d'une personnalité plus étendue.

- les associations reconnues d'utilité publique par un décret rendu en Conseil d'État qui jouissent d'une personnalité plus étendue.


La deuxième partie de la loi concerne les congrégations et institue un régime d'exception : toutes doivent demander dans un délai de 3 mois une autorisation sous peine d'encourir la dissolution et la liquidation judiciaire.

Leur existence ne peut être reconnue que par le pouvoir législatif.

Après plus de trente ans de tergiversations, la loi consacrait définitivement la liberté d'association, non sans avoir réveillé les passions autour du statut des Églises.

Dès lors, les associations se sont multipliées tout au long du siècle et cent ans après la promulgation de la loi, on en dénombrait entre 730 000 et 800 000.

Quelque 60 000 nouvelles associations sont créées chaque année.

 

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