Accueil > Histoire et patrimoine > Michel Debré > L'action réformatrice de Michel Debré

 

Michel DEBRÉ

L’action réformatrice de Michel Debré

 

1945 au cabinet du général de Gaulle

 

1948 – 1958 : sénateur d’Indre-et-Loire

Dénonçant les institutions de la IVe République, il intervient à la tribune du Conseil de la République pour faire connaître que ni la réforme de l’Etat, ni la coopération européenne, ni les nouveaux rapports à établir avec les populations d’Outre-mer ne pourront se faire sans le recours au général de Gaulle dont la légitimité est indispensable à la conduite des évolutions nécessaires.

 

Juin 1958 – Janvier 1959 : Garde des Sceaux, Ministre de la justice.

 

8 janvier 1959 – 14 avril 1962 : Premier ministre

La Constitution de la Ve République ayant été approuvée par près de 80% des Français et le général de Gaulle ayant été élu Président de la République, Michel Debré est nommé Premier ministre le 8 janvier 1959.

Menant de front l’installation du nouveau régime, la recherche de la paix en Algérie, et une œuvre très importante de modernisation économique, il est - selon les mots même du général de Gaulle - « le véritable architecte de la République nouvelle », menant pendant trois ans une « révolution dans la légalité » : ouverture des frontières dans le cadre du Marché commun agricole, réforme de l’agriculture, lois-programmes sur l’énergie, la recherche scientifique, l’équipement en France métropolitaine et Outre-mer, réforme de l’enseignement, (loi Debré du 31 décembre 1959 sur les rapports entre l'État et les établissements d'enseignement privés, loi du 2 août 1960 sur l’enseignement et la formation professionnelle agricoles, développement de l’enseignement technique), lois sur la promotion sociale, sur la formation des travailleurs appelés à exercer des responsabilités syndicales, sur les équipements sportifs, ainsi qu’un effort particulier concernant l’aménagement du territoire : parcs nationaux, métro régional, district de Paris ou Commission de développement économique régional.

Il n’y a guère de domaines qui n’aient été l’objet d’une action réformatrice du Premier ministre, au début des années soixante qui restera l’âge d’or de l’expansion économique dans la stabilité monétaire.

Trois ans plus tard, à son départ, le franc est l'une des monnaies les plus fortes du monde, le budget est en équilibre, le marché de la main d'œuvre est en suremploi, la croissance du PNB est de 6%, la consommation des ménages s'est accrue de 30%.

 

Michel Debré, ministre de l'Economie et des Finances (janvier 1966- mai 1968)

- La modernisation des moyens d'analyse économique de l'Etat:

 

- La modernisation du marché des capitaux

- La réforme fiscale et l'introduction de la TVA

- la mise en place de la législation fondatrice du dispositif de la formation professionnelle

 

- la crise du dollar et le conflit monétaire franco-américain

 

- la création de la Fondation de France et l'introduction du système de la dation en paiement 

 

Michel Debré, ministre des Affaires étrangères (mai 1968 - juin 1969)

 

Pendant la courte période (juin 1968 – juillet 1969) au cours de laquelle il a été ministre des Affaires étrangères, Michel Debré s’est penché sur les réformes de l’administration du ministère et des services publics français à l’étranger. Le rapport rédigé à sa demande par la Commission présidée par son proche collaborateur, Pierre Racine, est resté pendant de nombreuses années le document de référence sur lequel se sont appuyés les ministres qui lui ont succédé à la tête du Quai d’Orsay.

 

 

Michel Debré, ministre d'Etat, ministre de la Défense nationale (juin 1969 - avril 1973)

Deux thèmes :

Un document de référence :

En 1972, Michel Debré a fait publier le premier livre blanc sur La Défense nationale et formalisé, ainsi, les enjeux, les objectifs et les moyens d’une politique de défense destinée à garantir l’indépendance et la souveraineté de la France.