Accueil > Histoire et patrimoine > Michel Debré  > Chronologie

 

Michel DEBRÉ

CHRONOLOGIE


Michel Debré dans l'accomplissement de ses devoirs électoraux à Amboise.
Fonds Debré - Archives FNSP-CHEVS © DR

   
15 janv. 1912  Naissance à Paris de Michel, Jean-Pierre Debré.
1921 - 1928 Études aux lycées Montaigne et Louis le Grand.
1928 - 1931   Études de droit à la Faculté de Paris et de science politique à l'École des sciences politiques.
1932 Service militaire à Saumur : il sort major de l'École de cavalerie.
1934   Est admis au concours de l'auditorat du Conseil d'État.
Publie : « l'artisanat, classe sociale » (Dalloz, 368 p.).
1938 - 1939 Nommé chargé de mission au cabinet de Paul Reynaud, ministre des Finances (où il s'occupe des conditions pratiques d'application de la législation sur les 40 heures).
1939 - 1940 Lieutenant de cavalerie, instructeur d'élèves-officiers.
juin-septembre 1940 Fait prisonnier, il s'évade au bout de trois mois. [L'appel du 18 juin : chronologie]
1941 Après une affectation au secrétariat général de la Résidence au Maroc, il rentre en zone libre et retrouve le Conseil d'État.
4 août 1942 Est nommé maître des requêtes.
1942 Entre dans la Résistance sous le nom de Fontevrault, puis sous le nom de François Jacquier, employé de commerce (1) : contacts avec Jean Moulin ; préparation d'un réseau de préfets sûrs pour l'après-guerre.
1944  Est nommé à la Libération commissaire régional de la République à Angers.
Rencontre pour la première fois le général de Gaulle en août : « Mon cœur s'arrête, je suis heureux» .
1945 Écrit, sous le pseudonyme de Jacquier, « Demain la paix » (Plon, 178 p.) et « Refaire la France, l'effort d'une génération » (Plon, 180 p.).
Entre au cabinet du général de Gaulle où il est chargé d'étudier la réforme de la fonction publique : il est à l'origine de la création, par ordonnance, de l'École nationale d'administration (ENA).
1946 Après la démission du général de Gaulle, il écrit un pamphlet : « Mort de l'État républicain » (Gallimard, 238 p.).
Adhère au parti radical mais est battu aux élections législatives en Indre-et-Loire.
1947  Adhère au RPF dès sa fondation.
1948-58 Élu de l'Indre-et-Loire au Conseil de la République, il s'y montre très actif : « mes discours y feraient mille pages d'un volume ordinaire ». Il proteste contre « la permanence de l'inertie », «les jean-foutre de l'Europe supranationale », « les rois fainéants d'un régime méprisable », accable « les pleutres et félons qui bradent l'empire » et fonde le Courrier de la colère (qui deviendra le Courrier de la Nation). En même temps, il écrit dans la Nouvelle République, le Courrier de l'Ouest, le Maine libre, l'Écho de Touraine, Réforme, Droit social.
Préside le groupe gaulliste et écrit : « Ces princes qui nous gouvernent » (Plon, 1957, 206 p.), « Refaire une démocratie, un État, un pouvoir » (Plon, 1958, 81 p.), où il critique les mœurs politiques de la IVe, « régime de honte, de démission et d'impuissance ».
1958  Nommé garde des Sceaux, ministre de la Justice dans le dernier cabinet de la IVe République : celui du général de Gaulle, au retour duquel il a contribué. Il a une action déterminante dans la rédaction de la nouvelle constitution et la refonte de la justice et il fait promulguer une ordonnance créant une École nationale de la magistrature (ENM).
8 janvier  59 -
 14 avril 62 
1er Premier ministre de la Ve République. A ce titre, il lui revient un rôle essentiel dans la mise en place des nouvelles institutions, la stabilisation de la monnaie et la réforme de l'enseignement
(allongement de la scolarité, aide aux établissements privés, implantation des collèges d'enseignement secondaire). Fidèle au général de Gaulle, il lui incombera aussi de préparer pour l'Algérie une indépendance qu'il avait longtemps combattue.
1962   Échoue aux élections législatives de l'Indre-et-Loire.
1963 Écrit : « Au service de la Nation, essai d'un programme politique » (Stock, 285 p.).
Est élu aux élections législatives partielles à la Réunion, dont il restera député jusqu'en 1988 (il publiera chez Plon en 1974 un ouvrage consacré à : « Une politique pour la Réunion » (223 p.) et chez Cazal en 1976 : « La Réunion préservée... la Réunion convoitée »}.
1966 - 68 Ministre de l'Économie et des finances dans le gouvernement Pompidou. Conseiller général (puis municipal) d'Amboise depuis 1951 (il le restera jusqu'en 1992), il en devient le maire en 1966 et le restera jusqu'en 1989.
1968 - 69 Ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement Couve de Murville.
1969 - 1973 Ministre d'État,  chargé de la Défense nationale, dans le gouvernement Chaban-Delmas, il rédige un Livre blanc sur la défense.
1979 - 1980 Député au Parlement européen.
1981  Candidat aux élections présidentielles en tant que gardien de l'orthodoxie gaulliste, notamment en matière de politique étrangère et d'indépendance nationale, il obtient 481 821 suffrages.
1989  II entre à l'Académie française.
1996 Décès le 2 août à Montlouis-sur-Loire (Indre-et-Loire), à l'âge de 84 ans.
   

Ses dernières années ont été consacrées à l'écriture : il fait paraître des Tribunes libres chez Plon :
Sur le gaullisme (1967, 24 p.)
A la jeunesse (1968, 40 p.)
Lettre à des militants sur la continuité, l'ouverture et la fidélité (1970, 32 p.)
Combat pour les élections (1973, 189 p.).
Ami ou ennemi du peuple ? (1975, 125 p.) et des ouvrages aux titres éloquents :
Jeunesse, quelle France te faut-il ? (Plon, 1965, 221 p.)
Charles de Gaulle (Société nouvelle, 1970, 47 p.)
Une certaine idée de la France (Fayard, 1972, 307 p.)
Le pouvoir politique (avec Jean-Louis Debré, Seghers, 1977, 159 p)
Le gaullisme (avec Jean-Louis Debré, Plon, 1978, 186 p.)
Français, choisissons l'espoir (Albin Michel, 1979, 274 p.)
Lettre ouverte aux Français sur la reconquête de la France (Albin Michel, 1980, 173 p.)
Peut-on lutter contre le chômage ? (Fayard,1982, 123 p.)
Enfin, entre 1984 et 1994, il publie 5 tomes de Mémoires :
Combattre, Agir, Gouverner, Gouverner autrement, Combattre toujours (Albin Michel).

 

(1)  II est l'auteur en 1950 d'un Projet de pacte pour une union d'États européens (Nagel, 59 p.) et il publie dans le même temps La République et son pouvoir (Nagel, 204 p.), puis La République et ses problèmes (Nagel, 1952, 223 p.).