Michel DEBRÉ
JEUNESSE
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Michel Debré dans le jardin de sa maison de Montlouis-sur-Loire, en
1958.
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Né à Paris, ses origines paternelles et maternelles le rattachent au Rhin et à la Garonne, mais c'est dans la vallée de la Loire que Michel Debré vit son enfance : c'est là qu'il aimera à se recueillir ; c'est de là qu'il détiendra un mandat local pendant plus de 40 ans. « La France est mon pays et je m'y suis promené partout ou presque. J'ai parcouru à pied le Jura, les gorges du Verdon, les Alpes de Provence ; je me suis promené à cheval dans le Chinonais et à bicyclette autour de la Bretagne ; et un peu partout j'ai voyagé en voiture ou par le train. En hélicoptère, en avion, j'ai survolé ses plaines à basse altitude et approché les flancs de ses montagnes... Des Vosges au Cotentin, des Flandres aux bords de la Méditerranée, des Alpes à l'Atlantique, je ne me lasse pas de nos provinces. A douze mille kilomètres de là, les circonstances de ma vie politique m'ont fait découvrir et aimer les lointains paysages français de la Réunion. Est-ce illusion ? Au plus profond de moi-même, il me semble que je sens un appel particulier quand je retrouve les lieux de mon enfance... » (Mémoires, tome I)
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Fils du professeur Robert Debré ("Dans ma vie d'homme, mon père a beaucoup compté"), et père de quatre fils, c'est pourtant par l'éloge des femmes qu'il commence ses Mémoires, en répétant à plusieurs reprises : « Je dois à ma mère, à ma femme, à ma sœur d'avoir... ». |
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Michel Debré et Robert Debré lors de l'inauguration d'une rue
« Professeur Robert Debré »
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Formé par l'école laïque, empreint des leçons du Tour de France par deux enfants, le futur académicien fait ensuite l'éloge de ses maîtres. Mais « le meilleur d'entre eux fut la lecture... Je suis de ceux que l'on moquerait aisément en les dessinant entre quatre murs surchargés de livres et se lamentant : je n'ai rien à lire ce soir ». Bien qu'il ait hésité, ce n'est pas sur les traces de son père qu'il se lance : « Après mon père, comment faire mieux ? ». Influencé, dit-il, par la lecture à Rome des Catilinaires de Cicéron, il étudie le droit et les sciences politiques. A dix-neuf ans, diplômes en poche, il devance l'appel et incorpore l'école de cavalerie de Saumur.
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Michel Debré. Mon père ou l'honneur de vivre. Extrait de la Revue des Deux Mondes - juin 1978. Fonds Debré - Archives FNSP -
CHEVS
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A son retour, son activité le mène dans trois directions successives :
Michel Debré. L'artisanat classe sociale. La
notion d'artisan, la législation artisane.
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En novembre 1938, il entre au cabinet du ministre des Finances, Paul Reynaud et c'est sa première expérience politique : « Entrer "en politique", est-ce entrer en religion ? J'ai été parfois dépeint comme un homme qui a donné une réponse affirmative à cette question. » |
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