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Évolution de l'architecture du Palais Bourbon
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Louise-Françoise de Bourbon, dite Mlle de Nantes, fille légitimée de Louis XIV et de Mme de Montespan, veuve de Louis III, prince de Condé, acheta, sur
les conseils de son « ami », Armand de Madaillan de Lesparre, marquis de
Lassay, des terrains à proximité du château des Tuileries où résidaient le
jeune roi Louis XV et sa cour pendant la Régence. 1728
Le règlement de la succession de la duchesse aboutit à la vente du palais
que racheta Louis XV pour protéger la perspective de la place royale qu'il
faisait alors construire. Le prince de Condé, petit-fils de la duchesse, qui
s'était couvert de gloire pendant la guerre de Sept ans, demanda au roi de
lui vendre le Palais Bourbon. Louis XV le lui céda en 1764 pour le prix du
terrain et des glaces. Trop petit pour y loger son importante « maison », le
prince devait l'agrandir. Sur les conseils de Soufflot, il organisa un
concours remporté par Barreau de Chefdeville qui décéda peu après ; il fut
remplacé par Le Carpentier qui disparut quelques années plus tard et que
remplaça Bellisard auquel succéda Leroy. 1788
Confisqué comme bien d'émigré en 1791, le Palais Bourbon fut affecté à
divers services de l'administration militaire et l'hôtel de Lassay à l'Ecole
centrale des travaux publics, future École polytechnique. 1797
Pour masquer l'effet disgracieux que produisait le comble de la salle des
séances au-dessus d'une construction de plain-pied et pour corriger le biais
du bâtiment par rapport au pont de la Concorde édifié à la fin du XVIIIe
siècle, les questeurs du Corps législatif présentèrent en 1806 à Napoléon un
projet de façade conçu dans le style de celui de la Madeleine par
l'architecte Bernard Poyet. 1806
Avec la Restauration, le prince de Condé put récupérer l'hôtel de Lassay,
mais fut contraint de louer à la Chambre des députés le Palais Bourbon dont
l'architecture intérieure et extérieure avait été bouleversée. 1830
Depuis, l'architecture du Palais Bourbon n'a pas été modifiée, à l'exception
de l'érection dans la cour d'honneur en 1989 du monument symbolisant
l'universalité du message de la Révolution française. 1982
© Assemblée nationale
/ Dessins : Jean-Louis Pirés-Trigo
Plans et images de l'Assemblée nationale
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