Peine de mort

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Loi du 9 octobre 1981 portant abolition de la peine de mort

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De nombreux débats et propositions n'ont jamais abouti

 

Le Pelletier de Saint-Fargeau

La société a le droit de faire périr, en cas de guerre, l'ennemi du dehors qui vient l'attaquer. La force publique peut, dans les cas de sédition, employer la violence des armes contre les citoyens révoltés qui troublent le repos de l'État. Le crime est un ennemi intérieur. Il n'existe point de société là où il n'existe aucun moyen de le réprimer. Si la peine de mort est indispensablement nécessaire pour en arrêter les progrès, la peine de mort doit être prononcée. Mais si le fond du droit est incontestable, de sa nécessité seule dérive la légitimité de son exercice : et de même qu'un particulier n'est dans le cas de l'homicide pour légitime défense que lorsqu'il n'a que ce moyen de sauver sa vie, ainsi la société ne peut légitimement exercer le droit de vie et de mort, que s'il est démontré impossible d'opposer au crime une autre peine suffisante pour le réprimer.

Rapport du 23 mai 1791

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Assemblée nationale - Notices et portraits de 1789

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ROBESPIERRE

Écoutez la voix de la justice et de la raison ; elle nous crie que les jugements humains ne sont jamais assez certains pour que la société puisse donner la mort à un homme condamné par d'autres hommes sujets à l'erreur.

30 mai 1791

 ÉTAT CIVIL
   M. Maximilien, François, Marie, Isidore, Joseph DE ROBESPIERRE
 
 
   Né le 06/05/1758 à ARRAS (PAS-DE-CALAIS - FRANCE)  
   Décédé le 28/07/1794 à PARIS (PARIS - FRANCE)  
 
 
 ASSEMBLEE NATIONALE OU CHAMBRE DES DÉPUTÉS
  
  Présidence : du 22/08/1793 au 07/09/1793 ; du 04/06/1794 au 19/06/1794
 
  26/04/1789 - 30/09/1791 : Artois (Province)  
  05/09/1792 - 28/07/1794 : Seine

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Assemblée nationale - Notices et portraits de 1789

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Adrien DUPORT

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Assemblée nationale - Notices et portraits de 1789

 

 

CONDORCET

Lorsque j'ai vu mes collègues monter à la tribune pour prononcer leur vœu, j'en ai remarqué plusieurs parmi les patriotes les plus fermes, ne prononcer la peine de mort qu'en gémissant. Eh bien ! abolissez la peine de mort pour tous les délits privés, en vous réservant d'examiner s'il faut la conserver pour les délits contre l'État, parce qu'ici les questions sont différentes.

Discussion sur la question du sursis proposé à l'exécution du juge porté contre Louis Capet. 23 janvier 1793

ÉTAT CIVIL

 
 
   Né le 17/09/1743 à RIBEMONT (AISNE - FRANCE)  
   Décédé le 29/03/1794 à BOURG-LA-REINE (HAUTS-DE-SEINE - FRANCE)  
 
 
 ASSEMBLEE NATIONALE OU CHAMBRE DES DÉPUTÉS
  
  Présidence : du 07/02/1792 au 19/02/1792
 
  26/09/1791 - 20/09/1792 : Seine  
  06/09/1792 - 29/03/1794 : Aisne

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François GUIZOT

ETAT CIVIL
   M. François, Pierre, Guillaume GUIZOT
 
 
   Né le 04/10/1787 à NÎMES (GARD - FRANCE)  
   Décédé le 12/10/1874 à VAL-RICHIER (CALVADOS - FRANCE)  
 
 
 ASSEMBLEE NATIONALE OU CHAMBRE DES DÉPUTÉS
  23/01/1830 - 16/05/1830: Calvados  
  23/06/1830 - 28/07/1830: Calvados  
  05/07/1831 - 25/05/1834: Calvados  
  21/06/1834 - 03/10/1837: Calvados  
  04/11/1837 - 02/02/1839: Calvados  
  02/03/1839 - 12/06/1842: Calvados  
  09/07/1842 - 06/07/1846: Calvados  
  01/08/1846 - 24/02/1848: Calvados
 
 
 GOUVERNEMENT
  Chef de gouvernement : du 18/09/1847 au 23/02/1848

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Alphonse de LAMARTINE

 

 

 

L'abolition systématique de la peine de mort dans nos lois serait une intimidation et un exemple plus puissant contre le crime que des gouttes de sang répandues de temps en temps, si stérilement, vous en convenez vous-même, devant le peuple, comme pour lui en conserver le goût.

Mais il y a une sanction nouvelle, une sanction morale ; une sanction non charnelle, non mortelle, non sanglante, aussi puissante, mille fois plus puissante que la vôtre, sanction que la société substitue graduellement à l'autre à mesure que la société se spiritualise et se moralise elle-même davantage. Celle-là consiste dans l'impuissance où l'on met le criminel de récidiver, dans la correction qu'on lui inflige, dans la solitude qui le force à réfléchir, dans le travail qui dompte les passions, dans l'instruction qui éclaire, dans la religion qui change le cœur, enfin dans l'ensemble de ces mesures défensives et correctives qui préservent la société et améliorent le criminel  : entre ces deux systèmes, il y a tout l'espace parcouru des bûchers et des tortures, au système pénitentiaire..

Eh bien ! nous disons, nous, que vous en êtes arrivés à ce point de spiritualisation et de moralisation sociale que vous devez faire le dernier pas et supprimer la peine de mort que vous n'appliquez déjà presque plus. Du moment où vous reconnaissez le principe de régénération morale de l'homme, et vous allez le mettre en fait dans l'organisation du système pénitentiaire, la peine de mort devient une inconséquence et une impiété.

17 mars 1838

 ÉTAT CIVIL
   M. Alphonse, Marie, Louis de LAMARTINE
 
 
   Né le 21/10/1790 à MÂCON (SAÔNE-ET-LOIRE - FRANCE)  
   Décédé le 28/02/1869 à PARIS (PARIS - FRANCE)  
 
 
 ASSEMBLEE NATIONALE OU CHAMBRE DES DÉPUTÉS
  07/01/1833 - 25/05/1834 : Nord  
  21/06/1834 - 03/10/1837: Nord  
  04/11/1837 - 02/02/1839: Saône-et-Loire  
  02/03/1839 - 12/06/1842: Saône-et-Loire  
  09/07/1842 - 06/07/1846: Saône-et-Loire  
  01/08/1846 - 24/02/1848: Saône-et-Loire  
  23/04/1848 - 26/05/1849 : Département d'élection inconnu  
  08/07/1849 - 02/12/1851 : Saône-et-Loire

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Victor HUGO

Eh bien ! Songez-y, qu'est-ce que la peine de mort ? La peine de mort est le signe spécial et éternel de la barbarie. Partout où la peine de mort est prodiguée, la barbarie domine ; partout où la peine de mort est rare, la civilisation règne.
Ce sont là des faits incontestables.
L'adoucissement de la pénalité est un grand et sérieux progrès. Le XVIIIe siècle, c'est là une partie de sa gloire, a aboli la torture ; le XIXè siècle abolira certainement la peine de mort.
Vous ne l'abolirez pas peut-être aujourd'hui ; mais, n'en doutez pas, vous l'abolirez ou vos successeurs l'aboliront demain !
Vous écrivez en tête du préambule de votre constitution : "En présence de Dieu", et vous commenceriez par lui dérober, à ce Dieu, ce droit qui n'appartient qu'à lui, le droit de vie et de mort !
Messieurs, il y a trois choses qui sont à Dieu et qui n'appartiennent pas à l'homme : l'irrévocable, l'irréparable, l'indissoluble. Malheur à l'homme s'il les introduit dans ses lois !  Tôt ou tard elles font plier la société sous leur poids, elles dérangent l'équilibre nécessaire des lois et des mœurs ; elles ôtent à la justice humaine ses proportions ; et alors il arrive ceci, réfléchissez-y, messieurs, que la loi épouvante la conscience !
Messieurs, je suis monté à cette tribune pour vous dire un seul mot, un mot décisif, selon moi, ce mot, le voici :
Après février, le peuple eut une grande pensée : le lendemain du jour où il avait brûlé le trône, il voulut brûler l'échafaud.
Ceux qui agissaient sur son esprit alors ne furent pas, je le regrette profondément, à la hauteur de son grand cœur. On l'empêcha d'exécuter cette idée sublime. Eh bien ! dans le premier article de la constitution que vous, vous votez, vous venez de consacrer la première pensée du peuple, vous avez renversé le trône ; maintenant, consacrez l'autre, renversez l'échafaud !
Je vote l'abolition pure, simple et définitive de la peine de mort.

15 septembre 1848 (Compte rendu des séances de l'Assemblée nationale, 1848, tome 4)

ÉTAT CIVIL
   M. Victor HUGO
 
 
   Né le 26/02/1802 à BESANÇON (DOUBS - FRANCE)  
   Décédé le 22/05/1885 à PARIS (PARIS - FRANCE)  
 
 
 ASSEMBLEE NATIONALE OU CHAMBRE DES DÉPUTÉS
  13/05/1849 - 02/12/1851 : Seine  
  08/02/1871 - 01/03/1871 : Seine
 
 
 SÉNAT OU CHAMBRE DES PAIRS
  Sénateur : de 1876 à 1885

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Armand FALLIÈRES

    
© Présidence de la République

ÉTAT CIVIL
   M. Armand FALLIÈRES
 
 
   Né le 06/11/1841 à MÉZIN (LOT-ET-GARONNE - FRANCE)  
   Décédé le 22/06/1931 à MÉZIN (LOT-ET-GARONNE - FRANCE)  
 
 
 ASSEMBLEE NATIONALE OU CHAMBRE DES DÉPUTÉS
  20/02/1876 - 25/06/1877 : Lot-et-Garonne  
  14/10/1877 - 27/10/1881 : Lot-et-Garonne  
  21/08/1881 - 09/11/1885 : Lot-et-Garonne  
  04/10/1885 - 11/11/1889 : Lot-et-Garonne  
  22/09/1889 - 01/01/1890 : Lot-et-Garonne
 
 
 GOUVERNEMENT
  Chef de gouvernement : du 29/01/1883 au 18/02/1883

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Georges CLEMENCEAU

ÉTAT CIVIL
   M. Georges, Eugène, Benjamin CLEMENCEAU
 
 
   Né le 28/09/1841 à MOUILLERON-EN-PAREDS (VENDÉE - FRANCE)  
   Décédé le 24/11/1929 à PARIS (PARIS - FRANCE)  
 
 
 ASSEMBLEE NATIONALE OU CHAMBRE DES DÉPUTÉS
  08/02/1871 - 27/03/1871 : Seine  
  20/02/1876 - 25/06/1877 : Seine  
  14/10/1877 - 27/10/1881 : Seine  
  21/08/1881 - 09/11/1885 : Seine  
  04/10/1885 - 11/11/1889 : Var  
  06/10/1889 - 14/10/1893 : Var
 
 
 SÉNAT OU CHAMBRE DES PAIRS
 Sénateur : de 1902 à 1920  
 
 GOUVERNEMENT
 Chef de gouvernement : du 25/10/1906 au 20/07/1909; du 16/11/1917 au 18/01/1920

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Jean JAURÈS

Vous qui essayez de vous expliquer l'apparition de l'homme par une immense et douloureuse ascension de la vie vers des formes supérieures, vous qui vous représentez que la race humaine a émergé par degré de l'animalité primitive transformée, comment, de quel droit pourriez-vous alors, contre un seul de ces éléments de la nature humaine, porter une sentence définitive d'exclusion et d'extermination ?

18 novembre 1908 (Annales de la Chambre des députés, S.E. de 1908)

 ÉTAT CIVIL
   M. Jean JAURÈS
 
 
   Né le 03/09/1859 à CASTRES (TARN - FRANCE)  
   Décédé le 31/07/1914 à PARIS (PARIS - FRANCE)  
 
 
 ASSEMBLEE NATIONALE OU CHAMBRE DES DÉPUTÉS
  04/10/1885 - 11/11/1889 : Tarn  
  22/01/1893 - 14/10/1893 : Tarn  
  20/08/1893 - 31/05/1898 : Tarn  
  27/04/1902 - 31/05/1906 : Tarn  
  06/05/1906 - 31/05/1910 : Tarn  
  24/04/1910 - 31/05/1914 : Tarn  
  26/04/1914 - 31/07/1914 </: Tarn

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Joseph REINACH

ÉTAT CIVILL
   M. Joseph REINACH
 
 
   Né le 30/09/1856 à PARIS (PARIS - FRANCE)  
   Décédé le 18/04/1921 à PARIS (PARIS - FRANCE)  
 
 
 ASSEMBLEE NATIONALE OU CHAMBRE DES DÉPUTÉS
  22/09/1889 - 14/10/1893 : Basses-Alpes  
  20/08/1893 - 31/05/1898 : Basses-Alpes  
  20/05/1906 - 31/05/1910 : Basses-Alpes  
  08/05/1910 - 31/05/1914 : Basses-Alpes

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Paul DESCHANEL

Paul Deschanel
 

J'ai toujours été partisan de l'abolition de la peine de mort par un argument qui, à mon sens, renverse tous les arguments en sens contraire - l'argument de l'erreur.
Il suffit qu'au cours des siècles, un seul homme ait été injustement condamné à la peine capitale, pour que la peine capitale doive disparaître.
Nous avons tous ressenti les tortures de cette mère dont l'enfant a été souillée et tuée par un monstre. Il n'est pas de supplice plus atroce. Mais songez aussi, d'autre part, au martyre de ceux dont le père, dont le fils, dont l'époux a été injustement condamné. Relisez l'histoire des erreurs judiciaires.

4 novembre 1908 (Annales de la Chambre des députés, S.E. de 1908)

ETAT CIVIL
   M. Paul DESCHANEL
 
 
   Né le 13/02/1856 à BRUXELLES (ETRANGER - BELGIQUE)  
   Décédé le 28/04/1922 à PARIS (PARIS - FRANCE)  
 
 
 
 ASSEMBLÉE NATIONALE OU CHAMBRE DES DÉPUTÉS  
  Présidence : du 09/06/1898 au 31/05/1902 ; du 23/05/1912 au 10/02/1920  
  04/10/1885 - 11/11/1889 : Eure-et-Loir  
  22/09/1889 - 14/10/1893 : Eure-et-Loir  
  20/08/1893 - 31/05/1898 : Eure-et-Loir  
  08/05/1898 - 31/05/1902 : Eure-et-Loir  
  27/04/1902 - 31/05/1906 : Eure-et-Loir  
  06/05/1906 - 31/05/1910 : Eure-et-Loir  
  24/04/1910 - 31/05/1914 : Eure-et-Loir  
  26/04/1914 - 07/12/1919 : Eure-et-Loir  
  16/11/1919 - 18/02/1920 : Eure-et-Loir - Républicains de gauche
 
 
 SÉNAT OU CHAMBRE DES PAIRS
  Sénateur : de 1921 à 1922

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Aristide BRIAND

J'ai abordé ce problème sans passion et sans parti pris. Cette question est de celles qui devraient pouvoir êtres discutées avec le plus de sang froid dans cette Assemblée. Personne n'a le monopole des sentiments d'humanité, de générosité, de pitié ; ils sont répandus dans tous les partis ; il y a des adversaires de la peine de mort sur tous les bancs de cette Chambre. On peut donc examiner cette question sans se suspecter les uns les autres d'intentions plus ou moins mauvaises.
Pour ma part, j'ai étudié la question au point de vue de l'utilité de la peine. Je me suis dit : si les chiffres de la criminalité, soit en France, soit à l'étranger, démontrent qu'il serait imprudent de supprimer la peine de mort en ce moment, s'il m'apparaît qu'elle a une puissance d'intimidation, eh bien ! je le dirai à la Chambre et je renoncerai à soutenir le projet du Gouvernement. C'est parce que, de tous les documents que j'ai consultés, il est résulté clairement pour moi que la peine de mort était inefficace, qu'elle n'était pas intimidante, comme on l'a dit, que je me suis présenté devant vous pour tâcher de vous faire participer à la conviction profonde qui s'est faite en moi.
Au surplus - et je termine par là - on a traité bien légèrement le côté le plus grave du problème : la peine de mort n'est pas réparable.
Oh ! je sais ! On a dit : oui, il y a bien d'autres choses qui ne sont pas réparables dans la vie ! Il y a bien d'autres cas dans lesquels des injustices irrémédiables s'accomplissent. Messieurs, ici, c'est la société qui agit.
Je vous en supplie, ne la mettez pas au niveau des individus ; faites-lui jouer son rôle et prendre ses responsabilités. La société, dans le code pénal, s'est orgueilleusement attribué un droit que l'on a qualifié de divin, celui d'ôter la vie ; mais, dans le code d'instruction criminelle, successivement amendé, il lui a fallu descendre du sommet d'orgueil sur lequel l'avait fait monter le code pénal ; elle a été obligée d'avouer sa faiblesse, sa fragilité ; à côté du code qui donne la mort, il y a le code qui prévoit les erreurs, par conséquent, la faillibilité sociale.

11 novembre 1908 (Annales de la Chambre des députés, S.E. de 1908)

ÉTAT CIVIL
   M. Aristide BRIAND
 
 
   Né le 28/03/1862 à NANTES (LOIRE-ATLANTIQUE - FRANCE)  
   Décédé le 07/03/1932 à PARIS (PARIS - FRANCE)  
 
 
 ASSEMBLEE NATIONALE OU CHAMBRE DES DÉPUTÉS
  27/04/1902 - 31/05/1906 : Loire  
  06/05/1906 - 31/05/1910 : Loire  
  24/04/1910 - 31/05/1914 : Loire  
  26/04/1914 - 07/12/1919 : Loire  
  16/11/1919 - 31/05/1924 : Loire-Inférieure - Républicain socialiste  
  11/05/1924 - 31/05/1928 : Loire-Inférieure - Républicain socialiste et socialiste français  
  22/04/1928 - 07/03/1932
 
 
 GOUVERNEMENT
  Chef de gouvernement :

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Marcel SEMBAT

On a cité - il serait déshonorant q'une discussion sur la peine de mort s'achève sans que ce mot soit rappelé - on a cité le mot d'Alphonse Karr. Ah ! messieurs, c'est de tradition. « Que messieurs les assassins commencent ! »
Eh bien ! il est très important de le rappeler ce mot, parce qu'il n'y en a pas qui constitue, de la part de la société, un aveu plus humble.
Comment ! l'étalon de la morale sociale, ce sera le niveau de la moralité individuelle le plus bas ! Certainement, messieurs.
La société cessera de tuer quand on ne trouvera plus un seul individu capable d'assassiner, c'est-à-dire lorsque les pires des criminels eux-mêmes seront saisis devant le meurtre d'un tel effroi et d'une telle répugnance, que le dernier des malfaiteurs lui-même hésitera. Ce jour-là la société dira : « Je désarme enfin ; je l'imite, moi qui devais donner l'exemple ; je n'ai plus de raison de tuer, puisque personne ici ne tue plus !  »

4 novembre 1908 (Annales de la Chambre des députés, S.E. de 1908)

ETAT CIVIL
   M. Marcel SEMBAT
 
 
   Né le 19/10/1862 à BONNIÈRES-SUR-SEINE (YVELINES - FRANCE)  
   Décédé le 05/09/1922 à CHAMONIX (HAUTE-SAVOIE - FRANCE)  
 
 
 ASSEMBLEE NATIONALE OU CHAMBRE DES DÉPUTÉS
  03/09/1893 - 31/05/1898 : Seine  
  22/05/1898 - 31/05/1902 : Seine  
  27/04/1902 - 31/05/1906 : Seine  
  06/05/1906 - 31/05/1910 : Seine  
  24/04/1910 - 31/05/1914 : Seine  
  26/04/1914 - 07/12/1919 : Seine  
  16/11/1919 - 05/09/1922 : Seine - Parti socialiste

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Voir aussi : « La liberté d'être cubiste », discours à la Chambre des députés : 3 décembre 1912

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Eugène CLAUDIUS-PETIT
ETAT CIVIL
   M. Eugène, Pierre PETIT DIT CLAUDIUS-PETIT
 
 
   Né le 22/05/1907 à ANGERS (MAINE-ET-LOIRE - FRANCE)  
   Décédé le 24/10/1989 à PARIS (PARIS - FRANCE)  
 
 
 ASSEMBLEE NATIONALE OU CHAMBRE DES DÉPUTÉS
  21/10/1945 - 10/06/1946 : Loire - Résistance démocratique et socialiste  
  02/06/1946 - 27/11/1946 : Loire - Démocratique et socialiste de la Résistance  
  10/11/1946 - 17/04/1951 : Loire - Union démocratique et socialiste de la Résistance  
  17/06/1951 - 01/12/1955 : Loire - Union démocratique et socialiste de la Résistance  
  30/11/1958 - 09/10/1962 : Loire - Entente démocratique  
  12/03/1967 - 30/05/1968 : Loire - Progrès et démocratie moderne  
  30/06/1968 - 01/04/1973 : Loire - Progrès et démocratie moderne  
  11/03/1973 - 02/04/1978 : Paris - Union centriste

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Pierre BAS

Pierre Bas a été un des chefs de file des abolitionnistes. Son essai Par ordre du sultan, une tête... Alain Peyrefitte. Mais il estime que ce grand seigneur médiéval avait l'excuse d'être un homme du XIVe siècle.

________

Depuis 1974, il y a eu en France trois exécutions capitales, alors que plus de cinq mille crimes, susceptibles juridiquement d'amener les criminels à l'échafaud avaient été commis. L'affaire est entendue, la peine de mort est à l'agonie, elle est même sans doute déjà morte. Il ne manque que le constat officiel du décès.

Christian Ranucci a été guillotiné le 28 juillet 1976, Gilles Perrault croit à son innocence. A tout le moins on peut se poser certaines des questions posées dans le Pull-over rouge.

Hamida Djanoubi, guillotiné le 10 septembre 1977, blessé et amputé d'une jambe dans un accident de travail, devint un révolté et un monstre. Il lui aurait fallu l'hôpital psychiatrique, selon une thèse que je ne cesse de défendre. Ces établissements, en effet, concourent, comme beaucoup d'autres institutions, à la protection de la société. Il aurait fallu avant tout le soigner et, ne l'ayant pas fait, après ses crimes, le condamner à une longue peine, et simultanément le prendre en charge au point de vue médical.

S'il est un homme en France, pour affirmer - et démontrer à l'évidence - que trois têtes coupées en cinq ans ont changé quoi que ce soit à la délinquance et à la criminalité, mon combat perd une part de son sens. Mais nul ne fera cette démonstration impossible. Tout homme de bonne foi doit se poser cette question. Et la résoudre : ces trois têtes, oui, en quoi ont-elles servi la France ?

Extrait de Par ordre du sultan, une tête...
Pierre Bas, Hachette/Essais, 1979

ÉTAT CIVIL
   M. Pierre BAS
 
 
   Né le 28/07/1925 à BESANÇON (DOUBS - FRANCE)  
    
 
 ASSEMBLEE NATIONALE OU CHAMBRE DES DÉPUTÉS
  06/12/1962 - 02/04/1967 : Paris  Union pour la Nouvelle République - Union démocratique du travail  
  12/03/1967 - 30/05/1968 : Paris - Union démocratique pour la Ve République  
  30/06/1968 - 01/04/1973 : Paris - Union des démocrates pour la Républiquee  
  11/03/1973 - 02/04/1978 : Paris - Union des démocrates pour la Républiquee  
  19/03/1978 - 22/05/1981 : Paris - Rassemblement pour la République  
  14/06/1981 - 01/04/1986 : Paris - Rassemblement pour la République

[Tables nominatives des interventions de M. Pierre Bas devant l'Assemblée nationale]

Assemblée nationale - Base de données historiques - Les députés français depuis 1789