|
De nombreux
débats et propositions n'ont jamais abouti
|
Le Pelletier de
Saint-Fargeau
La
société a le droit de faire périr, en cas de guerre,
l'ennemi du dehors qui vient l'attaquer. La force publique
peut, dans les cas de sédition, employer la violence des
armes contre les citoyens révoltés qui troublent le repos de
l'État. Le crime est un ennemi intérieur. Il n'existe point
de société là où il n'existe aucun moyen de le réprimer. Si
la peine de mort est indispensablement nécessaire pour en
arrêter les progrès, la peine de mort doit être prononcée.
Mais si le fond du droit est incontestable, de sa nécessité
seule dérive la légitimité de son exercice : et de même
qu'un particulier n'est dans le cas de l'homicide pour
légitime défense que lorsqu'il n'a que ce moyen de sauver sa
vie, ainsi la société ne peut légitimement exercer le droit
de vie et de mort, que s'il est démontré impossible
d'opposer au crime une autre peine suffisante pour le
réprimer.
Rapport du 23 mai 1791

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Le
Pelletier de Saint-Fargeau
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Notices et portraits de 1789
Assemblée nationale -
Base de données historiques - Les
députés français depuis 1789
|
| ROBESPIERRE
Écoutez
la voix de la justice et de la raison ; elle nous crie
que les jugements humains ne sont jamais assez certains
pour que la société puisse donner la mort à un homme
condamné par d'autres hommes sujets à l'erreur.
30 mai 1791
|
ÉTAT CIVIL
|
M. Maximilien, François, Marie, Isidore,
Joseph DE ROBESPIERRE
|
|
| Né
le 06/05/1758 à ARRAS (PAS-DE-CALAIS - FRANCE)
|
|
|
Décédé le 28/07/1794 à PARIS (PARIS - FRANCE) |
|
| |
| |
|
ASSEMBLEE
NATIONALE OU CHAMBRE DES DÉPUTÉS
|
Présidence : du 22/08/1793 au
07/09/1793 ; du 04/06/1794 au 19/06/1794 |
| |
| 26/04/1789
- 30/09/1791 : Artois (Province) |
|
| 05/09/1792
- 28/07/1794 : Seine |

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Robespierre
Assemblée nationale -
Notices et portraits de 1789
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députés français depuis 1789
|
| CONDORCET

Lorsque
j'ai vu mes collègues monter à la tribune pour prononcer
leur vœu, j'en ai remarqué plusieurs parmi les patriotes
les plus fermes, ne prononcer la peine de mort qu'en
gémissant. Eh bien ! abolissez la peine de mort pour
tous les délits privés, en vous réservant d'examiner
s'il faut la conserver pour les délits contre l'État,
parce qu'ici les questions sont différentes.
Discussion sur la question du sursis proposé à
l'exécution du juge porté contre Louis Capet. 23
janvier 1793
|
ÉTAT CIVIL
|
|
|
| Né
le 17/09/1743 à RIBEMONT (AISNE - FRANCE)
|
|
|
Décédé le 29/03/1794 à BOURG-LA-REINE
(HAUTS-DE-SEINE - FRANCE) |
|
| |
| |
|
ASSEMBLEE
NATIONALE OU CHAMBRE DES DÉPUTÉS
|
Présidence : du 07/02/1792 au
19/02/1792 |
| |
| 26/09/1791
- 20/09/1792 : Seine |
|
| 06/09/1792
- 29/03/1794 : Aisne |
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Condorcet
Assemblée nationale -
Base de données historiques |
|
François GUIZOT

|
ETAT CIVIL
|
M. François, Pierre, Guillaume GUIZOT
|
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|
Né le 04/10/1787 à NÎMES (GARD - FRANCE)
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|
Décédé le 12/10/1874 à VAL-RICHIER (CALVADOS
- FRANCE)
|
|
| |
| |
|
ASSEMBLEE
NATIONALE OU CHAMBRE DES DÉPUTÉS
|
| 23/01/1830
- 16/05/1830: Calvados |
|
| 23/06/1830
- 28/07/1830: Calvados |
|
| 05/07/1831
- 25/05/1834: Calvados |
|
| 21/06/1834
- 03/10/1837: Calvados |
|
| 04/11/1837
- 02/02/1839: Calvados |
|
| 02/03/1839
- 12/06/1842: Calvados |
|
| 09/07/1842
- 06/07/1846: Calvados |
|
| 01/08/1846
- 24/02/1848: Calvados |
| |
| |
|
GOUVERNEMENT
|
| Chef de
gouvernement : du 18/09/1847 au
23/02/1848 |
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François
Guizot
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Base de données historiques - Les
députés français depuis 1789
|
|
Alphonse de
LAMARTINE

L'abolition
systématique de la peine de mort dans nos lois serait
une intimidation et un exemple plus puissant contre le
crime que des gouttes de sang répandues de temps en
temps, si stérilement, vous en convenez vous-même,
devant le peuple, comme pour lui en conserver le goût.
Mais il y a une sanction nouvelle,
une sanction morale ; une sanction non charnelle, non
mortelle, non sanglante, aussi puissante, mille fois
plus puissante que la vôtre, sanction que la société
substitue graduellement à l'autre à mesure que la
société se spiritualise et se moralise elle-même
davantage. Celle-là consiste dans l'impuissance où l'on
met le criminel de récidiver, dans la correction qu'on
lui inflige, dans la solitude qui le force à réfléchir,
dans le travail qui dompte les passions, dans
l'instruction qui éclaire, dans la religion qui change
le cœur, enfin dans l'ensemble de ces mesures défensives
et correctives qui préservent la société et améliorent
le criminel : entre ces deux systèmes, il y a tout
l'espace parcouru des bûchers et des tortures, au
système pénitentiaire..
Eh bien ! nous disons, nous, que vous
en êtes arrivés à ce point de spiritualisation et de
moralisation sociale que vous devez faire le dernier pas
et supprimer la peine de mort que vous n'appliquez déjà
presque plus. Du moment où vous reconnaissez le principe
de régénération morale de l'homme, et vous allez le
mettre en fait dans l'organisation du système
pénitentiaire, la peine de mort devient une
inconséquence et une impiété.
17 mars 1838
|
ÉTAT CIVIL
|
M. Alphonse, Marie, Louis de LAMARTINE
|
|
| Né
le 21/10/1790 à MÂCON (SAÔNE-ET-LOIRE - FRANCE)
|
|
|
Décédé le 28/02/1869 à PARIS (PARIS - FRANCE) |
|
| |
| |
|
ASSEMBLEE
NATIONALE OU CHAMBRE DES DÉPUTÉS
|
| 07/01/1833
- 25/05/1834 : Nord |
|
| 21/06/1834
- 03/10/1837: Nord |
|
| 04/11/1837
- 02/02/1839: Saône-et-Loire |
|
| 02/03/1839
- 12/06/1842: Saône-et-Loire |
|
| 09/07/1842
- 06/07/1846: Saône-et-Loire |
|
| 01/08/1846
- 24/02/1848: Saône-et-Loire |
|
| 23/04/1848
- 26/05/1849 : Département d'élection
inconnu |
|
| 08/07/1849
- 02/12/1851 : Saône-et-Loire |
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Alphonse de
Lamartine
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Base de données historiques - Les
députés français depuis 1789
|
|
Victor HUGO

Eh
bien ! Songez-y, qu'est-ce que la peine de mort ? La
peine de mort est le signe spécial et éternel de la
barbarie. Partout où la peine de mort est prodiguée, la
barbarie domine ; partout où la peine de mort est rare,
la civilisation règne.
Ce sont là des faits incontestables.
L'adoucissement de la pénalité est un grand et sérieux
progrès. Le XVIIIe siècle, c'est là une
partie de sa gloire, a aboli la torture ; le XIXè siècle
abolira certainement la peine de mort.
Vous ne l'abolirez pas peut-être aujourd'hui ; mais,
n'en doutez pas, vous l'abolirez ou vos successeurs
l'aboliront demain !
Vous écrivez en tête du préambule de votre constitution
: "En présence de Dieu", et vous commenceriez par lui
dérober, à ce Dieu, ce droit qui n'appartient qu'à lui,
le droit de vie et de mort !
Messieurs, il y a trois choses qui sont à Dieu et qui
n'appartiennent pas à l'homme : l'irrévocable,
l'irréparable, l'indissoluble. Malheur à l'homme s'il
les introduit dans ses lois ! Tôt ou tard elles
font plier la société sous leur poids, elles dérangent
l'équilibre nécessaire des lois et des mœurs ; elles
ôtent à la justice humaine ses proportions ; et alors il
arrive ceci, réfléchissez-y, messieurs, que la loi
épouvante la conscience !
Messieurs, je suis monté à cette tribune pour vous dire
un seul mot, un mot décisif, selon moi, ce mot, le voici
:
Après février, le peuple eut une grande pensée : le
lendemain du jour où il avait brûlé le trône, il voulut
brûler l'échafaud.
Ceux qui agissaient sur son esprit alors ne furent pas,
je le regrette profondément, à la hauteur de son grand
cœur. On l'empêcha d'exécuter cette idée sublime. Eh
bien ! dans le premier article de la constitution que
vous, vous votez, vous venez de consacrer la première
pensée du peuple, vous avez renversé le trône ;
maintenant, consacrez l'autre, renversez l'échafaud !
Je vote l'abolition pure, simple et définitive de la
peine de mort.
15 septembre 1848 (Compte rendu des séances de
l'Assemblée nationale, 1848, tome 4)
|
ÉTAT CIVIL
|
M. Victor HUGO
|
|
| Né
le 26/02/1802 à BESANÇON (DOUBS - FRANCE)
|
|
|
Décédé le 22/05/1885 à PARIS (PARIS - FRANCE) |
|
| |
| |
|
ASSEMBLEE
NATIONALE OU CHAMBRE DES DÉPUTÉS
|
| 13/05/1849
- 02/12/1851 : Seine |
|
| 08/02/1871
- 01/03/1871 : Seine |
| |
| |
|
SÉNAT OU CHAMBRE
DES PAIRS |
| Sénateur :
de 1876 à 1885 |
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Victor Hugo
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Base de données historiques - Les
députés français depuis 1789
|
|
Armand FALLIÈRES

© Présidence de la République
|
ÉTAT CIVIL
|
M. Armand FALLIÈRES
|
|
| Né
le 06/11/1841 à MÉZIN (LOT-ET-GARONNE - FRANCE)
|
|
|
Décédé le 22/06/1931 à MÉZIN (LOT-ET-GARONNE -
FRANCE)
|
|
| |
| |
|
ASSEMBLEE
NATIONALE OU CHAMBRE DES DÉPUTÉS
|
| 20/02/1876
- 25/06/1877 : Lot-et-Garonne |
|
| 14/10/1877
- 27/10/1881 : Lot-et-Garonne |
|
| 21/08/1881
- 09/11/1885 : Lot-et-Garonne |
|
| 04/10/1885
- 11/11/1889 : Lot-et-Garonne |
|
| 22/09/1889
- 01/01/1890 : Lot-et-Garonne |
| |
| |
|
GOUVERNEMENT
|
| Chef de
gouvernement : du 29/01/1883 au 18/02/1883 |
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Armand Fallières
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Base de données historiques - Les
députés français depuis 1789 |
|
Georges CLEMENCEAU

|
ÉTAT CIVIL
|
M. Georges, Eugène, Benjamin CLEMENCEAU
|
|
| Né
le 28/09/1841 à MOUILLERON-EN-PAREDS (VENDÉE -
FRANCE) |
|
|
Décédé le 24/11/1929 à PARIS (PARIS - FRANCE) |
|
| |
| |
|
ASSEMBLEE
NATIONALE OU CHAMBRE DES DÉPUTÉS
|
| 08/02/1871
- 27/03/1871 : Seine |
|
| 20/02/1876
- 25/06/1877 : Seine |
|
| 14/10/1877
- 27/10/1881 : Seine |
|
| 21/08/1881
- 09/11/1885 : Seine |
|
| 04/10/1885
- 11/11/1889 : Var |
|
| 06/10/1889
- 14/10/1893 : Var |
| |
| |
|
SÉNAT OU CHAMBRE
DES PAIRS |
| Sénateur :
de 1902 à 1920 |
|
| |
|
GOUVERNEMENT
|
| Chef de
gouvernement : du 25/10/1906 au 20/07/1909;
du 16/11/1917 au 18/01/1920 |
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Georges
Clemenceau
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Base de données historiques - Les
députés français depuis 1789
|
|
Jean JAURÈS

Vous
qui essayez de vous expliquer l'apparition de l'homme
par une immense et douloureuse ascension de la vie vers
des formes supérieures, vous qui vous représentez que la
race humaine a émergé par degré de l'animalité primitive
transformée, comment, de quel droit pourriez-vous alors,
contre un seul de ces éléments de la nature humaine,
porter une sentence définitive d'exclusion et
d'extermination ?
18 novembre 1908
(Annales de la Chambre des députés, S.E. de 1908)
|
ÉTAT CIVIL
|
M. Jean JAURÈS
|
|
|
Né le 03/09/1859 à CASTRES (TARN - FRANCE)
|
|
|
Décédé le 31/07/1914 à PARIS (PARIS -
FRANCE)
|
|
| |
| |
|
ASSEMBLEE
NATIONALE OU CHAMBRE DES DÉPUTÉS
|
| 04/10/1885
- 11/11/1889 : Tarn |
|
| 22/01/1893
- 14/10/1893 : Tarn |
|
| 20/08/1893
- 31/05/1898 : Tarn |
|
| 27/04/1902
- 31/05/1906 : Tarn |
|
| 06/05/1906
- 31/05/1910 : Tarn |
|
| 24/04/1910
- 31/05/1914 : Tarn |
|
| 26/04/1914
- 31/07/1914 </: Tarn |
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Jean Jaurès
[Dossier Jean
Jaurès]
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Base de données historiques - Les
députés français depuis 1789
|
| Joseph
REINACH

|
ÉTAT CIVILL
|
M. Joseph REINACH
|
|
| Né le
30/09/1856 à PARIS (PARIS - FRANCE) |
|
| Décédé
le 18/04/1921 à PARIS (PARIS - FRANCE) |
|
| |
| |
|
ASSEMBLEE NATIONALE
OU CHAMBRE DES DÉPUTÉS |
|
22/09/1889 - 14/10/1893 : Basses-Alpes |
|
| 20/08/1893 -
31/05/1898 : Basses-Alpes |
|
| 20/05/1906 -
31/05/1910 : Basses-Alpes |
|
| 08/05/1910 -
31/05/1914 : Basses-Alpes |
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Joseph
Reinach
[Chronologie
de l'affaire Dreyfus]
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Base de données historiques - Les
députés français depuis 1789 |
|
Paul DESCHANEL

J'ai
toujours été partisan de l'abolition de la peine de mort
par un argument qui, à mon sens, renverse tous les
arguments en sens contraire - l'argument de l'erreur.
Il suffit qu'au cours des siècles, un seul homme ait été
injustement condamné à la peine capitale, pour que la
peine capitale doive disparaître.
Nous avons tous ressenti les tortures de cette mère dont
l'enfant a été souillée et tuée par un monstre. Il n'est
pas de supplice plus atroce. Mais songez aussi, d'autre
part, au martyre de ceux dont le père, dont le fils,
dont l'époux a été injustement condamné. Relisez
l'histoire des erreurs judiciaires.
4 novembre 1908 (Annales de la
Chambre des députés, S.E. de 1908)
|
ETAT CIVIL
|
M. Paul DESCHANEL
|
|
|
Né le 13/02/1856 à BRUXELLES (ETRANGER -
BELGIQUE)
|
|
|
Décédé le 28/04/1922 à PARIS (PARIS -
FRANCE)
|
|
| |
| |
|
|
|
ASSEMBLÉE
NATIONALE OU CHAMBRE DES DÉPUTÉS
|
|
|
Présidence
: du 09/06/1898 au 31/05/1902 ; du
23/05/1912 au 10/02/1920 |
|
| 04/10/1885
- 11/11/1889 : Eure-et-Loir |
|
| 22/09/1889
- 14/10/1893 : Eure-et-Loir |
|
| 20/08/1893
- 31/05/1898 : Eure-et-Loir |
|
| 08/05/1898
- 31/05/1902 : Eure-et-Loir |
|
| 27/04/1902
- 31/05/1906 : Eure-et-Loir |
|
| 06/05/1906
- 31/05/1910 : Eure-et-Loir |
|
| 24/04/1910
- 31/05/1914 : Eure-et-Loir |
|
| 26/04/1914
- 07/12/1919 : Eure-et-Loir |
|
| 16/11/1919
- 18/02/1920 : Eure-et-Loir -
Républicains de gauche |
| |
| |
|
SÉNAT OU
CHAMBRE DES PAIRS |
| Sénateur
: de 1921 à 1922 |
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Paul
Deschanel
Assemblée nationale -
Base de données historiques - Les
députés français depuis 1789
|
|
Aristide BRIAND

J'ai
abordé ce problème sans passion et sans parti pris.
Cette question est de celles qui devraient pouvoir êtres
discutées avec le plus de sang froid dans cette
Assemblée. Personne n'a le monopole des sentiments
d'humanité, de générosité, de pitié ; ils sont répandus
dans tous les partis ; il y a des adversaires de la
peine de mort sur tous les bancs de cette Chambre. On
peut donc examiner cette question sans se suspecter les
uns les autres d'intentions plus ou moins mauvaises.
Pour ma part, j'ai étudié la question au point de vue de
l'utilité de la peine. Je me suis dit : si les chiffres
de la criminalité, soit en France, soit à l'étranger,
démontrent qu'il serait imprudent de supprimer la peine
de mort en ce moment, s'il m'apparaît qu'elle a une
puissance d'intimidation, eh bien ! je le dirai à la
Chambre et je renoncerai à soutenir le projet du
Gouvernement. C'est parce que, de tous les documents que
j'ai consultés, il est résulté clairement pour moi que
la peine de mort était inefficace, qu'elle n'était pas
intimidante, comme on l'a dit, que je me suis présenté
devant vous pour tâcher de vous faire participer à la
conviction profonde qui s'est faite en moi.
Au surplus - et je termine par là - on a traité bien
légèrement le côté le plus grave du problème : la peine
de mort n'est pas réparable.
Oh ! je sais ! On a dit : oui, il y a bien d'autres
choses qui ne sont pas réparables dans la vie ! Il y a
bien d'autres cas dans lesquels des injustices
irrémédiables s'accomplissent. Messieurs, ici, c'est la
société qui agit.
Je vous en supplie, ne la mettez pas au niveau des
individus ; faites-lui jouer son rôle et prendre ses
responsabilités. La société, dans le code pénal, s'est
orgueilleusement attribué un droit que l'on a qualifié
de divin, celui d'ôter la vie ; mais, dans le code
d'instruction criminelle, successivement amendé, il lui
a fallu descendre du sommet d'orgueil sur lequel l'avait
fait monter le code pénal ; elle a été obligée d'avouer
sa faiblesse, sa fragilité ; à côté du code qui donne la
mort, il y a le code qui prévoit les erreurs, par
conséquent, la faillibilité sociale.
11 novembre 1908
(Annales de la Chambre des députés, S.E. de 1908)
|
ÉTAT CIVIL
|
M. Aristide BRIAND
|
|
|
Né le 28/03/1862 à NANTES (LOIRE-ATLANTIQUE
- FRANCE) |
|
|
Décédé le 07/03/1932 à PARIS (PARIS -
FRANCE)
|
|
| |
| |
|
ASSEMBLEE
NATIONALE OU CHAMBRE DES DÉPUTÉS
|
| 27/04/1902
- 31/05/1906 : Loire |
|
| 06/05/1906
- 31/05/1910 : Loire |
|
| 24/04/1910
- 31/05/1914 : Loire |
|
| 26/04/1914
- 07/12/1919 : Loire |
|
| 16/11/1919
- 31/05/1924 : Loire-Inférieure -
Républicain socialiste |
|
| 11/05/1924
- 31/05/1928 : Loire-Inférieure -
Républicain socialiste et socialiste
français |
|
| 22/04/1928
- 07/03/1932 |
| |
| |
|
GOUVERNEMENT
|
| Chef de
gouvernement : |
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Aristide
Briand
Assemblée nationale -
Base de données historiques - Les
députés français depuis 1789 |
| Marcel SEMBAT

On a cité - il serait
déshonorant q'une discussion sur la peine de mort
s'achève sans que ce mot soit rappelé - on a cité le mot
d'Alphonse Karr. Ah ! messieurs, c'est de tradition. «
Que messieurs les assassins commencent ! »
Eh bien ! il est très important de le rappeler ce mot,
parce qu'il n'y en a pas qui constitue, de la part de la
société, un aveu plus humble.
Comment ! l'étalon de la morale sociale, ce sera le
niveau de la moralité individuelle le plus bas !
Certainement, messieurs.
La société cessera de tuer quand on ne trouvera plus un
seul individu capable d'assassiner, c'est-à-dire lorsque
les pires des criminels eux-mêmes seront saisis devant
le meurtre d'un tel effroi et d'une telle répugnance,
que le dernier des malfaiteurs lui-même hésitera. Ce
jour-là la société dira : « Je désarme enfin ; je
l'imite, moi qui devais donner l'exemple ; je n'ai plus
de raison de tuer, puisque personne ici ne tue plus !
»
4 novembre 1908
(Annales de la Chambre des députés, S.E. de 1908)
|
ETAT CIVIL
|
M. Marcel SEMBAT
|
|
|
Né le 19/10/1862 à BONNIÈRES-SUR-SEINE
(YVELINES - FRANCE) |
|
|
Décédé le 05/09/1922 à CHAMONIX
(HAUTE-SAVOIE - FRANCE) |
|
| |
| |
|
ASSEMBLEE
NATIONALE OU CHAMBRE DES DÉPUTÉS
|
| 03/09/1893
- 31/05/1898 : Seine |
|
| 22/05/1898
- 31/05/1902 : Seine |
|
| 27/04/1902
- 31/05/1906 : Seine |
|
| 06/05/1906
- 31/05/1910 : Seine |
|
| 24/04/1910
- 31/05/1914 : Seine |
|
| 26/04/1914
- 07/12/1919 : Seine |
|
| 16/11/1919
- 05/09/1922 : Seine - Parti socialiste
|
Assemblée
nationale -
Base de données historiques - Les
députés français depuis 1789
Voir aussi :
« La liberté d'être
cubiste », discours à la Chambre des députés : 3
décembre 1912
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Marcel
Sembat |
Eugène
CLAUDIUS-PETIT

|
ETAT CIVIL
|
M. Eugène, Pierre PETIT DIT CLAUDIUS-PETIT
|
|
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Né le 22/05/1907 à ANGERS (MAINE-ET-LOIRE -
FRANCE) |
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Décédé le 24/10/1989 à PARIS (PARIS -
FRANCE)
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ASSEMBLEE
NATIONALE OU CHAMBRE DES DÉPUTÉS
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| 21/10/1945
- 10/06/1946 : Loire - Résistance
démocratique et socialiste |
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| 02/06/1946
- 27/11/1946 : Loire - Démocratique et
socialiste de la Résistance |
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| 10/11/1946
- 17/04/1951 : Loire - Union
démocratique et socialiste de la Résistance |
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| 17/06/1951
- 01/12/1955 : Loire - Union
démocratique et socialiste de la Résistance |
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| 30/11/1958
- 09/10/1962 : Loire - Entente
démocratique |
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| 12/03/1967
- 30/05/1968 : Loire - Progrès et
démocratie moderne |
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| 30/06/1968
- 01/04/1973 : Loire - Progrès et
démocratie moderne |
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| 11/03/1973
- 02/04/1978 : Paris - Union centriste
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Claudius-Petit
Assemblée nationale -
Base de données historiques - Les
députés français depuis 1789 |
Pierre BAS

Pierre Bas a été un des
chefs de file des abolitionnistes. Son essai Par
ordre du sultan, une tête...
Alain Peyrefitte. Mais il estime que ce grand
seigneur médiéval avait l'excuse d'être un homme du XIVe
siècle.
________
Depuis 1974, il y a eu en France
trois exécutions capitales, alors que plus de cinq mille
crimes, susceptibles juridiquement d'amener les
criminels à l'échafaud avaient été commis. L'affaire est
entendue, la peine de mort est à l'agonie, elle est même
sans doute déjà morte. Il ne manque que le constat
officiel du décès.
Christian Ranucci a été guillotiné le
28 juillet 1976, Gilles Perrault croit à son innocence.
A tout le moins on peut se poser certaines des questions
posées dans le
Pull-over rouge.
Hamida Djanoubi, guillotiné le 10
septembre 1977, blessé et amputé d'une jambe dans un
accident de travail, devint un révolté et un monstre. Il
lui aurait fallu l'hôpital psychiatrique, selon une
thèse que je ne cesse de défendre. Ces établissements,
en effet, concourent, comme beaucoup d'autres
institutions, à la protection de la société. Il aurait
fallu avant tout le soigner et, ne l'ayant pas fait,
après ses crimes, le condamner à une longue peine, et
simultanément le prendre en charge au point de vue
médical.
S'il est un homme en France, pour
affirmer - et démontrer à l'évidence - que trois têtes
coupées en cinq ans ont changé quoi que ce soit à la
délinquance et à la criminalité, mon combat perd une
part de son sens. Mais nul ne fera cette démonstration
impossible. Tout homme de bonne foi doit se poser cette
question. Et la résoudre : ces trois têtes, oui, en quoi
ont-elles servi la France ?
Extrait de
Par ordre du sultan, une tête...
Pierre Bas, Hachette/Essais, 1979
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ÉTAT CIVIL
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M. Pierre BAS
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| Né
le 28/07/1925 à BESANÇON (DOUBS - FRANCE)
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ASSEMBLEE
NATIONALE OU CHAMBRE DES DÉPUTÉS
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06/12/1962 - 02/04/1967 :
Paris Union
pour la Nouvelle République - Union démocratique
du travail |
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12/03/1967 - 30/05/1968 : Paris - Union
démocratique pour la Ve République |
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| 30/06/1968
- 01/04/1973 : Paris - Union des démocrates
pour la Républiquee |
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| 11/03/1973
- 02/04/1978 : Paris - Union des démocrates
pour la Républiquee |
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| 19/03/1978
- 22/05/1981 : Paris - Rassemblement pour la
République |
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| 14/06/1981
- 01/04/1986 : Paris - Rassemblement pour la
République |
[Tables
nominatives des interventions de M. Pierre Bas devant
l'Assemblée nationale]
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