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Louis GIROD de l’AIN
(1781-1847)

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BnF
Présidence du 1er août 1831 au 28 avril 1832
(9 mois)
[Biographie et mandats]
Né
le 18 octobre 1781 à Gex (Ain), il est le fils du baron Jean-Louis Girod,
président du Corps législatif en mars 1803. Avocat à l’âge de 17 ans, il est
bientôt nommé procureur impérial à Alexandrie, auditeur au conseil d’État,
puis en 1811 avocat général à la cour impériale de Paris.
Monarchiste convaincu, il est néanmoins nommé président du tribunal de
première instance de la Seine par Napoléon pendant les Cent-Jours, ce qui
lui vaut d’être destitué lors de la seconde restauration. Il se retire
momentanément de la vie publique et donne asile au général Drouot frappé
d’une mesure d’épuration. Sa disgrâce est de courte durée et en 1819 il est
conseiller à la cour de Paris.
Élu député de Chinon le 17 novembre 1827, il siège dans l’opposition, dans
les rangs des « constitutionnels ». En 1829 il est vice-président de la
chambre, soutient le ministère Martignac et vote l’adresse des 221.
Louis-Philippe l’en récompense en le nommant le 1er août 1831 au
poste de préfet de police, poste qu’il abandonne au mois de novembre.
Réélu en juillet 1830 puis en juillet 1831, il est élu le 1er
août président de la Chambre des députés contre Laffitte, grâce au soutien
de Casimir Perier. Orateur à la parole brève et saccadée, il est incapable
de faire preuve d’autorité et dans Le Moniteur de l’époque Guizot
relate ainsi sa présidence : « Les députés sur cette période, s’agitaient,
s’interpellaient et affectaient de prendre la parole comme si le fauteuil du
président était vide. »
Il
devient ministre de l’instruction publique à la fin de la session et Dupin
lui succède au « perchoir ». Il est nommé pair de France en octobre 1832
puis président du Conseil d’État. Sa brève carrière ministérielle est ainsi
décrite dans La Biographie des hommes du jour : « Ministre de
pis-aller, il ne fit que passer à son ministère : on l’enleva à son
portefeuille et on l’inhuma au Luxembourg ».
Plus à l’aise dans des fonctions moins exposées, il peut enfin donner la
pleine mesure de ses compétences juridiques en tant qu’orateur ou rapporteur
de nombreux projets de loi sur l’expropriation, les douanes, la
responsabilité des ministres ou encore l’organisation judiciaire et
pénitentiaire. Assurément meilleur juriste qu’homme politique, il instruit
devant la cour des Pairs la plupart des procès issus des tentatives
insurrectionnelles ou des attentats contre le roi.
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