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Présentation de la Commission interparlementaire franco-québécoise Créée en 1979 (Entente), la commission interparlementaire franco-québécoise a pour objectif de développer les actions de coopération menées conjointement par chaque Assemblée. Elle se réunit tous les ans alternativement en France et au Québec et se compose de cinq députés québécois et de cinq députés français. Les deux Présidents d'Assemblée sont membres de droit de la commission. Sa composition reflète de part et d'autre l'équilibre des différentes formations politiques.
XXVe
session de la commission interparlementaire franco-québécoise A l'invitation du Président de l'Assemblée nationale, M. Bernard Accoyer, la Commission interparlementaire franco-québécoise a tenu les travaux de sa XXVe session à Kourou du 5 au 9 septembre 2011. La section québécoise de la commission était présidée par M. Vincent Auclair, député (PLQ) de Vimont, vice-président délégué de la délégation de l’Assemblée nationale pour les relations avec la France (DANRF). Elle était également composée de M. Gilles Lehouillier, député (PLQ) de Lévis, M. Norbert Morin, député (PLQ) de Montmagny-L’Islet, M. Marjolin Dufour, député (PQ) de René-Lévesque, M. Stéphane Bergeron, député (PQ) de Verchères et Mme Catherine Durepos, secrétaire administrative la délégation. La délégation de la section française était présidée par M. Pierre Lasbordes, député (UMP) de l’Essonne, président du groupe d’amitié France-Québec. Elle était en outre composée de M. Serge Poignant, député (UMP) de la Loire-Atlantique, vice-président du groupe d’amitié France-Québec, M. René Dosière, député (apparenté SRC) de l'Aisne, Mme Annick Girardin, députée (apparentée SRC) de Saint-Pierre-et-Miquelon, vice-présidente du groupe d’amitié France-Québec, M. Richard Mallié, député (UMP) des Bouches-du-Rhône, et de Mme Chantal Berthelot, députée (apparentée SRC) de la Guyane. La Commission été accueillie par M. Joël Barre, directeur du Centre spatial guyanais (CSG), qui a mis à sa disposition une salle pour la durée de ses travaux. Après avoir procédé en premier lieu à un échange de vues sur les questions politiques, parlementaires et sur le développement durable en France et au Québec depuis septembre 2010, la Commission a examiné le thème de la télésanté, présenté par MM. Pierre Lasbordes, puis par MM. Vincent Auclair, Stéphane Bergeron et Norbert Morin. Elle a abordé ensuite le thème de l’aménagement et de l’occupation du territoire, successivement présenté par MM. René Dosière, Gilles Lehouillier et Marjolain Dufour. Les thèmes retenus pour la XXVIè session qui doit se tenir à Québec en février 2012 sont :
La Commission a décidé en outre que le thème de l’actualité politique et parlementaire comprendra, lors de sa XXVIe session, un suivi des résolutions signées par les délégations françaises et québécoises depuis 2007. Après la clôture de la session, la délégation a rencontré le professeur Pierre Pauchard, directeur du Centre hospitalier André Rosemont de Cayenne et M. Thierry Le Guen chef de pôle, pour une présentation des techniques de diagnostic à distance élaborées par son unité et expérimentées dans des centres de soins et médico-sociaux de communes enclavées de la Guyane. Elle s’est entretenue avec M. Denis Labbé, préfet de la région. Elle s’est rendue au centre sanitaire de Maripasoula pour assister à une séance d’échographie télécommandée depuis le SAMU de Cayenne. Après avoir rencontré M. Daniel Mangal, maire d’Iracoubo et conseiller général, ainsi que des responsables de l’Association des agriculteurs de Rococoua, elle a visité une exploitation agricole (abatis) de la commune. Elle s’est également entretenue avec les représentants du Syndicat des exploitants de carrière de Guyane et a visité une carrière de sable. Elle a été accueillie à Sinnamary par M. Jean-Claude Madeleine, maire et président de la Communauté des communes des savanes, qui a procédé à une présentation des projets de la commune. La délégation a visité les nouveaux locaux de l’Université Antilles et Guyane et a pu avoir un entretien en visioconférence avec M. Pascal Saffache, qui en assure la présidence depuis la Guadeloupe. Les membres de la Commission ont enfin visité la réserve naturelle des marais de Kaw, les vestiges du bagne des Îles du Salut et les installations du Centre spatial guyanais. Les membres de la Commission interparlementaire franco-québécoise ont adopté les deux résolutions suivantes : Télésanté Considérant que tout citoyen a droit à un accès égal aux soins de santé et aux services médico-sociaux de qualité. Considérant que les objectifs majeurs des politiques de santé regroupent notamment l’accessibilité, la qualité et la continuité des soins ainsi que la maîtrise des dépenses. Considérant que des facteurs tels que le vieillissement de la population et l’augmentation des dépenses de santé requièrent des investissements en matière de recherche et d’implantation d’innovations technologiques. Considérant que le développement de la télésanté contribue à répondre aux besoins relatifs à l’accès aux soins de santé et aux services médico-sociaux, de même qu’à favoriser la maîtrise des dépenses et la formation du personnel de santé. Considérant que certaines technologies en matière de télésanté ont acquis un niveau de maturité requis. Considérant le déficit en médecins et en services médico-sociaux de certaines régions. Considérant que l’utilisation de la télésanté soulève encore certaines préoccupations en lien avec les aspects médico-légaux et éthiques, en particulier en matière de responsabilité médicale, de confidentialité et de rémunération. Se félicitant de la collaboration franco-québécoise en matière de nouvelles technologies de l’information dans le domaine de la santé, plus particulièrement à la suite de l’Entente complémentaire de coopération France-Québec dans le domaine des systèmes de partage et d’échange de l’information de santé, signée en janvier 2011, et par l’entremise du Pôle franco-québécois de télésanté. En conséquence, la commission recommande aux gouvernements :
La commission encourage les parlementaires des deux Assemblées nationales :
Aménagement, développement et occupation du territoire Considérant que les régions de France et du Québec sont caractérisées par des réalités diverses et un niveau de croissance inégal et, qu’en conséquence, le développement rural doit être conçu selon une approche multisectorielle. Considérant que plusieurs régions de France et du Québec éprouvent des difficultés telles que la baisse démographique, le vieillissement de la population, le manque de qualification professionnelle de la main-d’œuvre et la réduction des possibilités d’emploi. Considérant que ces facteurs contribuent à réduire l’offre des services publics et des infrastructures ainsi que le développement des entreprises de ces mêmes régions. Considérant que l’organisation administrative a une incidence sur le développement régional. Considérant que la croissance des régions rurales des pays développés dépend désormais de moteurs économiques diversifiés. Considérant que les mutations qui ont affecté les territoires, en particulier ruraux, au cours des dernières décennies ont modifié les attentes et les pratiques de leurs habitants ou de ceux qui songent à s’y établir, en particulier pour ce qui a trait à la qualité de vie et aux services offerts. Considérant que le Québec et la France collaborent étroitement en matière de « ruralité et de gestion des territoires », plus particulièrement au moyen du Fonds franco-québécois de la coopération décentralisée (FFQCD) et dans le cadre des projets conjoints qu’il finance. En conséquence, la commission recommande aux gouvernements :
XXIVe
session de la commission interparlementaire franco-québécoise
A l'invitation du Président de l'Assemblée nationale du Québec, M. Yvon Vallières, qui en a présidé l’ouverture, les travaux de la XXIVème session de la commission interparlementaire franco-québécoise se sont tenus à Québec du 27 septembre au 2 octobre 2010. La section québécoise de la commission était présidée par M. Vincent Auclair, député (Parti libéral québécois PLQ) de Vimont, vice-président la délégation de l’Assemblée nationale pour les relations avec l’Assemblée nationale française (DANRF). Elle était également composée de Mme Louise Beaudouin, députée (Parti québécois, PQ) de Rosemont, M. Maka Kotto, député (PQ) de Bourget, M. André Drolet, député (PLQ) de Lesage, M. Pierre Reid, député (PLQ) d’Orford, M. Luc Ferland, député (PQ) d’Ungava, M. Claude Bachand, député (PLQ) d’Arthabaska et de M. Benoît Charrette, député (PQ) de Deux-Montagnes. La section française de la Commission était présidée par M. Pierre Lasbordes, député (UMP) de l’Essonne, président du groupe d’amitié France-Québec. Elle était en outre composée de M. Jean-Luc Préel, député (NC) de la Vendée, vice-président du groupe d’amitié, M. René Dosière, député (apparenté SRC) de l'Aisne, vice-président du groupe d’amitié, M. Serge Poignant , député (UMP) de la Loire-Atlantique, vice-président du groupe d’amitié, Mme Annick Girardin, députée (apparentée SRC) de Saint-Pierre-et-Miquelon, vice-présidente du groupe d’amitié, M. Richard Mallié, député (UMP) des Bouches-du-Rhône et de M. Loïc Bouvard, député (UMP) du Morbihan. Après avoir procédé à un échange de vues sur l'actualité politique et parlementaire en France et au Québec depuis sa dernière session en décembre 2009, la Commission a d’abord traité du thème «économie et développement durable ». Elle a entendu M. Sidney Ribaux, cofondateur et coordonnateur d’Equiterre, association créée après le Sommet de la Terre de Rio en 1992 qui « incite citoyens, organisations et gouvernements à faire des choix écologiques, équitables et solidaires ». Abordant ensuite le thème « Laïcité et accommodements raisonnables », elle a entendu MM. Yvan Lamonde, professeur d’histoire à l’Université McGill, et Jocelyn Maclure, professeur de philosophie de l’Université Laval à Montréal. Les membres de la commission se sont également entretenus sur ce thème avec M. Jean-Marc Fournier, ministre de la justice. La délégation française a par ailleurs rencontré Mme Pauline Marois, député (PQ) de Charlevoix, chef de l’opposition officielle, puis s’est longuement entretenue avec M. Jean Charest, Premier ministre. Elle s’est rendue ensuite à l’hôtel de ville de Québec où lui ont été présentés les grands projets urbains conformes aux principes du développement durable réalisés par la ville puis a été reçue par Mme Hélène Le Gal, Consule générale de France. Les membres de la Commission se sont déplacés dans les régions du Centre-du-Québec et des Cantons-de-l’Est. Ils ont rendu visite au Centre de formation en entreprise de récupération Normand-Maurice de Victoriaville, qui a pour vocation la réinsertion d’élèves en situation d’échec scolaire. Le maire de la commune leur a ensuite exposé sa politique environnementale, en particulier pour le tri sélectif et le recyclage des déchets et l’utilisation de l’eau. Après avoir visité la « Maison recyclée », bâtisse construite avec des matériaux de récupération, la délégation française a été reçue par le président de l’entreprise Cascades inc. et a visité une papeterie du groupe utilisant exclusivement des papiers recyclés. Elle a achevé son parcours par la visite de l’ancienne mine de cuivre de Capelton, qui avait débuté son activité au 19è siècle. La XXVe session de la commission interparlementaire se déroulera en Guyane en 2011. Les thèmes retenus sont «Télésanté » et « Occupation et développement du territoire ». Les membres de la commission interparlementaire franco-québécoise ont adopté la résolution suivante : Économie et développement durable Considérant que les rapports du groupe intergouvernemental sur les évolutions climatiques (GIEC), fort de l'expertise de milliers de scientifiques, ont créé un consensus sur le lien entre les activités humaines et le réchauffement climatique, Considérant que le réchauffement des températures planétaires constitue incontestablement l'une des menaces à la fois les plus lourdes de conséquences et les plus difficiles à combattre, Considérant que parmi ces conséquences figurent en particulier l’élévation du niveau des océans, l’accentuation des phénomènes climatiques extrêmes, les pénuries d'eau douce, la dégradation des sols, les pertes de biodiversité, l'accumulation des déchets toxiques dans notre environnement et dans les chaînes alimentaires, Considérant la nécessité d’un développement économique qui ne compromet pas la qualité de nos cadres de vie et de nos ressources de base, et qui permettra aux générations futures de s’épanouir dans un environnement sain offrant les mêmes possibilités de développement à chacun, Considérant la part de la formation et de l’éducation ainsi que de la recherche et développement dans la compréhension des enjeux du développement durable et des mécanismes fondamentaux qui jouent dans la définition d'une dynamique économique durable, Considérant que les problèmes de pauvreté, de faim, de déséquilibres dans un monde de plus en plus interdépendant sont des menaces pour la paix et la stabilité, Considérant la croissance des besoins en éducation, en santé, en gestion des risques, en protection sociale et en bien-être de nos sociétés, Considérant l’importance pour le développement durable de la sensibilisation et de l’accompagnement par les pouvoirs publics ainsi que de l’adaptation de la gouvernance, Considérant les efforts soutenus du secrétariat de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques qui, le 20 juillet dernier, a publié une liste de propositions en cas de nouvel échec de la communauté internationale à trouver un successeur au protocole de Kyoto, dont la période d'engagement expire en 2012, sans accord en vue, Considérant l’importance du milieu marin tant en termes de ressources que d’écosystèmes vulnérables, Considérant l’importance de l’espace côtier de nos deux États, Considérant la prise de conscience d'un véritable enjeu pour les générations futures des questions de mode de vie, de progrès technologiques et de nécessité d’un nouveau modèle de croissance durable, économique, environnementale et sociale, En conséquence, la Commission recommande aux gouvernements : · de poursuivre et d'intensifier les politiques : - de réduction des consommations d'énergie et de matières combustibles, d’eau et de matières premières ; - de limitation de la production de déchets et visant à améliorer leur traitement ; - de lutte contre la pollution atmosphérique ; - de transports et de mobilité durables ; - d’adaptation de la gouvernance locale et de recherche d’une meilleure gouvernance mondiale ; · de poursuivre les réflexions sur les dossiers du développement durable - économies d'énergie, recyclage et tri sélectif, préservation de la biodiversité ainsi qu'un modèle de croissance durable, · de promouvoir l’engagement du secteur public en matière d’expérimentation et de mise en place des stratégies de développement durable de même qu’une évaluation rigoureuse des résultats en fonction des objectifs fixés ; · de mettre en place des indicateurs fiables et globaux afin de mesurer efficacement l’avancement des stratégies de développement durables ; · de considérer la mer comme une ressource essentielle à protéger ; · de promouvoir un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ; · d’adopter une démarche globale reposant sur la mobilisation de tous.
Les membres de la Commission ont en outre décidé que le compte rendu annuel de l’actualité politique et parlementaire comprendrait désormais un suivi de l’actualité relative au développement durable et invité à la poursuite des débats sur le thème de « laïcité et accommodements raisonnables ».
XXIIIe
session de la commission interparlementaire franco-québécoise
A l'invitation du Président de l'Assemblée nationale, M. Bernard Accoyer, la commission interparlementaire franco-québécoise, qui fêtait les 30 ans de sa création, a tenu les travaux de sa XXIIIe session à Paris du 13 au 19 décembre 2009. M. Yvon Vallières, Président de l'Assemblée nationale du Québec, député de Richemond, a ouvert avec M. Tony Dreyfus, vice-président de l’Assemblée nationale, député de Paris, la session de la commission le lundi 14 décembre. Le même jour, la commission a été invitée à un déjeuner à l’Hôtel de Lassay. La section québécoise de la commission était présidée par M. Vincent Auclair, député (PLQ) de Vimont, vice-président délégué de la délégation de l’Assemblée nationale pour les relations avec la France (DANRF). Elle était également composée de Mme Louise Beaudouin, députée (parti québécois, PQ) de Rosemont, M. Marc Carrière, député (PLQ) de Chapleau, M. Pierre Marsan, député (PLQ) de Robert-Baldwin, M. Luc Ferland, député (PQ) d’Ungava, et Mme Catherine Durepos, conseillère en relations interparlementaires. M. François Côté, secrétaire général de l’Assemblée national du Québec, Mme Diane Boivin, directrice de cabinet et M. Daniel Cloutier, responsable du service des affaires bilatérales, accompagnaient également la délégation. La délégation de la section française était présidée par M. Pierre Lasbordes, président du groupe d'amitié France-Québec et député (UMP) de l’Essonne. Elle était en outre composée de M. Jacques Desallangre, député (GDR) de l'Aisne, M. René Dosière, député (apparenté SRC) de l'Aisne, vice-président du groupe d’amitié France-Québec, M. Serge Poignant, député (UMP) de Loire-Atlantique, vice-président du groupe d’amitié France-Québec, M. Patrick Bloche, député (SRC) de Paris, vice-président du groupe d’amitié France-Québec, Mme Annick Girardin, députée (apparenté SRC) de Saint-Pierre-et-Miquelon, vice-présidente du groupe d’amitié France-Québec et M. Loïc Bouvard, député (UMP) du Morbihan. Après avoir procédé à un échange de vues sur l’actualité politique et parlementaire en France et au Québec depuis septembre 2008, la Commission a tout d’abord examiné le thème du « décrochage scolaire», puis celui de « l’équilibre budgétaire ». La XXIVe session de la Commission interparlementaire se déroulera à Québec en 2010. Les thèmes retenus sont : « Économie et développement durable » et « Laïcité et accommodements raisonnables ». Après la clôture de la session, la délégation s’est rendue à Nice, où elle a été reçue par M. Eric Ciotti, président du Conseil général et député des Alpes-Maritimes, M. Jean-Pierre Mascarelli, vice-président du Conseil général et maire de Bouyon, Mme Martine Ouaknine, adjointe à la mairie de Nice, chargée des affaires juridique, M. Dominique Charpentier directeur général du Comité Régional du Tourisme et M. Alain Brandeis, directeur du Parc national du Mercantour. La délégation a eu également un entretien avec M. Jacques Masboungi, directeur général, et M. Pierre Robert, directeur de la société d’économie mixte du Syndicat Sophia-Antipolis-Côte-d’Azur ainsi que M. Eric Gaspérini, vice-président délégué au développement et à l’insertion territoriale de l’Université de Nice-Sophia-Antipolis. Elle a visité la société Thalès Underwater Système à Sophia-Antipolis, la verrerie de Biot et, en présence du docteur Alain Frère, vice-président du conseil général délégué à la culture et maire de Tourettes-Levens, le Musée des arts asiatiques de Nice. Elle a rencontré à Grasse M. Jean-Michel Couve, député du Var et, sur le chemin du retour à Marseille, M. Richard Mallié, 1er questeur, député des Bouches-du-Rhône. Les membres de la Commission interparlementaire franco-québécoise ont adopté les résolutions suivantes : DÉCROCHAGE SCOLAIRE
Considérant que l’éducation est un droit fondamental, notamment reconnu par le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels et la Convention relative aux droits de l’enfant, et que la Charte de la Francophonie prévoit également la promotion de l’éducation et de la formation, Considérant l’importance du phénomène du décrochage scolaire en France comme au Québec, Considérant que la persévérance et la réussite scolaires et post scolaires dépendent d’un ensemble de facteurs comme le système d’éducation et l’implication des parents, du milieu associatif et des employeurs, Considérant que l’abandon du système scolaire sans diplôme conduit à une sous-qualification qui ne permet ni l’épanouissement personnel ni de contribuer à l’enrichissement de nos sociétés alors même qu’elles devront faire face, au cours des prochaines décennies, à un enjeu démographique considérable, Constatant que les jeunes qui ont quitté prématurément l’école sont plus sujets aux risques supplémentaires d’actes de violence, de grossesses non voulues, d’abus d’alcool et de drogue et de reconduction de ce comportement chez les générations issues des familles concernées, Constatant la vulnérabilité des jeunes sans qualification face au chômage, Considérant les conséquences du décrochage scolaire en termes d’espérance de vie, de prise en charge de frais de santé, d’insertion, et de justice pour la société,
En conséquence, la Commission recommande aux gouvernements de poursuivre et d’intensifier les actions entreprises pour :
- repérer au plus tôt les risques d’échec scolaire, - s’assurer de la maîtrise, sans retard, des apprentissages scolaires de base, - favoriser l’orientation scolaire la plus adaptée aux capacités de chaque élève, - densifier les accompagnements pédagogiques, - mieux préparer au changement de nature des études entre le second cycle et les études supérieures, - développer les filières d’alternance propres à favoriser la réinsertion dans les processus d’acquisition de formation qualifiante, - encourager l’ensemble des acteurs favorisant la persévérance scolaire, notamment les parents, ainsi que les milieux associatifs et de l’emploi, - lutter contre l’illettrisme et l’analphabétisme, - soutenir les initiatives locales, régionales, para et périscolaires.
ÉQUILIBRE BUDGÉTAIRE Considérant que la crise économique et financière qui frappe actuellement le monde est la plus importante depuis la crise de 1929, Considérant que le vieillissement démographique a pour effet de réduire la population active contribuant au financement des services de l’État, Considérant la croissance des besoins en éducation, en santé, en protection sociale et en protection de l’environnement, ainsi que la nécessité de préserver le système de sécurité sociale cher à nos deux sociétés, Considérant l’ampleur de la dette publique et l’accélération récente de sa progression étroitement liée aux mesures de soutien à l’économie et l’emploi pour faire face à cette crise, Considérant que les États ne doivent surtout pas s’accommoder de la dette accumulée, Considérant que la dette ne nourrit la croissance à long terme que lorsqu’elle finance des investissements produisant des gains de productivité et de la richesse, Considérant que le poids des charges d’intérêt risque de devenir le premier poste de dépense des États, réduisant peu à peu toute marge de manœuvre pour leurs gouvernements, Considérant le risque de tensions inflationnistes générées par l’ampleur des fonds appelés sur le marché bancaire pour couvrir les déficits publics, Considérant que le retour de l’inflation peut avoir pour conséquence la hausse des taux d’intérêt et l’explosion de la dette publique, Considérant que la réduction de la dette publique ne pourra être le seul fait de la croissance économique,
En conséquence, la Commission :
Recommande aux gouvernements concernés : - que toute reprise de croissance économique soit mise à profit pour revenir à l’équilibre et réduire la dette publique, - de maîtriser les dépenses de fonctionnement pour respecter le principe de l’équilibre budgétaire, - de s’assurer, au nom de l’équité intergénérationnelle, du remboursement de la dette publique, - d’adapter la fiscalité, en limitant les exonérations fiscales, - de limiter le recours à l’emprunt pour les seules dépenses d’investissements à long terme, générateurs de richesses futures et qui, par leur ampleur et leur durée, relèvent principalement de la puissance publique.
XXIIe session de la
commission interparlementaire franco-québécoise
A l'invitation du Président de l'Assemblée nationale, M.
Bernard Accoyer, la Commission interparlementaire franco-québécoise a tenu les
travaux de la XXIIe session à Paris du 24 septembre au 1er
octobre 2008. Les membres de la Commission interparlementaire franco-québécoise ont adopté les résolutions suivantes : PRÉSERVATION DE LA BIODIVERSITÉ Considérant les dangers que font courir à la flore et à la faune l’exploitation abusive des ressources de la terre, les effets de la pollution et du changement climatique, Affirmant que la terre appartient aussi aux générations futures et qu’il convient d’en préserver toutes les formes de vie pour la transmettre intacte, Déplorant la disparition d’espèces, en particulier depuis le siècle dernier, Considérant que les acteurs économiques et les populations ne sont pas suffisamment sensibilisés à la sauvegarde de la nature, Reconnaissant que plus un écosystème est diversifié, mieux il résiste aux changements globaux, en particulier climatiques,
En conséquence,
la Commission recommande aux gouvernements de poursuivre les actions entreprises
pour préserver la nature, de renforcer les réseaux des espaces protégés en vue
de dessiner une trame paysagère et écologique qui préserve la biodiversité et
d’associer à cette démarche tous les acteurs de la société civile. POLITIQUES DE DÉVELOPPEMENT DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE Considérant l'importance stratégique de l'économie de la connaissance pour le développement scientifique, technologique et économique de la France et du Québec, Reconnaissant le rôle moteur du financement public, aux côtés du financement privé, pour soutenir les projets de recherche fondamentale, Constatant les succès obtenus dans les pays qui développent une forte collaboration entre les universités, la recherche publique et la recherche privée, Constatant la nécessité de renforcer les échanges entre les organismes de recherche et les filières de formation universités-écoles de la France et du Québec, Regrettant l’insuffisance des moyens mis à la disposition des jeunes chercheurs pour l’exercice de leur profession, En conséquence, la Commission :
Souhaite que les chercheurs,
avec l’aide des autorités publiques, fassent mieux connaître au public la nature
et l’importance de leur travail pour susciter des carrières scientifiques, - de maintenir un effort soutenu en faveur de la recherche fondamentale, - de promouvoir les échanges entre la France et le Québec, - de favoriser la création et le développement de réseaux, d’accroître la collaboration entre universités, organismes de recherche et entreprises privées, - de mettre en œuvre les moyens permettant d’offrir des perspectives d’emploi attrayantes aux nouveaux diplômés des études supérieures, en particulier les chercheurs titulaires d’un doctorat.
XXIe session de la commission interparlementaire
franco-québécoise
VIEILLISSEMENT DE LA POPULATION Considérant la tendance au vieillissement de la population dans la plupart des sociétés occidentales et les défis que représente cette évolution pour toutes les sociétés concernées. Déplorant les difficultés de renouvellement de leur population. Reconnaissant le capital humain riche, expérimenté et diversifié que représente la population aînée et la contribution que celle-ci peut apporter à la société, alors même qu’elle est souvent sous-employée. Constatant l’éclatement des structures familiales traditionnelles, ne permettant plus de maintenir en leur sein les personnes en perte d’autonomie. Affirmant la nécessité d’assurer une fin de vie de qualité aux personnes les plus âgées, en leur offrant le choix de demeurer à domicile ou de vivre dans un établissement spécialisé. Reconnaissant l’importance de veiller au maintien de l’équilibre entre les générations en assurant une répartition équitable des ressources. En conséquence, la Commission recommande aux gouvernements concernés de poursuivre l’encouragement de la natalité par le développement de politiques facilitant la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale et de veiller à mettre en place des politiques d’immigration favorisant l’intégration des nouveaux arrivants. Il convient également de promouvoir le maintien des droits à la retraite en adéquation avec la poursuite d’une activité professionnelle choisie. Par ailleurs, les États doivent ajuster les systèmes de santé aux besoins d’une population vieillissante, en mettant l’accent sur la santé préventive et en encourageant l’ensemble de la population à adopter de saines habitudes de vie. Il est enfin nécessaire de poursuivre la mise en place de modes d’accueil diversifiés. Toutefois, l’impact sur les finances publiques des mesures envisagées ne doit pas pénaliser les générations futures. FINANCEMENT DES ÉTUDES SUPÉRIEURES Considérant que nos États ne peuvent priver leurs étudiants et leurs étudiantes de la possibilité de poursuivre des études pour des raisons géographiques, culturelles ou financières. Reconnaissant le rôle majeur et prioritaire du financement public pour préserver l’indépendance de l’enseignement supérieur. Considérant l’importance pour les établissements d’enseignement supérieur de disposer d’un financement permettant d’être en bonne position au plan mondial et de soutenir la concurrence internationale, en étant capables d’attirer des étudiants et des professeurs de haut niveau et d’offrir un enseignement de qualité. Constatant que la libéralisation accrue du commerce des services touche le secteur de l’éducation et rend inévitable la question du financement privé des universités. En conséquence, la Commission recommande aux gouvernements de rechercher un équilibre entre les droits de scolarité assumés par les particuliers et les programmes d’aide financière aux études et de bourses d’études, de façon à favoriser le meilleur accès aux études supérieures. Il convient également d’encadrer le recours au financement privé pour garantir l’autonomie de l’enseignement supérieur et s’assurer que les programmes de formation ne soient pas soumis aux seules lois du marché et continuent de recevoir leur juste part de financement.
XXe
session de la commission interparlementaire franco-québécoise A l'invitation du Président de l'Assemblée nationale du Québec, M. Michel Bissonnet, les travaux de la XXe session de la commission interparlementaire franco-québécoise se sont tenus à Québec du 8 au 16 septembre 2006. La section québécoise de la commission était présidée par Mme Dominique Vien, présidente déléguée de la délégation de l’Assemblée nationale pour les relations avec la France (DANRF) et députée (parti libéral du Québec- PLQ) de Bellechasse. Elle était également composée de M. Sylvain Simard (parti québécois - PQ), vice-président de la DANRF et député de Richelieu, Mme Sarah Perreault, députée (PLQ) de Chauveau, M. Maxime Arseneau (PQ) des Îles-de-la-Madeleine, Raymond Bernier (PLQ), député de Montmorency, Mmes France Hamel (PLQ), députée de la Peltrie, Agnès Maltais (PQ), députée de Taschereau, Sylvie Roy (Action démocratique du Québec – ADQ), députée de Lobtinière, M. Jean-Pierre Soucy (PLQ), député de Portneuf, Mme Marie Malavoy (PQ), députée de Taillon et M. Michel Létourneau (PQ), député de Ungava. La section française de la Commission était présidée par M. Claude Goasguen, président du groupe d’amitié France-Québec et député (UMP) de Paris. Elle était en outre composée de M. René Dosière, vice-président du groupe d’amitié, vice-président de l’Assemblée nationale et député (S) de l'Aisne, de Mme Marcelle Ramonet, vice-présidente du groupe d’amitié et députée (UMP) du Finistère et de M. Jacques Desallangre, vice-président du groupe d’amitié et député (CR) de l'Aisne. Après avoir procédé à un échange de vues sur l'actualité politique en France et au Québec depuis sa dernière session en septembre 2005, la Commission a traité du thème de la sécurité et de la lutte antiterroriste. Elle a été ensuite reçue par M. Marcel Savard, inspecteur, au Quartier général de la sûreté du Québec. Abordant ensuite le thème de l’eau, ressource précieuse, la discussion a porté sur la nécessité de mieux la gérer : préserver les ressources, moins polluer et ne rejeter l’eau qu’après épuration. Puis, la Commission a visité la station d’épuration des eaux et berges de la rivière Saint-Charles et a été reçue par M. Jean-Pierre Villeneuve, directeur scientifique, au Centre eau, terre et environnement de l’Institut national de la recherche scientifique de l’Université du Québec. Une dernière séance de travail a permis d’entendre une présentation du fonctionnement des assemblées parlementaires québécoise et française par M. Rémi Schenberg, conseiller de l’Assemblée nationale française mis à disposition de l’Assemblée nationale du Québec. La XXIe session de la commission interparlementaire se déroulera à Paris en 2007. Les thèmes retenus sont « le vieillissement de la population » et « le financement des études supérieures ». En dehors des travaux de la Commission, la délégation s’est rendue aux Îles-de-La-Madeleine à l’invitation de M. Maxime Arseneau, député, et, en fin de séjour, à l’île d’Orléans, à l'invitation de M. Raymond Bernier, député. Les membres de la commission interparlementaire franco-québécoise ont adopté la résolution suivante : EAU, RESSOURCE PRÉCIEUSE Constatant que l’état de la ressource en eau à tendance à se dégrader et qu’il subsiste une méconnaissance des composantes et des risques liés à la gestion de l’eau. Constatant que l’un des principaux enjeux internationaux du XXIe siècle sera la gestion de l'eau et que les politiques au Québec comme en France devront mieux protéger et distribuer cette ressource. Constatant également que la gestion de l’eau implique de nombreux intervenants et nécessite la concertation de nombreux paliers gouvernementaux et municipaux surtout pour diminuer la pollution agricole et industrielle; il apparaît que le traitement des eaux usées, la réduction de la consommation, l’éducation populaire et la prévention sont les meilleurs moyens à privilégier. Considérant qu’avec le réchauffement climatique et l’augmentation de la population, l’approvisionnement en eau sera de plus en plus difficile et qu’il importe de sensibiliser la population à la préservation et à la protection de cette ressource si précieuse. Considérant qu’en outre, il est nécessaire de distinguer quatre moyens de répondre aux besoins en eau : protéger qualitativement la ressource visant à éviter qu’une pollution des eaux ne les rende impropres à la consommation, obtenir un développement quantitatif de la ressource et promouvoir l’usage rationnel de l’eau pour faire face aux besoins croissants et renforcer l’épuration des eaux usées. En conséquence, la Commission souhaite sensibiliser les gouvernements concernés par la gestion de l’eau à poursuivre les efforts déjà consentis pour que la population ait une eau de qualité. Il est nécessaire d’intensifier le contrôle de l’état de la ressource et d’encourager les investissements des collectivités en charge de l’épuration des eaux usées ; l’accent doit par ailleurs être mis sur la formation aux questions environnementales dès l’école, dans les établissements d’enseignement agricole, technique, scientifique et administratif ainsi que pour les magistrats. Un effort accru doit également être demandé aux pollueurs qui rejettent l’eau impropre. SÉCURITÉ ET LUTTE ANTITERRORISTE Constatant que les récents attentats (New York, Madrid et Londres) conduisent les États à prendre des mesures propres à sécuriser la population et les lieux et à contrer les menaces terroristes par l’adoption de lois qui peuvent avoir une incidence sur les libertés individuelles. Considérant toutefois que les États doivent également protéger la vie privée des personnes sur le territoire national et qu’ils ne doivent pas utiliser des moyens détournés pour restreindre les droits de la défense et les libertés publiques (arrestation sans mandat, audiences d’investigation, contrôle douanier excessif, droits d’entrée dans un pays…). Considérant qu’il n’existe pas de protections réelles contre les menaces de types nucléaire, radiologique, biochimique et chimique (NRBC). En conséquence, les parlementaires québécois et français doivent rechercher un équilibre entre la préservation des valeurs de démocratie et les nécessaires ajustements en matière de gouvernance, de défense et de politique étrangère. Les États doivent promouvoir les législations antiterroristes qui favorisent l’action préventive par l’adoption de dispositions contre les associations de malfaiteurs dans un but terroriste. Il convient également de renforcer l’efficacité des forces policières par une collaboration plus étroite entre ses services d’une part et entre la police et la justice d’autre part ainsi que de développer la coopération internationale. Par ailleurs, les États doivent également prendre en compte les enjeux liés à la criminalité transnationale organisée et au blanchiment des capitaux, à la sécurité des échanges économiques et financiers, à la lutte contre les pandémies, à la gestion des risques environnementaux et des catastrophes naturelles.
XIXe session de la Commission interparlementaire franco-québécoise
A l'invitation du Président
de l'Assemblée nationale, M. Jean-Louis Debré, les travaux de la XIXe session
de la Commission interparlementaire franco-québécoise se sont tenus à Paris du
12 au 18 septembre 2005.
M. Michel Bissonnet, Président de l'Assemblée nationale
du Québec et député (parti libéral-PL) de Jeanne-Mance-Viger, invité
parallèlement par M. Jean Louis Debré, a prononcé avec le Président de
l’Assemblée nationale, l’ouverture de la session de la Commission.
XVIIIe
session de la commission interparlementaire franco-québécoise
A l'invitation du Président de l'Assemblée nationale du Québec, M. Michel Bissonnet, les travaux de la XVIIIe session de la commission interparlementaire franco-québécoise se sont tenus à Québec du 11 au 19 septembre 2004. L'ouverture de la session a été prononcée officiellement par les Présidents Michel Bissonnet et Jean-Louis Debré, ce dernier ayant répondu à l'invitation de son homologue pour célébrer le XXVe anniversaire de la création de la commission interparlementaire franco-québécoise. La section québécoise de la commission était présidée par Mme Dominique Vien, présidente déléguée de la délégation de l’Assemblée nationale pour les relations avec la France (DANRF) et députée (parti libéral du Québec- PLQ) de Bellechasse. Elle était également composée de MM. Maxime Arseneau, vice-président de la DANRF et député (parti québécois - PQ) des Iles-de-la-Madeleine, Normand Jutras, député (PQ) de Drummond, Mme Sarah Perreault, députée (PLQ) de Chauveau, MM. Marc Picard, député (action démocratique du Québec - ADQ) des Chutes-de-la-Chaudière, Éric R. Mercier, député (PLQ) de Charlesbourg. La section française de la commission était présidée par M. Claude Goasguen, président du groupe d’amitié France-Québec et député (UMP) de Paris. Elle était en outre composée de MM. René Dosière, vice-président du groupe d’amitié et député (Soc) de l'Aisne, Michel Herbillon, vice-président du groupe d’amitié et député (UMP) du Val-de-Marne, Jacques Desallangre, vice-président du groupe d’amitié et député (CR) de l'Aisne, Pierre Lasbordes, secrétaire du groupe d’amitié et député (UMP) de l’Essonne, et de M. Jean Luc Préel, député (UDF) de Vendée. Après avoir procédé à un échange de vues sur l'actualité politique en France et au Québec depuis sa dernière session en septembre 2003, la commission a entendu le directeur "France" au ministère des relations internationales et le directeur de la coopération économique France-Québec au ministère du développement économique et régional et de la recherche, exposer le bilan annuel de la coopération franco-québécoise. La commission a ensuite traité du thème des systèmes de santé au Québec et en France. Leurs bilans, les perspectives de réformes, la question de leurs financements ainsi que l'impact du vieillissement de la population sont autant de sujets qui ont retenu l'attention des députés. Enfin les travaux ont porté sur la diversité culturelle et linguistique. Les débats ont concerné la future convention internationale sur la diversité culturelle préparée sous l'égide de l'UNESCO ainsi que la promotion du français. Sur ces questions la délégation a pu s'entretenir avec Mme Line Beauchamp, ministre de la culture et des communications du Québec. La XIXe session de la commission interparlementaire se déroulera à Paris en 2005. Les thèmes retenus sont "femmes, jeunes et politique" et "les partenariats publics privés". En dehors des travaux de la commission et en présence du Président Jean-Louis Debré, la délégation a pu se rendre à la Baie James visiter le site industriel d'HydroQuébec à Radisson. Enfin, et avant de gagner Montréal, elle s'est rendue en Mauricie, au lac Sacacomie, à l'invitation de Mme Francine Gaudet, députée de Maskinongé. Les membres de la commission interparlementaire franco-québécoise ont adopté la résolution suivante : 1. Constatant les difficultés financières que rencontrent les systèmes de santé, tant au Québec qu'en France, la commission recommande la poursuite des réformes des régimes d’assurance-maladie et d’assurance-médicaments afin d’assurer l’égal accès de tous à des soins de qualité. 2. Rappelant l’importance qu’il faut accorder à l’accompagnement des personnes malades dans le contexte particulier du vieillissement de la population, la commission réaffirme la nécessité d’arrimer les soins, les moyens et les ressources en fonction des besoins des bénéficiaires. 3. Considérant l’importance des actions en matière de prévention de la santé publique pour favoriser des habitudes de vie saines et responsables, la commission recommande aux autorités gouvernementales respectives de poursuivre les efforts entrepris dans la mise en place des programmes de prévention et de sensibilisation de la population. 4. Considérant l’importance de la mobilisation internationale autour des enjeux de la diversité culturelle, notamment le droit des États et des gouvernements à développer et soutenir leur propre politique culturelle, la commission joint sa voix à celle des instances de la Francophonie et appuie la démarche de l’UNESCO visant à adopter en 2005 une Convention sur la diversité des contenus culturels et des expressions artistiques. 5. Soucieuse de promouvoir la diversité culturelle, la commission rappelle l’importance de soutenir les industries culturelles, notamment par l’aide et la formation des créateurs et des professionnels de la culture, de même que par des mesures de soutien aux industries culturelles locales et à l’organisation de manifestations culturelles, en portant également une attention particulière aux initiatives en faveur des pays moins avancés. 6. Préoccupée par la diminution de l’usage de la langue française, principalement au sein des organisations internationales, la commission réclame le respect des politiques linguistiques en vigueur au sein de ces organisations ; elle encourage également l’enseignement de plus d’une langue secondaire dans les systèmes éducatifs afin de favoriser l’enseignement du français dans les pays non francophones. _________________
XVIIe
session de la commission interparlementaire franco-québécoise A l'invitation du président de l'Assemblée nationale, M. Jean-Louis Debré, les travaux de la XVIIe session de la Commission interparlementaire franco-québécoise se sont tenus à Paris du 15 au 17 septembre 2003.
La section québécoise de la commission était présidée par M. Michel Bissonnet, président de l'Assemblée nationale du Québec et député (parti libéral -PL) de Jeanne-Mance-Viger. Elle était également composée de Mme Dominique Vien, députée (PL) de Bellechasse, M. Maxime Arseneau, député (parti québécois - PQ) des Iles-de-la-Madeleine, M. Roch Cholette, député (PL) de Hull-Gatineau et de M. Normand Jutras, député (PQ) de Drummond. MM. François Côté, secrétaire général de l'Assemblée nationale et François Choinière, secrétaire administratif de la Commission, accompagnaient la délégation. La section française de la commission était présidée par M. Claude Goasguen, président du groupe d'amitié France-Québec et député (UMP) de Paris. Elle était en outre composée de M. Patrick Bloche, député (Soc) de Paris, M. Bruno Bourg-Broc, député (UMP) de la Marne, M. Loïc Bouvard, député (UMP) du Morbihan, M. René Bouin, député (UMP) du Maine-et-Loire, M. Gérard Charasse, député (NI) de l'Allier, M. Yves Deniaud, député (UMP) de l'Orne, M. François Dosé, député (Soc) de la Meuse, M. René Dosière, député (Soc) de l'Aisne, M. Pierre Lasbordes, député (UMP) de l'Essonne, M. Serge Poignant, député (UMP) de Loire-Atlantique, et de M. Bernard Schreiner, député (UMP) du Bas-Rhin.
Après avoir procédé à un échange de vues sur les résultats des élections qui se sont tenues en 2002 en France et en 2003 au Québec, la commission a abordé le thème du bilan de la coopération franco-québécoise. Les membres de la commission ont pu notamment s'entretenir à ce sujet avec M. Pierre André Wiltzer, ministre de la coopération et de la francophonie. Les députés ont manifesté la volonté d'établir à chaque session annuelle un bilan des programmes de coopération en cours, entre la France et le Québec. Par ailleurs, la commission soutient l'initiative des présidents Jean-Louis Debré et Michel Bissonnet de favoriser les échanges de personnels, fonctionnaires ou collaborateurs politiques, entre les deux assemblées nationales. La commission s'est ensuite penchée sur le thème de l'immigration et notamment celui de l'intégration des personnes immigrées. Elle a ici entendu Mme Emmanuelle Mignon, conseillère technique au cabinet de M. Nicolas Sarkozy, ministre de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales, ainsi que M. Patrick Weil, directeur de recherche au CNRS et à l'université Paris-I la Sorbonne. Si le modèle québécois apparaît difficilement transposable en France, les députés ont longuement abordé la question des quotas et de la sélection des candidats à l'immigration. Ils ont en outre rappelé l'importance de la qualité du dispositif d'accueil des personnes immigrées et de leur intégration, mis en place par les États. La XVIIIe session de la commission interparlementaire se déroulera à Québec en 2004. Les thèmes retenus sont : le bilan de la coopération, les systèmes de santé et la diversité culturelle. Après la clôture de la session, la délégation s'est rendue dans le Maine-et-Loire à l'invitation de M. René Bouin, puis chez M. Serge Poignant en Loire-Atlantique. Sur un plan local, les députés ont pu rencontrer des acteurs politiques et économiques de la région des pays de Loire. Avant de clore leur séjour en France, et à l'invitation du président du secteur marine d'Alstom, la délégation a été accueillie aux Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire, où elle a pu visiter le Queen Mary II, le plus gros paquebot jamais construit. Les membres de la Commission interparlementaire franco-québécoise ont adopté la résolution suivante : 1. Constatant depuis plus de quarante ans la richesse de la coopération entre la France et le Québec, la commission recommande la poursuite des programmes de coopération tant parlementaire que culturelle, universitaire, sociale, économique, technologique et audiovisuelle. 2. Considérant les liens existants entre les régions du Québec et les collectivités territoriales françaises, la commission encourage la diversité et le renforcement des échanges dans tous les domaines. 3. Rappelant l’importance de promouvoir la francophonie dans le monde et l’usage de la langue française, la commission réaffirme son attachement à la diversité linguistique et culturelle dans le monde. 4. Dans le but de parfaire la connaissance réciproque du fonctionnement des deux assemblées nationales, la commission souhaite que la prochaine « entente » signée par les deux présidents prévoie un programme d’échange de fonctionnaires et d’assistants parlementaires entre les deux assemblées. 5. Dans le but de veiller à la pérennité, au développement équilibré et à la qualité des programmes de coopération, la Commission recommande leur évaluation annuelle et invite le ministre en charge de la coopération du pays dans lequel se déroule la session annuelle, à désigner un représentant pour établir devant la commission un bilan des accords en cours et évaluer leur application. 6. Constatant que l'insertion des personnes immigrées dans les pays d'accueil est un enjeu majeur de cohésion sociale et de développement personnel, la commission rappelle l'importance de la qualité du dispositif d'accueil et d'intégration des personnes immigrées mis en place par les États. 7. Dans le but d'améliorer l'information des moyens mis à disposition des personnes qui désirent immigrer en France et au Québec, et aux fins d’améliorer la qualité du service, la commission encourage la concertation et la coopération des institutions compétentes, l'échange systématique d'information sur la législation et les programmes en cours.
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XVIe session de la commission interparlementaire franco-québécoise
La XVIe session de la commission interparlementaire franco-québécoise a eu lieu à Québec du 4 au 8 février 2002. La délégation française, présidée par M. Yves Tavernier, député (S) de l'Essonne, se composait de MM. Yves Deniaud, député (RPR) de l'Orne, René Dosière, député (S) de l'Aisne, Jean Dufour, député (C) des Bouches-du-Rhône, Mme Odette Grzegrzulka, députée (S) de l'Aisne et M. Pierre-André Wiltzer, député (UDF) de l'Essonne. Conduite par M. Claude Lachance, député (parti québécois) de Bellechasse, la délégation québécoise comptait également M. Réal Gauvin, député (parti libéral) de Montmagny-L'islet, Mme Danielle Doyer, députée (PQ) de Matapédia, M. Jean-Claude Gobé, député (PL) de LaFontaine, Mme Diane Leblanc, députée (PL) de Beauce-Sud, M. Matthias Rioux, député (PQ) de Matane et Mme Hélène Robert, députée (PQ) de Deux-Montagnes. Les discussions ont porté sur l'actualité politique en France et au Québec, le rôle du député au XXIe siècle, ainsi que sur la politique démographique et familiale. Les membres de la commission ont estimé nécessaire, dans la perspective d'un meilleur fonctionnement démocratique de nos sociétés, de renforcer les pouvoirs du parlement afin qu'il dispose des moyens d'action nécessaires à l'exercice de ses compétences législatives et de contrôle des exécutifs. Par ailleurs, la commission considère que, dans le contexte international inquiétant auquel nous sommes confrontés, il convient de tenir compte des données démographiques afin de mener une politique familiale compatible avec la vie moderne permettant la mise en oeuvre de mesures volontaristes destinées à renforcer les diverses composantes de la cellule familiale. En outre, les parlementaires se sont rendus dans les comtés de Matapédia, Montmagny-L'Islet et Bellechasse où ils ont été reçus par les autorités locales et sont allés à la rencontre de la population. Les membres de la Commission interparlementaire franco-québécoise ont adopté les résolutions suivantes : 1. La Commission interparlementaire franco-québécoise affirme la nécessité de combler les déséquilibres qui se sont creusés, au fil du temps, entre les gouvernements et les parlements. Elle croit utile de rappeler que les assemblées nationales, expression du suffrage universel, expriment seules la souveraineté nationale. Le bon fonctionnement des institutions démocratiques implique la restauration des parlements dans la plénitude de leurs compétences législatives et de contrôle des exécutifs. 2. Cette exigence impose un accroissement des moyens d'action des parlements : renforcement des moyens administratifs et financiers, capacité d'investigation notamment dans le contrôle de l'utilisation de l'argent public, meilleure reconnaissance du rôle reconnu à l'opposition, plus large information des citoyens sur le travail accompli par les assemblées et les parlementaires. 3. La multiplication des institutions indépendantes des structures institutionnelles (agences, commissions, comités...) et le poids essentiel des grandes institutions économiques et financières internationales commandent une évolution des moyens de contrôle dont disposent les parlements. Ils doivent pouvoir se doter d'organismes de suivi et de contrôle permanent, notamment sur la politique internationale et sur ses incidences sur la vie nationale. La lutte contre la pauvreté ou la politique du FMI concerne particulièrement tous les parlements du monde. 4. La Commission estime indispensable la prise en compte des données démographiques qui définissent objectivement les enjeux politiques majeurs de nos sociétés. Ainsi, pour faire face au bas taux de natalité et au vieillissement des populations, la Commission considère qu'il convient de mener une politique familiale compatible avec le mode de vie moderne. Dans un contexte international inquiétant ou la montée de la violence est de plus en plus préoccupante, la famille apparaît comme un repère fondamental qui doit favoriser l'épanouissement de l'individu, son intégration dans la société et l'égalité de ses chances dans la vie. C'est pourquoi la Commission recommande des mesures volontaristes à la fois pour restaurer la capacité parentale, l'autorité de chacun des parents dans les familles déstructurées ou recomposées, pour favoriser l'accueil public des jeunes enfants, l'autonomie des jeunes adultes et des personnes âgées dépendantes. _______________ XVe session de la commission interparlementaire franco-québécoise
XVe session de la commission interparlementaire franco-québécoise A l'invitation du Président de l'Assemblée nationale, M. Raymond Forni, les travaux de la XVe session de la commission interparlementaire franco-québécoise se sont déroulés à Paris du 14 au 19 mai 2001. La délégation française, présidée par M. Yves Tavernier, député (S) de l'Essonne, était composée de M. Gérard Charasse, député (RCV) de l'Allier, M. Yves Deniaud, député (RPR) de l'Orne, Mme Véronique Neiertz, députée (S) de la Seine-Saint-Denis, M. Serge Poignant, député (RPR) de la Loire-Atlantique, M. Dominique Bussereau, député (DL) de la Charente-Maritime, M. René Dosière, député (S) de l'Aisne, M. Charles Ehrmann, député (DL) des Alpes-Maritimes et M. Christian Kert, député (UDF) des Bouches-du-Rhône. La délégation québécoise, conduite par M. Normand Jutras, député (Parti Québécois) de Drummond, comptait également M. Réal Gauvin, député (Parti Libéral) de Montmagny-L'Islet, M. Claude Lachance, député (PQ) de Bellechasse, M. Michel Després, député (PL) de Limoilou, Mme Danielle Doyer, députée (PQ) de Matapédia et Mme Hélène Robert, députée (PQ) de Deux-Montagnes. Les parlementaires ont évoqué les thèmes suivants : - la situation politique en France et au Québec ; - la gestion institutionnelle des catastrophes naturelles ou provoquées par l'activité humaine et de leurs conséquences ; - le rôle des parlements face à la politique des institutions financières et commerciales internationales dans le contexte de la mondialisation. Dans le cadre de leurs travaux, conduits par M. Normand Jutras, président de la section du Québec, député de Drummond, et par M. Yves Tavernier, président de la section française, député de l'Essonne, les membres de la commission ont réaffirmé le rôle primordial des services publics de proximité dans la gestion des catastrophes et souligné la nécessité de renforcer les principes de prévention et de précaution. De plus, les députés estiment qu'il convient d'exiger l'élaboration, la mise en oeuvre et la ratification de traités internationaux destinés à la protection de la communauté humaine. Par ailleurs, dans le but de combler le déficit démocratique, la commission considère que les parlements doivent exercer pleinement leur mission de contrôle sur l'action de leurs gouvernements au sein des institutions financières et commerciales internationales, notamment en participant à la réflexion engagée pour une réforme de ces institutions. A l'issue des débats parisiens, le volet culturel de la commission s'est poursuivi dans le sud-ouest. En Dordogne, la délégation a été reçue par M. Germinal Peiro, député (S) et M. Michel Suchod, député (RCV). En Gironde, les députés québécois ont rencontré M. Gilbert Mitterrand, député (S). Enfin, les thèmes retenus pour la XVIe session de la commission interparlementaire franco-québécoise qui aura lieu au Québec au début de l'année 2002, sont les suivants : - la démographie et la politique familiale ; - le rôle du député au début du XXIe siècle. Les membres de la Commission interparlementaire franco-québécoise ont adopté les résolutions suivantes : 1. Dans la perspective d'une gestion efficace des catastrophes naturelles ou provoquées par l'activité humaine, la commission réaffirme le rôle primordial des collectivités locales et du service public de proximité. Elle considère qu'il importe de renforcer leurs moyens d'action et d'en assurer la pérennité. 2. Afin de renforcer les principes de prévention et de précaution, la commission recommande la mise en place d'une législation qui permettra de limiter les conséquences des catastrophes naturelles ou provoquées. 3. La commission estime qu'il convient d'exiger l'élaboration, la ratification et la mise en œuvre de traités internationaux destinés à la sécurité et à la protection de l'environnement de la planète, à la santé et à la qualité de vie de la communauté humaine. 4. Dans le but de combler le déficit démocratique, la commission invite les parlements à prendre les mesures nécessaires afin d'être mieux informés et d'exercer pleinement leur mission de contrôle sur l'action de leurs gouvernements au sein des institutions financières et commerciales internationales. Ils doivent participer pleinement à la réflexion engagée pour une réforme de ces institutions afin de rendre leur action plus transparente, plus efficace au service d'un meilleur équilibre et d'une plus grande solidarité entre les nations.
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