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Réception dans l'hémicycle
de M. José Luis Rodrίguez Zapatero,
Président du Gouvernement du Royaume d'Espagne


mardi 1
er mars 2005, à 15 heures


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[sur le site du Ministère des affaires étrangères]

  

Fiche d'information sur l'Espagne

Groupe d'amitié France - Espagne

Allocution introductive de M. Jean-Louis Debré, Président de l'Assemblée nationale,
Allocution de M. Jean-Pierre Raffarin, Premier ministre,
Discours de M. José Luis Rodrίguez Zapatero, Président du Gouvernement du Royaume d'Espagne

Reportage photographique

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© Assemblée nationale

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En savoir plus :
Réceptions dans l'hémicycle de chefs d'État ou de Gouvernement étrangers [sur le site de l'Assemblée nationale]

L'Europe en 25 fiches : Fiche sur l'Espagne [sur le site de l'Assemblée nationale]

Direction des relations économiques extérieures, Mission économique :http://www.dree.org/espagne

L'ambassade d'Espagne en France :http://www.amb-espagne.fr/

Le système politique en Espagne [sur le site de l'Ambassade d'Espagne en France]
Congrès des Députés : www.congreso.es
Sénat :
www.senado.es

 

AMBASSADE DE FRANCE MISSION ÉCONOMIQUE DE MADRID

Situation économique de l’Espagne à LA fin 2004
Fiche actualisée au 15 février 2005

1- La croissance du PIB réel aurait atteint 2,7% en 2004.

Selon l’indicateur avancé de l’INE (Institut espagnol de la statistique), l’Espagne aurait enregistré une croissance du PIB réel de 2,7%. Ce résultat est toutefois inférieur à l’hypothèse initiale d’une croissance de l’économie espagnole de 3%, sur laquelle reposait la préparation du budget 2004 et conservée par le gouvernement issu des élections de mars 2004, puis officieusement portée à 2,8% l’été dernier.

Selon certains commentateurs, les dernières performances espagnoles seraient le signe d’un essoufflement de la croissance, après plus de dix années de progression continue. Le taux pour 2004 témoigne toutefois d’une relative stabilisation, après une croissance du PIB de 2,2% en 2002 et 2,5% en 2003, années au cours desquelles l’Espagne avait mieux résisté que d’autres Etats-membres à un environnement marqué par l’appréciation de l’euro et le renchérissement des prix du pétrole. Le différentiel favorable avec la zone euro se réduit cependant pour s’établir autour de 0,6 point (il était de 2 points en 2003).

La croissance espagnole reste portée par la demande intérieure : la consommation des ménages et le secteur de la construction en demeurent les principaux facteurs (avec des taux respectifs de 3,4% et de 4,2% au troisième trimestre). Mais on note également un redémarrage sensible de l’investissement en biens d’équipement (en progression de près de 10%). Inversement, le déficit commercial se creuse très nettement du fait de la poussée des importations et augmente sa contribution négative à la croissance (-1,5% au 3ème trimestre). Le déficit commercial espagnol a ainsi progressé de plus de 30% en un an (autour de 44 Md€) pour atteindre désormais plus de 5% du PIB.

Pour 2005, la prévision gouvernementale de croissance a été ramenée à 2,9% dans le cadre de la révision du programme de stabilité, contre 3% prévus dans le projet de budget présenté en septembre dernier. Selon le secrétaire d’Etat aux finances, cette prévision est « raisonnable », et pourrait atteindre 3% si les prix du pétrole baissent au cours de l’exercice, sans cependant écarter l’hypothèse d’un déficit budgétaire si la croissance du PIB était plus faible. Plus optimiste, le conseiller économique de M. Zapatero, Miguel Sebastián, a déclaré : « nous pouvons affirmer aujourd’hui, sans crainte de nous tromper, qu’en 2005 l’économie espagnole croîtra plus et mieux ». La plupart des analystes économiques sont toutefois plus prudents, avec des prévisions de croissance du PIB réel se situant entre 2,2% et 2,7%. Les principales incertitudes portent sur l’évolution des prix du pétrole, la parité euro/dollar, mais aussi le comportement des ménages.

 

2- Le niveau élevé de l’inflation constitue une réelle préoccupation.

 Les performances espagnoles sont moins bonnes sur le front de l’inflation, qui reste supérieure à 3% (3,1% en rythme annuel en janvier, après 3,2% à fin décembre, soit 0,5 à 0,6% point au-dessus du résultat de 2003, et loin de la prévision gouvernementale initiale de 2%. L’inflation sous-jacente se maintient à un niveau élevé, à 2,9% (contre 2,5% en 2003). Sur l’année 2004, les plus fortes augmentations concernent les transports (+6%), suivis des boissons alcoolisées et des tabacs (+5,5%), de l’enseignement et des hôtels, cafés, restaurants (+4,2%) et enfin du logement (+4,1%).

En termes harmonisés, l’inflation s’établit à 3,2%, induisant une détérioration du différentiel avec la zone euro : de 0,3 point en janvier, il se rapproche de 1 point, seuil critique pour la compétitivité des entreprises et des produits espagnoles.

Pour 2005, les experts s’attendent à peu de variation, estimant que l’Espagne devrait connaître un taux d’inflation proche de 3%. Pour la Banque d’Espagne, la période de faible inflation est achevée, car le prix du baril se maintiendra au dessus de 30 dollars. La persistance d’une inflation élevée constitue un sujet de préoccupation croissante, notamment pour le patronat espagnol et les analystes privés, en termes de compétitivité de l’économie espagnole.  

3 – L’emploi continue d’évoluer favorablement.

Les données relatives à l’emploi sont bien orientées : pour la première fois depuis 2001, l’Espagne enregistre une baisse du chômage de 2,4%, le nombre de chômeurs s’établissant à 1,6 million à la fin de l’année 2004. Cette baisse concerne les jeunes, et en particulier le secteur de la construction et de l’industrie. Le taux d’emploi temporaire reste cependant au même niveau de 30,6%.

Du fait des créations d’emplois et de la régularisation de l’immigration, le nombre d’affiliés à la sécurité sociale a augmenté de 572 359 personnes et atteint 17,3 millions au 31 décembre dernier. Les femmes constituent désormais 40% de la population occupée (se rapprochant de la moyenne européenne de 45%). La part des étrangers, en augmentation de 13%, atteint de 6,2% (contre 5,5% en 2003). L’excédent de la sécurité sociale devrait vraisemblablement se vérifier à un niveau proche des 0,7% du PIB prévus par le gouvernement.

En 2005, la baisse du chômage devrait se confirmer, de même que le maintien d’un taux de croissance de l’emploi supérieur à 2%, pour autant que la croissance soit conforme aux prévisions.

 

*     *     *

L’économie espagnole a montré sa capacité de résistance face à la détérioration de l’environnement international après l’explosion de la bulle technologique, en conservant un rythme de croissance nettement supérieur à celui de la plupart des autres Etats européens. Mais en 2004, le différentiel de PIB avec la zone euro s’est contracté rapidement et l’écart en terme d’inflation s’est accru, mettant en évidence un problème majeur de relance de la productivité.  

De son côté, la Banque d’Espagne continue de s’émouvoir de la croissance de l’endettement des ménages (qui atteint 100% du RNB) et de ses possibles conséquences macroéconomiques, notamment dans les décisions de consommation qui sont désormais plus sensibles aux coûts de financement.

Plusieurs observateurs, y compris étrangers, s’interrogent sur la poursuite de la libéralisation et des réformes structurelles. Si la première année du nouveau gouvernement espagnol est marquée par des succès, notamment en terme de stabilité budgétaire, d’emploi et de croissance, des défis subsistent en effet. Les priorités en 2005 seront, selon toute vraisemblance, la productivité, le logement, la réforme de la fiscalité et le problème des autonomies, dans un contexte politique rendu difficile par les alliés nationalistes du Gouvernement, qui ne dispose pas d’une majorité stable, mais compte, notamment sur le premier thème, annoncer rapidement les premières mesures, à peine esquissées dans le Budget 2005.