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XIIème PARLEMENT DES ENFANTS
Les
10 propositions de loi retenues par le jury national

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N° 1
PROPOSITION DE LOI
visant à limiter le niveau sonore des
baladeurs
PRÉSENTÉE
par Beverly AMANE, Claire ANTUNES, Alison BOGNON,
Héloïse BOUFFAY, David COMMEAUX, Clément CRENIAULT, Fabien CROCHET, Manon
GIOVANNI, Enguerrand JACQUARD, Mégane LEFORT, Nicolas LEIDER, Julie
LEMARQUIS, Bastien PETIT, Marie PREAUT, Stéphanie PUNTIL, Mégane ROUX,
Pauline SIMONIN, Sylvain TOUCHARD, Gwendoline VANDROUX.
Élèves de la
classe de CM2 de l'école primaire St Jean des Vignes
de Châlon-sur-Saône
(Académie de Dijon)
EXPOSÉ DES
MOTIFS
Mesdames, Messieurs,
Nous vivons dans un monde bruyant. Le bruit, ancré dans notre société par
un effet de mode, se répand partout.
Si le fait d’écouter de la musique est avant tout un plaisir, il faut
aussi avoir conscience que cela peut être un danger.
Dans un contexte d’augmentation du temps d’écoute, des sources
d’exposition mais aussi des volumes sonores, nos oreilles sont de plus en
plus exposées et les risques d’endommager notre audition plus fréquents.
Aujourd’hui, 44 % des jeunes de 20 ans ont une perte d’audition et un
lycéen sur dix présente un déficit auditif parfois irréversible.
La déficience auditive risque d’être, en France, le prochain grand
phénomène de santé publique.
Nous avons participé, sous la conduite de professionnels de la santé, à
une animation sur le bruit, au cours de laquelle nous avons été mis en
particulier en position de personnes ayant perdu l’audition. Nous avons
ainsi pu nous rendre compte des effets de la surdité.
S’il existe des solutions efficaces pour préserver son capital auditif,
comme s’éloigner des sources de bruit ou utiliser des bouchons d’oreilles,
la réglementation actuelle, plafonnant à 100 décibels la puissance des
baladeurs, nous semble inadaptée.
Le bruit devient dangereux à partir de 90 décibels et la nature des
lésions constatées peut aller de l’acouphène (bourdonnements ou
sifflements incessants) à l’hyperacousie (intolérance aux bruits) ou à une
perte auditive irréversible.
Au vu des risques encourus, pourquoi les baladeurs ne sont-ils pas limités
à un niveau sonore garantissant une absence de risque ?
Nous proposons donc d’abaisser le seuil autorisé des baladeurs de 100 à 85
décibels et que les fabricants rendent impossible le dépassement de ce
seuil.
Nous pensons que seules des actions de prévention et la réelle application
d’une réglementation stricte peuvent éviter la dégradation de nos
oreilles.
PROPOSITION DE LOI
Article 1er
Les fabricants de baladeurs musicaux doivent abaisser le niveau sonore de
100 à 85 décibels afin de ne pas excéder le seuil de risque.
Article 2
Une charte doit être rédigée avec les constructeurs de musique amplifiée
qui devront appliquer la réglementation stricte et faire en sorte que l’on
ne puisse pas violer les seuils autorisés.
Article 3
Une sensibilisation aux risques auditifs doit être proposée
systématiquement aux élèves, du CP jusqu’à leur entrée au collège, avec
l’aide éventuelle de professionnels de la santé.
Article 4
Le ministère de la Santé doit, à travers des messages publicitaires,
insister sur les dangers encourus par une exposition prolongée à des
niveaux sonores trop élevés.

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N° 2
PROPOSITION DE LOI
visant
à rendre obligatoire le port du casque, pour les enfants,
lors des déplacements à vélo
PRÉSENTÉE
par Kévin ANDRE,
Florian BARBU, Estelle BARDET, Sophia BEL BIYAD, Thibault BLANCHARD, Lucie
BOURLIER, Hadrien CARRION, Margaux COUPEZ, Daphné GALOPIN, Joffrey
GERMAIN, Priscillia LANGE, Anthony LE STER, Camille LEROY, Manon LEVEQUE,
Valentin LEVEQUE, Philippine MIEUZET, Marie MILON, Charlyne PARIS, Gaétan
PARIS, Jessie ROLAND, Lise VINET
Élèves de la classe de CM2 de l'école
primaire publique Ledru-Rollin
de La Ferté Bernard (Académie de Nantes)
EXPOSÉ DES MOTIFS
Mesdames, Messieurs,
Chaque année, autour de nous, en France,
sur les axes de circulation, ont lieu des milliers d’accidents à vélo. Les
principales victimes sont souvent des enfants de moins de quinze ans.
En 2000, les statistiques indiquaient que,
sur 4 517 accidents à vélo, près de la moitié des victimes ont été
blessées à la tête. Ces blessures peuvent être très graves, occasionner
des séquelles et même aller jusqu’à la mort du blessé.
Si le casque était obligatoire, cela
réduirait de 80 % la gravité des blessures et de 88 % celle des lésions au
cerveau.
La baisse du nombre d’hospitalisations
suite à des accidents de vélo ainsi que la diminution de la gravité des
séquelles permettraient une diminution des dépenses de santé.
Mesdemoiselles et Messieurs les délégués
juniors, nous devons rendre obligatoire le port du casque lors des
déplacements à vélo.
C’est donc à vous, Mesdemoiselles et
Messieurs les délégués juniors, que revient le choix de voter cette
proposition de loi qui, si elle est adoptée, contribuera à améliorer la
sécurité de chacun et à sauver des vies.
Je vous remercie de votre attention.
PROPOSITION DE LOI
Article 1er
Le port du casque pour les mineurs
circulant à vélo est obligatoire.
Article 2
Le casque doit être homologué et
parfaitement adapté à la taille de la tête de l’enfant afin de garantir
une sécurité optimale en cas de chute.
Article 3
Le non-respect de cette consigne de
sécurité, lorsqu’elle est dûment constatée par les services de police
municipale, de police nationale ou de gendarmerie, donnera lieu à une
amende de première classe dont les parents de l’enfant auront à
s’acquitter.

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N° 3
PROPOSITION DE LOI
visant
à protéger les enfants et les personnes sensibles
des images choquantes à la télévision
PRÉSENTÉE
par Allan AINAMA, Adam BALTAGI, Robin BLOTTIERE, William BRELET, Stéphanie
BUHANT, Margaux CHAMEROIS, Céline CHRETIEN, Rémy DIERICX, Aurélien FAURE,
Richard FOUGERE, Déborah HADIDA, Thibaud JOLLY, Makamoussou KEITA, Monica
LAPEDRA, Antoine LEGROS, Chloé MASSA, Lucas MOISY, Jennyfer PATAUT,
Estelle ROCHOIR, Xiao Feng ZHANG.
Élèves de la classe de CM2 de l'école
polyvalente Montempoivre
de Paris XIIe (Académie de Paris)
EXPOSÉ DES MOTIFS
Mesdames, Messieurs,
Tous les jours dans les médias (les
journaux télévisés, les films, la publicité …), nous pouvons voir des
images qui peuvent choquer un public sensible.
Parmi ce public sensible s’inscrivent les
enfants, bien sûr, mais également, parfois, certaines personnes âgées ou
des personnes souffrant de troubles psychologiques.
Bien entendu, il existe déjà des lois
visant à protéger et à avertir de la diffusion d’images de nature à
heurter la sensibilité d’un certain public.
Mais sommes-nous réellement toujours bien
avertis ?
Depuis quelques années, un code précisant
la tranche d’âge à laquelle s’adresse un film, apparaît au début de sa
diffusion. Mais pourquoi n’est-il pas permanent ?
De plus, les films ne sont pas les seuls
supports pouvant contenir des images choquantes. Or, aucun code, signal ou
autre avertissement n’apparaît sur nos écrans lors de la diffusion de
documentaires ou de journaux télévisés parfois terriblement choquants.
Enfin, on sait que beaucoup d’enfants
regardent seuls la télévision et parfois pendant une longue période,
enchaînant plusieurs programmes télévisés à la suite qui ne leur sont pas
forcément destinés, et se trouvent ainsi confrontés à des programmes
inadaptés voire choquants et cela sans que leurs parents en aient été
avertis à distance.
C’est pourquoi nous estimons que le
dispositif actuel pour la protection du public n’est pas suffisant et doit
être renforcé.
Aussi, la présente proposition de loi
prévoit d’élargir les mesures visant à protéger le public grâce à un
système d’avertissements plus complet.
PROPOSITION DE LOI
Article 1er
Tout public a le droit d’être prévenu de
la diffusion d’images pouvant choquer les personnes sensibles et les
enfants, dans les films, les documentaires, les informations et autres
diffusions télévisées.
Article 2
Un signal sonore (phrase de
recommandation, bip ou gingle) est émis, durant les dix premières secondes
de tout programme contenant des images de nature à heurter la sensibilité
de certaines catégories de public.
Il doit être d’un niveau suffisamment
élevé pour être entendu par toute personne ayant une acuité auditive
normale.
Article 3
Un signal visuel précisant la tranche
d’âge à laquelle s’adresse le programme apparaît pendant toute la durée de
la diffusion, en bas à droite de l’écran. Il doit être de taille
suffisamment importante pour être visible par toute personne ayant une
acuité visuelle normale.
Article 4
Ces signaux doivent être communs à toute
la Communauté européenne et enseignés dans les établissements scolaires.

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N° 4
PROPOSITION DE LOI
visant
à informer les enfants des risques d’obésité dus à
l’alimentation industrielle
PRÉSENTÉE
par
Yoline AIZAC, Mélanie ANE, Sandra ARNAUD, Maxime ARNAULT, Nicolas BARBOT,
Emeline BAYLE, Simon BOBINET, Anaïs BULTEAU, Lucas CHABOT, Mégane, CORNET,
Adrien DENIS, Valérie DIEUMEGARD, Stèvy FOUCHER, Elodie GIOGI, Yoan
GUILLOT, Clément JUIN, Kévin LOPES, Maxime MERIT, Morgan MOREIRA, Margaux
PALLIER, Toscane RAMBAUT, Tony ROUSSEL, Sandra SIMMONET, Athénaïs SOULARD,
Sheldon TOUITOU, Xavier VASSOR, Mathilde VEZIEN, Morgan VUILLAUME, Camille
WERY.
Élèves de la classe de CM2 de l'école primaire Jean Monnet
de Mauzé-sur-le-Mignon (Académie de Poitiers)
EXPOSÉ DES
MOTIFS
Mesdames, Messieurs,
Nous avons remarqué que certains enfants, et cela de plus en plus, sont
concernés par l’obésité.
Ce phénomène touche toutes les couches de la société. Cette obésité
précoce entraîne souvent de graves maladies chez l’enfant et, plus tard,
chez l’adulte.
Il nous paraît indispensable et urgent de réagir dès le plus jeune âge
afin d’inculquer très tôt des réflexes de consommateur responsable. Nous
autres, les enfants, sommes souvent attirés par des aliments qui peuvent
avoir des effets indésirables sur notre poids. En effet, beaucoup de
produits alimentaires contiennent trop de sucres et de matières grasses et
en règle générale sont extrêmement caloriques.
Nous sommes facilement influençables par manque d’information et par la
qualité des publicités. Les industriels de l’agro-alimentaire et les
publicitaires le savent.
La loi les oblige à certaines indications sur les emballages, mais
celles-ci sont peu claires, peu voyantes et rébarbatives à lire.
C’est pourquoi, Mesdames et Messieurs, nous proposons qu’un code de
couleur soit prévu sur tous les emballages alimentaires en plus des
indications déjà en vigueur.
PROPOSITION DE LOI
Article 1er
Au-delà de 400 kcal pour 100 g, les
emballages devront comporter une barre de couleur rouge.
Entre 200 et 400 kcal pour 100 g, les
emballages devront comporter une barre de couleur orange.
La barre verte sera réservée pour les
aliments de moins de 200 kcal pour 100 g.
Article 2
Cette mention devra figurer sur tous les
emballages alimentaires ainsi que sur les boissons.
Article 3
Ces codes de couleur devront figurer dans
les publicités.
Article 4
Les services de restauration rapide où les
emballages sont nombreux devront respecter cette obligation tant à
l’affichage que sur l’emballage.

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N° 5
PROPOSITION DE LOI
visant
à instaurer entre les enfants des pays appartenant à
l’Union européenne des échanges aisés, une meilleure
connaissance des peuples et une unité plus forte
PRÉSENTÉE
par Josiane ASSINANI, Yoann BEAUSSE, Luigi CANISARES, Sakina CHADLI,
Mathis CHAUMET, Joy DEPLECHIN, Parnian DIDHEBAN, Wendy DRICI, Bouchera EL
OUADI, Sébastien JULIENNE, Bayane KARROUM, Marvin LAIMECHE, Rodrick LANDU,
Guillaume LAUVERGNAT, Philippe MARTIN, Nadia MALARD, Ludovic MICHEAU,
Cindy NADAL, Romain PAPKE, Charles REAULT, Salim REZQALLAH, Cynthia ROUET,
Guillaume ROUSSEAU.
Élèves de la classe de CM2 de l'école
élémentaire publique Andersen de Poitiers (Académie de Poitiers)
EXPOSÉ DES MOTIFS
Mesdames, Messieurs,
Nous habitons, nous vivons, dans un
ensemble de tours et d’immeubles d’un quartier de Poitiers riche en
nationalités, en cultures et en religions différentes, comme c’est le cas
dans notre classe.
Bien sûr la vie n’y est pas tous les jours
facile ; il y a parfois des mots qui sortent trop vite des bouches, des
gestes qui partent eux aussi trop rapidement…
Cependant, nous avons accompli bien des
progrès, tous ensemble. Nous avons appris les uns des autres, tous
ensemble. Nous avons grandi, tous ensemble, avec nos qualités et nos
défauts. Depuis le début de l’année scolaire, nous nous sommes réunis
autour d’une devise que nous avons rédigée, tous ensemble :
« Tous pareils, tous différents, tous
ensemble ».
Alors, lorsque nous avons réfléchi à une
proposition de loi, nous avons pensé à quelque chose qui pourrait
rassembler, rapprocher les gens de différentes nationalités, quelque chose
qui pourrait appartenir à tous.
L’Union européenne possède déjà des
institutions, un drapeau, un parlement, une monnaie.
Nous avons imaginé qu’un autre lien, plus
personnel, pourrait rapprocher, peut-être un peu plus encore, tous les
peuples européens, si divers : que chacun puisse avoir, dans sa poche,
dans son portefeuille, sur soi, une carte d’identité portant la mention
européenne, juste à côté de celle de son pays, et que cette carte,
gratuite, puisse permettre à tous ceux qui le souhaiteraient de voyager
sans passeport dans tous les pays européens.
PROPOSITION DE LOI
Article 1er
Chaque pays devra apposer sur toutes les
nouvelles cartes d’identité la mention européenne en plus de celle du pays
d’origine.
Article 2
La nouvelle carte d’identité européenne
permettra l’accès à tous les pays membres de l’Union européenne et
remplacera les passeports en usage.
Article
3
La carte d’identité européenne, gratuite
et obligatoire, devra avoir été délivrée avant la fin de la première année
de l’école élémentaire à tous les enfants nés en France.

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N° 6
PROPOSITION DE LOI
visant
à mener une action de
solidarité vers les pays en voie de développement dans le
domaine de l’eau potable
PRÉSENTÉE
par Alicia DAVID, Cyril EXCOFFON, Pierre INAREJOS, Laura SUZANNE, Émeline
ALEXANDRE, Rudy AWAGA, Camille BERGY, Julien CARMONA, Marine DETREZ,
Séverine DRUEL, Jérémy DUTHEIL, Maxime FREITAS, Alexandre HOUSSIN, Selin
KARATEPE, Jordan LAUTONNE, Anaïs LE GUILLOU, Simon LEFEBVRE, Gwénaël
LEHOUX, Judith LERATE, Jordan MARQUES, Thomas MONNIER, Nicolas NIETO,
Romane PETIT, Marine RAULT, Mickaël RODRIGUES, Romain ROJEK, Aline
ROUSSEAU, Loïc ROUSSEAU, Mehdi SDOUGA, Alexandre SEGERS.
Élèves de la classe de CM1- CM2 de l'école
élémentaire Henri Bernard d’Aubevoye
(Académie de Rouen)
EXPOSÉ DES MOTIFS
Mesdames, Messieurs,
Nous avons la chance dans notre pays de disposer d’eau
potable très facilement. Au cours d’activités sur le thème de l’eau, nous
avons appris que de très nombreux habitants de la planète n’ont pas accès
à l’eau potable. Plus de 2,6 milliards d’êtres humains ne disposent pas de
l’assainissement, et plus d’un milliard d’individus utilisent de l’eau
insalubre. Environ 4000 enfants meurent chaque jour à cause des maladies
dues à l’eau insalubre et au manque d’hygiène.
Chez nous on consomme chaque année 5,6 milliards de mètres
cubes d’eau !
Nous avons pensé que notre accès facile à l’eau potable
pourrait être aussi une chance pour ceux qui n’ont pas les moyens de
consommer cette richesse.
Chaque fois que nous consommons de l’eau, nous pourrions
agir solidairement par une petite contribution.
PROPOSITION DE LOI
Article 1er
Une taxe de solidarité de 1 centime d’euro
est instaurée pour chaque mètre cube d’eau potable consommée.
Article 2
Le produit de cette taxe est remis aux
organisations internationales chargées de mettre en place des
installations de pompage et d’assainissement d’eau dans les pays où tous
les habitants n’ont pas accès à l’eau potable.
Article 3
Chaque année, l’Assemblée nationale est
informée sur les résultats de cette action. L’information est donnée
également aux consommateurs avec leur facture d’eau.

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N° 7
PROPOSITION DE LOI
visant
à lutter contre la
pollution due aux sacs plastiques en rendant obligatoire
l’utilisation de sacs uniquement biodégradables
PRÉSENTÉE
par Anouchka AGBAYISSAH, Cédric ALBRIER, Abirami ARASINLAGAM, Hippolyte
BASTIEN, Camille BELLAY, Charlotte BINET, Nine BOUTIN, Marine BRAMOULLE,
Kévin BRINGUIER, Simon CAZADE, Rémy COSTE, Antoine de FOUCHECOUR,
Alexandre de MORAIS, Etienne DUCAMP, Chloé GARRIGOU, Anthony GAUTHIER,
Karen GONCALVES, Fabien GOURLAOUEN, Guillaume LAPOUS, Stanislas LEBRUN,
Timothé LEPAGE, Robin MENIGAULT, Sandra NOUARD, Pierre PROMEYRAT, Juliette
QU MING, Manon RATTIER, Arnaud TERZIC, David TRICOCHE.
Élèves de la classe de CM2 de l'école
primaire Saint-Exupéry
de Marly-le-Roi (Académie de Versailles)
EXPOSÉ DES MOTIFS
Mesdames,
Messieurs,
Réuni en Congrès de Versailles le 28
février 2005, le Parlement a adopté la Charte de l’Environnement. Selon
l’article 2 de cette Charte, « Toute personne a le devoir de prendre part
à la préservation et à l’amélioration de l’environnement ».
Or, de nos jours, en France, environ 17
milliards de sacs plastiques sont distribués chaque année dans le
commerce. Vingt pour cent de ces sacs se retrouvent dans la nature.
Lorsque nous nous promenons en forêt, à la campagne, sur le littoral, nous
prenons conscience qu’ils contribuent à polluer davantage notre
environnement.
Ces sacs peuvent aussi tuer les animaux.
Ainsi, le témoignage de l’un de nos camarades. En faisant de la plongée
sous-marine, son père a sauvé un dauphin qui était sur le point de
s’étouffer en jouant avec un sac plastique. Un autre camarade nous a parlé
de son papa cuisinier qui, en ouvrant un poisson, a découvert dans son
estomac un sac en plastique. Des statistiques nous ont montré que les sacs
plastiques représentent plus de la moitié des déchets causant la mort de
dauphins, baleines et tortues. Selon des chercheurs britanniques, le sable
et les sédiments marins sont envahis de particules microscopiques de
plastique qui pourraient avoir un lourd impact sur la faune et la flore
marine et sur la chaîne alimentaire.
Ces sacs pouvant contenir des déchets
toxiques sont aussi dangereux pour les moutons. En lisant un journal pour
enfants et en écoutant les actualités, nous avons vu des troupeaux de
moutons dans les prairies envahies par des sacs plastiques. Ces sacs très
légers provenant d’une décharge à ciel ouvert s’envolent au moindre coup
de mistral. Il faut une seconde pour fabriquer un sac en plastique qui
nous servira en moyenne vingt minutes et qui mettra plus de quatre cents
ans avant d’être totalement éliminé de la nature. Chaque année, la France
dépense autour de cent millions d’euros pour leur élimination !
Il est grand temps que cette pollution et
ce gaspillage aux sacs plastiques cessent. Aujourd’hui, nous constatons
que de nombreux efforts sont réalisés dans la grande distribution mais
cela nous semble encore insuffisant. Sur de nombreux sacs figure un label
écologique mais nous ne voyons pas toujours la composition. Sur d’autres,
on ne voit rien. Ces sacs très fins constitués à base de polyéthylène ne
sont pas tous biodégradables. Nous pensons que la petite distribution ne
fait pas assez d’efforts : les sacs distribués ne comportent aucun
renseignement sur la composition et sur le label écologique.
Mesdames, Messieurs, nous souhaiterions
que soient interdits tous les sacs non biodégradables et ceux sur lesquels
ne figure aucune mention de la composition. Nous aimerions que soient mis
à la disposition des consommateurs des cabas réutilisables ou des sacs en
papier.
Protégeons la nature, nous en sommes
responsables devant les futures générations !
PROPOSITION DE LOI
Article 1er
Chaque commerçant devra distribuer des
sacs uniquement biodégradables ou des cabas réutilisables.
Article 2
Sur chaque sac plastique distribué dans la
grande ou la petite distribution, devront figurer en caractères
suffisamment gros la composition et le label écologique.
Article 3
Tout commerçant qui distribuera des sacs
en plastiques non biodégradables ou ne comportant aucune mention sur la
composition, sera passible d’une amende.
Article 4
A l’école primaire, dans le cadre de
l’éducation civique, les enseignants devront sensibiliser leurs élèves au
problème de la pollution par les sacs plastiques.

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N° 8
PROPOSITION DE LOI
visant à mettre en place des
dispositions pour faire face aux tremblements de terre
PRÉSENTÉE
par Orhel BRIDE,
Victoria FIOU, Mickaël GUILLAUME, Richard MARGOTONNE, Sophia
MORVAN, Javan PETIT, Angélique AIME, Steeve AIME, Alexandre BEAUJOUR,
Miguel BEDE, Diana BELENUS, Keny BOCAGE, Dylan MALESPINE, Sandro NADILLE,
Timothée PETIT.
Élèves de la classe de CM1 – CM2 de
l'école primaire de Terre de Bas
Les Saintes (Académie de Guadeloupe)
EXPOSÉ DES MOTIFS
Mesdames, Messieurs,
Le 21 novembre 2004, vers 7 heures 40,
nous subissions à Terre de Bas un tremblement de terre de magnitude 6,3
sur l’échelle de Richter dont nous avons été les témoins directs.
L’histoire raconte que le dernier séisme
meurtrier de référence est celui de 1843 dans la région de Pointe-à-Pitre.
A Terre de Bas, nous ne sommes ni habitués
ni préparés à un tel phénomène naturel. Les dégâts sont importants, mais
heureusement il n’y a pas de victimes sur notre île.
Cependant, nous ne pouvons que constater
l’état d’affolement de la population. Au début, chacun est livré à
soi-même, ne sachant que faire.
Nous apprenons à cette occasion que notre
commune est dans une zone sismique à haut risque (zone 3) avec de
nombreuses failles.
La Guadeloupe tôt ou tard sera soumise à
un tremblement de terre de forte magnitude. Il faut donc se préparer.
La proposition de loi que nous faisons
vise à s’assurer que les constructions respectent un certain nombre de
règles et que des cellules de crise et des cellules d’écoute sont mises en
place dans les différentes communes.
Dès aujourd’hui, nous devons adopter la
culture du risque et nous mobiliser pour avoir moins de dégâts, moins de
victimes.
Il nous faut toujours garder en mémoire ce
qui s’est passé en Guadeloupe, en Asie et en Iran.
PROPOSITION DE LOI
Article 1er
Les bâtiments publics doivent être
construits aux normes parasismiques.
Tout les bâtiments publics existants (les
écoles, les hôpitaux…) doivent faire l’objet de travaux de consolidation.
Article 2
Dans tous les établissements publics, on
doit trouver des trousses de premiers secours et du personnel titulaire de
l’Attestation de Premiers Secours.
Article 3
Les communes doivent avoir une ligne
budgétaire destinée à venir en aide aux administrés en cas de catastrophes
naturelles.
Toutes les communes doivent avoir une
réserve alimentaire constituée des produits de première nécessité : eau,
conserves…
Article 4
Toutes les communes doivent créer une
cellule de crise et une cellule d’écoute composées de personnes capables
de venir en aide aux sinistrés (des infirmiers, des médecins, des
psychologues, des pompiers…).

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N° 9
PROPOSITION DE LOI
relative
à la commémoration nationale de l’abolition de
l’esclavage de 1848
PRÉSENTÉE
par
Kenji ANNETTE, Dylan BABO, Ryan BADLOU, Louise CALTE, Julie DARIVON,
Christelle DURANTY, Sandy FILA, Sherley FONDS, Lorine FORDANT, Loïc
HARPON, Laura HUGUENIN, Léo MAMBRINI, Wendy MARIE-SAINTE, Yann
MARIE-SAINTE, Brittany MARION, Lara MAURIOL, Pauline MELNIK, Charlotte
NIASME, Sarah PHILIAS, Oriane PICOT, Inès RUBINEL, Jean-Adamas SIMPHOR,
Adeline VETRO, Kevin ZABAREL, Mydje MEDOUZE.
Élèves de la classe de CM2 de l'école
mixte B de l’Anse
Madame de SCHOELCHER (Académie de la Martinique)
EXPOSÉ DES MOTIFS
Mesdames, Messieurs,
L’esclavage a été une abomination mondiale
qui a duré plusieurs siècles provoquant la déportation et l’asservissement
de millions d’enfants, de femmes et d’hommes. Par les actions de Madame
TAUBIRA, députée guyanaise, il a été déclaré « crime contre l’humanité ».
Il a été alors clairement établi que la
prise en compte d’un tel évènement n’appartenait pas à une, deux, voire
trois populations distinctes mais à tous les Français. Ceux qui se
proclament les « héritiers des victimes » ne peuvent être les seuls
dépositaires d’une telle commémoration. En effet, n’importe quelle région
de France est concernée par ce devoir de mémoire d’un crime qui, comme
d’autres, doit être inscrit dans la conscience collective nationale pour
que « plus jamais ça » !
Pour toutes ces raisons, nous vous
demandons, Mesdemoiselles et Messieurs les délégués-juniors, de bien
vouloir adopter la présente proposition de loi.
PROPOSITION DE LOI
Article 1er
Il est instauré un jour dans l’année pour
la commémoration de l’abolition de l’esclavage de 1848.
Article 2
Cette commémoration est nationale,
c’est-à-dire célébrée sur tout le territoire français. Elle prend toutes
les formes que lui donne son officielle et essentielle importance : temps
ou espaces dans les médias, défilés de militaires et dépôts de gerbes aux
monuments aux morts par les grands responsables (préfet, président de
département, région…) et toutes manifestations proposées par les
associations ayant pour thèmes l’esclavage, l’abolition, la
réconciliation, la fédération et l’entente entre humains.
Article 3
Les dates existant dans les départements
caraïbes d’Outre-mer sont maintenues : le 22 mai en Martinique, le 27 mai
en Guadeloupe et le 10 juin en Guyane.
Article 4
La commémoration de l’abolition de
l’esclavage sera célébrée, dans les autres départements de la Nation, le
premier dimanche de juin. Ainsi aucun jour férié supplémentaire ne sera
ajouté au calendrier.

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N° 10
PROPOSITION DE LOI
visant
à créer un centre de détection de
tremblement de terre sous-marin dans les zones à risques des
collectivités territoriales d’outre-mer
PRÉSENTÉE
par
Lolesio AKILETOA, Kusito AMOSALA, Éric BRIAL, Serge BRIAL, Tara
DINH-MOALA, Jérôme FAKATIKA, Manasse FAKATIKA, Tolotea FALATEA, Toafa
FALELAVAKI, Sulita FITIALEATA, Lafaele FOLITUU, Pierrick FOTUTATA, Pierre
GAVEAU, Paul HUOT, Masaga LUAKI, Jacky MAILETOGA, Kumiofa MAUGATEAU, Dylan
MOELIKU, Logalei SALIGA, Palatina SIALEHAAMOA, Vitaliano TUFELE, Fiona
TUIHAMOUGA.
Élèves de la classe de CM2 de l'école
primaire privée Sausau
de Sigave (Académie de Wallis-et-Futuna)
EXPOSÉ DES MOTIFS
Mesdames, Messieurs,
Les îles de Wallis-et-Futuna, et plus
particulièrement notre île de Futuna, sont situées dans une zone très
exposée aux tremblements de terre. En mars 1993, une secousse de force 6,3
sur l’échelle de Richter a causé deux décès et d’importants dégâts
matériels. Récemment, le 26 décembre 2004, a eu lieu en Asie l’une des
plus grandes catastrophes naturelles de notre ère. Nous gardons encore en
mémoire l’ensemble de ces images dramatiques.
Nous nous devons de prendre note de ces
avertissements et d’agir en faveur de dispositions pour la protection des
zones à risques des collectivités territoriales d’Outre-mer.
En premier lieu, notre proposition de loi
vise à la mise en place d’un équipement de détection sismique performant
dans les zones à risques des collectivités territoriales. Il est
fondamental de disposer d’équipements qui permettront la sauvegarde de
vies humaines. Nous pensons que le meilleur moyen d’action préventive
passe par la création d’un centre d’étude dans chaque zone dangereuse.
Parallèlement, nous proposons la mise en
place d’un dispositif de protection civile. Il est certain qu’une
sensibilisation à la planification préalable des catastrophes naturelles
semble appropriée, pour cela il faut promouvoir l’analyse des leçons
tirées du vécu. Ce dispositif de protection doit concerner la politique
pré et post-catastrophe à adopter.
Troisièmement, il nous semble intéressant
d’insérer une matière dans les programmes scolaires primaires des zones à
risques des collectivités territoriales. Celle-ci informera les élèves sur
les modalités d’apparition des catastrophes naturelles, les moyens de
prévention existants, et la manière dont on peut atténuer leurs
répercussions.
Il est clair que de nombreux points
devront être développés parallèlement à ces propositions. En effet nous
pensons notamment à la mise en œuvre d’une aide technique consultative
concernant les constructions anti-sismiques ou encore à des partenariats
avec des instituts scientifiques et techniques.
Nous pensons donc, Mesdames et Messieurs,
que la dotation de moyens performants dans les zones à risques des
collectivités territoriales est fondamentale. Parallèlement, grâce aux
travaux d’éducation et de sensibilisation de la population, nous pourrions
éviter des conséquences matérielles et humaines désastreuses.
PROPOSITION DE LOI
Article 1er
Création dans chaque zone à risques des
Collectivités Territoriales d’Outre-mer d’un centre de détection sismique
sous-marin afin d’alerter au plus vite la population en cas de probabilité
de raz-de-marée.
Article 2
Création d’un dispositif de protection
civile pré et post catastrophe.
Article 3
Inclusion dans les programmes scolaires
d’une matière qui éduquera les élèves quant aux modalités de formation des
catastrophes naturelles, les moyens de prévention existants, et la façon
dont on peut en atténuer les répercutions.

Ecrire au Parlement des enfants :
parlement-enfants@assemblee-nationale.fr
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