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Laurent CUNIN-GRIDAINE

(1778 - 1859)

Informations générales
  • Né le 10/07/1778 à SEDAN (ARDENNES - FRANCE)
  • Décédé le 19/04/1859 à SEDAN (ARDENNES - FRANCE)

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Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

  • 17/11/1827 - 16/05/1830 : Ardennes - Opposition constitutionnelle

    12/07/1830 - 31/05/1831 : Ardennes - Opposition constitutionnelle

    05/07/1831 - 25/05/1834 : Ardennes - Majorité gouvernementale

    21/06/1834 - 03/10/1837 : Ardennes - Majorité gouvernementale

    04/11/1837 - 02/02/1839 : Ardennes - Majorité gouvernementale

    02/03/1839 - 12/06/1842 : Ardennes - Majorité gouvernementale

    09/07/1842 - 06/07/1846 : Ardennes - Majorité gouvernementale

    01/08/1846 - 24/02/1848 : Ardennes - Majorité ministérielle

Biographie

  • Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

    Député de 1827 à 1848, et ministre, né à Sedan (Ardennes), le 10 juillet 1778, mort à Sedan, le 19 avril 1859, il fut d'abord simple ouvrier chez M. Gridaine, fabricant de draps de Sedan, qui, en raison de son intelligence, le prit pour associé, puis pour gendre.

    Arrivé à une haute situation commerciale et conseiller municipal de Sedan, il brigua le mandat de député dans le 1er arrondissement électoral des Ardennes (Mézières), et fut élu, le 17 novembre 1827, par 155 voix sur 244 votants et 283 inscrits, contre M. Harmand d'Abancourt, député sortant, 84 voix. Il prit place dans l'opposition constitutionnelle, parla pour la liberté de la presse, et contre le cautionnement, et fut des 221.

    Réélu, le 12 juillet 1830, par 184 voix sur 271 votants et 311 inscrits, contre 71 voix à M. de Mecquement, il devint ardent ministériel sous le gouvernement de juillet, fut nommé conseiller général des Ardennes et président du tribunal de commerce de Sedan, et vit successivement renouveler son mandat de député, :
    - le 5 juillet 1831, dans le 3e collège des Ardennes (Sedan), par 196 voix sur 217 votants et 271 inscrits;
    - le 21 juin 1834, par 158 voix sur 212 votants et 264 inscrits, contre 42 voix données à M. Philippoteaux ;
    - le 4 novembre 1837, par 153 voix sur 219 votants et 264 inscrits ;
    - et le 2 mars 1839.

    Dans ces différentes législatures, le ministère n'eut pas de champion plus dévoué que M. Cunin-Gridaine, qui fut secrétaire, puis vice-président de la Chambre, et qui se prononça contre la réunion de la Belgique à la France, pour la loi sur les crieurs publics, contre les associations, pour les fonds secrets, pour les lois de septembre, pour les lois de disjonction et de dotation, etc.

    Il avait cédé, en 1834, la direction de sa maison à ses deux fils; il fut appelé à prendre le portefeuille du commerce dans le ministère Soult (12 mai 1837), et se retira, avec le cabinet, tombé sur la question de la dotation du duc de Nemours (29 février 1840).

    À la chute de l'éphémère cabinet du 1er mars, il rentra au ministère du Commerce (29 octobre 1840), dans le nouveau cabinet Guizot, pour n'en sortir qu'au renversement de la monarchie (23 février 1848).

    Soumis à la réélection, lors de sa première entrée au ministère, il obtint un nouveau mandat législatif, le 8 juin 1839, par 165 voix sur 205 votants, contre 31 voix données à M. Camion-Gendron, et subit avec succès la même épreuve, lorsqu'il reprit le portefeuille du commerce, ayant réuni 205 voix sur 360 votants, le 5 décembre 1840, contre M. Robert, candidat libéral, 134 voix.

    Les élections du 9 juillet 1842, lui donnèrent 254 voix sur 370 votants et 412 inscrits, contre 109 voix à M. Paul Bacot, et celles du 1er août 1846 le maintinrent à la Chambre par 300 voix sur 329 votants et 444 inscrits.

    Pendant son ministère, il avait organisé l'exposition de l'industrie de 1844, pris (1846) contre la disette de blé des mesures qu'il dut rapporter en 1847, et donné lieu à un incident de tribune au sujet de 500 actions libérées d'un chemin de fer qui lui avaient été attribuées.

    La révolution de Février le renversa, et le poursuivit comme les autres ministres du dernier cabinet de résistance. Mais la cour d'appel de Paris rendit un arrêt de non-lieu, et M. Cunin-Gridaine rentra dans la vie privée.

    Il fut partie du jury international de l'Exposition universelle de 1855.

    Chevalier de la Légion d'honneur en 1828, officier en 1833, grand officier le 29 octobre 1843.

    Il a collaboré au Dictionnaire du commerce.



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