Louis, Emile Tartas

1791 - 1860

Informations générales
  • Né le 1er août 1791 à Mézin (Lot-et-Garonne - France)
  • Décédé le 25 février 1860 à Paris (Seine - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Lot-et-Garonne
Groupe
Droite
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 13 mai 1849 au 2 décembre 1851
Département
Lot-et-Garonne
Groupe
Droite

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant en 1848 et en 1849, né à Mézin (Lot-et-Garonne) le 1er août 1791, mort à Paris le 25 février 1860, fils de Guillaume Tartas-Conques (1761-1834), Député au Corps législatif en l'an XII, Louis Emile Tartas entra, en 1814, dans les gardes du corps de Louis XVIII, passa sous-lieutenant aux chasseurs de l'Allier (13 décembre 1815), fut promu capitaine, remplit les fonctions de capitaine instructeur à l'Ecole de Saumur, fut nommé (juin 1840) lieutenant-colonel du 1er régiment de chasseurs d'Afrique, servit longtemps en Algérie, où il prit part notamment à la répression de la révolte des Kabyles sous Bou Maza, fut cité dix fois à l'ordre du jour de l'armée, commanda toute la cavalerie à la bataille d'Isly, fut nommé colonel en 1844, maréchal de camp et commandeur de la Légion d'honneur en 1846, rentra alors en France, et reçut le commandement du département de Lot-et-Garonne.

Elu, le 23 avril 1848, représentant de ce département à l'Assemblée constituante, le 1er sur 9, par 48 504 voix (88 758 votants, 94 809 inscrits), il fit partie du comité de la guerre, et vota presque toujours avec la droite :

- contre le rétablissement du cautionnement,
- pour les poursuites contre Louis Blanc et Caussidière,
- pour le rétablissement de la contrainte par corps,
- pour l'abolition de la peine de mort,
- contre l'amendement Grévy,
- contre le droit au travail,
- pour la proposition Rateau,
- contre l'amnistie,
- pour l'interdiction des clubs,
- pour les crédits de l'expédition de Rome,
- contre l'abolition de l'impôt des boissons.

Réélu représentant du même département à l'Assemblée législative, le 13 mai 1849, le 1er sur 7, par 48 314 voix (90 297 votants, 110 493 inscrits) il appuya de son vote toutes les propositions de la majorité monarchiste, l'expédition de Rome, la loi Falloux-Parieu sur l'enseignement, la loi restrictive du suffrage universel, se rallia à la politique de l'Elysée, et contribua, à la tête d'une brigade de cavalerie, à réprimer les tentatives de résistances républicaines qui suivirent le coup d'Etat à Paris.

Promu général de division le 12 septembre 1852, il commanda à Bordeaux la 14e division militaire, et mourut à Paris en 1860, grand officier de la Légion d'honneur.