Jean Guimberteau

1744 - 1812

Informations générales
  • Né le 1er septembre 1744 à Angoulême ( - Généralité de Limoges - France)
  • Décédé le 8 janvier 1812 à Saint-Léger (Charente - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 6 septembre 1791 au 20 septembre 1792
Département
Charente
Groupe
Majorité réformatrice
Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 4 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Charente
Groupe
Montagne
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 26 octobre 1795 au 19 mai 1798
Département
Charente
Groupe
Gauche
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 14 avril 1798 au 26 décembre 1799
Département
Charente
Groupe
Gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1791, membre de la Convention, député au Conseil des Cinq-Cents, né à Angoulême (Génralité de Limoges), le 1er septembre 1744 « fils naturel et légitime de Mr Pierre Guimberteau, procureur au présidial d'Angoulême et de Marguerite Héraud » , mort à Saint-Léger (Charente), le 8 janvier 1812, il était, au début de la Révolution, juge au tribunal de district d'Angoulême.

Partisan des idées nouvelles, il fut, le 6 septembre 1791, élu député de la Charente à l'Assemblée législative, le 8e sur 9, par 156 voix (336 votants). Il y vota avec la majorité réformatrice.

Le 4 septembre 1792, le même département l'envoya siéger à la Convention nationale, le 2e sur 9, par 416 voix sur 535 votants. Il vota « la mort » dans le procès du roi, et fut chargé de différentes missions, d'abord, en mars 1793, dans les Charentes pour la levée de 300 000 hommes, puis, en octobre, à Orléans, où il se trouva avec Léonard-Bourdon, et à Blois, à Tours, d'où il écrivait (novembre 1793) : « Les prisons s'emplissent; je vous jure que la purgation sera bonne. » Il « épura » la municipalité de Blois (octobre 1793), et leva dans cette ville, sur les maisons riches, une taxe extraordinaire. Pendant son séjour à Tours, il destitua les membres des différentes autorités constituées et même ceux du comité de surveillance. Cette dernière mesure fournit à Barrère le motif d'une accusation, à la suite de laquelle Guimberteau fut rappelé et remplacé par Francastel.

Quoiqu'on eût prétendu qu'il s'était laissé influencer par les royalistes à Tours, il fut nommé, le 22 octobre 1794, secrétaire de l'Assemblée.

Il passa (4 brumaire an IV) au Conseil des Cinq-Cents d'abord comme l'élu de ses collègues de la Convention ; puis il y fut renvoyé, le 25 germinal an VI, par le département de la Charente, avec 150 voix sur 175 votants.

Favorable au coup d'Etat de brumaire, il fut nommé, le 11 prairial an VIII, juge au tribunal civil d'Angoulême.

Date de mise à jour: novembre 2019