Antoine, Ignace Anthoine de Saint-Joseph

1749 - 1826

Informations générales
  • Né le 21 septembre 1749 à Embrun ( - Généralité de Grenoble - France)
  • Décédé le 22 juillet 1826 à Marseille (Bouches-du-Rhône - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Cent-Jours
Législature
Chambre des représentants
Mandat
Du 15 mai 1815 au 13 juillet 1815
Département
Bouches-du-Rhône

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant à la Chambre des Cent-Jours, né à Embrun (Généralité de Grenoble) le 21 septembre 1749, mort à Marseille (Bouches-du-Rhône), le 22 juillet 1826.

Bien qu'issu d'une famille de magistrats, il s'adonna au commerce, se vit confier, grâce à l'appui d'un négociant de Marseille la direction d'une importante maison de Constantinople, et y réalisa des bénéfices considérables. En même temps, il se préoccupait activement d'une union commerciale entre la Russie, la Pologne et la France, projet qui nous ouvrait un nouveau débouché par la mer Noire et le Bosphore. Anthoine de Saint-Joseph reçut du cabinet de Versailles la mission officielle de visiter la Russie pour travailler à la réalisation de ses plans; après les avoir fait adopter par le prince Potemkin et par Catherine II, il obtint l'autorisation de fonder à Cherson un établissement qui réussit à souhait. L'expérience tentée par Anthoine eut les plus heureux résultats ; c'est depuis lors, et grâce à lui, que les blés de la Crimée ont pu devenir dans les temps de disette une ressource inappréciable. Il parvint encore à rendre à la marine française un service signalé, en faisant venir du centre de la Russie par la voie de Cherson, les bois de grande mâture, qui auparavant, étaient importés dans nos ports de l'Océan et de la Méditerranée par la voie de Riga, transport qui exigeait, seulement de la forêt à ce port de la Baltique, 18 mois à 2 ans. Ses spéculations ne profitèrent pas seulement à son pays ; il acquit lui-même en peu de temps une grosse fortune, qu'il expliqua dans son Essai historique sur le commerce et la navigation de la mer Noire, publié à Paris, en 1805.

Créé baron par Louis XVI en 1786, il revint en France, épousa mademoiselle Clary, qui était la belle-soeur du général Bernadotte, depuis roi de Suède, et de Joseph Bonaparte. Sous la Révolution, Anthoine se retira à Gênes; de retour à Marseille, le 18 brumaire, il devint membre de la Chambre de commerce, reçut la croix d'officier de la Légion d'honneur, établit un majorat sous le titre de baron de Saint-Joseph et fut nommé maire de Marseille, en 1805. (Jusque-là Marseille était divisé en trois mairies). Il présida en cette qualité à des constructions et à des restaurations de plusieurs monuments. On lui doit l'obélisque de la place de Castellane, la statue érigée à la Paix, l'achèvement de la place de Monthyon, l'agrandissement de celle des Accoules, les bas-reliefs de la fontaine à la porte des Fainéants, les travaux de l'église des Chartreux, etc. Il résigna ses fonctions en 1813, sa santé se trouvant trop affaiblie.

Pourtant, il accepta encore, après le retour de l'île d'Elbe, le mandat de représentant que lui confièrent les électeurs des Bouches-du-Rhône le 15 mai 1815. Il fit partie de la Chambre des « Cents-Jours » puis se retira dans sa famille. L'une de ses filles avait épousé le maréchal Suchet, l'autre, le duc Decrès ; il laissa aussi trois fils, dont le premier devint général de division.

Date de mise à jour : septembre 2014