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Adrien, Barnabé, Athanase RECURT

(1798 - 1872)

Informations générales
  • Né le 09/06/1798 à LASSALLES (HAUTES-PYRÉNÉES - FRANCE)
  • Décédé le 07/11/1872 à LEVIGNAC (HAUTE-GARONNE - FRANCE)

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Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

  • 23/04/1848 - 26/05/1849 : Hautes-Pyrénées

Biographie

  • Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

    représentant en 1848 et ministre, né à Lassalles (Hautes-Pyrénées) le 9 juin 1798, mort à Levignac (Haute-Garonne) le 7 novembre 1872, étudia la médecine et fut reçu docteur à Montpellier en 1822. Il vint à Paris dans les dernières années de la Restauration, s'établit comme médecin dans le faubourg Saint-Antoine, se jeta dans les luttes du libéralisme, s'affilia à la Charbonnerie, et fut compromis dans plusieurs complots. Après avoir fait le coup de feu sur les barricades en juillet 1830, il continua d'appartenir à l'opposition, et devint bientôt une des notabilités du parti républicain, dont il partagea plus d'une fois les condamnations. Impliqué dans l'affaire d'avril 1834, il fut acquitté par la cour des pairs. Il se lia surtout avec les hommes du National, et, à la veille de la révolution de février, il signa, avec Louis Blanc, Guinard, Félix Pyat, Bastide, le manifeste qui demandait que le peuple entier fit partie de la garde nationale, et que l'armée cessât d'être employée à la répression des troubles. Il prit par à la lutte des rues et aux conciliabules de ses amis politiques, et fut nommé, après la victoire, adjoint au maire de Paris. Le 23 avril 1848, Recourt fut élu représentant à l'Assemblée constituante par les Hautes-Pyrénées, le 3e sur 6, avec 23,987 voix, et par la Seine, le 28e sur 34, avec 118,075 voix (267,888 votants, 399,191 inscrits). Il opta pour les Hautes-Pyrénées, et l'Assemblée le choisit pour un de ses vice-présidents (15 mai). Il se prononça : pour le rétablissement du cautionnement et de la contrainte par corps, pour les poursuites contre Louis Blanc et Caussidière, contre l'abolition de la peine de mort, contre l'amendement Grévy, contre le droit au travail, pour l'ordre du jour en l'honneur de Cavaignac, contre la proposition Râteau, pour l'amnistie, contre l'expédition de Rome, pour l'abolition de l'impôt des boissons. Lors de la formation de la commission exécutive, il fut appelé au ministère de l'Intérieur (11 mai 1848), et rendit, le lendemain, un arrêté qui mettait les départements aux pouvoirs des commissaires généraux. Au 15 mai, il exécuta les ordres de la commission, et tenta d'empêcher l'envahissement de l'Assemblée. Puis il présenta à l'Assemblée un double projet de loi prohibant toute réunion et association armée, et étendit à Louis-Philippe et à sa famille l'interdiction du territoire français, prononcée contre les Bourbons par la loi du 10 avril 1832. Pendant les journées de juin, M. Recurt contribua à la répression, et assista en personne à l'attaque du faubourg Saint-Antoine. Le 28 juin 1848, dans le premier ministère de Cavaignac, il reçut le portefeuille des Travaux publics, qu'il remit le 15 octobre suivant, et fut nommé, le 25, préfet de la Seine, en remplacement de M. Trouvé-Chauvel. Il donna sa démission de ces dernières fonctions après l'élection de L.-N. Bonaparte (10 décembre 1848), et n'eut plus qu'un rôle parlementaire effacé. Non réélu à l'Assemblée législative, il se renferma dans l'exercice de sa profession de médecin, et se retira dans le Midi quelque temps avant sa mort.


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