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Jacques, Marie ROUZET DE FOLMON

(1743 - 1820)

Informations générales
  • Né le 23/05/1743 à TOULOUSE (HAUTE-GARONNE - FRANCE)
  • Décédé le 25/10/1820 à PARIS (PARIS - FRANCE)

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Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

  • 08/09/1792 - 26/10/1795 : Haute-Garonne - Droite

    15/10/1795 - 20/05/1798 : Finistère - Clichyens

Biographie

  • Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

    Membre de la Convention, député au Conseil des Cinq-Cents, né à Toulouse (Haute-Garonne) le 23 mai 1743, mort à Paris le 25 octobre 1820, d'une vieille famille nobledu Quercy, il était, lors de la Révolution, avocat et professeur de droit dans sa ville natale.

    Devenu procureur - syndic du district de Toulouse (1790), il fut élu, le 8 septembre 1792, le 10e sur 12, par 435 voix (647 votants) membre de la Convention. Rouzet se prononça, le 6 novembre, contre la mise en jugement de Louis XVI. Lorsque l'Assemblée eut pris une décision contraire, il opina pour l'appel au peuple et pour la réclusion, en disant (1er appel nominal) :

    « Mon opinion est indivisible. En conséquence de l'abolition de la royauté et de la déclaration de la République, je suis d'avis de la réclusion, jusqu'à ce que la nation ait prononcé sur le sort de Louis, à moins que des événements, tenant au salut public, n'engagent à prendre à son égard des mesures de sûreté générale avant que la nation ait prononcé. »

    Et au 3e appel :

    « Citoyens, j'ai remis hier sur le bureau la déclaration que j'ai signée, et dans laquelle on trouvera que je propose la réclusion à temps, non comme peine, l'abolition de la royauté ne me permet pas d'en porter, mais comme mesure de sûreté générale. J'ajoute que je regarde comme une violation l'affranchissement de tontes les lois qu'on s'est une fois imposées. »

    Lié avec les Girondins, il fut compris dans la proscription des 73, pour avoir signé la protestation contre la journée du 31 mai. Arrêté et incarcéré, il connut dans les prisons le duc de Nivernais, qui le donna pour conseil à la duchesse douairière d'Orléans, également prisonnière. Depuis lors, Rouzet ne quitta plus cette princesse.

    Rentré à la Convention le 17 frimaire an III, il y prit assez fréquemment la parole sur des matières de législation, fit décréter la levée du séquestre avec la restitution du mobilier des condamnés, et demanda un bannissement de cinq ans contre les représentants qui avaient fait partie des anciens comités. La modération de son caractère l'empêcha de s'associer aux mesures les plus violentes prises par la majorité thermidorienne.

    Réélu au Conseil des Cinq-Cents, le 23 vendémiaire an IV, par douze départements, il proposa la mise en liberté de tous les détenus pour délits révolutionnaires, et émit l'idée de brûler, à la date du 1er vendémiaire, le jour de la fête de la fondation de la République, toutes les procédures relatives à la Révolution.

    Bien qu'il eût voté constamment avec le parti clichyen, il ne fut pas déporté au 18 fructidor et quitta, sans congé régulier, l'Assemblée pour accompagner à la frontière les duchesses d'Orléans et de Bourbon et le prince de Conti. L'administration départementale des Pyrénées-Orientales crut devoir le faire arrêter. Mais il se justifia, réussit à passer en Espagne et se fixa à Barcelone auprès de la duchesse d'Orléans, qui le nomma son chancelier et obtint pour lui le titre de comte de Folmou.

    De retour en France avec la duchesse sous la Restauration, il mourut à Paris en 1820, et ses restes furent déposés dans la chapelle de Dreux, bâtie pour servir de sépulture à la famille d'Orléans.

    On a de Rouzet quelques écrits historiques, parmi lesquels : Explication de l'énigme du roman (de M. de Moutjoin) intitulé Histoire de la conjuration de Louis-Philippe-Joseph d'Orléans.


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