Joseph, Michel, Antoine Servan

1737 - 1807

Informations générales
  • Né le 3 novembre 1737 à Romans ( - Généralité de Grenoble France)
  • Décédé le 4 novembre 1807 à Rousset (Bouches-du-Rhône - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Consulat et Premier Empire
Législature
Corps législatif
Mandat
Du 10 décembre 1803 au 1er juillet 1807
Département
Bouches-du-Rhône

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député au Corps législatif en l'an XII, né à Romans (Généralité de Grenoble) le 3 novembre 1737, mort à Rousset (Bouches-du-Rhône) le 4 novembre 1807, frère de Servan de Gorbey (Voy. ce nom), il fit ses études à Lyon et à Paris et devint avocat-général au parlement de Grenoble en 1764. Il prononça en cette qualité plusieurs discours de rentrée, notamment en 1766, sur l'Administration de la justice criminelle, qui lui méritèrent les applaudissements des philosophes et une certaine popularité.

En 1767, il fut député auprès du roi pour lui présenter des remontrances ; il se vit offrir, au sortir de l'audience, par M. de Choiseul, la charge, qu'il refusa, de maître des requêtes au conseil royal. Revenu à Grenoble, son discours sur les mœurs (1769) attira de nouveau sur lui l'attention publique ; mais ce fut son dernier triomphe. Dans l'affaire du comte de Suze contre la chanteuse Bon, sa maîtresse, il prit parti pour le comte, et le public les poursuivit d'épigrammes et de calomnies. Froissé dans son amour-propre, Servan annonça, à la fin de son réquisitoire, qu'il abandonnait la vie publique (1772). En effet, bien qu'il se fut toujours montré partisan des idées nouvelles, il refusa, en 1789, de faire partie des Etats généraux, se retira en Suisse en 1792 et ne rentra en France qu'en 1802. Il devint peu après président du collège électoral de l'arrondissement de Tournon, et fut élu, le 18 frimaire an XII, par le Sénat conservateur, député des Bouches-du-Rhône au Corps législatif. Il mourut l'année où il allait en sortir.

Servan, qui s'occupait autant de littérature que de politique, a publié un grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels on peut citer :
- Essai sur la formation des assemblées nationales, provinciales et municipales (1789) ;
- Adresse aux amis de la paix (1780) ;
- Entretien de M. Necker avec la comtesse de Polignac, le haron de Breteuil et l'abbé de Vermont (Londres, 1789) ;
- Essai sur la conciliation de l'intérêt et de la justice, ou réflexions sur la liquidation du papier-monnaie en France (1795).

On a donné, en 1825, un choix de ses Œuvres inédites.