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Georges DELPECH

(1922 - 1989)

Informations générales
  • Né le 25/04/1922 à TOULOUSE (HAUTE-GARONNE - FRANCE)
  • Décédé le 06/09/1989 à TOULOUSE (HAUTE-GARONNE - FRANCE)

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Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

  • 12/03/1967 - 30/05/1968 : Haute-Garonne - Fédération de la gauche démocrate et socialiste

Biographie

  • Biographie de la Ve République

    DELPECH (Georges, Roger, Paul)
    Né le 25 avril 1922 à Toulouse (Haute-Garonne)
    Décédé le 6 septembre 1989 à Toulouse

    Député de la Haute-Garonne de 1967 à 1968

    Georges Delpech est né le 25 avril 1922 à Toulouse, dans une famille modeste aux origines aveyronnaises. Après des études primaires, il obtient son brevet d’études supérieures, et entre comme manœuvre, à 19 ans, à l’Office national industriel de l’azote (ONIA) – ancêtre d’AZF (Azote fertilisants). Il y gravit les échelons et devient l’un de ses cadres administratifs. Il se marie au sortir de la guerre, avec Janine Barbis, le 3 août 1946. Le couple a deux enfants.
    Adhérent à la SFIO dès 1938, Georges Delpech est d’abord un militant du monde syndical. Délégué de Force ouvrière (FO) dans la branche chimie, il participe à plusieurs conférences de la Confédération internationale des syndicats libres (CIFL), et accompagne de multiples délégations de son syndicat au Bureau international du travail (BIT). De 1950 à 1958, il est le secrétaire de la fédération « Industries chimiques » de FO.
    Avec le retour du général de Gaulle au pouvoir, et la naissance de la Cinquième République, il débute sa carrière politique. Elu conseiller municipal de Toulouse, aux élections de 1959, il devient, dans la foulée, adjoint au maire de la ville rose. Il est reconduit dans ses fonctions au scrutin de 1965. L’année précédente, il est élu conseiller général de Haute-Garonne, dans le canton méridional de Toulouse. Secrétaire du Conseil général en 1966, il accomplit deux mandats de six ans au sein de l’Assemblée départementale.
    Son parcours national est lancé, lorsqu’il se présente aux élections législatives de 1962, dans la troisième circonscription du département. Investi par la SFIO, il rassemble 8 326 voix sur son nom, mais ne parvient pas à se qualifier pour le second tour. Le député gaulliste Jacques Maziol est élu. C’est précisément contre ce dernier que Georges Delpech se représente, au scrutin du printemps 1967. Entre-temps, Jacques Maziol, directeur de Radio Monte-Carlo, est devenu ministre de la construction des deux premiers gouvernements de Georges Pompidou, laissant son suppléant Armand Ducap lui succéder à l’Assemblée nationale. C’est fort de son titre d’ancien ministre que le candidat Maziol défend ses chances en 1967. Mais le contexte de la fin des années soixante est propice aux candidats de la gauche, de surcroît dans les départements du sud-ouest où elle n’a cessé de croître et où son implantation est solide. Aussi Georges Delpech, investi par la Fédération de la gauche démocrate et socialiste (FGDS), dispose-t-il de fortes chances de succès, dans cette circonscription rurale de la Haute-Garonne. Cette partie du département regroupe les cantons de Caraman, de Lanta, de Revel et de Toulouse-Sud. Au soir du premier tour, il est en deuxième position, recueillant 17 940 des 56 374 suffrages exprimés. L’élu gaulliste est en avance de près de 3 000 voix. Seuls des sept candidats en lice au premier tour, les deux hommes s’affrontent au second ; Georges Delpech sort victorieux du scrutin, avec 31 377 voix. Il devance son adversaire de 6 000 bulletins. Mais le candidat de la gauche n’a pas mené une campagne électorale de tout repos. Son combat contre les gaullistes du département a été rude. Il a présenté le scrutin de mars 1967 comme devant porter remède à une situation d’une « exceptionnelle gravité », l’enjeu du scrutin étant un vote « pour ou contre le représentant du pouvoir personnel ». C’est la raison pour laquelle la question des institutions lui a semblé primordiale, au nom de la démocratie. Il a laissé entrevoir une victoire du candidat de la gauche comme celle de « la renaissance de la France ».
    Georges Delpech s’inscrit au groupe de la FGDS. Il est nommé membre de la Commission des affaires culturelles, familiales et sociales, et y siège durant l’année de cette législature écourtée. Il appartient par ailleurs à deux commissions spéciales, l’une s’intéressant aux actualités régionales télévisées de l’ORTF, l’autre relative à l’accueil et à la réinstallation des Français d’outre-mer. Le 24 avril 1968, le député de Haute-Garonne dépose le seul texte qu’il signe au cours de cette législature réduite à une session : une proposition de loi tendant à garantir le droit des assurés dans le choix de leur défenseur. En séance publique, il intervient à deux reprises. Le 24 mai 1967, il prend part au débat sur la déclaration du gouvernement sur les problèmes de la jeunesse. Il attache une grande importance au rôle des activités sportives dans la mission de l’éducation nationale. A ce titre, il suggère la création d’un corps de moniteurs sportifs, dans le but de développer l’éducation physique et le sport dès l’école primaire. Ainsi, le député propose-t-il que chaque groupe scolaire important dispose d’un maître spécialisé dans ce domaine et que, pour les écoles rurales, des maîtres itinérants assurent la même fonction. Il s’intéresse plus précisément au problème du football professionnel, et souligne le déficit financier des clubs professionnels.
    Le 14 juin 1967, il pose une question à Pierre Messmer, ministre des armées, lors de la séance des questions orales avec débat. Son interrogation concerne la situation de l’emploi dans l’industrie aéronautique nationalisée. Elu d’une région où l’aéronautique est bien implantée, il défend le regroupement et la réorganisation de cette industrie. Au cours de son mandat, Georges Delpech vote en faveur des motions de censure déposées dans la discussion du projet de loi autorisant le gouvernement à prendre des mesures d’ordre économique et social, les 20 mai et 9 juin 1967, en première et deuxième lectures.
    Georges Delpech est candidat au renouvellement de son mandat, à la suite de la dissolution de l’Assemblée nationale par le général de Gaulle, au mois de mai 1968. Mais c’est le candidat gaulliste Jacques Moron qui, arrivé en tête au premier tour, est victorieux du scrutin, la semaine suivante. Georges Delpech, secondé par son suppléant François Couranjou, maire de Lanta, perd son siège de 714 voix seulement, en rassemblant 27 092 des 54 898 suffrages exprimés.
    Georges Delpech, devenu directeur de l’Office national industriel de l’azote (ONIA), ne se représente pas aux élections législatives du printemps 1973. Il abandonne la vie politique en 1976, alors qu’expire son mandat de conseiller général de Haute-Garonne. Il disparaît le 6 septembre 1989 à Toulouse, à l’âge de 67 ans. Il était chevalier de la Légion d’honneur, chevalier des palmes académiques, chevalier du mérite social et du mérite sportif.

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