Léandre Dupré

1871 - 1951

Informations générales
  • Né le 20 janvier 1871 à Béthune (Pas-de-Calais - France)
  • Décédé le 12 mai 1951 à Roubaix (Nord - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVe législature
Mandat
Du 8 mai 1932 au 31 mai 1936
Département
Nord
Groupe
Parti socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVIe législature
Mandat
Du 3 mai 1936 au 31 mai 1942 *
Département
Nord
Groupe
Socialiste

* : Un décret de juillet 1939 a prorogé jusqu'au 31 mai 1942 le mandat des députés élus en mai 1936

Biographies

Né le 20 janvier 1871 à Béthune (Pas-de-Calais), mort le 12 mai 1951 à Roubaix (Nord).

Député du Nord de 1932 à 1942.

Le docteur Léandre Dupré, médecin à Roubaix, fort apprécié et aimé de ses malades, non content de soulager les souffrances physiques, aurait souhaité guérir aussi l'injustice sociale et s'employa à atténuer au moins les effets de celle qui, sous ses yeux, atteignait l'enfance. Son activité professionnelle se doubla ainsi d'une action sociale et d'une action politique, toutes orientées vers le même but.

Médecin inspecteur des écoles de Roubaix dès 1897, il fut aussi administrateur des hospices de la ville, où il fonda et dirigea un dispensaire antituberculeux. Il créa en outre plusieurs colonies de vacances, plusieurs écoles de plein air, et présida aux destinées de nombreuses associations post-scolaires. Dès 1912, il entra au Conseil municipal de Roubaix et fut élu adjoint au maire. Pendant la grande guerre, il demeura à son poste et continua à exercer la médecine. Par la suite, à chaque renouvellement de la municipalité, il fut réélu conseiller et confirmé dans ses fonctions d'adjoint.

Ce n'est qu'en 1932 qu'il se résolut à solliciter un mandat parlementaire ; ses préoccupations sociales l'avaient conduit au socialisme, et c'est comme candidat de la S.F.I.O. qu'il se présenta aux suffrages des électeurs de la huitième circonscription de Lille. Il fut élu au deuxième tour de scrutin, le 8 mai, par 13.739 voix sur 25.889 votants, son principal adversaire, Thellier, remportant 9.759 suffrages. Il devait être réélu dans la même circonscription, le 3 mai 1936, au deuxième tour également, avec 15.676 voix sur 25.777 votants, 9.540 voix s'étant portées sur De Rycke.

Inscrit durant les deux législatures au groupe socialiste, il appartint tout naturellement à la Commission de l'hygiène, puis à celle de la santé publique et, pendant quelque temps, à la Commission de l'enseignement. Ses interventions le montrent essentiellement soucieux de la santé, de l'instruction et de la protection de l'enfance. Ainsi, en 1934, lors de la discussion du budget de l'Education nationale, il préconise la prolongation de la scolarité jusqu'à 14 ans, demande pour les cours complémentaires professionnels l'outillage et le matériel indispensables, réclame la ratification des conventions internationales concernant l'âge auquel les enfants peuvent être mis au travail. De même, en 1935, il recommande la création d'écoles de plein air, insiste sur le caractère indispensable du matériel d'éducation physique. Il interpelle d'autre part le Gouvernement sur le chômage qui sévit parmi les jeunes travailleurs et demande à l'interpeller sur sa politique scolaire et sur les garanties à accorder aux instituteurs en matière disciplinaire.

Ce sont aussi les instituteurs, et plus généralement les fonctionnaires de l'enseignement qui, avec les fonctionnaires anciens combattants, sont l'objet des propositions de loi qu'il dépose en 1937 et 1938. Si, en 1939, il dépose en outre une proposition de résolution, c'est pour réclamer l'inscription au budget des recettes nécessaires à l'application de la loi du 9 août 1936 sur la prolongation de la scolarité. Au surplus, le seul rapport qu'il ait présenté porte sur la transformation d'une école d'artisanat rural en école nationale professionnelle. De 1936 à 1940, il intervint régulièrement dans la discussion du budget de l'Enseignement technique ou de l'Education nationale, par exemple pour demander, en 1936 comme en 1938, la rééducation des chômeurs et une organisation rationnelle de l'apprentissage, ou pour insister, en 1938, sur la nécessité d'une scolarité prolongée et de l'orientation professionnelle, ou encore pour protester, en 1939, contre la suppression dans certains lycées de province des classes préparatoires aux grandes écoles. Tout entier tourné vers les questions sociales, le docteur Dupré n'a peut-être pas attaché autant d'intérêt à la politique proprement dite. En tout cas, le 10 juillet 1940, à Vichy, lorsque l'Assemblée nationale eut à se prononcer sur le projet de loi constitutionnelle, il ne prit pas part au vote.

Il était Officier de la Légion d'honneur lorsqu'il mourut dans la ville à laquelle il s'était dévoué, le 12 mai 1951, à l'âge de 80 ans.




Né le 20 janvier 1871 à Béthune (Pas-de-Calais)
Décédé le 12 mai 1951 à Roubaix (Nord)

Député du Nord de 1932 à 1942

(Voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome IV, p. 1569)

Replié à Sète pendant l'Occupation, Léandre Dupré est appelé à siéger dans la délégation spéciale qui administre Roubaix à la Libération.

Elu deuxième adjoint au maire à la suite des élections municipales d'avril-mai 1945 et réélu aux mêmes fonctions à la suite du renouvellement de 1947, il meurt dans sa ville le 12 mai 1951, à l'âge de 80 ans.