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Adolphe FERRIER

(1842 - 1906)

Informations générales
  • Né le 14/06/1842 à SERRES (HAUTES-ALPES - FRANCE)
  • Décédé le 07/06/1906 à PARIS (PARIS - FRANCE)

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Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

  • 11/05/1902 - 31/05/1906 : Drôme - Radical-socialiste

    06/05/1906 - 07/06/1906 : Drôme - Gauche radicale-socialiste

Biographie

  • Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

    Né le 14 juin 1842 à Serres (Hautes-Alpes), mort le 7 juin 1906 à Paris (5e).

    Député de la Drôme de 1902 à 1906.

    D'origine modeste, « fils d'ouvrier », ouvrier lui-même, Adolphe Ferrier était devenu, dès 1857, fabricant de machines agricoles à Die ; son habileté en matière de mécanique lui avait permis d'inventer de nombreux perfectionnements aux instruments aratoires, ce qui lui apporta de multiples succès tant dans les comices que dans les expositions agricoles.

    Pénétré d'autre part d'idées sociales, il fondait dès 1868 une société de se cours mutuels « La Fraternité des arts et métiers et son action en ce domaine lui valut la remise par le Président Sadi-Carnot, lors de son passage à Valence en 1888, de la médaille d'argent de la mutualité et l'obtention de la médaille d'or en 1900. Il travailla aussi, dans ses terres des Hautes-Alpes, à la reconstitution de vignobles détruits par le phylloxéra, ce qui le fit citer en exemple.

    Il fit la guerre de 1870 comme lieutenant au 45e régiment de marche.

    La situation qu'il avait su se créer à Die lui permit d'entrer au conseil municipal en 1878 et d'accéder à la mairie en 1885 ; il fut maire jusqu'en 1894, date à laquelle il fut révoqué de cette fonction.

    Entré au Conseil général en 1889, où il représentait le canton de Die, il y fut réélu en 1895 et en 1901 et appartint à la commission des finances et à la commission départementale de cette assemblée.

    Louis Blanc qui représentait la circonscription de Die à la Chambre ayant été élu sénateur le 16 janvier 1902, Adolphe Ferrier se présenta au siège qu'il venait d'abandonner, lors des élections générales législatives des 27 avril et 11 mai 1902. Distancé au premier tour de scrutin par Long qui obtenait 4.488 voix sur 14.783 votants, alors qu'il en totalisait lui-même 3.739, 3.644 allant à Levesque et 2.641 à Lantelme, il fut élu au second tour avec 7.574 voix sur 14.747 votants, son seul adversaire valable, Long, en ayant rassemblé 6.578. Lors du renouvellement du 6 mai 1906, il fut réélu dès le premier tour de scrutin avec 7.098 voix sur 14.002 votants, contre 2.628 voix à Almoric, 2.224 à Bouvier et 1.843 à Peillard.

    Mutualiste fervent, il inscrivit le développement de la mutualité en tête de son programme électoral ; il s'y montrait partisan de la réduction du service militaire à deux ans, égal pour tous, de l'arrêt de l'expansion coloniale, des retraites ouvrières, du protectionnisme économique, de l'impôt sur le revenu, de la séparation des Églises et de l'État et de la gratuité de l'enseignement secondaire.

    A la Chambre il siégea avec les membres de la gauche radicale-socialiste. Son activité s'exerça surtout à la commission d'assurance et de prévoyance sociales et à celle des postes et télégraphes.

    Réélu en 1906, son admission fut prononcée la veille de son décès, le 6 juin. Il mourait en effet à Paris, le 7 juin 1906, âgé de 64 ans.

    Il était chevalier du Mérite agricole depuis le 31 décembre 1888.


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