Jean, Denis, Marie, Arthur Guibert

1843 -

Informations générales
  • Né le 8 janvier 1843 à Puissalicon (Hérault - France)
  • Décédé à une date inconnue

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 8 mai 1898 au 31 mai 1902
Département
Martinique
Groupe
Républicains progressistes

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 8 janvier 1843 à Puissalicon (Hérault), date et lieu de décès inconnus.

Député de la Martinique de 1898 à 1902.

Fils d'un propriétaire foncier de l'Hérault, Denis Guibert eut le privilège d'être un disciple de Lacordaire : c'est en effet sous la direction du célèbre prédicateur dominicain qu'il fit ses études classiques au collège de Revel-Sorèze, dans le Tarn.

Il se lança dans le journalisme et devint rédacteur en chef de La Presse, puis de La Patrie, et directeur politique de L'Observateur français. Rédacteur au Figaro, il y écrivit le bulletin politique quotidien avant de tenir la rubrique des affaires extérieures ; l'affaire Dreyfus, cependant, mit un point final à cette collaboration, Denis Guibert se refusant à appartenir à la rédaction d'un journal soutenant « le traître ».

Pour attirer l'attention sur la Martinique, le parti libéral de cette colonie avait incité Guibert à écrire une série d'articles dans la presse parisienne et le persuada de présenter sa candidature lors des élections générales de 1898 dans la 2e circonscription de la Martinique, vacante à la suite du décès, en fin de législature, de son titulaire. César Lainé. Il fut élu dès le premier tour de scrutin, le 8 mai, avec 5.329 voix sur 9.295 votants (ce qui représentait à peine 45 % des électeurs inscrits), contre 2.862 à Clavius Marius, 883 à Nicole et 265 à Saint-Yves.

Siégeant avec les progressistes, Denis Guibert mena ses interventions de concert avec Osman Duquesnay, député de la 1re circonscription de la Martinique ; il en fut ainsi, par exemple, lors de leur interpellation sur la répression sanglante des grèves qui avaient éclaté dans l'île en 1900.

Ne perdant aucune occasion de marquer son hostilité à Waldeck-Rousseau, il intervint à propos de la crise viticole, question qu'il connaissait assez bien en tant que « producteur de vin dans l'Hérault ».

C'est justement à ce dernier titre qu'il choisit, aux élections générales de 1902, de s'opposer au radical-socialiste Sauzède, important viticulteur de l'Aude et maire de Carcassonne ; Denis Guibert ne recueillit, dans la 1re circonscription de Carcassonne, que 2.745 voix sur 11.202 votants, alors que Sauzède était élu avec 5.799 suffrages.

Pendant la durée de son mandat parlementaire, il avait collaboré à La Voix nationale, journal fondé par la ligue antidreyfusarde de la Patrie française.