Vincent Inizan

1869 - 1951

Informations générales
  • Né le 18 avril 1869 à Kernouès (Finistère - France)
  • Décédé le 12 mars 1951 à Kernouès (Finistère - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIe législature
Mandat
Du 16 novembre 1919 au 31 mai 1924
Département
Finistère
Groupe
Républicains de gauche
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIIe législature
Mandat
Du 11 mai 1924 au 31 mai 1928
Département
Finistère
Groupe
Union républicaine démocratique
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIVe législature
Mandat
Du 22 avril 1928 au 31 mai 1932
Département
Finistère
Groupe
Union républicaine démocratique
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVe législature
Mandat
Du 1er mai 1932 au 31 mai 1936
Département
Finistère
Groupe
Fédération républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVIe législature
Mandat
Du 26 avril 1936 au 31 mai 1942 *
Département
Finistère
Groupe
Fédération républicaine de France

* : Un décret de juillet 1939 a prorogé jusqu'au 31 mai 1942 le mandat des députés élus en mai 1936

Biographies

Né le 18 avril 1869 à Kernonès (Finistère).

Député du Finistère de 1919 à 1942.

Né en plein cœur du pays de Léon, fils de cultivateurs, Vincent Inizan choisit de consacrer sa vie à son terroir plutôt que d'embrasser l'une des carrières libérales que pouvaient lui ouvrir d'excellentes études. Devenu maire de Kernouès il fit, en 1909, un voyage d'étude en Angleterre à la suite duquel il créa, avec le sénateur Louis Pichon, le stud book du cheval de trait breton. Ses compétences en matière agricole l'amenèrent à collaborer à diverses publications économiques, notamment le Paysan de France et le Petit journal agricole.

Aux élections générales législatives de 1919, il se présenta sur la liste républicaine et démocratique d'union nationale conduite par Me Simon, avocat et député sortant. Avec 60.668 voix sur 143.463 votants, il fut élu en compagnie de cinq de ses colistiers, la liste de concentration républicaine et celle du parti socialiste n'obtenant respectivement que trois et deux sièges.

L'union républicaine devait confirmer ses positions aux élections de 1924 qui donnèrent à Vincent Inizan l'occasion d'un éclatant succès personnel puisqu'il atteignit, avec 67.293 voix, un nombre de suffrages supérieur à celui de tous ses colistiers.

Le retour au scrutin d'arrondissement permit d'apprécier toute la popularité et l'estime dont il jouissait : dans la 3e circonscription de Brest, il obtint en 1928, 10.715 voix pour 14.378 votant ; en 1932, 12.029 voix pour 14.378 votants et en 1936, 12.029 voix pour 14.140 votants, soit l'intégralité des suffrages exprimés.

Cette fidélité du corps électoral s'explique par les qualités humaines de Vincent Inizan, mais aussi par la constance de son action au sein de la Chambre des Députés pendant cinq législatures. Vice-président de la commission des douanes, membre de la commission de la marine marchande et de la commission de la marine militaire, ses efforts s'orientèrent essentiellement vers la défense de l'économie bretonne.

Homme d'ordre, il soutint avec énergie l'action de Poincaré et, plus tard, celle des cabinets Laval et Tardieu. Il voulait la paix, intérieure et extérieure, la stabilité dans les finances publiques, la mesure dans les interventions de l'Etat.

Défenseur des intérêts bretons, Vincent Inizan s'efforça sans relâche d'infléchir la politique douanière et de contingentement dans le sens de la protection de productions locales telles que le blé, la pomme de terre, l'iode et la viande de porc. Les difficultés de l'élevage du cheval, notamment du «postier » breton de Lesneven qui avait servi jusqu'alors à-la remonte de l'artillerie, inspirèrent un grand nombre de ses interventions.

Il s'intéressa aussi au problème de la migration des populations bretonnes qu'il voulait orienter vers les départements du sud-ouest. Membre de la commission supérieure du crédit maritime, il fut le porte-parole des professionnels de l'économie côtière, depuis les marins-pêcheurs jusqu'aux ramasseurs de goémon. Enfin, partisan d'une révision en faveur des fermiers de la législation des baux ruraux, il s'efforça de développer les formes mutuelles du crédit et de la coopération agricoles.

Le 10 juillet 1940, il ne prit pas part au vote du Congrès de Vichy.



Né le 18 avril 1869 à Kerrouès (Finistère)

Décédé le 12 décembre 1951 à Kerrouès

Député du Finistère de 1919 à 1942

(voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome VI, p. 1988)

A l'arrivée des troupes allemandes, Vincent Inizan démissionne de son mandat de maire de Kerrouès. Ayant abandonné la vie politique, il s'éteint dans son village natal, le 12 décembre 1951, à l'âge de 82 ans.