Augustin Maurellet

1888 - 1969

Informations générales
  • Né le 21 décembre 1888 à Ecuras (Charente - France)
  • Décédé le 23 février 1969 à Royan (Charente-Maritime - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
Ire Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 21 octobre 1945 au 10 juin 1946
Département
Charente
Groupe
Socialiste
Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
2e Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 2 juin 1946 au 27 novembre 1946
Département
Charente
Groupe
Socialiste
Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
Ire législature
Mandat
Du 10 novembre 1946 au 4 juillet 1951
Département
Charente
Groupe
Socialiste
Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
IIe législature
Mandat
Du 17 juin 1951 au 1er décembre 1955
Département
Charente
Groupe
Socialiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française)



Né le 21 décembre 1888 à Ecuras (Charente)
Décédé le 23 février 1969 à Royan (Charente-Maritime)

Membre de la première et de la seconde Assemblée nationale constituante (Charente)
Député de la Charente de 1946 à 1955


Fils d'un sabotier charentais, Augustin Maurellet s'est destiné à l'enseignement primaire. Titulaire d'un brevet supérieur, il passe par l'Ecole normale d'instituteurs de Loches et exerce à Villebois-Lavalette quand il est mobilisé en 1914. Après la guerre, il préside l'amicale des anciens combattants de Ruelle-sur-Touvre (Charente) où il exerce désormais. Instituteur puis directeur d'école, il adhère à la SFIO en 1920. Membre actif du syndicat national des instituteurs, dont il devient secrétaire de la section départementale, il est aussi inscrit à la Ligue des droits de l'homme. Ses convictions pacifistes le désignent comme délégué à la Conférence internationale pour le désarmement (Paris, 1931), ainsi qu'au Congrès universel de la Paix (Bruxelles, 1937).

Conseiller municipal de Ruelle-sur-Touvre, Augustin Maurellet est désigné par son parti à l'occasion d'une élection partielle dans la circonscription d'Angoulême, ouverte en avril 1939 par le passage de René Gounin au Sénat. Avec 3 336 voix sur 20 204 suffrages exprimés, il n'arrive au premier tour qu'en quatrième position. Il se désiste en faveur du candidat communiste, qui est battu au second tour par Marcel Déat, candidat de l'Union socialiste républicaine (USR).

Suspect au gouvernement de Vichy, qui sanctionne ses opinions par un déplacement d'office, il effectue une brillante Résistance. Membre fondateur d'un groupe départemental rattaché au réseau Confrérie Notre-Dame, il adhère ensuite à l'OCM (Organisation civile et mi litaire). Il est plus particulièrement chargé de l'organisation des terrains de parachutage et d'une filière de passage clandestin pour les jeunes réfractaires au STO (Service du travail obligatoire en Allemagne). Membre du Comité départemental de libération de la Charente, il est maire de Ruelle de septembre 1944 à octobre 1947.

Ces titres suffisent à le présenter comme tête de la liste SFIO aux élections du 21 octobre 1945. Il est élu avec 28 669 voix sur 153 282 suffrages exprimés. Membre de la commission de la défense nationale et juré à la Haute Cour de justice, il ne se signale par aucune intervention, pas plus qu'à la seconde Assemblée nationale Constituante où il est élu le 2 juin 1946 par 32 022 voix sur 156 879 suffrages exprimés et où il a retrouvé la même commission et les mêmes fonctions de juré. Ses votes sont conformes à la discipline de son groupe.

Le 10 novembre 1946, Augustin Maurellet est réélu, mais avec une certaine déperdition de suffrages (29 469 sur 147 382) qui facilite l'élection, sur une liste concurrente, du radical Félix Gaillard. Membre de la commission de la défense nationale, puis de la Commission de la famille, de la population et de la santé publique, juré à la Haute Cour, il dépose quelques propositions de résolution à caractère social ou local, de même que ses interventions en séance sont peu nombreuses et d'importance mineure.

En vue des élections du 17 juin 1951, un apparentement de type Troisième force (SFIO, RGR, MRP, Indépendants) a été conclu, mais qui n'obtient pas la majorité absolue. La liste SFIO, conduite par Augustin Maurellet, n'obtient que 12,6 % des suffrages exprimés (18 768 sur 148 611) et ce dernier ne conserve son siège que grâce à l'apparentement. Son activité parlementaire, durant cette seconde législature, est plus intense que précédemment. Secrétaire de la commission de la défense nationale, il en devient le vice-président le 27 juillet 1955. Comme tel, il dépose plusieurs rapports concernant les personnels civils de l'armée, les facilités offertes aux jeunes appelés sous les drapeaux (gratuité des transports, permissions spéciales), le régime des pensions militaires. Il dépose également diverses propositions de résolution tendant à venir en aide aux agriculteurs de son département victimes de calamités. Rapporteur pour avis de sa commission, il intervient chaque année dans la discussion du budget du ministère de la guerre, rapportant des crédits de la section « Essences et poudres ». Parlementaire modeste, il n'intervient jamais dans les débats de politique générale. Il vote conformément à la discipline de son groupe, généralement dans l'opposition hormis la parenthèse Mendès France. Européen convaincu, il vote contre la motion Aumeran (c'est-à-dire pour la Communauté européenne de défense) le 30 août 1954.

En décembre 1955, peu après la dissolution, Augustin Maurellet fait savoir sa décision de ne pas solliciter le renouvellement de son mandat et de se retirer de la vie politique. Il est décédé à Royan le 23 février 1969.