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Abdelmadjid OURABAH

(1905 - 1967)

Informations générales
  • Né le 17/02/1905 à OUED-AMIZOUR (ALGÉRIE)
  • Décédé le 10/10/1967 à PARIS (PARIS - FRANCE)

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Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

  • 17/06/1951 - 01/12/1955 : Anciens départements d'Algérie - Républicain radical et radical-socialiste

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

  • Sénateur : du 01/01/1946 au 01/01/1951

Biographie

  • Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française)



    Né le 12 février 1905 à Oued-Amizour (aujourd'hui Sétif, Algérie)
    Décédé le 10 octobre 1967 à Paris

    Conseiller de la République de Constantine, nommé par l'Assemblée nationale, de 1946 à 1951
    Député de Constantine de 1951 à 1955

    Abdelmadjid Ourabah naît en 1905 à Oued-Amizour (aujourd'hui Sétif), dans une Algérie encore française. Après des études secondaires suivies en cours particuliers, il poursuit la voie de son père, propriétaire terrien, et devient agriculteur viticulteur.

    Il s'intéresse assez jeune aux affaires publiques et gravit peu à peu les échelons du pouvoir politique. Elu conseiller municipal de Constantine en 1928, à 23 ans, il reste à cette fonction jusqu'en 1947. Mais il ne s'arrête pas là. En 1937, il est élu conseiller général de Constantine et en exerce la vice-présidence durant les sessions 1937-1938, et 1938-1939.

    Délégué financier depuis 1935, Abdelmadjid Ourabah entre à l'Assemblée financière pour la session 1946-1947. Il en assure alors la vice présidence.

    En 1946, il décide de se présenter aux élections au Conseil de la République. Elu le 19 décembre 1946, il rejoint le groupe des Indépendants, puis, après sa réélection en 1948, le groupe du Rassemblement des gauches républicaines et de gauche démocratique (RGR-GD). A son arrivée au Palais du Luxembourg, Abdelmadjid Ourabah est nommé membre de la commission des affaires économiques, des douanes et des conventions commerciales, et de la commission du ravitaillement. A partir de 1950, il appartient uniquement à la commission des beaux-arts, des sports, de la jeunesse et des loisirs.

    Il s'intéresse de très près au sort de son département et dépose, la première année de son mandat, une proposition de loi tendant à doter l'Algérie d'une constitution. La même année, il intervient dans la discussion sur l'élection et le statut des représentants des magistrats au Conseil supérieur de la magistrature.

    Ensuite, Abdelmadjid Ourabah ne participe plus aux débats, jusqu'à la fin de son mandat sénatorial. Ce qui ne l'empêche pas de défendre les intérêts de l'Algérie. En 1949, c'est lui, et le président de la commission de l'agriculture, qui attirent l'attention de Henri Queuille, alors président du conseil, sur l'insuffisance des crédits Marshall alloués au département. De même, en 1950, il alerte le gouvernement sur les difficultés de la formation professionnelle en Algérie, lors d'un dialogue avec le secrétaire d'Etat André Morice.

    En vue des élections législatives de juin 1951, Abdelmadjid Ourabah prend la tête d'une liste d'Union républicaine (de tendance RGR) qui conclut un apparentement avec la liste d'Union démocratique (tendance MRP) conduite par le député sortant Ben Ali Cherif. Ces deux listes ayant l'égale faveur de l'administration, elles obtiennent respectivement 36 % et 31 % des suffrages exprimés et les deux sièges à pourvoir dans la 3e circonscription du département de Constantine au titre du second collège. Outre l'élection des deux têtes de liste, cette manipulation électorale a pour effet d'évincer Fehrat Abbas de l'Assemblée nationale, celui-ci n'ayant obtenu, selon les chiffres officiels, que 26,6 % des suffrages exprimés.

    N'ayant démissionné du Conseil de la République (où il est remplacé par Benhabyles Cherif) que le 26 août 1951, preuve sans doute d'une certaine hésitation, le nouveau député appartient successivement aux commissions de la défense nationale et de l'intérieur. Il est nommé à deux reprises secrétaire de l'Assemblée. Son unique intervention en séance a lieu le 3 février 1955, lors du débat sur la situation en Afrique du Nord qui précède la chute du gouvernement Mendès France auquel il votera la confiance le lendemain (chute du cabinet).

    Il était officier de la Légion d'honneur et chevalier du mérite agricole.



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