Paul Paul-Faure

1852 - 1916

Informations générales
  • Né le 16 janvier 1852 à Sorgues (Vaucluse - France)
  • Décédé le 27 septembre 1916 (Lieu de décès inconnu)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 22 mai 1898 au 31 mai 1902
Département
Vaucluse
Groupe
Gauche radicale

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 16 janvier 1852 à Sorgues (Vaucluse), mort le 27 septembre 1916.

Député du Vaucluse de 1898 à 1902.

Après des études classiques au collège de Valence, Paul Faure s'inscrivit à la Faculté de droit de Grenoble pour y entreprendre des études de droit qu'il acheva à Paris.

Il s'installa comme avocat à la Cour d'appel de Paris en 1874 et compta au nombre des secrétaires de la Conférence des avocats du barreau de la capitale en 1877. Il appartint au Comité fondé par Gambetta pour soutenir les républicains persécutés, et avec Schœlcher et Jules Joffrin entre autres, fut parmi les fondateurs de la Société des droits de l'homme et du citoyen en 1888. Aux élections cantonales de 1895, il tenta à Orange de tenir « le drapeau de la République contre la bannière royaliste».

La circonscription d'Orange était représentée depuis les élections de 1893 par un membre de la Droite constitutionnelle : Joseph Ducos ; aussi, pour lui faire pièce, un congrès républicain tenu à Orange même le 17 avril 1898 retint-il quatre candidatures au nombre desquelles était celle de Paul Faure et exigea des quatre candidats un engagement de désistement en faveur du candidat le mieux placé. Largement en tête au premier tour avec 7.310 voix sur 17.216 votants et 3.273 à Paul Faure, la discipline convenue ayant joué, Ducos fut battu au scrutin de ballottage qui consacra le triomphe de Paul Faure avec 9.022 voix sur 17.685 votants contre 8.382 au député sortant. En 1902, les quatre se retrouvèrent, opposés cette fois-ci, et il dut s'incliner au second tour devant Loque, qui l'emportait de peu avec 8.903 voix contre 8.871 à lui-même sur 17.969 votants, la répartition des suffrages ayant été respectivement au premier tour 7.395 et 6.785 sur 16.698 votants.

Il siégea à la Chambre dans les rangs de la gauche radicale et participa aux travaux des commissions du travail, des colonies et des voies navigables et ports maritimes. C'est au titre de cette dernière commission qu'il rapporta un projet de loi destiné à apporter au cours du Rhône les améliorations qui s'imposaient alors.

La législation judiciaire, les questions artistiques et l'agriculture firent l'objet de ses principales interventions à la tribune.

Il abandonna la politique après son échec de 1902 pour se consacrer à son cabinet d'avocat et mourut le 27. septembre 1916.