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François, Pierre, Paul QUILICI

(1905 - 1977)

Informations générales
  • Né le 17/11/1905 à AJACCIO (CORSE-DU-SUD - FRANCE)
  • Décédé le 14/01/1977 à PARIS (PARIS - FRANCE)

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Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

  • 21/10/1945 - 10/06/1946 : Anciens départements d'Algérie - Paysan

    02/06/1946 - 27/11/1946 : Anciens départements d'Algérie - Républicain d'action paysanne et sociale

    10/11/1946 - 04/07/1951 : Anciens départements d'Algérie - Républicains indépendants

    17/06/1951 - 01/12/1955 : Anciens départements d'Algérie - Républicains indépendants

Biographie

  • Biographie de la IVe République

    QUILICI (François, Pierre, Paul)
    Né le 17 novembre 1905 à Ajaccio (Corse)
    Décédé le 14 janvier 1977 à Paris

    Membre de la première et de la seconde Assemblée nationale constituante (Oran)
    Député d'Oran de 1946 à 1955

    Journaliste de profession, François Quilici a fait, avant guerre, l'essentiel de sa carrière au service diplomatique de l'Agence Havas dont il devient rédacteur en chef en 1939. Il écrit parallèlement dans divers journaux (L'Écho de Paris, L'Ami du peuple) ou périodiques (L'Europe nouvelle) où il professe, à la fin des années 1930, des vues antimunichoises et nationales.
    Après la campagne de France, qu'il achève avec le grade de sous-lieutenant, il rallie Londres en 1940. Il appartient d'abord à l'entourage de l'amiral Muselier, puis à l'état-major du général de Gaulle dès avant la rupture définitive des deux dirigeants de la France libre. Sa formation de journaliste le désigne comme rédacteur en chef de l'hebdomadaire La Marseillaise dont le premier numéro sort le 14 juin 1942. Il opte pour une tonalité résolument républicaine et jacobine, attirant au passage quelques plumes prestigieuses comme Bernanos, Jules Romains, Henri de Kerillis et Georges Boris. Mais il cède parfois à quelques excès d'antiparlementarisme et s'attire, au printemps 1943, les doléances des autorités anglo-américaines pour la vigueur de ses diatribes antigiraudistes. Il suit le général de Gaulle à Alger où il maintient La Marseillaise dans une ligne populiste, peu amène à l'égard des hommes politiques de l'Assemblée consultative.
    Après la Libération, il lance l'hebdomadaire La Bataille mais tenté par un mandat électif, il se porte candidat à Oran, le 21 octobre 1945, à la tête d'une liste de droite dite de « rénovation démocratique et sociale ». Il obtient 28 845 voix sur 125 741 suffrages exprimés ; il est l'unique élu de sa liste. Nommé à la commission de l'intérieur, de l’Algérie et de l’administration générale, départementale et communale, il prend une modeste part à quelques débats de politique générale, en prenant la parole à deux reprises, au cours de ce mandat. Il dépose une proposition de loi tendant à modifier, pour l’Algérie, les ordonnances des 26 août 1944, 26 décembre 1944 et 3 mars 1945 relatives à l’indignité nationale. Il vote contre le projet de Constitution le 19 avril 1946. Il est réélu le 2 juin à la seconde Assemblée constituante: sa liste obtient 57 513 voix sur 138 749 suffrages exprimés et compte trois élus. Il retrouve la commission de l'intérieur, de l’Algérie et de l’administration générale, départementale et communale. Il ne dépose aucun texte, mais intervient à six reprises en séance publique. Il prend la parole, notamment, dans le débat constitutionnel sur les questions relevant de l'Algérie. Il rejette à nouveau le projet de Constitution finalement adopté le 28 septembre par l'Assemblée nationale.
    Il est aisément réélu le 10 novembre à l'Assemblée nationale même si sa liste, concurrencée par une autre liste de droite conduite par Charles Serre, accuse une déperdition de près de 12 000 suffrages et voit sa représentation réduite à deux sièges. Toujours membre de la commission de l'intérieur (1946-1951) dont il est élu secrétaire (1948-1949), apparenté au groupe des Républicains indépendants, François Quilici ne dépose durant cette législature aucun texte, mais intervient à trente-cinq reprises en séance publique, et d'abord dans la discussion du statut de l'Algérie. Il défend neuf amendements et un sous-amendement et dénonce un projet qui réduit les Français d'Algérie au rang de «minorité menacée» tant par l'existence du deuxième collège que par la procédure d'homologation des votes de l'Assemblée algérienne par l'Assemblée nationale. Il vote contre le statut le 1er septembre 1947. Par ailleurs, il dépose trois demandes d’interpellation.
    Outre l'Algérie, qui demeure son domaine de prédilection (avec pour corollaire les questions agricoles), il intervient volontiers dans le domaine politique: composition des gouvernements, accords internationaux ou loi sur les apparentements. Ses votes se situent clairement à droite. Il s'abstient volontairement lors de l'investiture de Léon Blum le 12 décembre 1946 et se montre très hostile au tripartisme. Il vote la loi sur les apparentements.
    En vue des élections du 17 juin 1951, sa liste de «sauvegarde de l'Algérie française», qui inclut des Indépendants et des radicaux, est elle-même apparentée à trois autres listes: celles du Rassemblement des gauches républicaines (RGR), des républicains démocrates de tendance MRP (Mouvement républicain populaire) et du Rassemblement du peuple français (RPF), et ce malgré les mauvaises relations qui l'opposent à Henri Fouques-Duparc, chef de file du RPF oranais. Cet apparentement n'enlève pas la majorité absolue et les sièges sont répartis à la proportionnelle. Avec 12,3 % des 134 136 suffrages exprimés, François Quilici conserve son siège, mais son second de liste, le député sortant, Octave Jeanmot, est battu.
    Membre, comme précédemment, de la commission de l'intérieur (1951-1955), il ne se signale, durant toute la législature, que par le dépôt d'une seule proposition de loi tendant à créer à Oran une Cour d'appel composée de deux Chambres. Mais ses interventions en séance sont fort fréquentes : il prend la parole à soixante reprises, en séance publique, essentiellement sur des questions intéressant l'Afrique du Nord en général et l'Algérie en particulier, tant dans le cadre des discussions budgétaires que des débats de politique générale où il interpelle régulièrement les gouvernements successifs. Ainsi intervient-il fréquemment sur les développements de la question tunisienne (5 et 20 juin 1952, 10 et 26 août 1954) où il dénonce les menées du nationalisme et les dangers de l'autonomie interne. Au Maroc, il approuve la déposition du sultan en août 1953 et déplore son retour deux ans plus tard.
    Porte-parole du colonat européen d'Algérie, il défend avec constance ses intérêts agricoles et met en garde contre «l'engrenage fatal d'une politique d'apaisement» (9 décembre 1954). Il soutient de ses votes les gouvernements de centre droit, mais vote contre l'investiture de Pierre Mendès France le 17 juin 1954 et demeure l'un de ses adversaires les plus déterminés durant tout son gouvernement. Il a voté la motion Aumeran rejetant la Communauté européenne de défense (CED). Favorable à Edgar Faure, il approuve la loi sur l'état d'urgence en Algérie, mais excluant tout ajournement des prochaines élections, sur le sol algérien, il vote contre le président du Conseil le 29 novembre 1955. Ainsi, au cours de cette législature (1951-1955), François Quilici défend deux amendements, trois sous-amendements et un amendement indicatif. Il ne dépose pas moins de douze demandes d’interpellation et fait un rappel au règlement.
    L'activité parlementaire de François Quilici cesse à cette date. Candidat en octobre 1958 dans la septième circonscription d'Algérie (Oran-ville), il n'est pas élu.
    Il revient à sa profession de journaliste, publiant articles et reportages dans L'Aurore et dans Carrefour. En raison de son passé de Français libre, le gouvernement le désigne pour siéger au Conseil économique et social, de 1963 à 1967, dans la section des finances, puis dans celle de la recherche scientifique.
    Il disparaît le 14 janvier 1977.




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