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Xavier, François, Joseph DE CASABIANCA

(1796 - 1881)

Informations générales
  • Né le 27/06/1796 à NICE (ALPES-MARITIMES - FRANCE)
  • Décédé le 24/05/1881 à PARIS (PARIS - FRANCE)

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Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

  • 23/04/1848 - 26/05/1849 : Corse - Droite

    13/05/1849 - 02/12/1851 : Corse - Bonapartiste

    14/05/1876 - 25/06/1877 : Corse - Appel au peuple

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

  • Sénateur : du 01/01/1852 au 01/01/1864

Biographie

  • Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

    Représentant du peuple à l’Assemblée constituante et à l'Assemblée législative de 1848-49, Ministre, sénateur du second Empire, député de 1876 à 1877, né à Nice (Alpes-Maritimes), le 27 juin 1796, mort à Paris, le 24 mai 1881, il était le petit neveu du général comte Raphaël de Casabianca, pair de France.

    Il fit de bonnes études au lycée Napoléon, et suivit ensuite les cours de droit de la Faculté de Paris. En 1820, il s'inscrivit au barreau de Bastia, et exerça jusqu'en 1848 la profession d'avocat ; M. de Casabianca était du nombre des bonapartistes que le gouvernement de Louis-Philippe tint à l'écart des fonctions publiques.

    Elu, le 23 avril 1848, représentant de la Corse à l'Assemblée constituante, le 4e sur 6, par 15 932 voix (50 947 votants, 58 467 inscrits), il prit place dans la majorité, et vota généralement avec la droite :
    - 9 août 1848, pour le rétablissement du cautionnement ;
    - 1er septembre, pour le rétablissement de la contrainte par corps ;
    - 7 octobre, contre l'amendement Grévy sur la présidence ;
    - 2 novembre, contre le droit au travail.

    Après l'élection présidentielle du 10 décembre, il se montra un des plus zélés partisans de la politique du prince-président, et se prononça :
    - pour la proposition Rateau,
    - pour le renvoi des accusés du 15 mai devant la Haute Cour,
    - pour les crédits de l'expédition de Rome, etc.

    M. de Casabianca fut réélu, le 13 mai 1849, représentant de la Corse à l'Assemblée législative, le 3e sur 6, par 22 002 voix (41 078 votants, 57 685 inscrits). Il continua de seconder les vues de l'Elysée, tout en s'associant aux votes de la majorité monarchiste. Membre du comité de la rue de Poitiers, il n'abandonna cette majorité que lorsque des conflits éclatèrent entre elle et Louis-Napoléon.

    Tout dévoué au bonapartisme, il entra, comme ministre de l'agriculture et du commerce, après la retraite du ministère Léon Faucher, le 26 octobre 1851, dans le nouveau cabinet où le général Saint-Arnaud prit le portefeuille de la guerre ; quelques semaines après, M. de Casabianca, passa de l'agriculture aux finances (23 novembre). C'était le cabinet du coup d'Etat.

    Mais, personnellement, a-t-on dit, M. de Casabianca n était pas l'homme des aventures périlleuses, et l'on a raconté depuis, qu'à la veille de l'action décisive, lorsque Louis-Napoléon fit part de ses projets au ministre des Finances, celui-ci, fort embarrassé, aurait répondu au président :

    « Monseigneur, je suis père de famille. »

    « C'est bien », dit le président, et il aurait fait enfermer M. de Casabianca, jusqu'au lendemain, dans une chambre de l'Elysée, en lui donnant pour successeur M. Fould. L'anecdote a été démentie tout récemment par le fils de celui qui en était le sujet ; M. Joseph Marie Raphaël de Casabianca, a affirmé que son père n'avait appris que dans la nuit du 2 décembre, à quatre heures du matin, au ministère même, le coup d'Etat et son remplacement par M. Fould, et a communiqué aux journaux, à l'appui de son dire, la lettre suivante :

    « Mon cher Monsieur de Casabianca,

    « Je n'ai pas le temps de vous expliquer pourquoi je ne vous ai pas mis dans ma confidence, et pourquoi je vous remplace momentanément; mais croyez que je vous conserverai toujours les mêmes sentiments de haute estime et d'amitié. »

    « LOUIS-NAPOLÉON. »

    « Demain, l'Assemblée sera dissoute. »

    Par compensation, M. de Casabianca fut chargé, le 22 janvier 1852, d'organiser le ministère d'Etat qui venait d'être créé ; puis il quitta ses fonctions de ministre pour entrer au Sénat le 28 juillet, il prit part à l'établissement de l'Empire, et vota jusqu au bout avec la majorité de la Chambre haute.

    Un décret du 5 mars 1864 le nomma procureur général impérial près la Cour des comptes. Le 4 septembre 1870 le rendit à la vie privée ; il en sortit pour peu de temps, lorsqu'il fut élu, le 14 mai 1876 (en remplacement de M. Rouher, qui avait opté pour Riom) député de l'arrondissement de Bastia, par 9 418 voix (10 246 votants, 20 378 inscrits). Il siégea à droite, dans le groupe de l'appel au peuple, vota, contre les 363 pour le gouvernement du Seize-Mai, et ne se représenta pas en 1877, après la dissolution de la Chambre des députés.

    Grand officier de la Légion d'honneur en 1858.


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