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Achille TENAILLE DE VAULABELLE

(1799 - 1879)

Informations générales
  • Né le 29/10/1799 à CHÂTEL-CENSOIR (YONNE - FRANCE)
  • Décédé le 27/03/1879 à NICE (ALPES-MARITIMES - FRANCE)

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Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

  • 23/04/1848 - 13/10/1848 : Yonne - Centre

Biographie

  • Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

    représentant en 1848 et ministre, né à Châtel-Censoir (Yonne) le 28 octobre 1799, mort à Nice (Alpes-Maritimes) le 27 mars 1879, débuta dans l’administration, sous la Restauration, comme attaché au cabinet du préfet de l'Yonne, puis vint à Paris, entra dans le journalisme, fit paraître le Nain Jaune en 1824, et fonda le Pour et le Contre, journal libéral, qui, après les journées de juillet, devint la Révolution de 1830. Rédacteur en chef du Messager, il collabora au National en 1838, conquit par sa modération et par son talent un rang distingué dans la presse, s'occupa de travaux historiques, et publia l'Histoire moderne de l'Egypte (1835) et l'Histoire des deux Restaurations (1844), qui reste encore aujourd'hui le meilleur ouvrage sur cette époque. Après la révolution de février, Lamartine offrit à M. de Vaulabelle l'ambassade de Londres, puis celle de Berlin, qu'il refusa. Elu, le 23 avril 1848, représentant de l'Yonne à l'Assemblée constituante, le 7e sur 9, par 50,897 voix, il fit partie du comité de constitution, présida le comité d'instruction publique, et fut nommé, le 6 juillet 1848, ministre de l'Instruction publique. M. de Vaulabelle réorganisa le service des inspections, donna plus d'importance à l'étude de l'histoire et aux langues vivantes, et remit sa démission le 13 octobre ; il avait voté pour le bannissement de la famille d'Orléans, pour le décret contre les clubs, pour les poursuites contre Louis Blanc et contre Caussidière, contre l'abolition de la peine de mort, contre l'impôt progressif, contre les deux chambres, contre l'amendement Grévy, contre le droit au travail, pour l'ensemble de la Constitution, pour l'ordre du jour en faveur de Cavaignac. L'élection présidentielle du 10 décembre le jeta dans l'opposition; il se prononça contre la suppression de l'impôt du sol, contre la proposition Rateau, contre l'amnistie générale, contre l'interdiction des clubs, contre l'expédition de Rome, pour l'abolition de l'impôt des boissons, et s'abstint sur la mise en accusation du président et des ministres. Non réélu à l'Assemblée législative, il ne reparut plus sur la scène politique, et ne s'occupa que de ses travaux historiques.


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