Augustin Malroux

1900 - 1945

Mort pour la France

Informations générales
  • Né le 5 avril 1900 à Blaye-les-mines (Tarn - France)
  • Décédé le 10 avril 1945 à Bergen-belsen (Allemagne)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVIe législature
Mandat
Du 3 mai 1936 au 31 mai 1942 *
Département
Tarn
Groupe
Socialiste

* : Un décret de juillet 1939 a prorogé jusqu'au 31 mai 1942 le mandat des députés élus en mai 1936

Biographies

Né le 5 avril 1900 à Blaye les mines (Tarn).

Député du Tarn de 1936 à 1942.

Né à Blaye les mines (Tarn), d'un père mineur, Augustin Malroux fut élève à l'école primaire de cette petite ville, puis à l'école primaire supérieure d'Albi et ensuite à l'école normale de Toulouse de 1917 à 1920.

En 1922, il commence une carrière d'instituteur à Saint Pierre de Cadix, puis en 1923 à Cadix. De 1928 à 1936, il enseigne à Lafenasse par Réalmont (Tarn). Parallèlement, il est un militant actif du parti socialiste S.F.I.O. ; secrétaire de la section socialiste de Lafenasse, il devient en 1934 secrétaire fédéral.

En 1936, les militants socialistes le désignent comme candidat aux élections législatives de la 1re circonscription d'Albi. Il est élu député du Tarn au second tour, le 3 mai 1936, par 7.853 voix sur 15.856 votants et 18.735 inscrits. Dans son programme, il avait déclaré faire sien intégralement « le programme du parti socialiste, du parti de Jaurès et de Guesde, dont je suis fier ». Il se dépeint lui-même comme « un homme qui ne pactisera jamais avec une réaction cléricale et nationaliste ».

A la Chambre des députés, Augustin Malroux appartient à plusieurs commissions ; il est membre de la commission de l'administration départementale et communale, de la commission des mines et de la force motrice, de la commission du suffrage universel ; en 1937, il entre à la commission aéronautique. De 1936 à 1940, ses interventions furent relativement rares. Il prit cependant part à la discussion de plusieurs budgets, notamment le budget de l'Education nationale en décembre 1938 où il incite le gouvernement à accorder un congé de six mois aux instituteurs publics présentant des signes de tuberculose. A la même époque, il demande également que les blés à destination de l'Espagne républicaine soient exonérés de taxes : « il est inadmissible, dit-il en défendant son amendement, qu'un pays comme la France, qui a tant de blé en excédent, n'en livre pas à l'Espagne de façon à sauver un peuple dont les intérêts coïncident exactement avec les nôtres ».

La dernière intervention d'Augustin Malroux à la Chambre des députés eut lieu le 27 février 1940 : ce fut son premier grand discours. Avec courage et autorité, il critique les excès de la censure qui, sous prétexte d'union nationale, adopte la plus grande rigueur pour les thèses et les opinions de gauche ou d'extrême gauche, en particulier en matière de laïcité, alors qu'elle omet d'exercer son contrôle sur la presse d'extrême droite. Augustin Malroux est pris à partie au cours de cette séance par un certain nombre de députés de droite, notamment Philippe Henriot, qui lui déclare : « il vous restera le triste mérite d'avoir le premier pris la parole pendant cette guerre contre l'union nationale ».

A Vichy, le 10 juillet 1940, Augustin Malroux figura parmi les 80 parlementaires qui votèrent contre la délégation des pouvoirs au maréchal Pétain.




Né le 5 avril 1900 à Blaye-les-Mines (Tarn)
Décédé le 10 avril 1945 à Bergen-Belsen (Allemagne)

Député du Tarn de 1936 à 1942

(Voir première partie de la biographie dans le Dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, Tome VII, p. 2348, 2349)

Dès l'été 1940, Augustin Malroux fait partie, avec Elie Bloncourt, du groupe qui fondera le Comité d'action socialiste de la zone Nord. En décembre 1940, le gouvernement de Vichy le suspend de ses fonctions de maire de Blaye-les-Mines. Il déploie alors une intense activité du service de la Résistance, participant notamment à Lyon, en mai 1941, à un congrès du parti socialiste clandestin qui décide l'exclusion de tous les députés SFIO ayant voté la délégation des pouvoirs au maréchal Pétain.

Auguste Malroux est arrêté à Paris en mars 1943. Interné à Fresnes jusqu'en septembre, il sera déporté à Orianenburg, puis à Bergen-Belsen, où il trouvera la mort à l'âge de 45 ans.

Il reçoit la Croix de la Légion d'honneur à titre posthume et, le 11 avril 1948, à Albi, un monument à sa mémoire est inauguré en présence de Madame Vincent Auriol et de nombreuses personnalités.