Accueil > Documents parlementaires > Amendements
Version PDF
ART. 54
N° II - 103 Rect.
ASSEMBLEE NATIONALE
31 octobre 2005

LOI DE FINANCES POUR 2006 - (N° 2540)
(Deuxième partie)

Commission
 
Gouvernement
 

AMENDEMENT N° II - 103 Rect.

présenté par

M. Martin-Lalande, rapporteur spécial

au nom de la commission des finances

----------

ARTICLE 54

État B

I. – Supprimer le programme « avances aux organismes de l’audiovisuel public ».

II. – Créer les cinq programmes suivants : « France Télévisions », « Radio France », « Radio France internationale », « ARTE-France », « Institut national de l’audiovisuel ».

III. – En conséquence, modifier ainsi les autorisations d'engagement et les crédits de paiement :

(en euros)

Programmes

+

-

Avances aux organismes de l'audiovisuel public

 

2 720 540 000

France Télévisions

1 872 190 000

 

Radio France

505 490 000

 

Radio France internationale

57 030 000

 

ARTE-France

208 490 000

 

Institut national de l’audiovisuel

77 340 000

 

TOTAUX

2 720 540 000

2 720 540 000

SOLDE

0

EXPOSÉ SOMMAIRE

Figure aujourd’hui au sein du budget de l’Etat une mission « Avances à l’audiovisuel public » dans laquelle sont retracées les avances faites par l’Etat aux opérateurs de l’audiovisuel public au titre de la redevance, désormais encaissée en même temps que la taxe d’habitation.

Malheureusement, et contrairement à la lettre et à l’esprit de la LOLF, cette mission n’est constituée que d’un seul programme. Ceci n’est pas une bonne solution, comme l’illustre le dispositif de performance proposé en annexe au projet de loi de finances : y sont mélangées les activités de l’INA, de France Télévisions ou encore de RFI alors que chacun de ces organismes possède des missions bien différentes.

Il semble que la création d’un programme par opérateur bénéficiant de la redevance constitue la meilleure solution. La mission « avances aux organismes de l’audiovisuel public » serait ainsi constituée d’un programme pour France Télévisions, un pour Radio France, un pour Arte-France, un pour Radio France Internationale et enfin un programme pour l’Institut national de l’audiovisuel.

Cette solution présente deux avantages : d’une part, cela permettrait de supprimer l’article de la loi de finances qui porte répartition de la redevance puisque les nouvelles possibilités d’amendement ouvertes par l’article 47 de la LOLF le rendraient superflu.

D’autre, part, et beaucoup plus fondamentalement, ceci inciterait à une harmonisation poussée entre les dispositifs de performance de chaque programme et les contrats d'objectifs et de moyens que chaque opérateur doit, selon l’article 53 de la loi du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication, signer avec l’État. Dans une perspective de revalorisation de cet outil indispensable que constitue le contrat d'objectifs et de moyens, l’existence d’un programme par opérateur doit permettre d’établir un lien direct entre celui-ci et le projet annuel de performance qui sera présenté chaque année au Parlement lors de l’examen de la loi de finances.