Commission des affaires étrangères : Mme Nicole Bricq, ministre du commerce extérieur
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Alpes-Maritimes (4e circonscription)
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Commission des affaires étrangères : Mme Nicole Bricq, ministre du commerce extérieur
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M. Jean-Claude Guibal attire l'attention de Mme la ministre de la réforme de l'État, de la décentralisation et de la fonction publique sur le décret n° 2010-531 du 20 mai 2010 relatif au compte épargne-temps dans la fonction publique. Ce décret a introduit la possibilité pour les collectivités territoriales d'indemniser, sur la base forfaitaire et après délibération, les jours de congés épargnés par leurs agents sur le compte épargne-temps (CET). Toutefois, il a été prévu pour les trois fonctions publiques que l'indemnisation des jours ne pouvait s'effectuer qu'à compter du vingt et unième jour figurant sur le CET. Une seule exception a été prévue lorsque l'agent décède et au profit de ses ayants droit. En revanche, aucune dérogation n'a été envisagée dans le cas de figure d'une cessation d'activité indépendante de la volonté de l'agent, notamment en cas d'invalidité. Il lui demande si elle entend modifier cette réglementation afin de permettre le paiement de l'intégralité des jours épargnés dans le cas bien spécifique d'agents inaptes à une reprise du travail et admis au bénéfice d'une retraite pour invalidité.
Voir la questionM. Jean-Claude Guibal attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur l'avenir des centres de formation de musiciens intervenant à l'école (CFMI). Depuis trente ans, les CFMI forment des artistes, musiciens professionnels, pour permettre aux enfants de pratiquer la musique à l'école primaire dans une démarche de projet avec les professeurs des écoles. L'action des 5 000 musiciens qui répondent à la dénomination de « dumistes » du nom de leur diplôme universitaire de musicien intervenant à l'école (DUMI) est unanimement reconnue tant par les employeurs que sont les élus des collectivités locales que par les professeurs des écoles et les parents d'élèves. La pratique de la musique et plus généralement artistique a des conséquences directes sur l'acquisition des fondamentaux de l'école et favorise l'équilibre des enfants dans leur développement. Malgré le bilan positif de leur action, les CFMI rencontrent des difficultés en raison de l'absence de coopération interministérielle entre les services centraux des trois ministères de l'éducation nationale, de la culture et de l'enseignement supérieur pour permettre de pérenniser les moyens humains et financiers mis à disposition de ces établissements. Il lui demande de lui indiquer sa position à ce sujet.
Voir la questionM. Jean-Claude Guibal attire l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur la réduction de la teneur en plomb que l'on retrouve dans l'eau du robinet. La directive européenne n° 98/83 du 3 novembre 1998 transposée dans le code de la santé publique, a fixé la teneur maximale en plomb dans l'eau au robinet du consommateur à 10 microgrammes par litre (µg/l) à compter du 25 décembre 2013. Jusque-là, une teneur inférieure à 25 µg/l est tolérée. Pour atteindre cet objectif, recommandé par l'Organisation mondiale de la santé en raison des risques pour les jeunes enfants, il convient de supprimer les branchements ou canalisations en plomb. Or, si le programme d'éradication sur le réseau public avance bien, notamment grâce aux aides publiques, il n'en va pas de même pour le parc privé. Selon une enquête menée par L'UFC-Que choisir, 2 millions à 3 millions de logements d'immeubles collectifs privés sont concernés, soit 10 % à 15 % des logements en France pour un coût estimé à 1 000 euros par logement. Par conséquent, il lui demande de lui indiquer quelles aides elle entend mettre en place pour permettre aux particuliers de réaliser ces travaux.
Voir la questionM. Jean-Claude Guibal attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt sur la lutte contre le frelon asiatique. Le 26 décembre 2012, le frelon asiatique a été classé au titre de « risque sanitaire de deuxième catégorie » au code rural alors qu'il avait été envisagé dans un premier temps son classement en « espèce nuisible ». Ce classement permettra de définir des actions de surveillance, de prévention et de lutte contre ce prédateur. Cependant, dans les Alpes-Maritimes, le frelon asiatique continue d'étendre sa zone géographique où il détruit les colonies d'abeilles qui constituent un maillon essentiel de la biodiversité. C'est la raison pour laquelle, les collectivités concernées demandent la mise en place d'un plan de surveillance sanitaire d'envergure et d'élimination de ce prédateur. Il lui demande de lui indiquer si des moyens seront mis en œuvre dans les zones particulièrement touchées par ce fléau pour éradiquer cette espèce invasive.
Voir la réponseM. Jean-Claude Guibal attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur l'enseignement des fondamentaux en France. Le programme international de recherche en lecture scolaire (Pirls) a rendu récemment son classement sur les performances en lecture dans 54 pays du monde et la France se place au 29e rang. Cette étude révèle que les élèves français âgés de dix ans maîtrisent moins bien la lecture que la moyenne des écoliers européens du même âge et qu'en outre leurs performances dans certains domaines, comme par exemple la compréhension des textes informatifs, se sont dégradées. Les élèves français ont également des lacunes en écriture et expression. La France fait partie des quatre pays dont les performances ont le plus diminué en dix ans. En France, la question de la méthode d'apprentissage de la lecture n'est pas résolue et la méthode mixte qui s'est aujourd'hui généralisée n'apporte pas de résultats probants. Dans les pays, comme l'Angleterre, qui ont maintenu la méthode syllabique au CP, les élèves obtiennent de bien meilleurs résultats et ce, quelle que soit leur origine sociale. Il lui demande de lui indiquer sa position sur ce sujet et s'il entend, dans le cadre du projet de refondation de l'école, tenir compte de ces résultats pour prendre des mesures concrètes afin d'améliorer le niveau d'apprentissage des fondamentaux.
Voir la réponseM. Jean-Claude Guibal attire l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur le retard pris par la France en matière de pharmacovigilance. L'actualité sanitaire ponctuée par un cortège de conséquences dramatiques liées à la surconsommation médicamenteuse et à la généralisation de pratiques inappropriées rappelle sans cesse les dysfonctionnements et les failles de notre système de pharmacovigilance et renforce l'urgence pour les agences sanitaires de disposer d'une information en temps réel. Le remède à ces dysfonctionnements existe. Il consiste à mettre à disposition les outils informatiques nécessaires à l'analyse statistique. De tels outils, non intrusifs dans la liberté de prescription, ont été développés qui rendent possible l'exploitation des flux de données, rendues anonymes, en provenance des officines pharmaceutiques, et l'identification très en amont d'éventuels détournements de prescriptions, sans porter atteinte à la confidentialité des données. Cependant, leur exploitation au profit des autorités sanitaires se heurte notamment au refus du GIE SESAM-Vitale, organisme placé sous son autorité, de mettre à disposition des concepteurs de ces outils statistiques, le dispositif frontal contenant, de manière sécurisée, les clefs de déchiffrement qui sont indispensables à l'analyse des flux de données chiffrées pourtant publiques et communicables. Cette opposition est d'autant plus incompréhensible au regard des enjeux de santé publique que la CNIL, par une décision n° 2011-246, a autorisé ce type de traitement informatique et a reconnu l'efficacité des mesures de précautions prises pour garantir l'anonymat des données exploitables. Il lui demande de lui indiquer quelles mesures elle entend prendre et dans quels délais pour mettre en place un système de pharmacovigilance qui permette d'assurer un suivi en temps réel des prescriptions de médicaments.
Voir la questionM. Jean-Claude Guibal attire l'attention de Mme la ministre de l'égalité des territoires et du logement sur la future loi de défiscalisation immobilière. Ce dispositif vise à prendre le relais du dispositif Scellier au 1er janvier 2013. Il maintient le principe du plafonnement de l'investissement en contrepartie d'un engagement de location. En revanche, il impose un zonage plus restrictif que le Scellier et un plafonnement des loyers inférieur de 20 % aux prix du marché. Or ces deux derniers points cumulés risquent d'aggraver les difficultés posées par les précédents dispositifs. Il rappelle que la Cour des comptes faisait état, dans son rapport annuel 2012 des critiques de plusieurs préfets attestant de « lourdes inadéquations entre les zones et la réalité locative » de leur département. Elle observait aussi qu'il n'existe « aucune information, au plan national, sur le volume, la localisation, l'occupation et les loyers réels pratiqués » des programmes Robien-Scellier. Les professionnels reconnaissent qu'il n'existe pas d'outil pour déterminer ville par ville ce prix du marché. Il lui demande de lui indiquer si elle entend faire évoluer ce découpage et selon quels critères.
Voir la réponseIntervention en réunion de commission
Mercredi 24 avril 2013 - Séance de 9 heures 30
M. Jean-Claude Guibal attire l'attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, chargé des transports, de la mer et de la pêche, sur l'état de la ligne ferroviaire Coni-Vintimille. La ligne transfrontalière Nice-Breil-Sur-Roya et Vintimille Breil-Sur-Roya en direction de Coni est une ligne internationale qui relie le Piémont à la Méditerranée. Il s'agit d'un axe structurant pour le développement de la vallée de la Roya, territoire superbe mais fragile, et indispensable pour satisfaire les besoins de déplacement des populations qui y vivent. Sa nécessité est d'autant plus importante que la desserte routière de la vallée est étroite et sinueuse. Cette ligne ferroviaire détruite pendant la dernière guerre a été reconstruite par l'Italie dans le cadre des dommages de guerre en vertu d'une convention internationale signée entre la France et l'Italie en 1970. Cette convention impose la charge de l'entretien, dans sa partie française entre la frontière, au col de Tende, et Breil-Sur-Roya, à l'Italie. Or, depuis la remise en service de la ligne en 1979, les ouvrages ont vieilli et faute de financements pour assurer sa mise en sécurité et son bon fonctionnement, la pérennité de cette infrastructure est menacée. La région Piémont a d'ores et déjà annoncé une baisse de 34 % de ses budgets qui affectera notamment la ligne Coni-Vintimille et plus particulièrement le tronçon français entre Breil-Sur-Roya et Tende. Plusieurs gares françaises qui étaient desservies par les trains italiens ne le sont plus. Quant à la voie ferrée entre Breil-Sur-Roya et Tende-Vievola, qui est en très mauvais état, elle risque de fermer. La renégociation de la convention de 1970 constitue un enjeu crucial et urgent pour assurer la pérennité de cette ligne. En attendant, des moyens doivent être débloqués pour assurer son fonctionnement et la desserte de toutes les gares qu'elle traverse. Il lui demande donc de lui indiquer ce que le Gouvernement entend mettre en œuvre pour maintenir cette ligne ferroviaire et de lui communiquer le calendrier précis des discussions engagées entre les gouvernements français et italien au sujet de la convention de 1970.
Voir la questionIntervention en réunion de commission
Mercredi 10 avril 2013 - Séance de 9 heures 30
M. Jean-Claude Guibal attire l'attention de Mme la ministre des sports, de la jeunesse, de l'éducation populaire et de la vie associative sur le respect de la laïcité dans le sport, notamment dans les instances sportives internationales. Dans une circulaire du 25 octobre 2012, la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) a autorisé le port du foulard sur les terrains de football, dès lors qu'il répond à certains critères de sécurité. Ainsi, dérogeant aux règles sportives et notamment de neutralité, les athlètes féminines vont pouvoir afficher leur pratique religieuse. Il lui demande de lui indiquer sa position à ce sujet et si elle entend rappeler aux instances internationales sportives l'importance du caractère universel du sport et son attachement au principe de laïcité.
Voir la réponseM. Jean-Claude Guibal attire l'attention de Mme la ministre de la culture et de la communication sur les conséquences, pour les radios associatives, des arbitrages relatifs au groupement d'intérêt public Epra (échanges et productions radiophoniques). Créé en 1992, l'Epra a pour mission de consolider les capacités des bénévoles et des salariés des radios associatives à produire et à diffuser des émissions de qualité sur la vie sociale et culturelle des habitants de nos territoires. Or, après vingt années d'activité et d'accompagnement du développement des radios associatives, l'autorité administrative en charge du groupement d'intérêt public (GIP) a annoncé sa liquidation lors de la réunion statutaire du conseil d'administration du 8 novembre 2012. Cette situation compromet gravement l'avenir des radios associatives attachées à perpétuer les valeurs du « vivre ensemble ». Il lui demande de lui indiquer les mesures qu'elle entend prendre dès lors pour préserver l'existence des radios associatives.
Voir la réponseM. Jean-Claude Guibal attire l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur la reconnaissance des diplômes d'État des assistants sociaux. Depuis 2011, les diplômes des assistants sociaux sont inscrits au niveau 6 du cadre européen de certification, c'est-à-dire au niveau équivalent à la licence en Europe. Cependant, ces diplômes restent inscrits au niveau 3 du répertoire national des certifications professionnelles et donc au niveau bac + 2 en France alors que les intéressés effectuent trois années d'études post-baccalauréat. Les assistants sociaux demandent la reconnaissance de leurs diplômes au grade de la licence (bac + 3) et également l'obtention du niveau licence pour les diplômes obtenus dans le cadre de la VAE (validation des acquis de l'expérience professionnelle). Par ailleurs, ces professionnels sont considérés comme des agents de catégorie B alors qu'ils exercent des missions d'encadrement qui relèvent de la catégorie A de la fonction publique et des cadres pour le secteur privé. Il lui demande de lui indiquer sa position à ce sujet et si le Gouvernement entend réexaminer le statut des assistants sociaux.
Voir la questionM. Jean-Claude Guibal attire l'attention de Mme la ministre de l'égalité des territoires et du logement sur les pratiques des syndics de copropriétés. Selon une étude de l'Association consommation, logement et cadre de vie (CLCV) menée auprès de plus d'une centaine de cabinets, il apparaît que certains copropriétaires ne savent pas toujours ce qui leur est facturé. Certes des efforts importants ont été accomplis par la profession mais des abus demeurent concernant notamment les forfaits de gestion courante, pas assez détaillés, la tarification de frais divers et les honoraires pour travaux, trop souvent facturés au prix fort. Il lui demande de lui indiquer s'il entend prendre des mesures pour mieux encadrer la facturation des frais de gestion à la charge des copropriétaires.
Voir la réponseIntervention en réunion de commission
Mercredi 27 mars 2013 - Séance de 16 heures 30
Intervention en réunion de commission
Mardi 26 mars 2013 - Séance de 16 heures 30
M. Jean-Claude Guibal attire l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur l'action des pouvoirs publics en matière de prévention de l'obésité. La dernière enquête Obépi, conduite en 2012, démontre une nouvelle hausse de l'obésité en France. Ce sont désormais 7 millions de Français qui sont obèses, soit 15 % de la population. En seulement quinze ans, la prévalence de l'obésité a donc augmenté de 76 %. Cette hausse s'accélère chez les 18-24 ans. Ce phénomène fait peser des risques accrus en termes de santé publique. Des efforts doivent encore être réalisés pour améliorer l'équilibre nutritionnel des aliments, renforcer l'information présente sur les étiquetages et veiller à la qualité des aliments vendus dans l'enceinte des établissements scolaires. La loi de santé publique qui devrait être discutée dans le courant de l'année constitue un véhicule législatif adapté à de telles mesures. Il lui demande donc de lui indiquer les actions envisagées par le Gouvernement s'agissant de la prévention de l'obésité.
Voir la réponseIntervention en réunion de commission
Mercredi 20 mars 2013 - Séance de 9 heures 40
Rétablir au profit des communes le droit de préemption lorsque celui-ci n'est pas exercé par l'Etat
Voir le document Voir le dossier législatifM. Jean-Claude Guibal attire l'attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de l'économie et des finances, chargé du budget, sur la suppression du barème progressif de la CVAE (cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises). Selon une étude réalisée par l'organisation professionnelle représentant les entreprises de travail temporaire, la suppression du barème progressif reviendrait en moyenne à doubler le montant de la CVAE pour les PME qui réalisent moins de 7,6 millions d'euros de chiffre d'affaires. Quant aux entreprises dont le chiffre d'affaires est inférieur à 3 millions, leur impôt serait multiplié par cinq. Le poids de l'impôt anéantirait quasi totalement le résultat de ces entreprises et compromettrait leur pérennité. Il lui demande de lui indiquer s'il entend revoir ce projet afin de préserver la dynamique économique de ce secteur d'activités.
Voir la questionAssemblée nationale
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