OPECST : la séparation-transmutation et les déchets radioactifs de faible activité à vie longue
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OPECST : la séparation-transmutation et les déchets radioactifs de faible activité à vie longue
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M. Maurice Leroy attire l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur les vives inquiétudes des donneurs du sang bénévoles consécutives à la décision d'arrêter la fourniture de plasma issu d'aphérèses conduisant l'Établissement français du sang (EFS) à stopper toutes plasmaphérèses visant à collecter du plasma en vue de fractionnement. Cette décision bien que compréhensible économiquement et humainement risque de mettre en péril notre système de santé publique basé sur le bénévolat, l'altruisme, la gratuité du don mais aussi l'approvisionnement et l'autosuffisance en produits sanguins pour les patients nationaux. Elle aura par ailleurs un impact non seulement sur l'approvisionnement en plasma de fractionnement mais aussi thérapeutique, certains donneurs se démobilisant et se détournant du don, mais plus grave encore, sur l'approvisionnement en sang total, certaines collectes mixtes étant, elles aussi, supprimées. Enfin, elle ne manquera pas de conduire, à moyen terme, à la suppression de très nombreux emplois au sein du Laboratoire français du fractionnement et des biotechnologies (LFB), et à plus court terme à un plan social de plusieurs centaines d'emplois à l'EFS. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer quelle est la position du Gouvernement sur ce sujet sensible qui mérite toute l'attention de la part des pouvoirs publics et quelles sont les mesures qu'il entend prendre le cas échéant pour assurer l'autosuffisance en produits sanguins éthiques les plus sûrs pour les patients.
Voir la réponseM. Maurice Leroy attire l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur les conséquences de la réduction de la collecte de plasma par aphérèse. En effet, suite à une mévente de ses produits sur le marché français, le Laboratoire français du fractionnement et des biotechnologies (LFB) vient de demander à l'Établissement français du sang (EFS) d'arrêter la fourniture de plasma issu d'aphérèse, ce qui a conduit ledit établissement à stopper toutes plasmaphérèses visant à collecter du plasma en vue de fractionnement. Cette mesure fait suite à un long processus initié par la séparation de l'EFS et du LFB inscrite dans la loi n° 93-5 du 4 janvier 1993 votée suite à l'affaire du « sang contaminé » ; auparavant les activités de collecte, de préparation, de distribution et de fractionnement des produits sanguins étaient intégrées dans les mêmes structures. Bien que compréhensible économiquement et humainement, cette décision met en péril notre système de santé publique basée sur le bénévolat, l'altruisme, la gratuité du don mais aussi l'approvisionnement et l'autosuffisance en produits sanguins pour les patients nationaux. Cette décision risque d'avoir un impact non seulement sur l'approvisionnement en plasma de fractionnement mais aussi thérapeutique, certains donneurs se démobilisant et se détournant du don, mais, plus grave encore, sur l'approvisionnement en sang total, certaines collectes mixtes étant, elles aussi, supprimées. Il lui demande donc quelles sont les intentions du Gouvernement en la matière.
Voir la réponseM. Maurice Leroy attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt sur l'arrêté du 26 décembre 2012 relatif au classement du frelon asiatique dans la liste des dangers sanitaires de deuxième catégorie. Cette décision était attendue par la filière apicole et les collectivités locales soucieuses de mettre en place une action collective et efficace de lutte contre la prolifération du frelon asiatique, mais un classement en première catégorie aurait toutefois été mérité. Certes, l'inscription en deuxième catégorie permettra à l'autorité administrative de définir des actions de surveillance, de prévention et de lutte ou d'approuver un programme volontaire collectif d'initiative professionnelle, mais des incertitudes demeurent sur les moyens d'actions à mettre en œuvre localement, les financements et la coordination. Il lui demande donc de bien vouloir lui apporter des précisions sur l'ensemble de ces points.
Voir la réponseM. Maurice Leroy attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt sur les propositions des jeunes agriculteurs visant à améliorer le renouvellement des générations en agriculture. Ainsi, ils proposent la mise en place d'un dispositif permettant une meilleure interaction entre les différents outils existants, comme le répertoire départ installation (RDI) et la déclaration d'intention de cessation d'activité agricole (DICAA), afin que le cédant soit dans une démarche active de transmission. De même, ils proposent une aide au « repérage » des cédants et des successeurs en impliquant les filières. Les jeunes agriculteurs évoquent également des dispositions incitatives, à l'instar de la préretraite pour les agriculteurs cédants à un jeune, système qui a démontré son efficacité. Par conséquent, il lui demande quelles réponses il entend apporter à ces propositions.
Voir la réponseM. Maurice Leroy attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt sur l'iniquité de traitement des retraités agricoles avec les autres retraités, dénoncée dans une pétition nationale adressée au Président de la République. Confrontés à la faiblesse des retraites agricoles, à la hausse du coût de l'énergie et de la santé, les agriculteurs retraités vivent, pour une partie, sous le seuil de pauvreté. Il suffirait, par exemple, de respecter l'engagement pris dans la loi n° 2002-308 du 4 mars 2002 sur la retraite complémentaire obligatoire, votée à l'unanimité, et d'amener les retraites à 85 % du SMIC à l'échéance de cinq ans (et non à moins de 75 % comme actuellement). Comme dans les autres régimes des secteurs privés, les futures retraites devraient être calculées sur les 25 meilleures années et non plus sur la totalité de la carrière. Suite à la suppression de la demi-part fiscale pour les veuves et veufs, le relèvement du revenu fiscal de référence de 1 000 euros devrait s'appliquer. De même, la bonification pour enfant actuellement basée sur 10 % du montant de la retraite devrait être forfaitaire. Il lui demande donc quelles mesures il entend mettre en œuvre pour renforcer l'équité de traitement.
Voir la réponseM. Maurice Leroy attire l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur la revendication d'équité des agriculteurs en matière de calcul des droits à la retraite. La retraite des agriculteurs demeure en effet calculée sur l'intégralité de leur carrière, alors même que les retraites des salariés du privé sont calculées sur les 25 meilleures années et celles des fonctionnaires sur les six derniers mois d'activité. Le Président de la République a promis lors de sa campagne électorale qu'il s'attacherait à rétablir en tous domaines équité et justice. Aussi, avant même que le Gouvernement ne décide quelles dispositions il entend mettre en œuvre pour rétablir l'équilibre des régimes de retraite, les agriculteurs demandent à ce que ce principe d'équité soit effectivement pris en compte pour le calcul de leur retraite. Il lui demande donc de bien vouloir lui indiquer quelles mesures et quel échéancier elle entend mettre en œuvre pour respecter l'esprit des promesses électorales du Président de la République.
Voir la réponseM. Maurice Leroy attire l'attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de l'économie et des finances, chargé du budget, sur le fait que l'avis d'imposition sur la cotisation foncière des entreprises (CFE) pose un problème de compréhension. Cet avis d'imposition liste dans son intitulé les différents prélèvements, dans un format de présentation identique, sans distinguer la part relative des bénéficiaires de cet impôt. Cette situation engendre des malentendus fréquents sur la mécanique de la CFE, son allocation principale aux collectivités locales et la fixation de son taux par celles-ci. Par conséquent, il lui demande ce qu'il envisage de faire pour améliorer la formulation de cet impôt afin de lever toutes les ambiguïtés y afférentes.
Voir la réponseM. Maurice Leroy attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur l'enseignement de l'histoire-géographie en première et terminale scientifiques. Le rétablissement de l'enseignement de ces disciplines à titre obligatoire en terminale scientifique aura lieu à la rentrée 2014. L'association des professeurs d'histoire et de géographie (APHG) juge celui-ci salvateur pour permettre à des jeunes de s'insérer dans la société d'autant qu'ils occuperont des responsabilités dans le monde économique et social. Toutefois, l'APHG constate que le futur horaire de deux heures en première scientifique est très insuffisant pour enseigner décemment l'histoire du XXe siècle et la géographie de la France et de l'Europe. Prenant en compte la situation économique et la préparation d'une épreuve écrite en terminale qui ne sacrifierait pas l'avenir de futurs citoyens et citoyennes, l'APHG estime indispensable une dotation horaire de cinq heures sur les deux niveaux soit 2 heures 30 en première scientifique dès la rentrée 2013 et 2 heures 30 en terminale lors de la rentrée 2014. Ce retour à un enseignement obligatoire se ferait d'ailleurs à moyens constants puisque actuellement la dotation est de quatre heures obligatoires en première S et deux heures d'option en terminale S. Face à cette demande responsable, il lui demande donc les mesures qu'il entend prendre pour permettre un enseignement adéquat de cette discipline.
Voir la réponseM. Maurice Leroy attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt sur la dégradation grandissante du revenu des éleveurs laitiers. Dans un contexte de prix très peu rémunérateurs pour les producteurs de lait, la clause de sauvegarde semble apporter une solution et de ce fait mériter certaines améliorations législatives. En effet, la clause de sauvegarde permet de préserver les droits des parties et de conserver l'équilibre du contrat, alors même que l'évolution du contexte pourrait conduire à un résultat inéquitable pour l'un des contractants. Pour être équilibrée, la clause de sauvegarde doit reposer sur des éléments objectifs et doit pouvoir être déclenchée par l'une ou l'autre des parties au contrat. À ce jour, les règlements intérieurs des coopératives ne prévoient pas de clause de sauvegarde, en cas de prix anormalement haut ou anormalement bas. À condition qu'elle soit équilibrée et mise en oeuvre de manière loyale par chacune des parties, la clause de sauvegarde présente pourtant une utilité évidente dans un contrat de longue durée. Dans ces conditions, des évolutions législatives apparaissent nécessaires. Adossée à une clause de revoyure, la clause de sauvegarde bénéficierait par exemple d'un meilleur suivi dans l'exécution du contrat-cadre. De la même manière, il pourrait être utile d'introduire des clauses de sauvegarde dans les contrats de vente de lait de vache en rappelant la nécessité de rééquilibrer le rapport de force entre producteurs et acheteurs (notion de « force majeure économique »). Enfin, pour dépasser une certaine forme de droit proclamatoire et influer réellement sur le comportement des parties prenantes, une surveillance de l'exécution des contrats apparaît nécessaire. Dans la mesure où le pouvoir de marché de l'acheteur a tendance à amoindrir le principe de la négociation contractuelle libre et volontaire - ceci vaut pour l'ensemble de la filière -, il lui demande de quelle manière il peut être envisagé de renforcer la clause de sauvegarde.
Voir la réponseM. Maurice Leroy attire l'attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants, sur la légitime demande émanant du monde combattant associatif de créer une médaille du monde combattant. Cette médaille du monde combattant serait une nouvelle distinction officielle, qui permettrait d'honorer et de récompenser les personnes bénévoles qui s'investissent sur le terrain, souvent avec force et dévouement, pour participer au devoir de mémoire. Elle viendrait ainsi récompenser des services particulièrement opportuns, notamment l'accomplissement d'actions sociales, de camaraderie ou de présence, services parfois prenants ou durs mais néanmoins nécessaires et contribuant très fortement à l'osmose entre la Nation et ses combattants. L'intérêt de la création d'une telle distinction serait ainsi de permettre la reconnaissance du dévouement de ces personnes qui, bien souvent, ne peut pas l'être par d'autres décorations. C'est pourquoi il lui demande de lui indiquer la position du Gouvernement sur cette question.
Voir la réponseM. Maurice Leroy attire l'attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants, sur les conditions d'octroi de la carte du combattant au titre des services en Afrique du nord (AFN). Cette carte est attribuée aux militaires ayant participé aux opérations entre le 31 octobre 1954 et le 2 juillet 1962. Par ailleurs, les militaires présents en Algérie entre le 2 juillet 1962 et le 1er juillet 1964 peuvent, sous réserve de justifier des conditions requises, solliciter le titre de reconnaissance de la Nation. Ils ne peuvent néanmoins prétendre à la carte du combattant. Or un risque d'ordre militaire a existé en Algérie jusqu'au 1er juillet 1964. En effet, selon les sources du ministère de la défense, 534 militaires sont morts pour la France durant cette période. Une éventuelle extension des droits à la carte du combattant au-delà du 2 juillet 1962 est demandée par les protagonistes concernés. Il souhaite donc connaître les suites que le Gouvernement entend donner à cette légitime demande.
Voir la réponseM. Maurice Leroy attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt sur l'effondrement du nombre d'apiculteurs. En effet, il lui indique que le nombre « d'apiculteurs familiaux ou amateurs » ne cesse de régresser depuis ces dernières années, entraînant une diminution du nombre total des apiculteurs de l'ordre de 40 %. Il lui précise également que ces micro-producteurs réalisent « un véritable maillage du territoire ». Or il convient de remarquer que le plan de développement durable de l'apiculture publié par le ministère de l'agriculture ne propose aucune mesure concrète visant à enrayer cette hémorragie des apiculteurs amateurs. Il lui demande quelles mesures précises sont envisagées afin de favoriser le maintien de ces apiculteurs familiaux ou amateurs, et donc d'enrayer la diminution régulière de leur nombre.
Voir la réponseM. Maurice Leroy attire l'attention de Mme la ministre de la réforme de l'État, de la décentralisation et de la fonction publique sur la formation des secrétaires de mairie. Les secrétaires de mairie jouent un rôle fondamental pour le fonctionnement de la commune aux côtés des élus municipaux. Ils sont amenés, en particulier dans les petites communes, à remplir de nombreuses tâches nécessitant une grande polyvalence et des connaissances dans des domaines extrêmement variés : droit des collectivités, urbanisme, social, marchés publics, etc. Ils sont d'autant plus sollicités que les services déconcentrés de l'État abandonnent progressivement des missions au profit des collectivités comme par exemple en matière d'instruction des documents d'urbanisme. Dans ce contexte, de nombreux maires de petites communes rencontrent des difficultés de recrutement et considèrent que, bien souvent, la formation offerte aux titulaires de ce poste n'est pas satisfaisante. Il lui demande donc quelles initiatives le Gouvernement entend mettre en œuvre pour répondre à ce problème.
Voir la réponseM. Maurice Leroy attire l'attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de l'économie et des finances, chargé du budget, sur les conséquences du relèvement de 7 % à 10 %, du taux de TVA applicable sur les droits d'entrée perçus pour la visite des parcs de loisirs. L'application d'une telle mesure à la billetterie d'entrée des sites de loisirs et de culture condamnerait cette profession à une « triple peine », puisque ces parcs devront déjà faire face à l'augmentation du taux de la TVA sur la restauration et sur celui de l'hôtellerie. Or le monde du divertissement forme un ensemble cohérent, un « tout », du point de vue de son offre - un modèle économique qui fait chaque jour la preuve de son efficacité - comme de la demande d'un public majoritairement familial et populaire. La billetterie des sites de loisirs et culturels a toujours été placée dans la catégorie des taux réduits (5,5 %) et la création d'un taux intermédiaire à 10 % suscite des inquiétudes chez les exploitants. Outre qu'elle frappe des établissements non dé localisables et pénalise financièrement une clientèle majoritairement française et provinciale, une telle augmentation sera encore une stigmatisation des loisirs des classes populaires déjà très impactées par la crise et à qui ces parcs offrent, dans leur proximité, un mode de divertissement accessible. Cette augmentation du taux de TVA ne pourrait être répercutée sur les prix au public sans franchir des seuils psychologiques délicats pour une clientèle déjà fragilisée, ce d'autant qu'elle se situe dans un contexte de réduction significative de son budget de loisirs. Si elle n'était pas répercutée, elle viendrait directement impacter ces entreprises, et aurait pour conséquence directe la dégradation de leur capacité d'investissement, de leur marge de manœuvre en matière de ressources humaines, et donc de création d'emplois. En outre, cet impact sera très insuffisamment compensé par les mesures compensatrices annoncées du CICE, du fait de la saisonnalité de ces activités. Aussi, il lui demande si le Gouvernement envisage de revenir sur cette décision dangereuse pour la pérennité des parcs de loisirs avant son application effective, le 1er janvier 2014, et faire en sorte que la billetterie d'entrée des sites de loisirs et de culture puisse bénéficier du taux réduit de TVA de 5 % et ainsi rétablir une cohérence fiscale.
Voir la réponseM. Maurice Leroy attire l'attention de Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, sur l'article 419 du code civil qui prévoit que les mandataires judiciaires à la protection des majeurs peuvent recevoir une rémunération exceptionnelle pour l'accomplissement d'actes impliquant des diligences particulièrement longues et complexes. Lorsqu'il a été constitué un conseil de famille, c'est ce dernier qui autorise le versement d'une telle rémunération. Un problème se pose lorsque le mandataire à la protection des majeurs fait une demande après le décès de son protégé pour des diligences fournies antérieurement à ce décès. Il se demande qui peut statuer sur une telle demande : le conseil de famille, le juge des tutelles ou les héritiers. Les pouvoirs du conseil de famille disparaissent avec le décès du majeur protégé. Il en est de même pour le juge des tutelles. Il s'interroge sur le titre auquel les héritiers pourraient statuer sur cette demande. La solution pourrait être la suivante : le juge des tutelles convoquerait un conseil de famille pour statuer sur cette demande à une date qui serait supposée être la veille du décès du majeur protégé. Cette réunion du conseil de famille pourrait se faire par simple consultation de ses membres par courrier. Cette procédure permettrait ainsi de respecter les compétences du conseil de famille prévues par la loi, le conseil de famille pouvant alors avoir sur ce sujet un avis différent de celui du juge des tutelles. Il souhaiterait qu'elle lui indique la position de la Chancellerie sur cette circonstance qui n'a pas été prévue par la loi et qu'elle lui fasse part de ses préconisations.
Voir la réponseM. Maurice Leroy attire l'attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants, sur l'indemnisation des pupilles de la Nation. En effet, le décret n° 2000-657 du 13 juillet 2000 donne le droit à une indemnisation des orphelins, mineurs au moment des faits, dont le père ou la mère a été victime de persécutions antisémites pendant la guerre de 1939-1945. Le décret n° 2004-751 du 27 juillet 2004 étend l'indemnisation aux orphelins, mineurs au moment des faits, de père ou de mère, de nationalité française ou étrangère, victime de la barbarie nazie, mort en déportation, fusillé ou massacré pour actes de résistance ou pour des faits politiques. Si ces décrets ont permis d'indemniser une grande partie de nos concitoyens déclarés pupilles de la Nation, le dispositif d'indemnisation actuellement en vigueur reste incomplet. Il exclut ainsi les pupilles de la Nation dont un des parents est mort pour faits de guerre et reconnu par la mention marginale portée sur les registres d'état civil : « Mort pour la France ». Cette situation a été souvent relevée par les associations des pupilles de la Nation ou des orphelins de guerre, qui se sentent victimes d'un dispositif discriminatoire et contraire à l'esprit des lois républicaines qui doivent être les mêmes pour tous. Mais à ce jour, aucune mesure n'a encore été prise pour reconnaître cette revendication légitime. En conséquence, il lui demande de bien vouloir lui indiquer les mesures qu'il entend prendre pour mettre fin à ces inégalités et étendre le droit à réparation à tous les orphelins de guerre et pupilles de la Nation.
Voir la réponseM. Maurice Leroy attire l'attention de M. le ministre de l'économie et des finances sur les vives inquiétudes exprimées par les centres de gestion agréés quant à leur avenir. Créés en 1974 sous forme associative afin d'instaurer une équité fiscale entre salariés et travailleurs non-salariés, les centres de gestion agréés redoutent aujourd'hui de disparaître en raison d'une évolution de la fiscalité applicable aux entreprises. En effet, un nombre grandissant de chefs d'entreprise travaillant seuls profitent de structures juridiques leur permettant d'obtenir des avantages fiscaux sans contrepartie. Cela a pour effet direct de créer une inégalité entre le chef d'entreprise qui accepte le contrôle d'un centre de gestion agréé et obtient ainsi la majoration de 25 % et son confrère qui a opté pour une autre configuration juridico-fiscale et qui bénéficie des mêmes avantages fiscaux sans contrepartie. Enfin, la troisième conséquence est de récréer l'inégalité de traitement entre les tiers salariés et leur « tiers attestant » d'une part, et les travailleurs indépendants et autres gérants majoritaires d'autre part, qui déclarent seuls, quasiment sans contrôle, leur base imposable. Pour réinstaurer des conditions égalitaires, les centres de gestion agréés proposent d'instituer l'obligation pour chaque contribuable d'avoir un « tiers attestant ». Pour le salarié, il s'agit de l'employeur. Pour les PME et les grandes entreprises, il s'agit du commissaire aux comptes. Pour les entreprises commerciales, artisanales ou prestataires de services, il s'agirait du centre de gestion agréé. L'entreprise ainsi contrôlée bénéficierait d'une prévention économique et fiscale tandis que l'État améliorerait sa connaissance des revenus donc ses recettes fiscales. Il lui demande donc de lui indiquer quelles mesures il entend prendre afin d'assurer l'avenir des centres de gestion agréés et des milliers d'emplois qu'ils représentent.
Voir la questionM. Maurice Leroy attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt sur l'impact des insecticides responsables de la disparition des abeilles. L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a publié en janvier 2013 un avis scientifique sévère sur trois pesticides (clothianidine, imidaclopride et thiaméthoxame), tous présentant, selon elle, un risque élevé pour les abeilles. Ces trois évaluations de l'agence de Parme (Italie) apportent du crédit à ceux qui attribuent à cette famille récente d'insecticides - néonicotinoïdes - un rôle dominant dans le déclin accéléré des insectes pollinisateurs, constaté partout dans le monde depuis une dizaine à une quinzaine d'années. Mises sur le marché au début des années 1990, ces nouvelles substances sont parmi les plus utilisées au monde en agriculture. En juin 2012, le ministère de l'agriculture a interdit le cruiser sur le colza dans l'hexagone. En revanche, son utilisation sur le maïs est toujours autorisée en France, bien qu'il présente, selon l'EFSA, des risques pour les abeilles par deux voies : la guttation et les poussières des semis. Il souhaite donc connaître la position du Gouvernement sur ce dossier.
Voir la réponseM. Maurice Leroy attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur le coût de la réforme des rythmes scolaires. Selon le décret n° 2013-77 du 24 janvier 2013 relatif à l'organisation du temps scolaire dans les écoles maternelles et élémentaires, il est prévu que l'organisation de la semaine scolaire soit fixée par le directeur académique de l'éducation nationale pour une durée de trois ans sur proposition des élus locaux et du conseil d'école. Il est également prévu qu'un fonds spécifique d'aide aux communes accompagne cette réforme, les changements de rythmes scolaires impliquant l'organisation, notamment par les municipalités, d'activités périscolaires supplémentaires et un surcoût pour les transports scolaires. Cette réforme risquant d'affecter de façon durable les finances déjà fragiles des collectivités locales, les associations d'élus demandent que le fonds d'aide de l'État de 250 millions d'euros, prévu pour compenser partiellement le surcoût pour les collectivités du retour à la semaine de 4,5 jours en primaire, soit pérennisé au-delà de la rentrée de septembre 2013. Par conséquent, il lui demande quelles mesures financières il entend mettre en œuvre pour les collectivités locales qui auront à assumer les coûts supplémentaires au-delà de 2014.
Voir la réponseM. Maurice Leroy attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt sur les vives préoccupations exprimées par les éleveurs qui depuis de nombreuses années font des efforts considérables en termes de traçabilité et de transparence sur la viande qu'ils produisent afin de garantir aux consommateurs une viande irréprochable sur le plan de la sécurité sanitaire. En effet, ils craignent que la découverte de viande chevaline dans des plats cuisinés à base de bœuf n'induise des amalgames de la part des consommateurs, alors que notre pays a été l'un des précurseurs de la traçabilité de la viande bovine par un engagement de la filière de l'élevage à la distribution en passant par la transformation. Depuis 2002, la réglementation européenne impose l'indication de l'origine de la viande bovine dans les points de vente. Il conviendrait que la Commission européenne impose rapidement l'indication du pays d'origine de la viande en tant qu'ingrédient sur l'étiquetage des préparations à base de viande. Par conséquent, il lui demande de lui faire part des mesures qu'il entend mettre en œuvre pour mieux informer et sécuriser le consommateur dans ce domaine.
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