1ère séance : Déclaration du gouvernement sur l’autorisation de la prolongation de l’intervention des forces françaises au mali, débat et vote sur cette déclaration.
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Eure (3e circonscription)
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Intervention en séance publique
M. Hervé Morin alerte Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur les cancers pédiatriques. Actuellement, près de 500 enfants et adolescents décèdent chaque année d'un cancer, tandis que plus de 2 500 nouveaux cas par an sont diagnostiqués. Alors que le cancer est la première cause de mortalité par maladie des enfants, il apparaît que l'espérance de vie sur certains cancers pédiatriques n'évolue pas favorablement en raison d'un manque de recherche et de traitement. Elle lui demande donc quelles mesures elle entend prendre pour lutter plus efficacement contre les cancers pédiatriques et si l'industrie pharmaceutique ne pourrait pas être encouragée à contribuer à la recherche sur ces maladies.
Voir la réponseM. Hervé Morin attire l'attention de M. le ministre de la défense sur la situation des militaires stationnés en Nouvelle-Calédonie quant au versement de leurs soldes, en raison de la défaillance du logiciel Louvois. Bien que des dispositions aient été utilement prises auprès des réseaux bancaires locaux pour qu'ils agissent avec compréhension auprès des militaires victimes des insuffisances des ressources versées par l'État par rapport à leur dû, la situation perdure. Les mesures palliatives temporaires mises en place, avec la production d'un justificatif au banquier, pour modérer les frais pour les défaillances qui ne sont pas le fait du client militaire, éviter un interdit bancaire ou l'obtention d'un prêt, sont indispensables mais ne règlent qu'au coup par coup les difficultés rencontrées. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer quand le système Louvois va-t-il être totalement opérationnel afin que nos militaires puissent être libérés de ces difficultés financières très préoccupantes pour eux.
Voir la questionM. Hervé Morin attire l'attention de M. le ministre de l'économie et des finances sur les vives inquiétudes de la fédération des travaux publics de Haute-Normandie quant aux prévisions pour le deuxième semestre 2012 de forte dégradation de la conjoncture des entreprises du secteur. La fédération pointe les difficultés d'accès au crédit de leurs principaux clients, les collectivités, dans la mesure où les emprunts bancaires sont indispensables au bouclage de leurs projets d'infrastructures. Elle milite pour la transformation du projet actuel de banque des collectivités locales en une banque publique d'investissement local plus opérationnelle sur le modèle de l'ancienne CAECL ou de ce qui existe chez nos partenaires européens. Il lui demande sa position sur ce dossier et les suites concrètes qu'il entend lui donner afin de répondre favorablement à cette demande d'un secteur économique majeur pour l'activité de nos territoires.
Voir la réponseM. Hervé Morin attire l'attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de l'économie et des finances, chargé du budget, sur l'application de l'article 237 de l'annexe II au code général des impôts qui exclut de la récupération de la TVA les campings cars transformés en véhicules automoteurs spécialisés dans l'accompagnement des convois exceptionnels. Le 3 du I de la sous-section 2 de cet article dispose en effet que les campings cars sont des véhicules à usages mixtes et donc exclus du droit à déduction. Or les aménagements entrepris satisfont en tout point aux exigences d'aménagements du décret n° 2011-335 du 28 mars 2011 relatif à l'accompagnement des transports exceptionnels alors que la carte grise et l'assurance ont été délivrées en véhicule spécialisé (VASP). Il lui demande dans ces conditions une modification du régime de récupération de la TVA applicable aux véhicules qui se sont conformés aux exigences de transformations édictées par la loi.
Voir la réponseM. Hervé Morin attire l'attention de Mme la ministre de l'égalité des territoires et du logement sur l'entrée en vigueur le 1er janvier 2013 de la nouvelle réglementation thermique 2012 (RT2012) à tous les permis de construire déposés à compter de cette date. L'obligation du respect de cette nouvelle norme dès 2013, apparaît difficilement tenable aux constructeurs de maisons individuelles dans la mesure où elle aura mécaniquement un effet amplificateur sur le coût final de construction de l'ordre de 10 % à 15 %. Si nul ne songe à contester l'objectif poursuivi de réduction des consommations énergétiques des bâtiments et maisons neuves, la situation très tendue du logement où le manque de production de logements est criant, fait craindre aux professionnels un plus grand assèchement du marché et une raréfaction des réponses, notamment en matière de financement de l'accession sociale en particulier pour les primo accédants qui représentent 70 % du marché. Aussi, il la prie de bien vouloir lui indiquer sa position sur la demande de report de l'entrée en vigueur de la RT 2012 portée par l'Union des maisons françaises et si elle entend y donner une suite favorable.
Voir la réponseIntervention en séance publique
Intervention en séance publique
Intervention en séance publique
Intervention en séance publique
Intervention en séance publique
Intervention en séance publique
Intervention en réunion de commission
Mardi 26 mars 2013 - Séance de 21 heures
Intervention en réunion de commission
Mardi 26 mars 2013 - Séance de 16 heures 15
M. Hervé Morin appelle l'attention de Mme la ministre de la réforme de l'État, de la décentralisation et de la fonction publique sur la situation des quelque 450 000 adhérents qui ont fait confiance à la CREF (Complémentaire de retraite de l'éducation nationale et de la fonction publique) au début des années 1990. Or, en 1999, un rapport de l'IGS (inspection des affaires sociales) met en lumière la gestion peu scrupuleuse du système, révélant que le CREF ne respectait pas la réglementation depuis une dizaine d'années et n'avait pas les provisions suffisantes pour faire face à ses engagements. En 2001, un arrêt du Conseil d'État confirme l'illégalité de ce fonctionnement. Ce régime est alors transféré à un nouvel organisme gestionnaire, l'Union mutualiste retraite. Les anciens adhérents du CREF découvrent alors que leurs droits sont réduits d'environ 17 % et ne sont plus indexés sur l'évolution des traitements de la fonction publique contrairement aux engagements contractuels pris lors de la souscription de leurs contrats. Fédérés au sein du Comité d'information et de défense des sociétaires du CREF en 2001, les adhérents engagent une action devant le tribunal administratif de Paris à l'encontre de l'État qu'ils accusent de ne pas avoir exercé son pouvoir de contrôle sur le CREF. En 2010, la cour administrative d'appel de Paris condamne l'État à indemniser plusieurs centaines d'adhérents à hauteur de 20 % du préjudice subi ; un arrêt du Conseil d'État du 23 mars 2011 a rendu cette condamnation définitive en jugeant le pourvoi en cassation de l'État irrecevable. Le 29 avril 2011, la cour d'appel de Paris condamne aussi l'Union des mutuelles du CREF à indemniser environ 5 000 victimes. Or, malgré le caractère exécutoire de cette condamnation, aucune indemnisation n'a encore été versée et l'Union des mutuelles aurait semble-t-il l'intention de procéder à une déclaration de cessation de paiements. Au regard de cette situation et dans l'intérêt des épargnants, il lui demande de bien vouloir lui indiquer si l'Autorité de contrôle s'est assurée de l'exécution par l'Union des mutuelles du CREF des décisions de justice et, d'autre part, si l'État envisage de faire adopter une loi d'indemnisation de l'ensemble des épargnants qui ont été victimes dans cette affaire de la carence de son contrôle.
Voir la questionM. Hervé Morin attire l'attention de M. le ministre de l'économie et des finances sur le mode de calcul des ressources ouvrant droit au versement de l'AER pour les personnes dont les droits à cette allocation ont été ouverts avant le 1er janvier 2011, et plus particulièrement sur la prise en compte des ressources du conjoint lorsque celui-ci a une activité non salariée déficitaire. En vertu de décret n° 2010-458 du 6 mai 2010, les ressources devant être prises en considération, pour l'application du plafond en-dessous duquel l'AER est attribuée, doivent comprendre les ressources de l'intéressé et celles de son conjoint, telles que déclarées pour le calcul de l'IR, avant déduction et abattement. Dans le cas d'espèce qu'il lui soumet, le conjoint de l'intéressé exerce une activité commerciale professionnelle de travaux agricoles dont les revenus professionnels déclarés pour le calcul de l'IR, sont déficitaires, et imputés sur le revenu global du couple par l'administration fiscale, et justifiés par la production de leur avis d'imposition. Or une agence de Pôle emploi n'impute pas le déficit professionnel du revenu global du foyer, pour calculer les droits à l'AER, ce qui a pour conséquence un montant total de ressources du foyer supérieur au plafond. Il semble qu'il s'agisse d'une interprétation de la circulaire DGEFP n° 2002-38 du 01 août 2002 sur laquelle se fonde l'agence pour motiver son mode de calcul, dans la mesure où les modalités de prise en compte des revenus professionnels des non- salariés, ne sont pas précisés. D'autre part, en vertu des articles R. 351-15 et R. 351-36 du code du travail cités également en référence, toutes les ressources telles que déclarées à l'administration fiscale pour le calcul de l'IR doivent être retenues, ce qui inclut les revenus d'activités non- salariés y compris les déficits qui y sont liés lorsque que l'activité est déficitaire. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer sa position sur cette absence de prise en compte du déficit du conjoint pour le calcul de l'AER ainsi que les mesures qu'il entend prendre pour y remédier.
Voir la questionM. Hervé Morin appelle l'attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de l'économie et des finances, chargé du budget, sur les modalités d'application du CICE aux établissements de santé privés.. La fédération de l'hospitalisation privée s'interroge sur le projet gouvernemental d'une contrepartie tarifaire au dispositif du CICE, via la mise en place de modulations tarifaires alors même que le secteur assume un surcoût salarial non compensé de 6 %. Ainsi, seul un nombre très limité d'établissements pourront bénéficier d'une restitution immédiate du crédit d'impôt ; la plupart n'en bénéficieront qu'à moyen terme par effet d'excédent reportable jusqu'au quatrième exercice fiscal suivant. Aussi, il lui demande de bien vouloir préciser ses intentions en la matière.
Voir la questionIntervention en réunion de commission
Mercredi 27 février 2013 - Séance de 9 heures 30
M. Hervé Morin attire l'attention de M. le ministre du redressement productif sur le problème grandissant de la contrefaçon auquel sont confrontés les producteurs de calvados et les conséquences désastreuses qu'elle entraîne sur leurs ventes à l'export en impactant directement la vente de leurs produits en Europe. Depuis plusieurs années, l'eau de vie normande qui a enregistré en 2011 une croissance de près de 5 % à l'exportation, devient la cible de la contrefaçon étrangère, principalement dans les pays baltes et scandinaves où la vente de calvados est en forte augmentation. L'interprofession des appellations cidricoles et les professionnels du calvados s'alarment à juste titre d'un phénomène qui s'amplifie et demandent l'intervention des pouvoirs publics pour lutter efficacement contre un fléau. Il lui rappelle que le calvados, produit sous AOC non délocalisable et filière d'avenir de l'économie locale, est fabriqué par un tissu de PME qui sont des acteurs essentiels à l'activité économique de nos territoires et de notre pays (2e poste excédentaire de notre balance commerciale). Par conséquent, il lui demande sa position sur ce dossier et les moyens qu'il entend mettre en œuvre afin de soutenir un secteur à forte valeur ajoutée commerciale pour notre pays.
Voir la réponseIntervention en séance publique
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