Commission des lois : Statistiques des délinquances (rapport) ; Amnistie des faits commis à l'occasion de mouvements sociaux (PPL) ; Suppression du mot race de la législation (PPL) ; Justice commerciale (rapport)
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Charente-Maritime (5e circonscription)
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M. Didier Quentin appelle l'attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de l'économie et des finances, chargé du budget, sur les vives préoccupations des propriétaires de terrain quant à la prochaine mise en œuvre de la réforme de la fiscalité sur le foncier non bâti, à compter du 1er janvier 2014. En effet, cette mesure inscrite à l'article 82 de la loi de finances pour 2013 prévoit que pour des terrains constructibles, la valeur locative cadastrale sera augmentée de 25 % et d'une valeur forfaitaire de 5 euros par mètre carré en 2014 et 2015, puis de 10 euros par mètre carré en 2016. Or la plupart des propriétaires concernés ne pourront supporter une taxation aussi exorbitante. Par conséquent, ils procéderont rapidement à la vente de ces terrains ou solliciteront un permis de construire, avant le 31 décembre 2013. Une telle disposition va fortement pénaliser l'agriculture périurbaine qui représente près de 44 % des exploitations françaises C'est pourquoi il lui demande les mesures qu'il envisage de prendre, afin de remédier aux effets pervers que ne manquera pas de générer l'application de ce texte sur la propriété privée en zone rurale et sur l'agriculture périurbaine.
Voir la questionM. Didier Quentin appelle l'attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de l'économie et des finances, chargé du budget, sur les vives préoccupations des propriétaires de terrains quant à la prochaine mise en oeuvre de la réforme de la fiscalité sur le foncier non bâti, à compter du 1er janvier 2014. En effet, cette mesure inscrite à l'article 82 de la loi de finances pour 2013 prévoit que, pour des terrains constructibles, la valeur locative cadastrale sera augmentée de 25 % et d'une valeur forfaitaire de 5 euros par mètre carré en 2014 et 2015, puis de 10 euros par mètre carré en 2016. Or la plupart des propriétaires concernés ne pourront supporter une taxation aussi exorbitante. Par, conséquent ils procéderont rapidement à la vente de ces terrains ou solliciteront un permis de construire, avant le 31 décembre 2013. Une telle disposition va fortement pénaliser l'agriculture périurbaine qui représente près de 44 % des exploitations françaises. C'est pourquoi il lui demande les mesures qu'il envisage de prendre, afin de remédier aux effets pervers que ne manquera pas de générer l'application de ce texte sur la propriété privée en zone rurale et sur l'agriculture périurbaine.
Voir la questionM. Didier Quentin appelle l'attention de M. le ministre de l'économie et des finances sur les droits des porteurs français d'emprunts russes. 316 000 Français, encore porteurs d'emprunts russes, sont aujourd'hui dans l'incapacité de voir leurs créances honorées par la Russie. En effet, l'accord franco-russe du 27 mai 1997 qui a éteint définitivement et totalement le contentieux interétatique entre la France et la Russie sur les emprunts russes, ne prévoyait pas pour autant l'extinction de ces droits de créances. La Russie a effectivement versé à la France une somme de 400 millions de dollars, pour indemniser ces porteurs, selon trois arrêts du Conseil d'État du 21 février 2003, du 31 mars 2003 et du 2 février 2004. Or le montant de l'indemnisation résultant de cet accord n'a pas pour effet de rembourser les épargnants qui sont toujours dans l'attente d'une solution. Ils demandent donc que le Gouvernement applique l'article 3 de l'accord qui dispose que « le Gouvernement français assume la responsabilité exclusive du remboursement des créances financières et réelles qu'il a renoncées à soutenir, conformément aux conditions du présent accord ». C'est pourquoi il l'interroge sur les mesures qu'il entend prendre pour dédommager ces épargnants de façon juste et équitable.
Voir la réponseM. Didier Quentin appelle l'attention de M. le ministre de l'économie et des finances sur une éventuelle hausse des taxes sur le gazole. En effet, il y a un an, la Commission européenne avait proposé de fonder les taxes sur les carburants et l'électricité dans l'Union européenne sur "le contenu énergétique des produits et le niveau d'émission en gaz carbonique qu'ils entraînent", dans le but de lutter plus efficacement contre les gaz à effet de serre et "d'encourager l'efficacité énergétique". Or la Commission envisage l'entrée en vigueur en 2023 de taxes sur le gazole qui devraient obligatoirement être supérieures d'environ 9 % à celles sur l'essence sans plomb. Cela risque d'aboutir en France et en Allemagne à une hausse du gazole de 22 à 23 centimes par litre ! Or le Parlement européen s'était prononcé, le jeudi 19 avril 2012, contre la proposition de modifier la taxation de l'énergie dans l'Union européenne, car celle-ci impliquait une hausse trop importante de prix du gazole à la pompe, notamment en France et en Allemagne. Malgré l'avis défavorable du Parlement européen, le Gouvernement souhaite augmenter les taxes sur le gazole, alors que l'industrie automobile française a axé durant ces vingt dernières années, sa stratégie de développement sur la voiture diesel. Déjà fortement éprouvé, ce secteur industriel serait complètement déstabilisé, s'il devait faire face à une augmentation de la fiscalité du gazole. De surcroît, cela pénaliserait les agriculteurs contraints à l'utilisation de véhicules automobiles, ainsi que les pêcheurs et les transporteurs routiers. Enfin, cela mettrait à mal les foyers les plus modestes, en particulier les personnes vivant en zones rurales qui sont obligées de prendre la voiture pour se rendre sur leur lieu de travail, ou encore les commerciaux et les voyageurs représentants et placiers (VRP). C'est pourquoi il lui demande les mesures qu'il entend prendre pour pallier les effets néfastes de cette augmentation pour un grand nombre d'automobilistes français et faire en sorte que la France reste compétitive dans le secteur automobile.
Voir la réponseM. Didier Quentin appelle l'attention de M. le ministre des affaires étrangères sur les droits des porteurs français d'emprunts russes. 316 000 Français, encore porteurs d'emprunts russes, sont aujourd'hui dans l'incapacité de voir leurs créances honorées par la Russie. En effet, l'accord franco-russe du 27 mai 1997 qui a éteint définitivement et totalement le contentieux interétatique entre la France et la Russie sur les emprunts russes, ne prévoyait pas pour autant l'extinction de ces droits de créances. La Russie a effectivement versé à la France une somme de 400 millions de dollars, pour indemniser ces porteurs, selon trois arrêts du Conseil d'État du 21 février 2003, du 31 mars 2003 et du 2 février 2004. Or le montant de l'indemnisation résultant de cet accord n'a pas pour effet de rembourser les épargnants qui sont toujours dans l'attente d'une solution. Ils demandent donc que le Gouvernement applique l'article 3 de l'accord qui dispose que « le Gouvernement français assume la responsabilité exclusive du remboursement des créances financières et réelles qu'il a renoncées à soutenir, conformément aux conditions du présent accord ». C'est pourquoi il lui demande les mesures qu'il entend prendre pour remédier à une telle situation.
Voir la questionM. Didier Quentin appelle l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie sur la volonté de la Direction générale de prévention des risques (DGPR) de regrouper dans une rubrique commune les liquides inflammables de catégorie 2 et 3, dans le cadre de la transposition de la directive Seveso 3. Actuellement, la nomenclature des Installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE) encadre le stockage des alcools de bouche dans une rubrique n° 2255, afin de tenir compte des spécificités liées à leur nature et à leur conditionnement. L'assimilation de ces boissons à des produits chimiques et toxiques porterait atteinte à l'image de la filière. Elle entraînerait des coûts de mise en conformité conséquents. Elle serait incompatible avec les conditions d'une production de qualité. Ainsi, les règles applicables aux liquides inflammables imposent notamment un stockage dans des récipients étanches et incombustibles, alors que le vieillissement sous bois est indispensable au processus de fabrication de nombreuses boissons spiritueuses. Cette suppression ne répond ni à un impératif technique, ni à une amélioration de la prévention des risques, ni même à une contrainte juridique, car le directive Seveso 3 ne l'impose pas. C'est pourquoi il lui demande si elle entend remédier à une telle situation, pour maintenir ainsi la compétitivité de ce secteur d'activité.
Voir la questionM. Didier Quentin appelle l'attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de l'économie et des finances, chargé du budget, à propos de la taxation des ventes de terrains à bâtir. En effet, la loi de finances pour 2013 a prévu à l'article 10 une suppression des abattements fiscaux qui, dans la pratique, permettaient de compenser l'augmentation du coût de la vie entre la date de l'achat et celle de la vente. Or si la suppression des abattements devient opérationnelle à compter du 1er janvier 2013, la situation sera encore pire après le 1er janvier 2015, date à laquelle il est prévu de soumettre les prétendues « plus-values » de cession de terrains à bâtir au barème progressif de l'impôt sur le revenu. Par conséquent, les plus-values sont taxées dès maintenant d'un total de 34,5 %, et à partir du 1er janvier 2015, la taxation atteindra 60,5 % (45 % + 15,5 % comprenant la contribution sociale généralisée (CSG) et la contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS). Enfin, il s'agit d'un changement législatif très préjudiciable pour les petits propriétaires de terrains à bâtir, car la plus-value se fonde sur la différence arithmétique entre les prix d'achat et de vente à des dates qui peuvent être très éloignées. C'est pourquoi il lui demande les mesures qu'il entend prendre pour mieux prendre en compte la situation des petits propriétaires.
Voir la réponseMesure statistique des délinquances et de leurs conséquences
Voir le document Voir le dossier législatifM. Didier Quentin appelle l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur la situation préoccupante de l'enseignement des matières d'histoire et de géographie, dans les classes de première et de terminale scientifiques. L'histoire et la géographie permettent aux futurs citoyens de comprendre les réalités contemporaines et d'être mieux préparés pour intégrer la société d'aujourd'hui. Or le projet de réduction de 50 % du temps alloué à ces disciplines, et le futur horaire de deux heures dans les premières scientifiques, sont insuffisants pour enseigner à la fois l'histoire du XXe siècle et la géographie de la France et de l'Europe. Avec le retour obligatoire de deux heures d'histoire et de géographie en terminales S à partir de la rentrée 2014, l'horaire total sur les deux niveaux de première et terminale atteindra quatre heures, au lieu des cinq souhaitées par l'Association des professeurs d'histoire et de géographie. Cette revendication qui tient compte de la préparation d'une épreuve écrite en terminale scientifique est à la fois responsable et légitime. C'est pourquoi il lui demande les mesures qu'il entend prendre pour remédier à une telle situation.
Voir la questionM. Didier Quentin appelle l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt sur la situation préoccupante des éleveurs. Depuis plusieurs mois, l'élevage français est en proie à une grave crise qui mérite toute l'attention du Gouvernement. L'élevage, véritable richesse nationale, connaît une situation économique préoccupante avec la flambée des prix de l'alimentation animale. Il importe donc de lui redonner des perspectives économiques. Sans attendre l'examen du futur projet de loi sur l'avenir de l'agriculture, il convient de prendre en compte un certain nombre d'aspects qui devraient se traduire notamment par l'inclusion des clauses de renégociation dans les contrats à venir entre producteurs. Il s'y ajoutera la réaffirmation de la primauté des conditions générales de ventes, le renforcement des moyens d'action de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), l'application effective des engagements de prise en compte des variations excessives des prix de l'alimentation animale dans les négociations commerciales, la généralisation de l'étiquetage de l'origine de la matière première, la simplification des normes environnementales, l'arrêt de toute surenchère réglementaire et fiscale, ainsi que l'accompagnement des éleveurs dans la production d'énergie. C'est pourquoi il lui demande les mesures qu'il entend prendre pour soutenir et accompagner les éleveurs dans les difficultés qu'ils rencontrent actuellement.
Voir la questionM. Didier Quentin appelle l'attention de M. le ministre de l'économie et des finances sur la situation du Crédit immobilier de France qui suscite bien des inquiétudes. En effet, le rôle essentiel du Crédit immobilier de France est reconnu par tous, notamment pour financer la résorption de la précarité énergétique, l'adaptation du logement au vieillissement et au handicap, les copropriétés dégradées ou l'accession à la propriété pour les ménages les plus modestes. C'est pourquoi il lui demande les mesures qu'il entend prendre pour la sauvegarde du Crédit immobilier de France.
Voir la questionM. Didier Quentin appelle l'attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre du redressement productif, chargée des petites et moyennes entreprises, de l'innovation et de l'économie numérique, à propos de la situation des postiers qui ont, après la loi n° 90-568 du 2 juillet 1990, fait le choix de conserver leurs grades dits « de reclassement ». En effet, les 6 000 agents ayant choisi de conserver leur grade détenu, dit « grade de reclassement », sont, depuis cette date, privés de déroulement de carrière et donc de revalorisation de celle-ci. Or la différence de traitement entre ces agents et ceux ayant opté pour la reclassification est de nature à créer de nombreuses inégalités entre eux, alors qu'ils occupent les mêmes postes et effectuent les mêmes missions. Depuis vingt ans, ils n'ont pas eu d'évolution de carrière ! Enfin, en dépit du décret n° 2009-1555 du 14 décembre 2009, rétablissant le droit à l'évolution de carrière pour les professionnels ayant conservé leur grade de reclassement, les situations d'inégalité perdurent. C'est pourquoi il lui demande les mesures qu'elle entend prendre, pour rétablir une véritable égalité de traitement entre les agents qui ont fait le choix du reclassement et ceux ayant opté pour la reclassification.
Voir la réponseM. Didier Quentin appelle l'attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, chargé des transports, de la mer et de la pêche, sur la validation pour la caisse de retraites des marins (CRM) des périodes d'indemnisation d'une pension invalidité accident (PIA). En effet, si un marin victime d'un accident du travail maritime (ATM) et déclaré inapte à la navigation et au travail n'a pas réuni les conditions nécessaires pour bénéficier d'une pension de retraite anticipée (PRA), ses ayants droit, en cas de décès non imputable à l'accident, se trouveront dans l'incapacité de prétendre à la pension de réversion de cette rente. Or, quand un marin bénéficie d'une pension d'invalidité maladie (PIM), la période durant laquelle il reçoit une rente d'invalidité maladie(RIM) est valable pour la caisse de retraites des marins dans la limité de 25 annuités. La pension sur la CRM est alors acquise à 55 ans. Dans un souci d'équité, les marins titulaires d'une PIA ou d'un PIM devraient donc être soumis à un traitement identique, permettant que les périodes durant lesquelles le marin a bénéficié d'une PIA donnent droit à validation sur la CRM. Lors du congrès de l'association nationale des pensionnés de la marine marchande qui s'est tenu à Boulogne-sur-Mer, le 23 septembre 2012, une étude a été annoncée à ce sujet. C'est pourquoi il lui demande les premières conclusions de cette étude et les mesures qu'il entend prendre pour remédier à une telle situation.
Voir la réponseIntervention en réunion de commission
Mercredi 24 avril 2013 - Séance de 9 heures 30
M. Didier Quentin appelle l'attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre du redressement productif, chargée des petites et moyennes entreprises, de l'innovation et de l'économie numérique, à propos de la situation des postiers qui ont, après la loi n° 90-568 du 2 juillet 1990, fait le choix de conserver leurs grades dits « de reclassement ». En effet, les 6 000 agents ayant choisi de conserver leur grade antérieur, dit « grade de reclassement », sont, depuis cette date, privés de déroulement de carrière et donc de revalorisation de celle-ci. Or la différence de traitement entre ces agents et ceux ayant opté pour la reclassification est de nature à créer de nombreuses inégalités entre eux, alors qu'ils occupent les mêmes postes et effectuent les mêmes missions. Depuis vingt ans, ils n'ont pas eu d'évolution de carrière ! Enfin, en dépit du décret n° 2009-1555 du 14 décembre 2009, rétablissant le droit à l'évolution de carrière pour les professionnels ayant conservé leur grade de reclassement, les situations d'inégalité perdurent. C'est pourquoi il lui demande les mesures qu'elle entend prendre, pour rétablir une véritable égalité de traitement entre les agents qui ont fait le choix du reclassement et ceux ayant opté pour la reclassification.
Voir la questionM. Didier Quentin appelle l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt sur la situation préoccupante des éleveurs. Depuis plusieurs mois, l'élevage français est en proie à une grave crise qui mérite toute l'attention du Gouvernement. L'élevage, véritable richesse nationale, connaît une situation économique préoccupante avec la flambée des prix de l'alimentation animale. Il importe donc de lui redonner des perspectives économiques. Sans attendre l'examen du futur projet de loi sur l'avenir de l'agriculture, il convient de prendre en compte un certain nombre d'aspects qui devraient se traduire notamment par l'inclusion des clauses de renégociation dans les contrats à venir entre producteurs. Il s'y ajoutera la réaffirmation de la primauté des conditions générales de ventes, le renforcement des moyens d'action de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), l'application effective des engagements de prise en compte des variations excessives des prix de l'alimentation animale dans les négociations commerciales, la généralisation de l'étiquetage de l'origine de la matière première, la simplification des normes environnementales, l'arrêt de toute surenchère réglementaire et fiscale, ainsi que l'accompagnement des éleveurs dans la production d'énergie. C'est pourquoi il demande à M. le ministre les mesures qu'il entend prendre pour soutenir et accompagner les éleveurs dans les difficultés qu'ils rencontrent actuellement.
Voir la questionM. Didier Quentin appelle l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie sur le problème récurrent de la fermeture de la chasse au gibier d'eau. En effet, le Conseil d'État a annulé, dans un jugement du 7 novembre 2012, l'arrêté signé en février 2012, autorisant la chasse des oies cendrées, rieuses et des moissons, jusqu'au 10 février dans le cadre d'une dérogation scientifique. Le Conseil d'État se retranche derrière l'article 7 de la directive européenne dite « Oiseaux » (2009/147/EC) qui stipule que « les États membres doivent veiller à ce que les espèces migratrices ne soient pas chassées ni pendant leur période de reproduction, ni pendant leur trajet de retour vers leur lieu de nidification ». D'autres outils juridiques européens existent (accord AEWA, convention de Berne), mais ils ne semblent pas être pris en compte. Or les chasseurs de gibier d'eau ne comprennent pas cette position, car ils estiment que la mise en œuvre d'un bon protocole scientifique aurait permis de chasser les oies et les canards, en février. Ils dénoncent également le « massacre » de plusieurs dizaines de milliers d'oiseaux (oies et canards siffleurs) qui se poursuit aux Pays-Bas. Il convient aussi de souligner que l'Union européenne verse quelques 16 millions d'euros par an aux agriculteurs, au titre des dégâts indemnisés. De plus, la seule population d'oies est estimée à plus de 800 000 oiseaux en Europe. Enfin, ils rappellent que le prélèvement en France, pour la saison 2009-2010 de ces trois espèces d'oies (cendrées, rieuses et moissons) est inférieur à 8 500 individus. Aussi, les chasseurs de gibier d'eau sont-ils prêts à engager une concertation avec votre département ministériel, pour mettre en place différentes pratiques de la chasse aux oies et aux canards, en février. C'est pourquoi il lui demande les mesures qu'elle entend prendre, pour maintenir la chasse au gibier d'eau, jusqu'au 10 février.
Voir la réponseM. Didier Quentin appelle l'attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de l'économie et des finances, chargé du budget, à propos de résidences familiales, fruits d'un héritage. En effet, lors de la vente, ces biens sont considérés comme de véritables résidences secondaires avec la taxation qui en découle. Il serait cependant plus opportun de faire une distinction entre les « véritables résidences secondaires » meublées et occupées sporadiquement par leurs propriétaires ou par des locataires de passage et les maisons provenant d'un héritage familial. De tels immeubles devraient bénéficier, notamment sous les conditions précisées, d'un statut particulier concernant la plus-value dont ils risquent d'être frappés lors de leur vente. Il conviendrait que le propriétaire puisse faire la preuve : 1) qu'il s'agit bien d'un héritage ; 2) qu'il ne l'a jamais habité ou loué depuis le décès de son auteur et qu'il l'entretient pour le conserver au moins en l'état et en paie les taxes foncières ; 3) qu'il soit totalement vide de tout meuble et donc inhabitable ; 4) qu'il en ait confié la vente par la signature d'un mandat régulier au profit d'un notaire ou d'une ou plusieurs agences immobilières. C'est pourquoi il lui demande les mesures qu'il entend prendre pour mettre en œuvre un dispositif fiscal pour de tels biens.
Voir la réponseM. Didier Quentin appelle l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie sur la directive européenne relative aux attelages routiers qui doit faire l'objet d'une transposition dans notre droit national. En effet, une réforme sur l'attelage routier devrait intervenir, à compter de janvier 2013. Celle-ci permettrait de remorquer par voiture des bateaux pesant jusqu'à 4 tonnes 250, au lieu de 3 tonnes 500, et mesurant 8 mètres de long, au lieu de 6 mètres. Une telle décision doit faire l'objet d'une évaluation au regard des règles du code de la route. Néanmoins, il importe qu'un décret soit rapidement publié dans ce sens, car il y va de l'avenir du secteur de la plaisance, secteur essentiel en termes de création d'emplois pour notre littoral. C'est pourquoi il lui demande les dispositions qu'il entend prendre, en liaison avec son collègue des transports, pour rendre effective une telle transposition.
Voir la réponseM. Didier Quentin appelle l'attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de l'économie et des finances, chargé du budget, sur la méthode de vente forcée dite « One shot », utilisée par certaines entreprises. En effet, cette technique de vente aboutit à ce que le client prospecté signe un contrat avec une société de financement, contrat ne comportant aucune clause de résiliation en faveur du client. Cette méthode de vente touche les professionnels, et surtout les petites et moyennes entreprises (PME) ou les très petites entreprises (TPE). Or les systèmes de rétractation prévus pour les particuliers ne s'appliquent pas dans ce cas. Avec cette pratique commerciale, les PME, TPE, micro-entreprises et auto-entrepreneurs sont les cibles d'arnaques coûteuses (pour la création de sites web, la vente des annuaires professionnels ou d'alarme etc.). Dans ces conditions, seul le recours au droit commun des contrats est envisageable, en faisant valoir soit l'erreur sur la nature de la convention, soit le dol du cocontractant. Cependant, ces procédures sont longues et souvent l'entreprise n'y survit pas. Enfin, ce problème qui nuit au développement et à la bonne gestion des TPE, au profit de groupes financiers parfois peu scrupuleux, n'est pas traité sur le fond par notre droit. Celui-ci ne prévoit qu'un système peu efficient de lutte fondé sur le droit des contrats. C'est pourquoi il lui demande les mesures qu'il entend prendre, pour mieux encadrer ce mode de vente et pour que les victimes de ces pratiques puissent obtenir rapidement réparation.
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