Commission des affaires sociales : Arrêts de travail et indemnités journalières ; Interdiction de licenciements boursiers
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Ardennes (1re circonscription)
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Travaux récents
Mme Bérengère Poletti attire l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur les cancers pédiatriques. Chaque année, 400 enfants et adolescents décèdent d'un cancer, et plus de 2 500 nouveaux cas sont déclarés par an, ce qui fait du cancer la première cause de mortalité par maladie des enfants. Cependant, l'espérance de vie sur certains cancers pédiatriques n'a pas progressé depuis plus de 30 ans (tumeurs cérébrales), faute de recherche et de traitement, et ce alors que des pistes thérapeutiques existent. Aussi elle lui demande quelles mesures le Gouvernement compte mettre en œuvre pour soutenir et financer une recherche indépendante liée aux cancers pédiatriques.
Voir la réponseMme Bérengère Poletti attire l'attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre des affaires sociales et de la santé, chargée des personnes âgées et de l'autonomie, au sujet de la modification de la politique d'action sociale des Carsat. En effet, depuis quelques mois, les personnes âgées voient leurs remboursements suspendus par les Carsat. Il semblerait qu'une restructuration des aides allouées soit en cours suite au dépassement de l'enveloppe budgétaire annuelle. Mais les personnes concernées ont engagé des dépenses pensant ensuite être remboursées. Cette soudaine décision des Carsat est dommageable pour des personnes à faibles revenus. Aussi, elle lui demande de bien vouloir lui faire connaître de quelle manière le Gouvernement entend répondre afin d'éviter un préjudice financier à ces personnes à revenus modestes.
Voir la questionMme Bérengère Poletti attire l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie au sujet de la création d'une agence de la biodiversité. En effet, les chasseurs s'inquiètent car il subsiste un certain nombre de zones d'ombre autour de ce dossier. Dans le contexte économique actuel, les chasseurs se demandent comment l'État va pouvoir mettre en œuvre un projet aussi coûteux et craignent qu'il n'opère un "hold-up" sur leur argent pour financer ce projet. Aussi, elle souhaite connaître de quelle manière le Gouvernement compte mettre en place cette agence de la biodiversité et les moyens financiers qui lui seront alloués.
Voir la questionMme Bérengère Poletti attire l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie sur les remarques exprimées par une habitante de sa circonscription suite à l'augmentation des tarifs de l'eau. En effet, cette personne pense que le tarif appliqué par les services de l'eau de sa commune est plus élevé que dans les autres communes de notre département, et l'est également de manière général par rapport aux tarifs pratiqués sur l'ensemble de notre territoire national. Aussi elle lui demande de bien vouloir lui faire connaître un comparatif des tarifs appliqués dans les principales villes de notre territoire.
Voir la questionMme Bérengère Poletti attire l'attention de Mme la ministre de l'artisanat, du commerce et du tourisme au sujet du statut des artisans d'art et plus particulièrement sur le statut des potiers-céramistes. En effet, les potiers céramistes souhaitent comme de nombreux autres artisans d'art pouvoir bénéficier d'un statut propre à leur activité artistique. Le métier de potier céramiste est particulier, c'est une activité artistique où l'on ne peut être compétitif. Aussi devenir auto-entrepreneur au même titre que d'autres artisans, tels que des plaquistes ou des peintres en bâtiment, semble inapproprié. En effet et en dépit de l'existence d'un statut spécifique nombre d'entre eux choisissent finalement ce statut d'auto-entrepreneur. Ils ne sont pas assujettis à la TVA pour la vente, mais le sont pour leurs cuissons, les émaux, et la terre. De plus ils ne peuvent rien commander en dehors de notre territoire national puisqu'ils ne possèdent pas de numéro de TVA international. La Maison des artistes (MDA) aurait pu être une solution, mais il semble qu'il ne soit pas facile pour un céramiste d'y être rattaché. Le statut d'auto-entrepreneur doit prochainement être revu, notamment dans sa durée. En effet, certains lui reprochent de dérégulariser le marché de l'emploi, d'autres de concurrencer le régime des artisans en bénéficiant d'avantages anormaux. Cependant, et à défaut d'avoir un statut spécifique, les artisans d'arts seront pénalisés par ces inflexions du statut d'auto-entrepreneur. Aussi elle lui demande de bien vouloir lui indiquer les intentions du Gouvernement s'agissant du statut des artisans d'art.
Voir la questionMme Bérengère Poletti attire l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie au sujet du classement des espèces nuisibles. En effet, les chasseurs ne comprennent pas pourquoi l'intégralité des espèces proposées pour les Ardennes n'a pas été reprise dans l'arrêté ministériel du 2 août 2012. Certaines espèces, comme la marte, le putois et l'étourneau, pourtant considérées comme nuisibles dans certains départements, ont été supprimées de la liste. Aussi, la fédération des chasseurs ardennais souhaiterait que soit rédigé un guide méthodologique pour le classement des espèces afin d'obtenir une unité dans la façon de monter les dossiers. Elle lui demande donc de bien vouloir lui faire connaître de quelle manière le Gouvernement peut répondre à cette sollicitation.
Voir la questionMme Bérengère Poletti attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt concernant la prolongation de la réforme PAC et du règlement sucre jusqu'au 30 septembre 2017. En effet, le Parlement européen s'était prononcé le 13 mars 2013 en faveur d'une reconduction du règlement sucre jusqu'en 2020 afin de faire face au problème de compétitivité au niveau mondial mais sa position n'a pas été suivie par le conseil des ministres de l'agriculture des 18 et 19 mars 2013. Les planteurs de betteraves sont inquiets car le projet de recherche Aker qui leur permettra d'être plus compétitifs au niveau mondial arrivera à échéance en 2020 et il est donc nécessaire que le règlement sucre perdure jusqu'à cette date. Aussi, elle souhaite connaître, la position du Gouvernement sur ce dossier.
Voir la questionMme Bérengère Poletti attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale au sujet des auxiliaires de vie scolaire pour l'aide individuelle (AVS-I) dont la mission est de répondre aux besoins d'élèves qui requièrent une attention soutenue et continue ; et des auxiliaires de vie scolaire pour l'aide mutualisée (AVS-M) dont le rôle est d'accompagner des élèves qui ne requièrent pas une attention soutenue et continue et qui ont été recrutés pour cette rentrée scolaire. En effet, nombre de ces auxiliaires s'interrogent sur le devenir de leur contrat. Le Gouvernement s'est engagé à améliorer la formation de ces personnels et ainsi supprimer leur précarité. Dans le même temps il s'est engagé à mener une réflexion sur la professionnalisation de l'aide humaine en milieu scolaire et de la fonction d'accompagnement des enfants victimes de handicap. C'est pourquoi elle lui demande de bien vouloir lui indiquer les intentions du Gouvernement concernant ces mesures de professionnalisation.
Voir la réponseMme Bérengère Poletti attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale au sujet des Auxiliaires de vie scolaire pour l'aide individuelle (AVS-I) dont la mission est de répondre aux besoins d'élèves qui requièrent une attention soutenue et continue ; et des auxiliaires de vie scolaire pour l'aide mutualisée (AVS-M) dont le rôle est d'accompagner des élèves qui ne requièrent pas une attention soutenue et continue et qui ont été recrutés pour cette rentrée scolaire. Dans un premier temps des chiffres ont été annoncés : 1 500 AVS-I et 2 300 AVS-M puis dans un second temps, un chiffre plus global de 6 000 emplois « permettant d'offrir de bonnes conditions de scolarisation à tous les enfants ». Aussi, elle lui demande de bien vouloir lui indiquer le nombre exact d'AVS-I et d'AVS-M sur notre territoire.
Voir la réponseSécurité sociale : mission d'évaluation et de contrôle des lois de financement de la sécurité sociale (MECSS)
Voir le document Voir le dossier législatifMme Bérengère Poletti attire l'attention de M. le ministre de l'économie et des finances sur les préoccupations exprimées par les retraités de sa circonscription. En effet, le pouvoir d'achat des retraités a été très lourdement impacté par les dernières mesures adoptées par le Gouvernement. Tout d'abord, les personnes âgées, veuves, se sont à nouveau vu imposer cette année sur la taxe d'habitation et sur la redevance audiovisuelle, alors qu'elles en étaient jusque-là exonérées. De plus, depuis le 1er janvier 2013, les retraités sont assujettis à la CSG et au RDS sur le montant de leur pension. Enfin, ils seront soumis à la contribution solidarité autonomie (CSA) à compter du 1er avril 2013. Compte tenu de l'impact considérable qu'auront ces nouvelles impositions sur le revenu et donc sur le pouvoir d'achat des retraités, elle souhaite connaître les mesures que le Gouvernement envisage maintenant pour améliorer leur niveau de vie.
Voir la questionMme Bérengère Poletti attire l'attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de l'économie et des finances, chargé de l'économie sociale et solidaire et de la consommation, sur la question des données relatives aux accidents de la vie courante. 27 associations européennes (parmi lesquelles le Bureau européen des unions de consommateurs) viennent en effet de lancer un appel conjoint en faveur de la création d'une base de données européenne sur les accidents et blessures de la vie courante. Chaque année, 5,7 millions de personnes sont admises à l'hôpital dans l'Union européenne suite à un accident ou à une blessure et 35 millions bénéficient d'une prise en charge ambulatoire. 73 % de ces accidents et blessures surviennent à la maison ou lors d'une activité de loisirs. En France, les accidents de la vie courante sont à l'origine de 20 000 décès par an, soit plus de cinq fois l'équivalent de la mortalité sur les routes. Ces chiffres recouvrent des souffrances personnelles et des dépenses de santé énormes ; ils pèsent sur l'ensemble de la collectivité. Or il n'existe aujourd'hui aucune source fiable de données sur les causes des accidents de la vie courante. La création d'une base paneuropéenne est pourtant la condition nécessaire à l'élaboration d'une politique de prévention efficace. C'est pourquoi il conviendrait d'appuyer auprès de la Commission européenne la mise en place et le financement d'une base de données des accidents et des blessures. Elle lui demande si le Gouvernement entend contribuer à la mise en oeuvre d'une telle base dans le but de mieux lutter contre les accidents de la vie courante.
Voir la questionMme Bérengère Poletti attire l'attention de M. le ministre des affaires étrangères sur la nécessité urgente d'une aide sécuritaire et humanitaire en faveur de la population centrafricaine. Depuis plusieurs mois la situation sécuritaire et humanitaire ne cesse de s'aggraver en République centrafricaine. Cette situation de grande détresse a conduit la conférence épiscopale centrafricaine à appeler la communauté internationale à l'aide dans un message du 14 février 2013 signé par les onze évêques du pays. De leur côté, les autorités de la province de Mbomou ont dénoncé les tueries, déportations de personnes et pillages de produits alimentaires commis par les tongo tongo, groupe pillard et terroriste affilié à la LRA, Armée de résistance du seigneur (Lord's resistance army). Les Centrafricains de l'étranger ont également lancé un appel à l'aide pour stopper le désastre humanitaire qui menace la République centrafricaine. La prise de Bangui et les pillages qui l'accompagnent aggravent encore cette situation. Elle lui demande quelle action il entend mener pour apporter, en liaison avec les pays de la sous-région et l'ONU, une aide humanitaire rapide à la population d'un pays ami de la France qui n'a que trop souffert.
Voir la questionMme Bérengère Poletti attire l'attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre des affaires sociales et de la santé, chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l'exclusion, au sujet du projet de loi sur la décentralisation. Dans ce projet de loi, il est prévu entre autres le transfert des ESAT aux collectivités locales. Ce transfert n'est pas sans poser certaines interrogations pour les personnes qui gèrent ces structures : financement, réglementation, appels à projets... De plus ces derniers perçoivent ce transfert comme « un renoncement définitif d'une politique nationale de l'emploi protégé [...] qui figerait les manques et les carences du secteur [...] limiterait fortement la fluidité des moyens en fonction des besoins régionaux [...] consacrerait enfin les inégalités territoriales et la non-équité des droits des personnes handicapées ». Aussi elle lui demande de bien vouloir lui indiquer de quelle manière le Gouvernement entend répondre aux inquiétudes des responsables de ce secteur.
Voir la questionMme Bérengère Poletti attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt sur la question de l'équilibre nutritionnel dans les cantines scolaires et sur la menace d'abrogation qui pèse sur deux textes réglementaires en la matière. En effet, le rapport de la mission d'information contre l'inflation normative pointe le décret n° 2011-1227 du 30 septembre 2011 relatif à la qualité nutritionnelle des repas servis dans le cadre de la restauration scolaire, ainsi que l'arrêté afférant. Les rapporteurs proposent la disparition de ces textes qui mettent en oeuvre l'article premier de la loi de modernisation de l'agriculture et de la pêche de 2010. Cet article dispose notamment que « les gestionnaires, publics et privés, des services de restauration scolaire et universitaire [...] sont tenus de respecter des règles, déterminées par décret, relatives à la qualité nutritionnelle des repas qu'ils proposent ». En supprimant cet arrêté et ce décret, la mesure serait vidée de son sens et l'application du principe de l'équilibre nutritionnel laissé à la seule appréciation des gestionnaires. Or l'enquête que vient de mener l'association UFC-Que choisir sur la qualité nutritionnelle des repas servis dans plus de 600 communes et établissements scolaires montre l'impact qu'ont ces textes, puisque les évaluations récoltées par les établissements sont très supérieures à la précédente enquête menée en 2005. Pour autant, 10 % des établissements étudiés n'atteignent pas la moyenne, ce qui démontre la nécessité du maintien de l'obligation réglementaire. Le niveau de détail des textes, critiqué par les rapporteurs, constitue par ailleurs un repère sur l'adaptation des portions à l'âge des enfants. La préconisation du rapport de les remplacer par une brève disposition d'ordre général priverait les collectivités d'un outil de mise en oeuvre pratique de la notion d'équilibre nutritionnel, et qui permet également de contrôler les sociétés délégataires dans le cadre de la gestion externalisée. Soucieuse du maintien des textes réglementaires relatifs à l'équilibre nutritionnel dans la restauration scolaire, elle lui demande donc de bien vouloir lui indiquer les intentions du Gouvernement quant à cette question.
Voir la questionMme Bérengère Poletti attire l'attention de Mme la ministre de l'égalité des territoires et du logement sur la question des droits de mutation à titre onéreux (DMTO). Dans une note parue en février 2013, deux membres du Conseil d'analyse économique suggèrent la suppression progressive des DMTO et leur compensation par une réforme de la taxe foncière et une augmentation de son barème. En effet, l'acquisition d'un logement ne bénéficie pas, actuellement, d'un régime fiscal favorable. L'un des principaux obstacles à l'acquisition tient aux droits de mutation. Ces droits, qui représentent 5 % du prix d'achat d'un logement (contre 1 % à 3 % dans la grande majorité des pays européens), sont, dans le contexte des prix élevés de l'immobilier, l'impôt consumériste le plus inflationniste. À titre d'exemple, les DMTO ont permis à la mairie de Paris d'encaisser, en 2011, plus d'un milliard d'euros. Pour les consommateurs, le montant de plus en plus élevé des DMTO représente aujourd'hui une barrière à l'accès au logement. Non seulement ils constituent une somme importante, mais ce montant doit être acquitté en une seule fois, et ne peut être intégré au crédit immobilier. En conséquence, les DMTO dégradent de plus en plus les capacités de solvabilité et de trésorerie des consommateurs qui souhaitent devenir propriétaires de leur logement. Les effets en sont plus ou moins radicaux : de l'achat d'un logement plus petit à la renonciation pure et simple à l'acquisition. Elle lui demande donc quelles sont les propositions du Gouvernement pour lever les freins à l'accès au logement dont les DMTO font partie.
Voir la questionMme Bérengère Poletti attire l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie au sujet des nuisances engendrées par les flashs de certaines éoliennes. Nombre de personnes habitants à proximité d'éoliennes subissent ces nuisances visuelles. Certaines éoliennes sont en effet équipées de lumières émettant des flashs (environ 42 flash/minute). Cet éclairage « flash » est spécifique au domaine aérien et n'est donc pas adapté au visuel de l'homme. En France certaines éoliennes, la majorité semble-t-il fort heureusement, sont équipées de lumières temporisées plus longues et plus discrètes. Certains pays comme l'Angleterre ont légiféré pour unifier la réglementation et pour minimiser ces nuisances visuelles. Aussi, elle lui demande quelles mesures entend prendre le Gouvernement pour que ces lumières flash ne soient plus une nuisance pour les riverains.
Voir la questionMme Bérengère Poletti attire l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur les risques inhérents à une teneur élevée en plomb dans l'eau du robinet des immeubles anciens équipés de canalisations en plomb. En effet, la directive européenne n° 98/83/CE relative à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine impose la division par 2,5 de la teneur en plomb de l'eau potable d'ici au 25 décembre 2013 : de 25 µg/l à 10 µg/l, conformément aux recommandations de l'Organisation mondiale de la santé sur les risques pour les jeunes enfants de la présence de plomb dans l'eau (retards intellectuels). L'atteinte de cet objectif impose généralement la suppression de tous les branchements ou canalisations en plomb, y compris à l'intérieur des immeubles. Or, si le programme d'éradication sur le réseau public avance bien, notamment grâce aux aides publiques, il n'en va pas de même pour le parc privé. On estime que 2 millions à 3 millions de logements d'immeubles collectifs privés sont concernés, soit 10 % à 15 % des logements en France. L'Agence nationale de l'habitat (ANAH) évalue le coût des travaux à 1 000 euros par logement. Cependant, l'aide de l'ANAH pour la réalisation des travaux privés est très modeste comparée à celle qui est octroyée aux acteurs publics par les agences de l'eau. Alors que les particuliers financent à 90 % les agences de l'eau par le biais des redevances, l'attribution de larges aides aux collectivités et non aux usagers domestiques pose question, surtout s'agissant d'un enjeu sanitaire majeur comme la teneur en plomb dans l'eau. C'est pourquoi il serait opportun : de demander aux agences de l'eau d'aider les particuliers à effectuer ces travaux en abondant le budget de l'ANAH ; mais aussi de réaliser un audit national afin de vérifier la bonne application de la réglementation dans les bâtiments publics accueillant des enfants (crèches, écoles, etc.) ; enfin, de vérifier le niveau d'exposition dans les immeubles bâtis avant 1960 et non encore rénovés et de déterminer précisément les risques liés à la consommation à long terme d'une eau contaminée au-delà du seuil de 10 µg/litre, notamment dans le cas des enfants. Elle lui demande quelles mesures le Gouvernement entend mettre en oeuvre s'agissant de cette question de santé publique.
Voir la questionMme Bérengère Poletti alerte M. le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt sur l'inquiétude des agriculteurs des Ardennes concernant l'application de la directive européenne « nitrates ». En effet, depuis la mise en application dans les Ardennes de cette directive « nitrates », des baisses de taux de nitrates dans l'eau sont aujourd'hui visibles dans de nombreux secteurs. Cependant, au lieu de reconnaître et faire connaître ces résultats positifs traduisant la mobilisation des agriculteurs ardennais, des extensions importantes des zones vulnérables ont été proposées dans différents bassins de la région. En outre, la mise en œuvre de l'arrêté du 13 décembre 2011 soulève de nombreuses difficultés pour son application, semblant confirmer les points durs que la profession avait détaillés au moment de la concertation l'année passée, notamment en matière de périodes d'épandage. Par ailleurs, le projet d'arrêté définissant les mesures nationales communes à l'ensemble des zones vulnérables pose de réels problèmes : il demande aux éleveurs, qui n'ont pas encore fini d'amortir financièrement leurs installations liées à la mise aux normes de leurs exploitations, d'augmenter leurs capacités de stockage d'effluents, sans prendre en compte ni les latitudes agronomiques permises par l'épandage, ni des problèmes techniques inhérents à l'agrandissement de ces installations ; il cadre les conditions d'épandage par des définitions juridiques insécurisantes (« un sol est gelé dès lors que le passage d'un individu n'y laisse aucune trace de pas » ou « un sol est détrempé dès lors qu'on y observe en surface quelques flaques ») ; il interdit tout épandage de fertilisants dès 15 % de pente, voire parfois dès 7 % pour certains, retirant ainsi de la production de vastes territoires ; il ne reconnaît le « faux semis » comme couverture pour les sols que pour l'agriculture bio ; il refuse toute destruction chimique des couverts hivernaux, hors îlots culturaux en techniques culturales simplifiées ; il ne prévoit pas de dispositif particulier pour l'élevage laitier à l'herbe. Dans une zone intermédiaire comme les Ardennes, beaucoup d'agriculteurs s'interrogent fortement sur la conservation d'ateliers d'élevage sur leurs exploitations au profit d'un agrandissement. Aussi, elle lui demande si le Gouvernement entend reconsidérer cette décision en engageant une discussion avec les acteurs concernés.
Voir la réponseMme Bérengère Poletti attire l'attention de Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, sur les carences demeurant dans la lutte contre la pédophilie. Si la justice française est bien armée pour la répression de la pédophilie et la prévention auprès des enfants, elle demeure passive en ce qui concerne l'accompagnement des personnes sentant une déviance pédophile s'installer progressivement en eux. Une étude a révélé que, si la France entreprenait une campagne d'information analogue à une publicité allemande annonçant " Si vous vous sentez attiré par les enfants, si vous sentez que vous les aimez trop, consultez ", 500 hommes auraient consulté le numéro en question. Cette anecdote témoigne de la volonté de certaines personnes d'être prises en charge avant qu'elles ne commettent l'irréparable. Il n'existe malheureusement pas encore de telles dispositions alors que les pistes sont nombreuses : ligne téléphonique anonyme, page internet dédiée, messagerie sécurisée, rencontres organisées avec des professionnels, aide au reclassement professionnel pour ceux qui travaillent avec des mineurs, etc. C'est pourquoi elle souhaite savoir ce que le Gouvernement entend faire afin de mieux prévenir la pédophilie du côté de l'agresseur potentiel.
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