1ère séance : Questions au Gouvernement; Adaptation dans le domaine de la justice au droit de l’Union Européenne; Adaptation au droit de l’Union Européenne dans le domaine du développement durable
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Maine-et-Loire (5e circonscription)
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Mercredi 24 avril 2013 - Séance de 9 heures 30
M. Gilles Bourdouleix attire l'attention de Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, sur le départage prud'homal. Le recours à la procédure de départition est souvent défavorable aux demandeurs en raison des délais trop longs qu'elle génère. L'État français vient ainsi d'être à plusieurs reprises condamné pour des lenteurs de sa justice du fait des délais mis par les conseils de prud'hommes à examiner les affaires ayant fait l'objet d'un partage de voix et devant être reprises sous la présidence d'un juge d'instance. Les dispositions de l'article L. 1454-2 du code du travail précisent qu'en cas de partage des voix, l'affaire est renvoyée à une audience ultérieure du bureau de conciliation ou du bureau de jugement. Cette audience, présidée par le juge départiteur, doit être tenue dans le mois du renvoi. Or la réalité pour les justiciables est bien différente car, entre le jugement de partage du conseil de prud'hommes et la nouvelle audience en présence d'un juge départiteur, il s'écoule plusieurs mois. À titre d'exemple, le conseil de prud'hommes de Paris vient de décider d'annuler plusieurs audiences programmées pour des affaires en attente depuis plus d'une année et de renvoyer l'examen de ces affaires à 2014. Afin de garantir une justice efficace et jugeant dans des délais raisonnables, il lui demande les mesures que le Gouvernement entend prendre pour améliorer les délais de traitement du contentieux prud'homal.
Voir la questionM. Gilles Bourdouleix appelle l'attention de Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, sur la réforme de la carte judiciaire qui a conduit notamment à la suppression du conseil de prud'hommes de Cholet et son rattachement à celui d'Angers. La réforme de la carte judiciaire a été conduite de manière mécanique, sans concertation et dans la précipitation. Les critères retenus pour la mise en œuvre de la réforme de la carte prud'homale étaient notamment une activité en deçà du seuil fixé à 300 affaires nouvelles hors référés par an. Cependant, l'analyse de l'activité du conseil de prud'hommes de Cholet sur la période 2003-2005 - période de référence retenue - a révélé que le nombre d'affaires traités par ce conseil était supérieur au plancher évoqué lors de la mise en place de cette réforme. Deuxième bassin industriel des Pays-de-la-Loire et 20e bassin industriel français, la suppression du conseil des prud'hommes de Cholet ne correspondait ni à la réalité de l'activité de cette instance, ni au dynamisme et à la densité du tissu économique du Choletais. Cette réforme provoque, deux ans après sa mise en place, des incohérences et un fonctionnement de certains conseils en flux tendu, précipitant l'allongement des délais moyens de traitement. À l'heure où des réflexions sur les questions liées aux conseils des prud'hommes sont engagées par le ministère de la justice en collaboration avec le Conseil supérieur de la prud'homie, il lui demande si le Gouvernement envisage de procéder aux réajustements nécessaires de la carte judiciaire prud'homale sachant que le conseil de prud'hommes d'Angers, du fait de son activité, se place parmi les cinquante plus gros conseils de France.
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Intervention en réunion de commission
Mercredi 3 avril 2013 - Séance de 10 heures
M. Gilles Bourdouleix appelle l'attention de M. le ministre de l'économie et des finances sur l'augmentation de la TVA dans le secteur des services à la personne. À compter du 1er juillet 2013, le Gouvernement français portera de 7 % à 19,6 % la TVA sur les services à la personne tels que les petits travaux de jardinage, les cours à domicile, l'assistance informatique et internet à domicile, les services de maintenance, entretien et vigilances temporaires à domicile ainsi que les activités qui concourent directement et exclusivement à coordonner et délivrer des services à la personne, afin de se conformer au point n° 20 de l'annexe III de la directive européenne n° 2006/112/CE du 28 novembre 2006, et d'éviter, selon le Gouvernement, un contentieux communautaire que la France serait certaine de perdre sur le taux de TVA applicable dans ce secteur. Cette décision est incompréhensible, injuste et inquiétante. Incompréhensible car elle ne fera qu'accroître les difficultés économiques de nombreuses entreprises, sera source de licenciements, favorisera le travail au noir. Incompréhensible également, en raison de la précipitation du Gouvernement alors qu'il sait que la Commission européenne a programmé pour 2015 le résultat de ses analyses sur la révision de la directive TVA. C'est une mesure injuste car elle touchera les personnes âgées, fragiles ou dépendantes pour lesquelles ces services sont importants puisqu'ils concourent au maintien à domicile, participent au lien social et familial, à la sécurité. Ces services contribuent donc bien à satisfaire des besoins de la vie courante. Et sur le plan médical, il est prouvé que le bien-être, la qualité de l'environnement, la communication avec les proches et la quiétude face aux tracas techniques du quotidien participent pleinement au mieux vivre et améliorent la santé de ces personnes. Enfin, elle est inquiétante car elle démontre la fragilité et le manque de combativité de la France à défendre ses intérêts au sein de l'Union européenne comme savent le faire les autres pays européens qui pratiquent librement des taux de TVA différents. Il souhaite savoir si le Gouvernement a l'intention de demander à la Commission européenne de reconsidérer sa directive afin de prendre en compte la situation économique et sociale de la France et, en cas de désaccord, s'il prévoit de repousser à 2015 l'application de cette augmentation de TVA pour les services à la personne.
Voir la questionM. Gilles Bourdouleix appelle l'attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre des affaires sociales et de la santé, chargée de la famille, sur les récents propos du rapporteur du budget de la sécurité sociale à l'Assemblée nationale, qui propose de mettre sous condition de ressources les dernières prestations familiales universelles les plus importantes, à savoir les allocations familiales proprement dites et le complément de mode de garde des enfants. En effet, le rapporteur du budget de la sécurité sociale à l'Assemblée préconise de diviser par deux les allocations familiales des ménages dans le cadre d'économie sur les prestations familiales et propose ainsi de fixer ce plafond au niveau de celui de l'allocation de base de la prestation d'accueil du jeune enfant, soit environ 53 000 euros par an pour un couple avec deux enfants, et un peu plus de 61 000 euros pour une famille avec trois enfants. Il s'inquiète donc des différentes déclarations faisant état d'une possible fiscalisation des allocations familiales, du plafonnement de celles-ci, d'une baisse du quotient familial ou de la suppression de la demi-part fiscale. L'ensemble de ces mesures mettront un frein sérieux à la forte natalité française. La natalité et la vitalité de la population sont une force de notre pays. Il lui demande donc de clarifier la feuille de route du Gouvernement en la matière.
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M. Gilles Bourdouleix appelle l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur l'article 12 de l'arrêté du 23 septembre 2008 et relatif aux modalités de fonctionnement du régime de retraites complémentaires des assurances sociales institué par le décret du 23 décembre 1970. Le 3e paragraphe de cet article précise que « si le nombre de points attribués est supérieur ou égal à 300 et inférieur à 1 000, l'allocation est payable à terme échu au 1er janvier de chaque année ». Or, pour les bénéficiaires les plus modestes, même une somme aussi modique soit-elle, entre 12 et 39 euros par mois dans le cas présent, peut représenter une fraction non négligeable du budget mensuel. Il souhaite savoir si ce mode de versement mensuel pourrait s'effectuer en faveur des personnes non imposables.
Voir la questionM. Gilles Bourdouleix appelle l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie sur l'inquiétude des membres de la Fédération du négoce agricole concernant la mise en place de la taxe poids-lourds à partir du 20 juillet 2013 sur l'ensemble du territoire national. Cette écotaxe, créée dans le cadre de la loi du 3 août 2009, s'appliquera aux véhicules de transport de marchandises de plus de 3,5 tonnes, circulant sur le territoire national et local, selon des barèmes kilométriques. Si ce dispositif a pour objectif de contribuer au développement de modes de transport qui soient respectueux de l'environnement, la taxe poids lourds sera pour l'entreprise de transport, lors de sa mise en œuvre, un choc économique, commercial et organisationnel. Elle représentera une augmentation des coûts du transport de 5 % à 8 % voire plus en fonction des trafics et des itinéraires. Par ailleurs, cette nouvelle taxe va fragiliser davantage les entreprises du transport qui subissent déjà le ralentissement économique et des conditions de concurrence fiscales et sociales lourdement inégalitaires dans une Europe plus élargie qu'harmonisée. Le secteur du transport routier doit être soutenu et non pénalisé. C'est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui indiquer quelles réponses et quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour atténuer les effets de la taxe poids-lourds de manière à préserver la viabilité des entreprises de ce secteur et répondre ainsi aux inquiétudes des entreprises de transport routier.
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Mercredi 20 mars 2013 - Séance de 9 heures
Intervention en séance publique
Intervention en séance publique
M. Gilles Bourdouleix appelle l'attention de Mme la ministre de l'artisanat, du commerce et du tourisme sur le niveau de rapport existant entre les autorisations d'exploitation commerciales et le document d'aménagement commercial. Le schéma de cohérence territoriale comprend un document d'orientations et d'objectifs qui, en application des dispositions de l'article L. 122-1-9 du code de l'urbanisme, précise les objectifs relatifs à l'équipement commercial et artisanal et aux localisations préférentielles des commerces. Ce document d'orientations et d'objectifs comprend « un document d'aménagement commercial défini dans les conditions prévues au II de l'article L. 752-1 du code de commerce, qui délimite les zones d'aménagement commercial en prenant en compte ces exigences d'aménagement du territoire. Dans ces zones, il peut prévoir que l'implantation d'équipements commerciaux est subordonnée au respect de conditions qu'il fixe ». Ces dispositions sous entendent qu'il existerait un rapport de conformité entre les autorisations d'exploitation commerciale et le document d'aménagement commercial. Or le législateur et la jurisprudence administrative ont toujours considéré que les autorisations d'exploitation commerciale entretenaient un rapport de compatibilité avec le schéma de cohérence territoriale. Dans ces conditions, il lui demande de lui préciser le niveau de rapport existant entre les autorisations d'exploitation commerciale et le document d'aménagement commercial.
Voir la questionM. Gilles Bourdouleix appelle l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social sur la représentation des salariés des entreprises du paysage. Le renforcement progressif du rôle des partenaires sociaux, désormais associés au processus législatif, a conduit à moderniser les règles de leur représentativité, afin de mieux asseoir leur légitimité. L'année 2013 constituera une étape importante en la matière, avec la finalisation de la réforme de la représentativité des organisations de salariés et le lancement de celle des organisations d'employeurs. Les activités des entreprises du paysage sont visées à l'article L. 722-1, 2°, et définies à l'article L. 722-2, 2°, du code rural. Les partenaires sociaux de la branche gèrent la convention collective des 26 000 entreprises du paysage et ses 65 000 salariés. L'accord agricole sur la mesure de la représentativité des organisations de salariés du 25 janvier 2011 prévoit que les activités agricoles visées au 1° à 4° de l'article L. 722-1 et à l'article L. 722-20 du code rural constitue une branche unique, mesure l'audience des syndicats de salariés sur cette branche unique et enfin, identifie ces activités comme des activités relevant de la production agricole. Or les entreprises du paysage sont des entreprises de services et ne sont pas soumises au bénéfice agricole. À la veille des annonces gouvernementales portant sur la représentativité syndicale, il lui demande si le Gouvernement envisage de mettre en place les mesures nécessaires pour que l'audience des syndicats de salariés soit identifiée au sein de la convention collective nationale du paysage et que les arrêtés que doit prendre le ministère du travail en 2013 sur les branches professionnelles affirmeront l'existence d'une branche des entreprises du paysage.
Voir la questionM. Gilles Bourdouleix appelle l'attention de Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, sur la question du mariage pour tous. Si le droit à des couples composés de personnes de même sexe de vivre ensemble ne peut être remis en cause, nombre de nos concitoyens nous font part de leurs inquiétudes de voir cette réforme, souhaitée par François Hollande lors de la campagne présidentielle et que le Gouvernement compte mener à bien prochainement, ne faire l'objet d'aucune concertation. La reconnaissance du mariage pour les couples homosexuels aura des conséquences directes en matière de fiscalité et plus particulièrement en ce qui concerne les droits de succession et bouleversera aussi le droit de la filiation en général, et la notion de présomption de paternité en particulier. La notion même de famille telle que le code civil la consacre depuis 1804 doit être protégée. Face à ces bouleversements, le Gouvernement ne peut faire l'économie d'installer des états généraux sur la famille. Il lui demande de lui faire part de sa position sur le sujet.
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