Commission des affaires économiques : table ronde sur le financement des entreprises
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Travaux récents
Mme Laure de La Raudière interroge M. le ministre des affaires étrangères sur les informations relayées par le site de l'ambassade de France en Suisse. En effet, le site www.ambafrance-ch.org dans sa rubrique "Suisse" puis "Liens utiles" mentionne une référence intitulée "La Suisse est à vous (investir et s'installer en Suisse. Site très complet)". Si l'on clique sur ce lien, on arrive sur la page www.switzerland.isyours.com qui permet d'ouvrir un compte bancaire en Suisse, directement en ligne. Elle s'étonne que le site de l'ambassade de France en Suisse puisse renvoyer ses visiteurs vers de telles informations alors même que le Gouvernement entend lutte contre la fraude fiscale et la fuite des plus grosses fortunes françaises vers l'étranger. Aussi, elle souhaiterait qu'il lui apporte une explication sur la présence de ce lien sur le site officiel de l'ambassade de France en Suisse.
Voir la questionIntervention en réunion de commission
Mercredi 24 avril 2013 - Séance de 17 heures
Mme Laure de La Raudière interroge Mme la ministre déléguée auprès de la ministre des affaires sociales et de la santé, chargée des personnes âgées et de l'autonomie, sur les clauses abusives présentes dans certains contrats de téléassistance. Le vieillissement de la population entraîne un important développement du marché de la téléassistance en France. Mais là où ces contrats sont censés sécuriser les personnes âgées, il semble qu'un grand nombre d'entre eux recèlent des clauses abusives. En 2009, une enquête de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes auprès de 150 structures de téléassistance avait abouti à des rappels à la réglementation et au dépôt de trois plaintes pour abus de faiblesse. Force est de constater que, depuis, le marché ne s'est pas assaini. L'association de consommateurs UFC-Que choisir rapporte en effet une recrudescence des litiges dans ce secteur en raison notamment des conditions de vente des contrats, des clauses abusives qu'ils contiennent ou du caractère défectueux du matériel proposé. Il importe de mettre un terme aux abus constatés et de réguler ce marché en plein essor en définissant des critères de qualité et en mettant en place un contrat-type. Ces mesures pourraient s'intégrer dans le projet de loi à venir sur le vieillissement. Des contrôles accrus auprès des acteurs du secteur sont également souhaitables. Aussi, elle lui demande quelles mesures le Gouvernement entend mettre en œuvre afin de mieux encadrer ce secteur et de renforcer les contrôles auprès des opérateurs.
Voir la questionMme Laure de La Raudière interroge M. le ministre délégué auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants, sur les perspectives d'indemnisation des orphelins de guerre dont le père ou la mère ont été déclarés "Morts pour la France" ou morts dans le cadre du service du travail obligatoire (STO). Des décrets datant de 2000 et 2004 sont venus indemniser certaines catégories d'orphelins de guerre (parents décédés en camps d'extermination, fusillés ou massacrés), et la rédaction d'un décret unique venant indemniser l'ensemble des orphelins de parents « Morts pour la France » était envisagé, de façon à ce que tous les orphelins de guerre soient indemnisés. Aussi, elle souhaiterait savoir si le Gouvernement entend prendre prochainement des mesures en ce sens.
Voir la questionMme Laure de La Raudière interroge Mme la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie sur la préservation des moulins français. En effet, le budget des agences de l'eau consacre plusieurs millions d'euros à l'arasement des seuils des rives, et notamment la suppression des moulins, au motif qu'ils portent atteinte à l'équilibre écologique des cours d'eau. Or les moulins font partie intégrante de notre patrimoine culturel et, à ce titre, il est essentiel de tenter de concilier, tout en les préservant, les moulins mais également l'équilibre écologique de nos cours d'eau. Aussi, elle souhaiterait savoir quelles sont les mesures envisagées par le Gouvernement pour la protection de nos moulins français.
Voir la questionMme Laure de La Raudière interroge Mme la ministre de l'artisanat, du commerce et du tourisme sur la possibilité pour les assurés de choisir leur carrossier-réparateur de confiance. Ces derniers, qui représentent environ 12 000 sociétés et 70 000 emplois, s'inquiètent du non-respect du libre choix du réparateur par les compagnies d'assurance. Alors qu'une charte de bonne conduite, signée en 2008 entre les représentants des carrossiers et les compagnies d'assurance, indique que « le libre choix du réparateur par l'assuré constitue un principe essentiel », il semblerait que dans les faits cela soit rarement le cas. Or, en juillet 2011, Mme Catherine Vautrin, député de la Marne, avait déposé un amendement au projet de loi renforçant les droits des consommateurs, qui visait à obliger les assureurs d'informer les consommateurs sur le libre choix de leur réparateur dans les contrats et par l'intermédiaire de leurs téléconseillers. Cet amendement avait été adopté lors de son examen en première lecture à l'Assemblée, mais le projet de loi n'a jamais été voté définitivement. Or les artisans carrossiers-réparateurs sont des acteurs du développement local et des prestataires de proximité. Les Français sont attachés à faire réparer leur véhicule près de chez eux, par souci pratique mais également en raison du lien de confiance qui existe entre eux et leur carrossier-réparateur. Aussi, elle souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement sur de nouvelles dispositions qui confirmeraient cette liberté de choix du carrossier-réparateur pour les assurés.
Voir la questionMme Laure de La Raudière interroge M. le ministre délégué auprès du ministre de l'économie et des finances, chargé du budget, sur la répartition de la redevance incitative de collecte et d'élimination des déchets en copropriété. Actuellement, les collectivités chargées de la collecte et de l'élimination des déchets peuvent choisir entre trois modes de financement distincts : la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM), basée sur le foncier, et qui est couplée à la taxe foncière ; la redevance d'enlèvement des ordures ménagères (REOM), qui est liée au service rendu ; le recours au budget général, financé par les quatre taxes directes locales. La TEOM et le budget général ont un mode de fonctionnement fiscal. Le service est financé par l'impôt et le montant payé est indépendant de l'utilisation du service. En revanche, la REOM relève d'une logique économique. L'usager paie en fonction de son utilisation du service, de manière forfaitaire avec la redevance classique et de manière plus fine avec la redevance incitative. Or il semble que les communes ou les communautés de communes optent de plus en plus pour l'instauration d'une REOM intitulée « redevance incitative pour la collecte et le traitement des ordures ménagères ». Aux termes de l'article L. 2333-76 du code général des collectivités territoriales, le tarif peut prévoir « pour les résidences constituées en habitat vertical ou pavillonnaire, une redevance globale calculée en fonction du nombre de résidents ou de la masse des déchets produits exprimée en volume ou en poids. La personne morale ou physique chargée de la gestion de la résidence est alors considérée comme l'usager du service public et procède à la répartition de la redevance globale entre les foyers ». Mais, si la collecte de cette redevance ne semble poser aucun problème pour l'habitat individuel, il n'en est pas de même pour l'habitat collectif et notamment pour les immeubles soumis au statut de la copropriété de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965. En effet, cette redevance sera, pour ces immeubles, collective et devra être répartie par le syndic de copropriété. En conséquence, il lui demande de lui indiquer comment doit être répartie cette redevance entre les copropriétaires dans la mesure où les critères de répartition fixés par les textes, et notamment l'article 10 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété, sont inadaptés puisque cette collecte d'ordures ménagères n'est pas un service collectif du syndicat des copropriétaires mais un service extérieur à l'immeuble.
Voir la questionMme Laure de La Raudière interroge M. le ministre de l'économie et des finances sur les conséquences de la disparition du Crédit immobilier de France (CIF), sur l'activité des SACICAP, sociétés coopératives à but non lucratif et actionnaires majeurs du Crédit immobilier de France, qui tirent l'essentiel des moyens financiers qu'elles consacrent aux missions sociales (sous le sigle PROCIVIS) des dividendes issus du CIF. La garantie apportée par l'État fin août 2012 au Crédit immobilier de France a pour contrepartie un gel des nouveaux crédits, ce qui le condamne, en théorie, à terme. La nomination de Monsieur Michel Bouvard, qui s'est engagé, à partir d'un audit, à envisager toutes les hypothèses permettant d'assurer l'avenir des missions du CIF, a redonné de l'espoir aux personnes qui dépendent directement ou indirectement de cet organisme. Néanmoins, la situation actuelle sur le terrain est emprunte de vives inquiétudes, et des engagements de financements pris par des SACICAP, notamment avec les partenaires publics, risquent de ne pouvoir être honorés, avec des conséquences sociales et économiques inévitables. Aussi, elle souhaiterait savoir si des dispositifs ont été prévus pour pérenniser les interventions sociales au profit de ménages qui ne pourront plus réaliser le projet sans ces aides financières des SACICAP.
Voir la questionMme Laure de La Raudière interroge M. le Premier ministre sur la position que le Gouvernement va défendre au nom de la France dans le cadre des prochaines négociations à l'Union internationale des télécoms (UIT). En effet, du 3 au 14 décembre 2012, les membres de l'UIT se réuniront à Dubaï pour la conférence mondiale sur les télécommunications internationales afin de réviser le règlement des télécommunications internationales de cette agence onusienne. Plusieurs États membres ont fait des propositions d'amendements, visant à étendre les compétences de l'UIT jusqu'à présent essentiellement techniques, à des sujets tels que la cybercriminalité, l'adressage et le routage IP, la rétention des données et à la traçabilité des communications Internet au niveau international... Il semble donc que les négociations prennent un tournant très politique et s'avèrent cruciales pour l'avenir de l'Internet. Elle souhaiterait savoir si le Gouvernement défendra une position favorable à la neutralité d'Internet et qu'elle sera la définition de neutralité d'Internet dont il assurera la promotion.
Voir la questionMme Laure de La Raudière interroge M. le ministre de l'intérieur sur l'intérêt de rendre obligatoire la détention de deux éthylotest dans les véhicules. En effet, un décret n° 2012-284 du 28 février 2012 rend obligatoire la détention de deux éthylotests dans un véhicule de plus de 50 cm3, ce qui vient imposer une nouvelle réglementation aux Français. Le Gouvernement vient de reporter cette obligation au 1er mars 2013, mais elle demeure néanmoins. Or, non seulement les garanties de fiabilité de ces instruments sont contestables, notamment en raison du fait qu'ils ne supportent pas une température supérieure à 40° C, mais le bilan écologique est désastreux. En effet, les éthylotests sont fabriqués avec des produits cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques, et cela est d'autant plus inquiétant que la durée de validité ne dépasse pas un an, ce qui représente 80 millions d'éthylotests potentiels susceptibles d'être jetés (sans être recyclés) chaque année. Enfin, cette mesure est, de l'avis même des associations de protection des victimes de la route, inefficace pour lutter contre l'alcool au volant, des éthylotests anti-démarrage étant recommandés. Aussi, elle souhaiterait savoir ce qu'envisage le Gouvernement quant à l'avenir de cette mesure qui semble comporter plus d'inconvénients que d'avantages.
Voir la questionMme Laure de La Raudière interroge Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur le remboursement des médecines dites « douces » que sont l'homéopathie et la chiropractie, l'ostéopathie. En effet, concernant l'homéopathie, 36 % des Français y ont recours pour se soigner. Ces « médicaments » ont également un rôle préventif important, et ont un coût très faible comparé à un certain nombre de médicaments faisant l'objet d'un remboursement sans nécessairement que leur efficacité ait été prouvée. Concernant l'ostéopathie, une reconnaissance de la profession devrait ouvrir l'accès au remboursement. En effet, cette médecine a indéniablement prouvée son efficacité. Enfin, pour la chiropractie, une étude de l'INSERM publiée en 2011 conclut que « dans les lombalgies aigues ou subaigües, la chiropratique semble efficace, avec une efficacité d'un ordre de grandeur comparable à l'efficacité des traitements alternatifs (médicaments, chirurgies, kinésithérapie,...). Aussi, elle souhaiterait savoir si des études ont été menées afin de déterminer les avantages tirées de la pratique de ces médecines par rapport au coût que représentent d'autres soins remboursés par la sécurité sociale, pour une même pathologie. Elle souhaiterait également savoir si le Gouvernement entend rembourser les consultations d'homéopathie et de chiropractie, d'ostéopathie, ainsi que les traitements homéopathiques.
Voir la questionMme Laure de La Raudière interroge M. le ministre de l'éducation nationale sur les dates des vacances de la Toussaint et la célébration du 11 novembre. En effet, suite aux dernières mesures prises par le Gouvernement concernant l'éducation nationale, le rythme scolaire a été remodelé. Cette action a entraîné entre autres une modification de la période des congés de Toussaint portant la fin de ces congés au 12 novembre. Or le 11 novembre est une date importante pour tous les Français, qui permet de commémorer le souvenir de nos soldats morts pour la France lors de la Première Guerre mondiale. Certaines associations d'anciens combattants oeuvrent en outre pour qu'elle soit déclarée « Jour national du souvenir », ce qui permettrait ainsi de pouvoir honorer tous les « Morts pour la France », et notamment ceux décédés lors d'opérations extérieures (Opex). Tous les ans, les scolaires sont associés aux célébrations officielles. Cette participation est essentielle pour leur faire prendre conscience de l'amour de la Patrie qui anime nos combattants, et de l'importance de défendre les valeurs qui nous rassemblent, et en premier lieu la liberté. C'est également une façon d'attirer leur attention sur notre histoire et les conflits qui ont animé l'Europe durant des décennies, avant la construction de l'Europe fraternelle telle que nous la connaissons aujourd'hui. Or la modification des congés scolaires entraîne, dans le cas de 2012, une quasi-impossibilité de pouvoir avoir une participation des scolaires organisée par les écoles en lien avec le monde combattant, à cette cérémonie et vient ainsi à l'encontre des engagements pris envers le monde combattant. Il eut été possible cette année de ne pas inclure le 11 novembre dans la période de vacances : les vacances de la Toussaint auraient pu débuter dès le 19 octobre au soir, soit 6,5 semaines après le début de l'année scolaire. La reprise des cours après les vacances de la Toussaint aurait alors été espacée de 7 semaines avec les vacances de Noël ce qui aurait été tout à fait acceptable. Aussi, elle aurait souhaité connaître sa position sur ce sujet, et s'assurer que le fait d'inclure le 11 novembre dans les vacances de la Toussaint ne se reproduise pas à l'avenir. Par ailleurs, elle souhaiterait savoir quelles mesures sont envisagées par le Gouvernement pour que les enfants puissent bénéficier d'actions pédagogiques programmées tout au long de la scolarité et d'une meilleure formation dans le domaine de la défense.
Voir la questionMme Laure de La Raudière interroge Mme la ministre de la culture et de la communication sur les mesures qu'elle entend prendre à l'encontre des soi-disant « artistes » qui incitent au terrorisme et à la haine envers la France, les personnes de race blanche, ou encore les forces de l'ordre, dans les paroles de leurs chansons, et dont les disques sont vendus librement chez les disquaires. Il est difficilement acceptable que de telles paroles par exemple « j'aimerais voir brûler Panam au napalm sous les flammes façon Vietnam [...] j'ai envie de dégainer sur des faces de craie », ou encore « Quand j'vois la France les jambes écartées j'l'encule sans huile [...] J'rêve de loger dans la tête d'un flic une balle de Glock », « J'aime voir des CRS morts, J'aime les pin-pon, suivis d'explosions et des pompiers » puissent être tolérées au titre de la liberté d'expression, dans un pays ou cette dernière a été restreinte dans d'autres domaines (loi Gayssot par exemple). Aussi, elle souhaiterait savoir quelles sont les mesures mises en oeuvre par le Gouvernement pour poursuivre les auteurs de ces propos et interdire la commercialisation de ces disques qui raisonnent comme un appel au crime envers les Français, les personnes de race blanche et les forces de l'ordre.
Voir la questionMme Laure de La Raudière interroge M. le ministre de l'intérieur concernant l'intention du Gouvernement sur la mise en oeuvre de l'article 4 de la LOPPSI2. Cet article dispose que, lorsque les nécessités de la lutte contre la diffusion des images ou des représentations de mineurs relevant de l'article 227-23 du code pénal le justifient, l'autorité administrative notifie les adresses électroniques des services de communication au public en ligne contrevenant aux dispositions de cet article, auxquelles ces personnes doivent empêcher l'accès sans délai. L'article de loi poursuit en précisant qu'un décret fixerait les modalités d'application de l'alinéa précédent. Or le précédent gouvernement n'a jamais signé de décret d'application de l'article 4 de la LOPPSI2. Le sujet du filtrage d'internet sur simple décision administrative ayant fait l'objet de nombreux débats, elle souhaiterait savoir s'il souhaite prendre rapidement ce décret d'application.
Voir la questionMme Laure de La Raudière appelle l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur l'organisation des permanences de service pour les entreprises qui délivrent le matériel médical pour le maintien à domicile. En effet ces entreprises privées ne sont pas tenues d'assurer un service de garde comme les pharmaciens. Les usagers se trouvent donc privés du service de maintenance de leur matériel au cours des week-ends et jours fériés. Elle souhaite connaître si une réflexion est engagée dans ce sens ?
Voir la questionMme Laure de La Raudière interroge Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, sur le fait de permettre à la presse d'accompagner les parlementaires lors de leur visite en prison. Depuis la loi du 15 juin 2000, les parlementaires ont la possibilité de visiter tous les établissements pénitentiaires de leur choix, à tout moment, de jour comme de nuit, sans autorisation préalable. Or la presse ne peut pas accompagner le parlementaire lorsqu'il décide de visiter une prison, ce qui serait pourtant utile pour informer les citoyens sur la situation des prisons françaises. Pour lutter contre ce manque de transparence, elle souhaiterait savoir si le Gouvernement serait favorable à l'instauration de deux journées au cours desquelles le parlementaire pourrait entrer dans les prisons avec la presse.
Voir la questionMme Laure de La Raudière interroge Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur la mise en place des dispositifs requis par la convention médicale nationale du 26 juillet 2011 en faveur d'une amélioration de la répartition de l'offre de soins en France métropolitaine. Malgré une densité de 183 médecins libéraux pour 100 000 habitants, la France rencontre d'importantes disparités entre les départements et la présence de nombreuses zones de désertification médicale ne va pas sans poser de graves difficultés aux populations de ces territoires, qui risquent de s'aggraver avec le vieillissement de ces mêmes populations. C'est pourquoi la convention médicale nationale a réaffirmé sa volonté de voir le Gouvernement mettre en place une politique structurante visant à privilégier l'implantation des médecins libéraux dans certaines zones déficitaires sur la base du volontariat. Il s'agit de lutter contre les difficultés rencontrées dans ces zones sous dotées par la mise en place de deux mesures : l'option Démographie et l'option Santé solidarité territoriale. Ces deux dispositifs, complémentaires, sont proposés aux médecins libéraux de secteur 1 et 2 et favorisent la coordination des soins entre professionnels de santé. En échange de leur investissement en zone déficitaire, ces médecins bénéficient d'une rémunération complémentaire ou d'une exonération partielle de charges. Or ces deux options ne peuvent être appliquées tant que les agences régionales de santé (ARS) n'auront pas pris des arrêtés délimitant ces zones déficitaires. En outre, ces mesures ne seront pleinement efficaces que si une vigoureuse campagne d'information est menée auprès des jeunes médecins libéraux afin de populariser le dispositif. La réussite de ce dispositif est un enjeu important pour le Gouvernement et les médecins car un échec nécessiterait la mise en oeuvre de mesures coercitives. Aussi, elle souhaiterait l'interroger afin de savoir à quelle échéance seront données les délimitations des zones déficitaires et quels moyens le Gouvernement compte mettre en oeuvre afin de diffuser le dispositif.
Voir la questionMme Laure de La Raudière interroge M. le ministre de l'économie et des finances sur le trafic toujours plus important de métaux. En effet, actuellement, il suffit d'une pièce d'identité pour obtenir le règlement en espèces de la vente des métaux auprès des ferrailleurs. Cette méthode ne permet pas d'enrayer la vente toujours plus importante des métaux qui émanent le plus souvent de vols sur des chantiers publics et privés et entraînent indéniablement des surcoûts sur ces chantiers. Elle aimerait savoir s'il y a un moyen d'enrayer ce trafic en imposant aux ferrailleurs de régler le produit de la vente par chèque afin d'assurer une meilleure traçabilité des ventes.
Voir la questionMme Laure de La Raudière interroge M. le ministre du redressement productif sur les solutions envisagées afin de permettre aux PMI de répercuter les fluctuations des prix des matières premières sur les contrats en cours. En effet, depuis le début de l'année 2011, comme en 2010, les industriels sont soumis à de très fortes augmentations du prix de leurs matières. Sur les quatre premiers mois de l'année, ces hausses ont été, selon les matières premières, de + 12 % à + 31 % par rapport à 2010. Or cette inflation met en danger la pérennité de bon nombre d'entre elles, d'autant plus que la majorité ne parvient pas à répercuter totalement et sans délai cette hausse à leurs clients. En effet, les contrats sont très souvent des contrats d'adhésion (sous forme notamment de conditions générales d'achat ou de commande ouverte) qui ne permettent pas aux vendeurs-fournisseurs de renégocier les prix d'achat et/ou de prévoir des clauses d'indexation. Faute de cela, les renégociations en cours de contrat sont quasiment impossibles. Or le code des marchés publics dispose dans son article 18 qu'une clause d'indexation des prix est systématique dans les marchés de plus de trois mois. Aussi, elle souhaiterait savoir si une telle mesure ne pourrait pas être étendue aux marchés privés, afin que tout contrat supérieur à trois mois, nécessitant pour sa réalisation le recours à une part importante de matières premières dont le coût est affecté par les fluctuations des cours ou prix de marché, ou bien à des fournitures utilisant une part importante de ces matières, comporte une clause d'indexation du prix permettant la prise en compte de ces fluctuations.
Voir la questionMme Laure de La Raudière attire l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur la question de la mise en œuvre du secteur optionnel. La Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) s'est engagée conventionnellement en octobre 2009 dans l'amélioration de l'accès aux soins des patients : cet engagement porte le nom de secteur optionnel. Il permet, en encadrant les dépassements d'honoraires, de faciliter l'accès aux soins en diminuant considérablement le reste à charge des patients, les compléments d'honoraires étant pris en charge par les mutuelles santé. Or et alors que la mise en œuvre de ce secteur optionnel était prévue pour septembre 2011, il n'est à ce jour, toujours pas effectif en raison, semble-t-il, du non-respect de leurs engagements par certaines mutuelles. Aussi, elle souhaiterait savoir à quelle échéance cette mesure très attendue des Français sera effective.
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