2ème séance : Questions au Gouvernement ; Réforme de la biologie médicale (CMP) ; Mandat des membres de l'Assemblée des Français de l'étranger ; Représentation des Français établis hors de France
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Lot (1re circonscription)
Mandat en cours

Radical, républicain, démocrate et progressiste
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Intervention en séance publique
Intervention en séance publique
Mme Dominique Orliac appelle l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur les problèmes de sécurité sanitaire concernant les dispositifs médicaux stériles, en particulier implantables. À plusieurs reprises, notamment lors de l'affaire des prothèses mammaires implantables ou lors du débat sur la sécurité sanitaire du médicament à l'Assemblée nationale, elle a attiré l'attention du Gouvernement sur le peu de fiabilité de la réglementation pour l'obtention de l'autorisation de vente des dispositifs médicaux. En effet, autant pour le médicament, l'autorisation de mise sur le marché fait l'objet d'importants dossiers et de l'avis d'experts indépendants de l'ANSM, autant pour les dispositifs médicaux, la commercialisation n'est liée qu'à un marquage CE fait par des sociétés venant souvent de pays lointains en Europe et qui sont rémunérées par les entreprises demandant elles-mêmes cette commercialisation. Ces produits qui peuvent être implantés pendant de nombreuses années dans l'organisme représentent donc un risque potentiel pour les malades. La très grave affaire des PIP dont le procès est en cours avait démontré la carence de cette certification (marquage CE). Les nouveaux problèmes d'importance soulevés récemment sur les prothèses de hanche et de genoux qui concerneraient plus de soixante hôpitaux ayant utilisés ce type de dispositifs, montrent que ces risques sont très importants. Elle lui demande les mesures immédiates qu'elle compte prendre pour éviter les risques sanitaires sur les dispositifs médicaux alors que, même si des enquêtes sont en cours, les mises en garde se multiplient depuis des mois au regard de la faiblesse du dispositif d'autorisation. Elle lui demande si elle est prête à passer outre la directive européenne qui défend ce marquage CE peu fiable ; en effet les risques de santé publique sont tels que la notion de subsidiarité peut être soulevée. Elle rappelle enfin que l'utilisation de ces dispositifs médicaux étant en développement avec l'évolution des techniques médicales et chirurgicales, ces carences vont avoir des conséquences sévères dans l'avenir si des dispositions sérieuses ne sont pas prises.
Voir la questionMme Dominique Orliac appelle l'attention de Mme la ministre de l'artisanat, du commerce et du tourisme sur le projet de réforme du statut de l'auto-entrepreneur dont les arbitrages sont en cours. Les inquiétudes des représentants du secteur de l'artisanat sont grandes, alors que des milliers de chefs d'entreprise artisanale se trouvent impactés par les effets collatéraux de ce statut. L'artisanat est un secteur économiquement essentiel dans notre pays qu'il est important de préserver. Il représente des milliers d'emplois, est source de dynamisme économique et social dans nos territoires. Or les dérives du statut de l'auto-entrepreneur sont aujourd'hui largement identifiées. Il est tout d'abord la source d'une concurrence déloyale pour les entreprises artisanales ayant opté pour un véritable statut d'entreprise, soumises au paiement des charges sociales et fiscales (IR-IS et TVA). Il engendre par ailleurs un phénomène de salariat déguisé ainsi que de sous-déclaration du chiffre d'affaires qu'il est indispensable d'enrayer. Ce statut ne peut donc se satisfaire de mesures d'ajustement ; une réforme en profondeur s'impose. C'est pourquoi elle lui demande quelles orientations seront les siennes dans le cadre de la future réforme et si elle envisage d'exclure du champ d'application de ce régime le secteur de l'artisanat.
Voir la questionIntervention en séance publique
Mme Dominique Orliac appelle l'attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre des affaires sociales et de la santé, chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l'exclusion, sur la situation de l'hébergement d'urgence dans notre pays. La ministre de l'égalité des territoires et du logement, dès sa prise de fonction, puis le Premier Ministre le 1er novembre 2012, ont affirmé vouloir mettre fin à la « politique du thermomètre » en matière d'hébergement. Or, si certaines évolutions positives sont à observer, notamment sur la région Midi-Pyrénées, il est néanmoins inquiétant de constater que dans le PLF 2013, les moyens restent largement insuffisants pour que les associations d'accueil et de réinsertion sociale puissent concrètement envisager la fin de la gestion saisonnière de l'urgence. Dans le département du Lot, pour ne prendre que cet exemple, 1 365 personnes avaient déjà, à la mi-décembre, sollicité le 115 depuis le début du mois d'octobre. Les plans hivernaux s'organisent comme chaque année en utilisant des locaux précaires et inadaptés (hôtels, lits supplémentaires dans des structures) qui devront fermer au printemps prochain. Les places d'hébergement (urgence et insertion) sont notoirement insuffisantes en France. Sur le département du Lot, elles sont bien au-dessous de la moyenne nationale. Si le ministère de l'égalité des territoires et du logement appliquait une égalité mathématique, le nombre de places à créer dans ce département serait de 87. Ce calcul mathématique ne prend pas en compte le taux de précarité financière de ce département, largement au-dessus de la moyenne nationale : 17 % contre 14 % au niveau national. Ce chiffre traduit le taux de personnes de moins de 60 ans vivant avec moins de 956 euros par mois en 2010 dans le Lot. Elles étaient au nombre de 22 379, et leur nombre, avec la crise économique a sans aucun doute augmenté. Quant à la capitale régionale, Toulouse, elle est en sous dotation chronique de places d'hébergement d'urgence par rapport aux autres métropoles. Alors que la situation est extrêmement grave, des réformes structurelles ambitieuses sont attendues, ainsi qu'un renforcement budgétaire conséquent qui n'a pas été anticipé dans le PLF pour 2013. Alors que la lutte contre la précarité et l'exclusion apparaît comme un chantier prioritaire pour le Gouvernement, elle lui demande de bien vouloir préciser quelles mesures efficaces elle entend prendre pour assurer la pérennité des associations d'accueil et de réinsertion sociale ainsi que leur fonctionnement dans des conditions optimales, avec un nombre de places suffisant, pour pouvoir venir en aide aux populations les plus fragiles.
Voir la réponseMme Dominique Orliac appelle l'attention de Mme la ministre de l'artisanat, du commerce et du tourisme sur l'article 44 du PLFSS 2013 (ex art.38), relatif à la réorganisation des transports sanitaires. Cet article, définissant de nouveaux modes d'organisation et de financement des transports de patients et donnant lieu à la possibilité d'expérimentation d'une procédure d'appel d'offres, est source de vives préoccupations pour les artisans-taxis. En effet, cette disposition pourrait mettre en péril des milliers de très petites entreprises de taxis et d'ambulanciers, notamment en zone rurale, contribuant ainsi à la désertification des services de proximité. Cette possibilité donnée aux agences régionales de santé d'expérimenter l'attribution des transports par appel d'offres pourrait avoir pour conséquence d'écarter les artisans ; seuls les transports effectués par l'entreprise ou le groupement d'entreprises titulaire du marché, pouvant effectuer l'ensemble des transports sanitaires pris en charge par l'assurance maladie. Il convient par ailleurs de rappeler que la convention actuelle applicable aux taxis va au-delà du simple transport et consiste également en un accompagnement du patient dans ses démarches, en servant parfois de lien entre le prescripteur et le centre de soins. En outre, les artisans-taxis exploitent des petites structures avec un ou quelques véhicules et salariés et restent souvent d'astreinte pour satisfaire la demande et les exigences de la clientèle. Ainsi, outre le fait que cette expérimentation risque de les exclure de ces marchés au profit des grands groupes nationaux, elle nuira gravement au maillage territorial et aux services de proximité en milieu rural. Alors que, suite à une mobilisation massive le 10 janvier 2013, il vient d'être décidé dans l'immédiat un gel du décret d'application de cette mesure, elle lui demande de bien vouloir réaffirmer la volonté du Gouvernement de renoncer durablement à cette nouvelle réglementation dont les effets ne peuvent être que négatifs sur l'activité des artisans-taxis, qui apportent pourtant des réponses adaptées aux besoins des populations, de leur sécurité et au maintien des emplois.
Voir la réponseMme Dominique Orliac attire l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur la rupture unilatérale par l'UNCAM de l'application de la convention pharmaceutique qui permettra qu'une part d'honoraire soit effectivement mise en place dans la rémunération des pharmaciens. Ce retard fragilise le maintien des pharmacies de proximité déjà touchées par le PLFSS 2012 et le PLFSS 2013 ; actuellement, une officine dépose le bilan tous les trois jours ! Elle a affirmé récemment, à une réunion de l'ordre des pharmaciens, son attachement à la concrétisation de la convention nationale pharmaceutique ainsi que sa volonté de respecter et de promouvoir cette convention. Le report au premier trimestre 2013 de la négociation de l'avenant ne va pas du tout dans ce sens et favorisera l'apparition de déserts pharmaceutiques après la gestion des déserts médicaux. Elle lui demande donc quelles mesures elle compte prendre pour que la réforme de la pharmacie d'officine soit menée à bien rapidement et si elle compte aussi renouer les relations avec les représentants de la pharmacie française qui se sentent ignorés aujourd'hui.
Voir la réponseMme Dominique Orliac attire l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur la place des pharmaciens d'officines dans les sociétés interprofessionnelles de soins ambulatoires (SISA) (loi du 11 août 2011). Ces structures permettent en effet un meilleur statut pour les médecins et les professionnels de santé mais l'intégration nécessaire des pharmaciens s'avère très complexe pour des problèmes fiscaux. Ainsi les pharmaciens ne sont pas considérés professionnels de santé comme les autres malgré la loi HPST et la loi Fourcade. En effet par rescrit du 5 avril 2012 l'administration fiscale a admis que les pharmaciens soient exonérés de la TVA pour les prestations facturées à l'assurance maladie par une SISA ; en revanche les pharmaciens ne peuvent pas investir dans l'opération. Cette complexité conduit certaines SISA à exclure les pharmaciens. La maison de santé ou le pôle de santé sont pourtant le lien idéal pour la coopération interprofessionnelle, la coordination thérapeutique ou l'éducation thérapeutique du patient (ETP) missions confiées en équipe aux pharmaciens. Cette situation est très préjudiciable alors que ces outils permettent de lutter contre la désertification en termes de santé. Elle n'est pas satisfaisante et implique des approfondissements par le Gouvernement. Elle lui demande donc les mesures qu'elle compte prendre pour remédier à cette situation et si la date-butoir pour les nouveaux modes de rémunération en SISA sera reculée.
Voir la réponseIntervention en séance publique
Intervention en séance publique
Intervention en réunion de commission
Mardi 26 mars 2013 - Séance de 16 heures 15
Recherche, sciences et techniques : recherche sur l'embryon et les cellules souches embryonnaires
Voir le document Voir le dossier législatifMme Dominique Orliac appelle l'attention de M. le ministre de l'intérieur sur l'avenir du dispositif d'assistance technique fournie par l'État pour des raisons de solidarité et d'aménagement du territoire (ATESAT). Ce dispositif permet aux collectivités éligibles de bénéficier, dans le cadre d'une convention, d'un appui des services de l'État (directions départementales des territoires) dans les domaines de l'aménagement, de l'habitat et de la voirie. Cette ingénierie publique de solidarité est inscrite dans la loi dite MURCEF du 11 décembre 2001. Alors qu'il semble envisagé de mettre en débat l'avenir des missions ATESAT, impliquant que les collectivités devraient désormais exercer pleinement ces missions avec l'aide des intercommunalités, de nombreux élus locaux de montrent très inquiets devant cette perspective. Ces conventions passées avec l'État sont indispensables aux collectivités pour faire face aux problématiques d'urbanisme, d'environnement, d'écologie et de prévention des risques. C'est pourquoi il semble impératif d'autoriser le renouvellement des conventions liées à l'ATESAT. Elle lui demande donc les intentions du Gouvernement à ce sujet. Elle lui demande de bien vouloir réaffirmer son intention d'assurer le maintien d'une assistance technique à disposition des collectivités pour l'exercice de leurs compétences.
Voir la réponseIntervention en séance publique
Intervention en réunion de commission
Mercredi 20 mars 2013 - Séance de 9 heures
Mme Dominique Orliac appelle l'attention de M. le ministre de l'économie et des finances sur la situation particulièrement difficile du Crédit immobilier de France, acteur important des crédits immobiliers accordés aux foyers modestes et aux organismes HLM Après la dégradation de la note du Crédit immobilier de France par l'agence Moody's en 2008, ayant eu pour conséquence une crise de liquidités au sein de l'établissement et entravant sa capacité de recours aux marchés financiers, le Gouvernement a consenti le 1er septembre 2012 à garantir les encours du Crédit immobilier de France à hauteur de 4,7 milliards d'euros, lui permettant ainsi d'honorer ses prochaines échéances tout en préservant les intérêts des salariés. Cependant, le Trésor a conditionné l'octroi de cette garantie à l'extinction du Crédit immobilier de France, menaçant l'emploi des 2 500 salariés de cet établissement bancaire proche des collectivités locales et des offices HLM, et ce, sans compter les emplois indirects. Les conséquences seraient à la fois dramatiques pour l'emploi, mais également pour la préservation des prêts à l'accession sociale et à l'amélioration de l'habitat, dans un contexte de crise où les ménages se voient trop souvent refuser leur emprunt. Le Crédit immobilier de France n'est pas un groupe de finance spéculative, il s'inscrit dans le cadre d'une économie sociale et solidaire en œuvrant pour le logement social depuis plusieurs décennies. Alors que le logement social d'une part, et l'emploi d'autre part, font pleinement partie des priorités du Gouvernement français, on peut se demander pourquoi l'aide gouvernementale au Crédit immobilier de France est conditionnée à une cessation de son activité qui viendrait donc remettre en cause sa mission d'intérêt général dans le domaine du logement social, et à un ajustement des coûts et charges de fonctionnement du groupe qui représenterait une menace directe sur les emplois. C'est pourquoi elle lui demande de bien vouloir prendre la mesure des conséquences désastreuses d'une telle option et de bien vouloir étudier toutes les solutions alternatives, notamment celles portées par les salariés et leurs représentants pour permettre au Crédit immobilier de France de poursuivre ses missions, notamment en matière de construction et d'accession aux logements sociaux, alors qu'il permet à des centaines de milliers de ménages de recourir à l'emprunt pour accéder à la propriété lorsque toutes les autres structures à but lucratif leur ont déjà fermé la porte.
Voir la réponseMme Dominique Orliac attire l'attention de Mme la ministre de l'égalité des territoires et du logement sur les difficultés financières du mouvement HLM pour parvenir à l'objectif de 150 000 nouveaux logements sociaux chaque année. En effet, le Président de la République avait fixé cet objectif et avait promis de doubler les aides à la pierre. Elle lui demande si ces besoins seront pris en compte dans le projet de loi de finances pour 2013.
Voir la réponseMme Dominique Orliac attire l'attention de Mme la ministre de la culture et de la communication sur la situation des bureaux de France 3 Quercy-Rouergue et en particulier celle du bureau de Cahors. En effet, la Directrice régionale de France Télévisions a décidé de fermer les bureaux de Rodez, Millau et Cahors durant quinze jours à la Toussaint et une semaine à Noël pour faire des économies de personnel. Le journal bi-départemental est un des plus regardés de France et assure pour les populations rurales une véritable mission de service public de l'information. Les nombreux téléspectateurs lotois et le personnel de ces bureaux sont inquiets pour l'avenir de cette télévision locale face à la dégradation du service et au déficit annoncé par France Télévisions. Les journaux locaux pourraient bien être à nouveau les premiers à faire les frais de l'effort budgétaire annoncé pour 2013. Très attachée à ces journaux, la population s'interroge. Elle lui demande donc de bien vouloir, par le biais de son action gouvernementale, défendre fermement ces journaux locaux, socles de l'information de proximité grâce au travail des équipes de terrain. Elle lui demande de veiller à la pérennité des éditions, y compris pendant les périodes de vacances scolaires, sans quoi elle fragilisera sciemment son audience dans un contexte très concurrentiel depuis l'avènement de la TNT. Elle lui demande, par ailleurs, de bien vouloir préciser quelle décision pratique elle compte prendre dans ce domaine pour les années à venir.
Voir la réponseIntervention en séance publique
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